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SAROCCHI Jean

SAROCCHI Jean

Né en 1933
Veuf – sans enfants


Professeur honoraire à l'Université de Toulouse



Doctorat d'Etat (La Sorbonne).
     "Albert Camus et la recherche du père".

Agrégation de Lettres classiques.
CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement Supérieur)
Diplôme d'études supérieures
     "Socrate et Montaigne"

Licence de philosophie.


Maître de conférences à l'Université de Tunis.
Maître-assistant à l'Université de Strasbourg.
Professeur de philosophie, français, latin, grec (Oran).

Ouvrages
Julien Benda, portrait d'un intellectuel
Albert Camus et la recherche du père (thèse éditée)
Albert Camus philosophe
Le dernier Camus ou le Premier Homme
Variations Camus
Camus le juste ?
Versions Proust
Giono de père en fils
Rabelais et l'instance paternelle
La Colère
Pourquoi pas ?
in the Summer Time (roman)

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La mouche du coche

Publié dans A tout un chacun
La mouche du coche

Ce matin 9 juin j’écoute en étalant une coulée de confiture de fraise sur une tartine de pain d’Aubrac un journaliste écolo dans la minute où (soumis à l’idéologie du GIEP) il taxe de fascisme ou de racisme les "climato-sceptiques". J’en suis, et ris de quel homérique rire !
Un puissant groupe de pression érige en vérité objective, incontestable, scientifiquement établie l’idée que nous sommes responsables du réchauffement de notre fragile planète. Ma crasse ignorance en la matière m’interdit de me prononcer, mais me fiant au bon sens dont cartésien d’honnête observance je ne crois pas manquer je prierais ce journaliste subrepticement fanatique de me dire comment se détermine en stricte exactitude la part des industries humaines dans un épisode tellurique d’hyperthermie.
Voilà un cas remarquable, dans la tapageuse actualité, où douceur et doute seraient le signe heureux d’un … tact scientifique. Mais si je suis fort ignorant, je le répète, en la matière, j’ai assez de nez pour flairer dans les déclarations comminatoires, dans les injonctions frénétiques du GIEP, de ses affidés, des politiciens et des journalistes à leur solde une louche affaire d’intérêts financiers ; ils ne seraient pas si impatients de convaincre et de mettre au pilori les sceptiques s’ils étaient sincèrement eux-mêmes convaincus. Les découvertes en astrophysique, en chimie organique, en cybernétique etc. ne provoquent pas un tel tam-tam de réquisitions et de réquisitoires. Les fans du GIEP et du G7, obsédés par leur conviction que c’est à nous qu’il revient de faire baisser la température parce que notre activité humaine serait la principale responsable de son élévation me font invinciblement penser à la fable de la mouche et du coche. Car l’activité solaire et le rayonnement cosmique sont peut-être en l’affaire (je dis peut-être, doux et humble dans mon énonciation) les facteurs déterminants. Tel est l’avis par exemple de l’israélien Nir Shaviv. Je tressaille de joie à la pensée que par un simple effort de réflexion je rejoins le point de vue d’un savant qui d’abord rallié à la doctrine officielle (celle de la Mouche, de la terrestre activité humaine) incline, réflexion faite, à mettre en cause principalement les "six forts chevaux", c’est-à-dire des phénomènes de bien plus vaste ampleur que nos émissions de CO2.
Ce fanatisme de "l’effet de serre" est d’un très grand intérêt parce qu’il est en voie de développement, se recommande d’une nuée de spécialistes, se pare ainsi d’une spécieuse apodicticité. Puis-je sans impudence citer la moralité de la fable ? "Ainsi certaines gens, faisant les empressés, S’introduisent dans les affaires : ils font partout les nécessaires, Et, partout importuns, devraient être chassés."

Envoyé par l'auteur, 9 juin 2018

La France dévastée...

Publié dans En France
La France dévastée par un cyclone
  
Cyclone Irma, cyclone Maria … Je me rappelle à La Réunion avoir enduré sur ma route un soir tombant puis tombé une queue de cyclone, c’est-à-dire une interminable colonne de pluies épaisses. Le cyclone implique (s’explique par) de très basses pressions atmosphériques. C’est un cyclone mental (moral, spirituel) qui affecte la France depuis quelques décennies. La haine suicidaire de soi en procède. Quelques veilleurs l’ont fort bien analysée, je n’ajoute rien à leur analyse, mais je veux répéter à ma façon, souligner à ma façon que cette dépression spirituelle (mentale, morale) ne peut pas plus être évitée ou mitigée qu’une dépression atmosphérique ; il s’agit simplement de n’être pas pris soi-même dans le tourbillon, autrement dit de ne pas soi-même mentir et de n’être pas infecté par le mensonge ambiant.
 
Un cyclone est chaotique. L’actuel chaos mental de la France est patent, terrifiant. 
Nous sommes opposés à la peine de mort, sa suppression a même fait l’objet d’une loi. Mais nous assassinons bon an mal an quelque deux cent milles candidats à la vie, et nous sommes le quatrième producteur d’armes dans le monde. 
Nous avons aboli l’esclavage mais nous sommes prêts à soumettre corps et biens des femmes pauvres à la rude servitude de prendre en charge un embryon jusqu’à la parturition au bénéfice de riches bourgeoises en mal de progéniture. 
Nous affichons un zèle paroxystique en faveur des enfants qu’il faut préserver des attouchements libidineux (pédophilie) mais nous les initions à la sexualité et aux désirs sexuels dès le plus jeune âge cependant que sur le petit écran ils ont tout loisir de moralement se dépuceler. "Laissez mûrir l’enfance dans les enfants", cette sage consigne de Rousseau, en notre ère vulgaire (celle qui commence avec Voltaire), a été pratiquement déformée en "faites pourrir l’enfance dans les enfants". Le mariage, alliance d’un homme et d’une femme, dont Spinoza dans son Ethique donne la définition la plus concise, précise et décisive qui soit, a subi une dévastation sémantique ; "mariage" est désormais un quelconque assortiment de vagins ou de verges et la procréation de mômes n’en est plus la finalité.
Par ailleurs, l’état d’hébétude et de dhimmitude où nous nous trouvons (celle-ci étant un effet de celle-là) a pour résultat une kyrielle de contradictions dans lesquelles pataugent nos médias islamophiles.
Ainsi nous militons avec acharnement pour l’égalité entre les hommes et les femmes, donc pour la réévaluation de celles-ci ; or le Coran et la tradition islamique sont à cet égard (quand la taqïya ne produit pas ses bobards conjoncturels) très clairs, Dieu préfère les hommes.
Ainsi nous multiplions les initiatives en faveur de l’animal ; la Déclaration universelle de ses droits a été proclamée le 15 octobre 1978 à la Maison de l’Unesco à Paris. Or notre pays est en proie à une virulente offensive "halal" et on sait ce que "halal", quand il s’agit de pratiques sacrificielles, veut dire. Pour l’Aïd, ce premier septembre, auront été cruellement égorgés peut-être plus de deux cent mille moutons. La liberté d’opinion, de confession, est en principe, dans notre démocratie, totale. Combien elle est limitée, on ne le sait que trop, et comment une sorte de Ku Klux Klan composé de clans inquisiteurs et hargneux fonctionne avec un zèle fanatique, multipliant les mises en accusation, les procès, et imposant aux médias une sévère censure. 
Nous accueillons avec mille salamalecs, tout joyeux d’être divers et divertis par la diversité, une religion qui menace de mort tout apostat et interdit sur ses fondamentaux toute critique. 
Nous suspectons les amoureux de la France traditionnelle, qui se disent parfois "identitaires", d’être des fascistes (à tel point que fasciste et français sont aujourd’hui, quand on donne à la notion de francité sa pleine valeur, des synonymes), mais que l’islam identitaire montre partout les dents ne nous inquiète pas. 
Nous nous pâmons d’allégresse à la gay pride, nous voyons une avancée de civilisation dans la possibilité pour chacun d’entre nous de choisir désormais son sexe et ses comportements sexuels ; or l’islam, auquel nous faisons les yeux doux dans l’espoir qu’il va se substituer au judéo-christianisme répressif et périmé, l’islam affiche une conception paranoïaque de la virilité et encaserne conséquemment chaque sexe dans le rôle que lui assigne éternellement la divine parole.
Mais ces contradictions, et d’autres qui à cette heure m’échappent, se résument toutes en celle-ci : nous aspirons à une évolution positive des mentalités, des modes de pensée, nous voudrions une société de plus en plus ouverte, et nous nous laissons coloniser par la plus close des religions, celle qui pose sur la tête de ses malheureux adeptes – je cite Renan, parangon du progressisme – "une espèce de cercle de fer".
     
"Clash royale pub FR un océan de chaos vost fri" : cette annonce, elle-même lugubrement chaotique, paroxysme de niaiserie, me fut infligée par "Internet" l’autre jour. Il s’agit d’un film, d’un cyclone d’images turbulentes qui cherche à épouvanter et ne suscite qu’un bâillement. Je reviens au cyclone. Le plus subtil fomentateur de cyclones sociaux-politiques, au siècle dernier, fut Trotski. Il a perdu la partie contre Staline. Il est actuellement en passe, du moins en France, de la gagner. Les "islamo-gauchistes" (concrétion verbale atterrante) (monstre sémantique) sont peu nombreux mais les musulmans fanatiques, qui prolifèrent, leur fournissent des troupes aguerries. En vain l’on m’objecterait que Trotski affichait à l’endroit de l’islam une répulsion et un mépris extrêmes. Ses disciples ont retenu de lui la leçon essentielle : ce sont, de tempérament, des agités, certains d’entre eux deviennent agitateurs, et il ne leur importe aucunement de se référer aux textes canoniques du grand Ancêtre ; il leur suffit d’entretenir par quelque moyen et quelque slogan que ce soit, la turbulence (ça s’appelle dans le lexique de la secte "révolution permanente"). Les banlieues "sensibles" sont pour les maniaques de l’agitation un vivier de recrues wahhabites, salafistes ou du moins réfractaires à l’ordre établi ou ce qu’il en reste. Cyclone trotskiste et cyclone islamiste coalisent leurs vents méphitiques. Un parti acquis à la dhimmitude mais nommé par antonymie "la France insoumise" (encore un cas de chaos mental) leur offre grâce à son leader tempétueux des sièges au Parlement. Rappelons, avec monsieur Erdogan, que l’islam, qui fut cyclone dès ses origines, a vocation à dévaster l’Europe comme Irma récemment les Antilles : "les mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques, les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats". Combien de mosquées aujourd’hui en France ? La dévastation est en cours.
Envoyé par l'auteur, 4 octobre 2017

Islamophobie, ...

Publié dans Du côté des élites
Islamophobie, islamo-gauchisme
 
C’est septembre. Je déjeune au bord du lac d’Annecy avec une amie intelligente, de "gauche". Sa presque première question : "que pensez-vous de l’islamophobie ?" Elle attend que je peste contre, comme elle (car je suis intelligent, moi aussi).
Je lui réponds que je ne suis pas islamophobe (ce n’est en effet qu’une phobie) mais que j’ai peur de l’islam (1), oui, j’en ai peur parce que je suis intelligent, que je connais le Coran et l’usage qu’on en peut faire, qu’on en fait en France aujourd’hui un peu partout ; parce que je ne suis pas psychotique, c’est-à-dire victime d’ "une perturbation primaire de la relation libidinale à la réalité" (Vocabulaire de la psychanalyse) ; j’ai peur de l’islam parce que j’ai le courage de la lucidité ; n’en avoir pas peur me paraîtrait même un indice de lâchage, de lâcheté.
Le concept d’islamo-gauchisme serait dû à un trotskiste anglais, Chris Harman. Il est bon de se rappeler ce que Trotski pensait de l’islam : "L’Orient est encore dominé par l’islam, par les anciens préjugés, croyances et coutumes /…/ Tout comme une pièce de tissu putrescent". "Les anciennes croyances ont moisi". Et dans la tradition de la pensée des Lumières il plaint "la femme d’Orient, la plus bridée dans sa vie, dans ses habitudes et dans sa créativité, esclave d’esclaves" ; "ayant retiré son voile", espère-t-il, elle sera "la femme travailleuse émancipée".
L’islamo-gauchisme est le tissu putrescent d’un trotskisme dégénéré. Mais cette putrescence n’est-elle pas celle d’à peu près toute la "gauche" dont Camus peu avant sa mort disait faire encore partie "malgré moi et malgré elle", dont il voyait (déjà !) "la déchéance" ?
Putrescence de l’intelligentsia française : monstrueux hybrides (islamogauchisme) (il y eut naguère des "nietzschéens de gauche"), termes impropres ("phobie" au lieu de peur) ("mariage" gay). Ineptes substitutions lexicales : ce matin 13 février un affidé du candide Emmanuel Macron m’apprend que droite/gauche pour son candidat, ça n’a plus cours ; désormais c’est conservatisme ou progressisme. Mais que gagne-t-on à substituer le scybale à la merde, le bren à l’excrément (2) ? Le prochain président de la République en notre âge de "muflisme" (3) intégral sera-t-il monsieur Homais ?
 
(1) De l’islam, non des musulmans. Les médias, dont le quotient intellectuel, chez la plupart de ses agents, est faible, ne font pas l’amalgame quand il est requis de le faire (islam et islamisme) et le font quand discriminer serait le b, a, ba  de la conscience intellectuelle.
(2) Allusion aux dernières lignes du chapitre ultime du Quart Livre de Pantagruel.  J’ajoute – n’importe quel être en bonne santé physique ou mentale le sait bien – qu’on ne progresse qu’en conservant.
(3) Pour Flaubert, trois âges successifs : paganisme, christianisme, muflisme. Je tendrais à dire aujourd’hui : paganisme, christianisme, crétinisme.  

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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