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RIOUFOL Ivan

RIOUFOL Ivan

Né le 12 septembre 1952
Marié – 2 enfants
 

Journaliste


Université de Nantes
Diplôme d"études approfondies (DEA) de droit maritime et aérien
 
Au Figaro:
            Grand chroniqueur et Membre du comité éditorial (depuis 2000)
            Rédacteur en chef - informations générales (1995-2000)
Rédacteur en chef adjoint (1992-1994)
Chef de service (1990-1992)
Responsable de la rubrique Confidentiel (1988-1990)
Grand reporter (1985-1987)
Correspondant du Quotidien de Paris (1976-1984)
                        Du Journal du Dimanche
                        De Forum international
Journaliste à Presse-Océan
 
Ouvrages
La Tyrannie de l'impudeur (2000) - La République des faux gentils (2004) - Chroniques d'une résistance (2005) - La fracture identitaire (2007) - Où va la France ? (2008) - Chronique d’une année de crise (2009) - La démocratie d’apparence (ouvrage collectif) (2009) - Allez-y sans nous (ouvrage collectif) (2009) - De l'urgence d'être réactionnaire (2012) - A la recherche du peuple perdu (2011) -  Touche pas à ma France (2014) - Poings sur les i (2015) - La Guerre civile qui vient (2016) - La nouvelle révolution française (2016) -

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Hidjab dans le sport, ...

Publié dans En France
Hidjab dans le sport : les complices du pire
 
Bonne nouvelle : la résistance face à l’emprise islamiste en France ose enfin se manifester, sans craindre les culpabilisations des faiseurs de morale. La société française Décathlon, qui se vantait mardi matin d’"assumer complètement" la commercialisation prochaine d’un hidjab pour les pratiquantes de course à pied, annonçait mardi soir qu’elle suspendait son initiative, en prétextant "une vague d’insultes et de menaces" sans précédent. En réalité, Décathlon semble surtout avoir pris la mesure des appels au boycott de sa marque. Même Aurore Bergé, porte-parole de LaRem à l’Assemblée nationale, avait estimé dans un tweet : "Mon choix de femme et de citoyenne sera de ne plus faire confiance à une marque qui rompt avec nos valeurs". Il y a encore peu, la dénonciation de l’islamisme se heurtait aux intimidations de ceux qui feignaient d’y entendre une critique portée aux musulmans en général. Cette attitude est, certes, encore répandue. Mardi soir, lors d’un débat sur
CNews, la députée LaRem Fiona Lazaar m’a reproché de rapprocher hidjab et islamisme, en estimant que ces mots n’avaient "rien à voir" entre eux. Reste que de plus en plus d’esprits lucides reconnaissent dans ce signe distinctif la revendication d’un séparatisme culturel et l’appartenance à une civilisation qui, notamment, considère la femme comme un être inférieur. Ceux qui, comme la ministre de la justice Nicole Belloubet ce mercredi sur BFMTV, dénoncent une "hystérisation" du débat, prennent le risque de se faire les "complices du pire", pour reprendre une expression qu’Emmanuel Macron a réservé hier à ceux qui participent aux manifestations des Gilets jaunes.
Décathlon a le droit de commercialiser ce type de vêtement communautaire. Aucune loi ne l’interdit. Mais l’argument commercial n’est pas suffisant quand, en Iran des femmes défient le régime dictatorial de mollahs en enlevant courageusement leur voile en public. Actuellement, en Algérie, se développe un mouvement similaire. Sous le hastag ""Les prisonnières du voile en Algérie", des musulmanes dénoncent le hidjab qu’elles voient comme un "instrument d’oppression". Elles disent combattre le voile et non l’islam. La place de la France des Lumières et de l’émancipation est d’être auprès de ces musulmanes qui refusent leur infantilisation culturelle et le sexisme de la culture coranique appliquée à la lettre. C’est pourquoi Décathlon, société française, aurait déshonoré la mémoire de la nation en se soumettant aux exigences de visibilité d’une idéologie d’essence totalitaire qui prospère sur les faiblesses des démocraties molles. Les complices du pire sont ceux qui, par souci d’apaisement ou de compréhension, sont prêts à toujours plus d’accommodements avec ceux qui n’entendent pas se plier aux exigences d’intégration de la société française. Faut-il rappeler l’article 21-24 du code civil, qui fait toujours de l’assimilation la condition nécessaire pour obtenir la naturalisation française ? Jusqu’alors, le sport était l’endroit neutre par excellence. La tentative de l’islam radical de le subvertir justifierait, à l’instar de ce qui s’est fait pour protéger l’école de la pression fondamentaliste, une réflexion sur l’interdiction du voile dans cette activité. Qu'en pensez-vous?

Paru sur blog.lefigaro.fr/rioufol, 27 février 2019

La peste verte, vrai visage ...

Publié dans Du côté des élites
La peste verte, vrai visage de l'antisémitisme
 
"Elle est à nous la France !", a crié l’homme à la barbe teinte au henné, un keffieh palestinien autour du cou. La scène s’est déroulée samedi à Paris, lors d’une prise à partie d’Alain Finkielkraut. Rejoignant son domicile à pied, le philosophe s’était retrouvé par hasard sur le parcours de Gilets jaunes qui manifestaient. Le barbu, filmé à ses dépens, a été des plus injurieux, au milieu d’une poignée d’autres enragés. Parmi les propos entendus : "Barre-toi, sioniste de merde !", "Palestine libre !", "grosse merde sioniste !", "à Tel Aviv !", "nous sommes le peuple, Dieu va te punir !", "tu es un haineux et tu vas mourir en enfer !", etc. Et ce fameux : "Elle est à nous la France !", fleurant bon l’extrême droite. Du nanan pour tous ceux qui, Bernard-Henri Lévy en tête, dénoncent depuis trois mois l’antisémitisme fondamental des Gilets jaunes et, partant, l’illégitimité de leur révolte. C’est également cette accusation infâmante qu’avait suggérée le ministre Gérald Darmanin, en parlant de "peste brune" à propos des manifestations du 25 novembre 2018 sur les Champs-Elysées. Précédemment, en juin, le chef de l’Etat lui-même avait évoqué "la lèpre qui monte", partout en Europe avec la montée du populisme. Depuis le 17 novembre, date de la première mobilisation des Français oubliés, une propagande venue des amis d'Emmanuel Macron consiste à laisser croire que les Gilets jaunes doivent être tenus pour collectivement responsables des outrances commises par des groupuscules. Le déchaînement antisémite de samedi aurait dû être là pour leur donner raison. Mais les faits sont têtus : l’homme qui hurle : "Elle est à nous la France!" a été identifié comme un islamiste ayant évolué dans la mouvance radicale en 2014, selon Le Parisien de ce lundi.
Les macroniens demandent aux Gilets jaunes, avec raison, de se désolidariser de ces intrus. Toutefois, les donneurs de leçons ne font rien, eux-mêmes, pour désigner les vrais antisémites. Ils se contentent de pointer paresseusement un "fascisme" et un "néo-nazisme" devenus marginaux, s’ils existent encore. Ces fakes news sont cautionnées par le pouvoir et le discours dominant, qui disent pourtant lutter contre les mensonges. Les désinformations ont pour conséquence de fermer les yeux sur les nouveaux antisémites, ceux qui ont agressé Finkielkraut au nom d’un antiracisme dévoyé. Ces judéophobes grenouillent majoritairement à gauche, à l’extrême gauche, chez les islamistes et leurs alliés soraliens (Alain Soral et Dieudonné). Les coucous étaient dans la manifestation parisienne de samedi. Ils sont les "vrais fauteurs de haine" comme l’a bien dit Finkielkraut dimanche. La peste n’est pas brune mais verte et rouge. La lèpre qui monte n’est pas chez le peuple français qui veut renaître, mais chez ceux qui veulent s’accaparer la France ("Elle est à nous !", dit le salafiste) au nom d’un grand remplacement qui reste l’objectif d’une idéologie totalitaire et conquérante. Les Tartuffe sont légion chez les arbitres des élégances qui, à l’instar du PS, appellent mardi à manifester contre l’antisémitisme sans inviter le Rassemblement national, au prétexte que ce parti n’aurait pas rompu avec "la fachosphère" (Olivier Faure, PS, sur RTL ce matin). Pour ma part, en dépit de ma totale et ancienne solidarité avec les Français juifs et leurs alertes répétées, je ne m’associerai pas à cette démonstration insincère. Je ne veux pas y côtoyer, en effet, les faux culs et les lâches qui n’osent nommer la source de l’antisémitisme contemporain qu’ils prétendent combattre en l’épargnant.

Paru sur blog.lefigaro.fr/rioufol, 18 février 2019

Gilets jaunes, boucs émissaires

Publié dans En France
Les “gilets jaunes”, ces boucs émissaires

Révolution confisquée
Non, ce ne sont pas les "gilets jaunes" qui cassent, pillent, brûlent. Ils ne sont pas davantage antisémites. Ceux qui accablent ces Français qui redressent la tête s'épargnent d'avoir à dire, à la façon d'un people parlant peuple : "Moi, depuis le début, ils me font chier les black blocs." L'insolence de Berléand pourrait aussi se décliner, plus courageusement, en désignant les islamistes, tueurs de juifs et de mécréants. L'Allemagne, ouverte en 2015 à une massive immigration musulmane, découvre la "hausse effrayante" des actes antijuifs. En France, faut-il rappeler les tueries dans une école juive de Toulouse (2012) et un Hyper Cacher de Paris (2015), ou les assassinats de Sarah Halimi (2017) et de Mireille Knoll (2018), à Paris ? Faut-il évoquer l'épuration ethnique opérée dans les cités par la pression islamique, qui fait fuir les juifs et les chrétiens ? Faut-il rappeler les profanations des églises ? L'Église catholique et les Églises chrétiennes détiennent le record des atteintes aux lieux de culte : 878 sur 978 actes en 2017, soit deux actes par jour !
En réalité, les "gilets jaunes" paient leur manque d'organisation, de programmes, de leaders. Ils se font confisquer leur révolution, par la gauche et par le pouvoir. Cela fait quelques semaines que les premiers "gilets jaunes" ont cédé la place à un mouvement plus structuré, syndicalisé, politisé. C'est un militant de la CGT qui a enfoncé la porte du porte-parolat du gouvernement avec un transpalette, le 5 janvier. L'extrême gauche est identifiable dans les défilés, avec ses drapeaux, son savoir-faire, ses slogans illustrant la lutte des classes. Parallèlement, Macron a réussi lui aussi à s'approprier une partie de la révolte, en transformant en long monologue présidentiel le besoin d'expression de la société oubliée. Le pouvoir a du mal à cacher un sentiment de victoire. Pourtant, l'impuissance qu'a montrée Édouard Philippe face à des Français furieux, mercredi sur LCI, rappelle que le pays vit sur un volcan.

Paru dans Le Figaro, 15 février 2019

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Publié chez l'Artilleur, 2019





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