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Magistro ?

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" Il semble que, si le despotisme venait à s'établir chez les nations démocratiques de nos jours, ... il serait plus étendu et plus doux, et il dégraderait les hommes sans les tourmenter. (...) Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme. (...) Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. (...) Il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre. Il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages. Que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? (...) C'est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l'emploi du libre arbitre (...) Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société toute entière ; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes (...) et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. (...)"
Alexis de TOCQUEVILLE   (1805-1859) -
De la démocratie en Amérique -
T1 - Deuxième partie, chap. VII, Tyrannie de la majorité -
T2 - Quatrième partie, chap. VI, Quelle espèce de despotisme les nations démocratiques ont à craindre



" L'ambition dont on n'a pas les talents est un crime "
François-René de CHATEAUBRIAND  (1768-1848) Mémoires d'Outre-tombe T 5 - Livre XIV - Lettre à Madame Récamier



"Ce n'est pas la gauche, la France ! Ce n'est pas la droite, la France !
Naturellement, les Français, comme de tout temps, ressentent en eux des courants. Il y a l’éternel courant du mouvement qui va aux réformes, qui va aux changements, qui est naturellement nécessaire, et puis, il y a aussi un courant de l’ordre, de la règle, de la tradition, qui, lui aussi, est nécessaire." 
Charles de GAULLE (1890-1970)

Ainsi en va-t-il de quelques fondamentaux éprouvés par la raison et par l'histoire.

Dans un monde - et la France en particulier - qui se déstructure, confus et brouillé, saturé d'informations mais frappé d'amnésie (sélective), simplifié par des clichés et des slogans, déformé par l'effet de zoom des médias, façonné par les images du "20 heures" (mêmes infos, mêmes mots, mêmes images !), drogué à la culture du "droit à" au détriment du "devoir de" qui lui correspond, ... nous sommes domestiqués insidieusement pour ne plus devenir que des consommateurs, des "païens" soumis aux directives de la technostructure européenne (des "technocrates apatrides"), des 'supporters' 'télé'guidés par l'émotion, déracinés, infantilisés, idolâtres, ... des "idiots utiles" contraints par l'influence coercitive d'entités minoritaires porteurs de la pensée unique, de la norme, du 'correct' ... !

Dans une démocratie "médiatique" (médiacratie ?), volontiers simpliste, manichéenne, dogmatique, impudique voire vulgaire, dominée par quelques grands lobbies...
alors que le pouvoir politique
– abusivement accaparé voire confisqué [à la faveur d'un statut de droit exorbitant] impunément par quelques grands commis, véritables rentiers de l'Etat, pleins de leur vision étatiste, administrative et bureaucratique, et par des partisans et "partenaires sociaux" pleins de leurs droits acquis et de leur vision clientéliste -
cultive l'entre-soi et le mensonge, se soumet, au mépris du peuple et de la crise morale qui l'affecte, à la vision d'un monde conformé selon les modèles de quelques-uns (oligarchie), cède à la langue de bois et au double langage, à la loi marchande de l’offre et de la demande, se réduit à des plans de carrière personnels, se mêle au monde du spectacle et à la dérision (insidieux travail de sape) comme pour mieux privilégier l'instant, l'émotion, l'image et ses trucages, la "pub", les sondages, les "petites phrases", le "buzz", le "tweet", le "scoop", ...

... Vive l'esprit critique pour expliquer et comprendre, retrouver sa liberté de penser et de croire, s'extraire des catégories et des étiquettes, rechercher les vraies causes pour mieux traiter les effets, discerner l’accessoire et l'important, l'immédiat et le plus long terme, ... montrer combien notre avenir se décide autour d'une vraie ligne de fracture que sont des 'fondamentaux' authentiques et avérés - véritable enjeu de civilisation - par-delà les délires idéologiques de minorités agissantes et les jeux de rôles des politiciens dépourvus du sens de l'Etat et de l'intérêt général.

Pour cela,
MAGISTRO donne la parole à des personnalités de conviction, à l'esprit libre et intelligentes, de toutes origines, de toutes générations, de toutes confessions, de toutes professions, (à l'exclusion des "idéologues" et des "professionnels" de la politique) réunies ici du seul fait de leur adhésion personnelle à ces 'fondamentaux' ou les tenant pour vrais, à leur attachement au bien commun et à dire le vrai, pour apprécier, sans concession de langage - et indépendamment les unes des autres - les évènements présents ou passés.
Leurs études, leur métier, leur expérience, leur confèrent l'autorité nécessaire pour fixer des repères et appréhender le monde tel qu'il est sans céder au rêve, au mensonge ou à l'utopie.

Février 2008
Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.