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RIGNAC Paul

RIGNAC Paul

Né en 1955
Marié - trois enfants


Essayiste, écrivain


Licence en droit
 
* Au service d’associations humanitaires œuvrant dans le Sud-Est Asiatique.
     Sa fréquentation du terrain humanitaire et de ses acteurs l’a amené à écrire sur l’histoire commune et sur le choc des cultures entre la France et l’Asie.
* Directeur de collection chez Arconce Éditions (Maison d’édition régionaliste)
     Ses recherches le portent à une réflexion sur les identités culturelles, leurs fondements, leurs limites et leurs possibilités d’ouverture dans un monde de plus en plus globalisé.
 
Ouvrages
Indochine, les mensonges de l’anticolonialisme (2007) - La guerre d’Indochine en questions (2009) - Une vie pour l’Indochine (2012) - La désinformation autour de la fin de l’Indochine française (2013) - Le Mystère des Blancs (2013) - Charolles, une promenade en photos (2013) -
 
Coauteur de
Présence française outre-mer
     publié par l’Académie des sciences d’outre-mer (Editions Karthala)
Dictionnaire de la guerre d’Indochine, à paraître prochainement (Robert Laffont, collection Bouquins).
 
Conférences 
Régulièrement sollicité pour des conférences
     (Commission française d’histoire militaire, ... et pour diverses manifestations du souvenir de l’Indochine française)

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Étrange nomination à la direction

Publié dans Du côté des élites
Étrange nomination à la direction du CNSMD de Paris
 
Par un arrêté du 11 décembre 2019, Monsieur Franck RIESTER, ministre de la Culture, vient de nommer Madame Émilie DELORME directrice de la prestigieuse institution qu’est le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Pour la première fois dans l’histoire de cet établissement, une femme va donc s’asseoir derrière le bureau de CHERUBINI, AUBER, THOMAS, FAURE, RABAUD et tant d’autres illustres musiciens qui se sont succédés à ce poste depuis 1795. Tous, à des degrés divers, ont apporté leur contribution au rayonnement du patrimoine musical, aussi bien par la création que par l’interprétation. Tous étaient des musiciens, beaucoup d’entre eux des compositeurs de renommée internationale.
 
Comme son nom l’indique, le Conservatoire est un lieu destiné à "conserver" les trésors de la musique en formant les hommes et les femmes destinés à en perpétuer la tradition vivante, tout en la faisant évoluer vers des horizons propres aux nouvelles générations dans le respect de l’héritage de nos anciens. Il est nécessaire de rappeler cette réalité incontournable comme préalable à toute réflexion sur le sujet.
 
Il ne s’agit évidemment pas de critiquer par avance une direction qui n’a pas encore commencée. Laissons toutes ses chances à la nouvelle directrice de cette illustre maison en lui souhaitant le succès que mérite ce haut lieu de la culture française, pensant surtout aux jeunes gens qui viennent y parfaire leur formation musicale et chorégraphique au plus haut niveau sous la houlette de professeurs exceptionnels et dans le cadre enviable des superbes locaux de La Villette. Mais accordons-nous le droit de manifester quelques inquiétudes.
 
Le curriculum vitae d’Émilie DELORME ne laisse pas de surprendre pour le rôle qui lui est imparti. En fait de musicienne, c’est une ingénieure des Mines recyclée très tôt dans l’administration de spectacles, autrement dit un pur produit de la technostructure. Elle n’est pas une artiste professionnelle (tout de même titulaire d’un diplôme d’alto du CNR de Lyon), elle n’est pas une créatrice ni une interprète, encore moins une enseignante. A son actif administratif et communicationnel, on trouve quelques stages estivaux pompeusement baptisés "Académies", comme l’Académie du Festival d’Aix en Provence. Ça fait chic, mais c’est ponctuel, occasionnel et de courte durée. Ce n’est pas un "conservatoire".
Donc pour résumer, pas d’expérience musicale professionnelle et pas davantage d’expérience de direction d’un établissement d’enseignement supérieur de type "conservatoire". Voilà deux surprenantes lacunes quand on brigue la direction du CNSMD de Paris. Les gens qui ont procédé à ce recrutement se font une bien curieuse idée des métiers de la musique et de la danse. Une idée technocratique, sans doute, en tout cas déconnectée des réalités musicales et chorégraphiques. En fait, cette nomination semble plutôt obéir à des motivations purement idéologiques.
 
Pour éviter tout procès d’intention et juger seulement sur pièces, j’invite le lecteur à consulter la tribune d’un certain Paul B. PRECIADO qu’Émilie DELORME partage sur son compte Twitter. Il s’agit de rien de moins que l’éradication des hommes (par les femmes) de la surface de la planète au nom d’un féminisme poussé jusqu’à l’absurde. On ne fait pas dans la dentelle. C’est que notre nouvelle directrice n’est pas seulement une technocrate haut de gamme issue de la bobostructure, c’est aussi apparemment une militante de l’extrême-gauche la plus radicale. Elle serait proche des indigénistes, et adepte de la pensée (si l’on peut dire) décoloniale et intersectionnelle (sic). Soit dit en passant, ces idéologies outrancières relèguent l’anticolonialisme de papa et la repentance coloniale au rayon des vielles douceurs surannées. On pourrait se demander quel est le lien entre le décolonialisme intersectionnel et l’enseignement de la musique et de la danse. Eh bien, ce lien existe, et il est très inquiétant. La haine vouée à l’ancien colonisateur, la détestation de tout (absolument tout) ce qu’il a fait conduisent quelques fanatiques à entreprendre une déconstruction impitoyable de la culture d’un pays (la France) qu’ils considèrent comme criminel contre l’humanité. Avec ces idéologies, on entre donc dans le dur, dans l’entreprise de destruction massive de la culture occidentale. L’heure n’est plus au débat d’idées, elle est à la démolition, à la revanche tant attendue des victimes du colonialisme alliées dans une convergence des luttes à toutes les minorités opprimées qui réclament leur part de vengeance contre leurs oppresseurs de jadis et d’aujourd’hui (mâles, blancs, catholiques etc.).
 
Le travail de sape a déjà commencé depuis des années dans la mise en scène des opéras et des ballets. La relecture moderniste quasi systématique des chefs d’œuvres du répertoire noie tout, le plus souvent, dans des délires paroxystiques de crasse, de scatologie, de sang et de violence sexuelle. On a vu récemment à Paris une Traviata devenue une sorte de Kim Kardashian mourant du sida entre deux tweets pornographiques. Aix en Provence (par où est passée Madame DELORME) n’est pas en reste avec (entre autres délires) une Carmen expurgée de toute référence à l’Espagne, transposée dans le bureau d’un psychanalyste et mutilée sans vergogne dans son livret et sa partition musicale. On se demande, par contre, comment ils vont faire pour déconstruire un concerto de MOZART, un quatuor de SCHUBERT ou une sonate de BEETHOVEN…
 
Plaise à Dieu que cette vision du monde haineuse et sectaire, que cette dialectique répugnante de la haine entre les races, les sexes, les religions, les générations et que sais-je encore, cette idéologie mortifère de la revanche portée par les décolonialistes et autres intersctionnalistes, oui, plaise à Dieu que ces insanités ne viennent pas ruiner la formation de nos jeunes musiciens et danseurs. Ce serait une hécatombe humaine et culturelle dont le patrimoine français aurait du mal à se relever. C’est peut-être le but recherché.

Envoyé par l'auteur, 18 décembre 2019

Guerre civile (suite)

Publié dans En France
Guerre civile (suite)
 
Dans un précédent article, j’évoquais les actes de guerre civiles qui ont commencé à frapper le centre-ville de Lyon, très précisément la rue Édouard Herriot dans le 2e arrondissement. Ces évènements ont eu une suite immédiate. Les pouvoirs publics locaux ont réagi dans le bon sens en se donnant les moyens de faire respecter l’arrêté municipal qui interdit la circulation des voitures dans cette rue le vendredi et le samedi soir. Les effectifs policiers requis ont été déployés, et ces deux dernières fins de semaines les riverains ont enfin retrouvé le sommeil.
Le problème, c’est que l’on est face à l’éternelle métaphore du liquide en ébullition que l’on essaye de réduire en posant simplement un couvercle sur la marmite : les agresseurs, jamais en manque d’imagination, ont déplacé leurs attaques sur les quais voisins. Les forces de l’ordre ne peuvent pas couvrir simultanément toutes les rues de Lyon. Il faudrait plusieurs escadrons de gendarmerie pour protéger tous les quartiers du centre-ville. À l’heure actuelle, c’est mission impossible.
 
Ces évènements ne doivent rien au hasard. Ce sont des actes de guerre qui obéissent à une stratégie très précise de prise de possession de territoire. Tout a commencé il y a longtemps dans les quartiers périphériques où les autorités ont renoncé à faire respecter la loi et dont les habitants vivent l’enfer depuis des décennies dans l’indifférence quasi-générale. Les agresseurs sont les soldats d’une véritable armée, bien entrainés, parfaitement préparés. Idéologiquement, ils sont mus par une haine inexpiable qui se cristallise (selon leurs propres termes) sur le Blanc, le Juif et le bourgeois. En témoignent notamment les commentaires laissés sur certains sites Internet. Même si ces textes ne restent pas longtemps en ligne, on dispose de captures d’écrans accablantes. De source policière, on sait également qu’ordre est donné d’effacer très vite les tags anti-blancs et antisémites sur les murs du centre-ville, tandis que leurs auteurs regagnent les bases arrières de leurs banlieues, forteresses inexpugnables où ils ne risquent rien. On touche ici le problème de l’impunité dont jouissent ces délinquants qui rêvent et revendiquent de passer bientôt à l’échelon supérieur, celui du crime raciste (menaces de morts réitérées, écrites et verbales). Ils sont connus des services de police et pour beaucoup d’entre eux, âgés d’à peine vingt ans, totalisant chacun plusieurs dizaines de gardes à vue (mais rarement un seul jour de prison). Aussitôt pris, aussitôt relâchés par la "justice", si l’on peut encore appeler ainsi une institution en pleine déliquescence. Et les voilà repartis pour un prochain rodéo dans le centre-ville ou ailleurs, à l’endroit qu’ils choisiront, à bord de luxueuses voitures dont on ne se demande même plus comment ils les ont acquises…
 
Certains organes de presse prétendent qu’il s’agit seulement d’incivilités qui dégénèrent en insécurité quand un riverain excédé jette un projectile sur une voiture. C’est prendre un effet pour une cause. La cause première du drame qui se déroule actuellement sous nos yeux n’est pas la réponse condamnable d’un riverain à l’occupation de sa rue, c’est la haine antifrançaise de gens à qui la France à tout offert, l’asile, le nationalité, le logement, l’école, la santé, la culture, les sports, les loisirs, des infrastructures citadines, toutes sortes d’allocations et de subventions, des "plans banlieues" à répétition (pour ne citer que cela) mais qui refusent obstinément de s’intégrer à notre mode de vie, à notre culture. Diagnostiquer enfin et sans tabous les raisons de cette haine, puis la combattre par les moyens appropriés, c’est la tâche urgente à laquelle nos gouvernants devraient s’atteler. S’ils persistent à ne pas vouloir remonter à la source du mal, par aveuglement, par idéologie, par lâcheté, on n’aura aucune chance d’apporter un remède avant qu’il soit trop tard.

Envoyé par l'auteur, 7 octobre 2019

Guerre civile

Publié dans En France
Guerre civile
 
Imperceptiblement pour la plupart des Français, dans le silence troublant des grands médias, notre société glisse peu à peu vers la guerre civile. Après ce qui s’est passé en plein centre-ville de Lyon dans la nuit du 14 au 15 septembre 2019, on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas et que l’on n’a rien vu venir.
 
Il est communément admis que dans les banlieues dites "difficiles", les quartiers dits "sensibles" deviennent un peu partout sur le territoire national des zones de non-droit où l’ordre établi n’est plus celui de la République mais celui des voyous, des trafiquants et des extrémistes islamistes. Hors de ces zones, les troubles à l’ordre public se manifestaient jusqu’à présent par des attentats, des vols, des cambriolages, des agressions, des crimes commis par des "déséquilibrés". On parlait surtout d’incivilités pour désigner pudiquement l’agressivité grandissante qui gagnait d’autres quartiers réputés calmes, jusqu’aux centres-villes, mais il régnait encore une apparence d’ordre. Le 15 septembre un nouveau cap a été franchi.
 
Manquant tout à la fois de courage politique et de moyens policiers, les pouvoirs publics de la ville de Lyon ont, depuis plusieurs mois, laissé dégénérer une situation qui aujourd’hui leur échappe totalement. On sait que les zones de non-droit évoquées plus haut vivent sous la menace constante de rodéos automobiles et autres concerts de klaxons à longueur de nuits. On sait moins que ces pratiques barbares, et fort peu "festives" contrairement à ce que certains prétendent, atteignent maintenant le cœur de la presqu’île lyonnaise, le très "convenable" 2ème arrondissement. Tous les vendredi et samedi entre 10h du soir et 5h du matin, des jeunes gens "issus de la diversité", au volant de riches voitures de sport, envahissent un espace compris entre la place Bellecour et la place des Terreaux, avec comme axe principal de leur petit jeu la rue Édouard Herriot. La vie des riverains est devenue un enfer, entre les bruits d’avertisseurs sonores, ceux des "sonos" poussées à plein volume et les hurlements d’individus sous l’emprise de l’alcool (et vraisemblablement de tout ce qui doit exister en matière de stupéfiants). Sans compter les "incivilités" à l’égard des riverains qui essayent de sortir le soir ou de rentrer paisiblement chez eux à leurs risques et périls.
 
Des mesures insignifiantes sont venues répondre à ce fléau, comme un panneau d’interdiction de circuler peu suivi d’effets. Après deux ou trois samedi paisibles, les rodéos ont repris de plus belle dans la plus parfaite impunité. Samedi dernier donc, vers 1h30 du matin, un père de famille, incapable de dormir à cause du bruit, finit par se pencher au balcon pour essayer de comprendre la cause de l’ampleur des nuisances sonores, cette nuit-là encore pires que les autres fins de semaines. A première vue, il semblerait qu’un projectile ait atteint le pare-brise d’un véhicule devant un immeuble voisin, déchaînant l'ire des "jeunes". Quelque riverain exaspéré, sans doute, mais pas l’homme qui regarde seulement ce qui se passe à ce moment précis. Voyant une tête apparaître à un étage, les trublions de la rue perdent tout contrôle. Insultes et menaces de mort se mettent à fuser. Soudain, dans un fracas de bois et de verre brisés, ils défoncent la porte d’entrée et celle du sas de sécurité de l’immeuble. Puis ils s’engouffrent dans l’escalier et gagnent l’étage où ils ont vu apparaître la tête du jeune homme. Celui-ci fait preuve d’un grand sang-froid. Il place femme et enfant dans la pièce la mieux protégée de l’appartement, appelle la police qui répond aussitôt, laisse son téléphone branché sur haut-parleur, puis il attend de pied ferme les barbares, décidé à protéger sa famille et à vendre chèrement sa peau car il n’a guère de doute sur ce qui l’attend si la porte cède. Les agresseurs s’acharnent sur cette porte d’entrée, mais le blindage tient bon. La famille est terrorisée. Ils apprendront plus tard qu’aux autres étages les voisins sont dans le même état, des femmes seules et des enfants terrés au fond de leur appartement, et tous en communication téléphonique directe avec la police. Les coups sur la porte et les menaces de mort redoublent d’intensité. Sans doute alertés par les sirènes de la police qui arrive sur les lieux, les apprentis meurtriers prennent peur et dévalent l’escalier… pour être aussitôt cueillis par les forces de l’ordre. Saluons la rapidité et l’efficacité de ces dernières, tout en déplorant que les agresseurs aient été immédiatement relâchés…
 
L’avenir nous dira si la justice et les autorités en général ont réellement pris la mesure de ce qui s’est passé. Mais les faits sont là : non contents de perturber gravement les nuits du centre-ville, encore une fois en toute impunité depuis des mois, des "jeunes" (comme il faut dire) attaquent maintenant, avec une violence inouïe attestée par de nombreuses destructions matérielles, un immeuble dont les habitants ont été menacés de mort à plusieurs reprises. Une famille paisible n’a dû sa survie qu’à l’arrivée in extremis de la cavalerie. On en est là. C’est le début de la guerre civile dans les centres urbains. Ce n’est pas une manifestation ponctuelle de gilets jaunes ou une réunion de supporters sportifs qui dégénère à cause de black blocks. C’est une prise de possession de territoire par une occupation bien calculée, d’abord d’apparence festive comme après un match de foot, puis qui dégénère en une violence meurtrière clairement revendiquée et réitérée. Allons-nous suivre le destin des chrétiens d’Orient, par une sorte de libanisation inéluctable ? Nous saurons vite si nos gouvernants sont à la hauteur de l’enjeu. La rapidité et la sévérité de la réaction seront décisives. L’inaction des pouvoirs publics conduirait au pire des scénarios, où les particuliers risqueraient de se substituer à l’autorité défaillante. Ce serait alors l’escalade d’une violence incontrôlée qui a commencée par des tapages nocturnes intolérables, est montée d’un cran par le jet irresponsable d’un projectile, avant de franchir le cap de l’attaque en règle d’un immeuble. S’il n’y a pas en France un homme d’État, un vrai chef, capable d’arrêter cet engrenage infernal en prenant le mal à la racine, nous allons à la catastrophe.

Envoyé par l'auteur, 17 septembre 2019

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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