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TISOT  Henri

TISOT Henri

né le 1er juin 1937
Célibataire – sans enfants

Comédien


Conservatoire de Toulon (en compagnie de Mireille Darc), sous la direction de d’Armand Lizzani.
Conservatoire de Paris dans la classe de Béatrix Dussane (deux seconds prix)
Pensionnaire à la Comédie Française (1957)

Imitateur du Général de GAULLE , au théâtre des Dix Heures, à l’ABC, à l’Olympia, à Bobino
     - L’Autocirculation (vente du disque à 1 million d’exemplaires)
     - La dépigeonnisation (vente du disque à 300 000 exemplaires)
     Créateur de fait d’un genre qui depuis a fait école.

Réalisations
au théâtre, au cinéma, à la télévision
‘Le Temps des Copains’ (Jean Canolle) - rôle de Lucien Gonfaron – mis en scène par Robert Guez
     117 épisodes du premier feuilleton français (1960-1961) diffusé sur la chaîne TV de l’O.R.T.F.
‘La Nuit de l’été’ (Didier Decoin) – rôle de Louis XVI – mise en scène de Jean-Claude Brialy (1978)
‘Vient de paraître’ (Bourdet) – mise en scène Yves-André Hubert (1978)
‘Le Cocu magnifique’ (Crommelinck) – mise en scène Roger Hanin ( 1980)
‘L’Australienne’ (Rivemale) avec Henri Virlojeux - mise en scène Yves-André Hubert (1982).
‘Chat en poche’(Feydeau) – mise en scène Jean-Laurent Cochet ( 1965)
‘Topaze’  (Marcel Pagnol) – mise en scène Jean Meyer (1977-1978) –
’L’homme, la bête et la vertu’ – adaptation, mise en scène Henri TISOT – avec Marie Dubois ( 1980).
‘La Trilogie de Pagnol : Marius-Fanny-César’ (France 2 et Jacques Nahum) – rôle de Panisse
     (César avec Roger Hanin) - mise en scène de Nicolas Ribowski. (2000)
‘Le Manège du pouvoir’ (Jean-Pierre About) – mise en scène Thomas Le Douarec

40 ans d’étude de l’hébreu, avec son maître la rabbin Albert Abécassis, et le Professeur Tomatis.
Depuis 1987, diffusion de messages bibliques dont il est l’auteur
(Théâtre du Rond-Point (Renaud-Barrault), théâtre des Nouveautés, théâtre de la Madeleine, théâtre du Palais-Royal, … jusqu’à Rome sous l’égide de Théâtre Actuel -  plus de 500 représentations.
‘Les 7 Miracles de Jésus’ (1987-1989)
‘La Pêche Miraculeuse des 153 poissons’ (1990)
‘De de Gaulle à Jésus-Christ’ (1997)
‘A la Lumière de Dieu’ (1999)

Ouvrages
Le Copain et le Cabanon’ (autobiographique) 
‘Le Fils du Pâtissier’ (autobiographique)
‘La Crèche d’Henri Tisot’ 
‘Le Petit livre du Grand Livre’ 
‘Un Français fou de Dieu’
‘La Crèche d’Henri Tisot’ 
‘La Rencontre’ (préface d’André Chouraqui)
‘Le Rendez-vous d’Amour’ (préface de Paul Ricoeur)
‘Dialogue avec mon Ange gardien’ (2003)
‘Eve, la femme, l’injustice de tous les temps - La plus flagrante erreur judiciaire’ 
     (préface de Brigitte Bardot) (2008)

URL du site internet:

A propos de DSK

Publié dans A tout un chacun
La coïncidence a troublé Henri Tisot :
"Le numéro de la suite occupée par DSK au Sofitel de New-York, 2806, correspond exactement à la date du coup d’envoi des primaires socialistes, le 28 juin, 28.06" dit-il. Le comédien donne son explication : "Cette histoire correspond à ce que le psychanalyste Carl Gustav Jung appelait la synchronicité, un moment où notre état psychique peut influer le monde physique extérieur. Sur le même thème, Louis Pauwels a parlé, lui, de coïncidences abusives".
"Ce sont mes constatations et pas des conclusions" conclut Henri Tisot.
Rapporté par Le Figaro du 28 mai 2011 et transmis par l'auteur à Magistro

 

La globalisation

Publié dans Avec l'Europe

Oui, grand est le mystère des langues dans leurs diversités. C’est pourquoi, il faut protéger, défendre et conserver sa langue. !!!!
"Alors, d’une chose l’autre, M.Hamel se mit à nous parler de la langue française disant que c’était la plus belle langue du monde, la plus claire, la plus solide ; qu’il fallait la garder entre nous et ne jamais l’oublier, parce que, quand un peuple tombe esclave, tant qu’il tient sa langue, c’est comme s’il tenait la clef de sa prison… " (La dernière classe. Alphonse Daudet. Contes du lundi.)
Daudet tenait cela de Frédéric Mistral qui lui avait dit à propos du peuple : "S’il tient sa langue, il tient la clef qui, de ses chaînes, le délivre !" ; "Le premier instrument du génie d’un peuple c’est sa langue" affirme Stendhal.

Cette diversité des langues a été de toute éternité voulue par Dieu, par le Créateur. Rappelez-vous BABEL !
Reportons nous dans la Bible au chapitre de la tour de Babel : "Toute la terre avait une même langue et des paroles semblables. Allons, bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet atteigne le ciel  (s’agit-il des tours de Manhattan ? Non, il s’agit de la tour de Babel). L’Eternel dit : "Voici, ils sont un seul peuple et ont tous la même langue. Allons, descendons ! et, ici même, confondons leur langage, de sorte que l’un n’entende pas le langage de l’autre." L’Eternel les dispersa de ce lieu sur toute la face de la terre et les hommes renoncèrent à bâtir la ville. C’est pourquoi on la nomma Babel, parce que là le Seigneur confondit le langage de toute la terre ; et de là l’Eternel les dispersa sur toute la surface de la terre." Genèse, chapitre 11.
Voilà donc que la Bible et Dieu s’en mêlent et aussi de grands penseurs tel que Yeshayahou Leibowitz décédé en 1994 à 91 ans : "La racine de l’erreur, ou du péché se trouve dans le projet  de créer une situation où régnerait ‘une langue et des paroles semblables’, situation de centralisation, ce que dans notre langage moderne nous appelons totalitarisme. Une seule langue et une seule parole ! Mais pour celui qui réfléchit, il n’existe pas de situation plus effroyable que ce conformisme si artificiel. On ne peut imaginer une tyrannie plus terrible que celle-là où il n’y aurait plus ni exceptions, ni déviations par rapport à ce qui est admis comme convenable". (Brèves leçons bibliques, Paris, DDB , 1995).

"L’ennui naquit un jour de l’uniformité" selon Antoine Houdar de la Motte (1626-1731).
Benjamin Constant (1767-1830), n’y va pas par quatre chemins : "La variété c’est la vie, l’uniformité c’est la mort".
Qui a écrit : "L’uniformité de cette mondialisation, détruit, jour après jour, l’empreinte, le patrimoine, que des siècles de traditions différentes avaient apportées pour chacune des civilisations. Quel malheur ! " ? C’est Brigitte Bardot dans son livre Un cri dans le silence aux éditions du Rocher.

L’uniformité c’est le nivellement, le nivellement à partir du bas.
Le nivellement à partir d’Einstein, ce serait évidemment plus ambitieux, mais il ne faut pas trop en demander. A l’exception du général de Gaulle, les politiques veulent que la France ressemble à tous les autre pays du monde. La politique et les hommes politiques de tous bord ne sont là que pour nous détourner de l’essentiel. Mais une certaine vérité nous ramène à De Gaulle, nous allons le voir. Je ne me suis jamais réellement pris pour De Gaulle, mais je le porte en moi comme beaucoup de Français d’ailleurs, et 50 ans après l’avoir imité, je défends toujours ses idées qui demeurent salvatrices à mes yeux.
Gandhi, le mahatma, a résumé la chose en disant : "On devient ce qu’on admire ! "
C’est au point que le célèbre critique de théâtre Jean-Jacques Gautier avait écrit à mon propos : "Et puis, il n’y eut plus De Gaulle et Henri Tisot voulu redevenir un acteur comme les autres. Mais le masque avait déteint sur le visage. Quel beau sujet à l’ombre de l’histoire ! "
Je le dis souvent et c’est une sorte de leitmotiv : "Je suis entré dans la peau de De Gaulle, mais il a fini par avoir la mienne !" On n’entre pas impunément pendant près de 11 ans, dans la peau d’un personnage aussi connu et célèbre que le Général sans qu’il en reste, j’ose dire "des séquelles" comme à la suite d’une maladie. Cette maladie s’appelle le patriotisme. On n’en guérit pas.
De Gaulle m’a contaminé, il m’a transmis son amour pour la France, à la suite de quoi, je souffre quand la France souffre. En fait, c’est De Gaulle qui souffre en moi du fait que la France a perdu sa souveraineté, son indépendance, qui est la seule chose à ne jamais abdiquer.
Nous touchons là au grand problème de notre époque à une des choses qui me tient le plus à cœur et qui est sans doute mon arrière-pensée maîtresse, pour laquelle j’ai composé ce texte, qui s’avère être mon tout petit combat minuscule car je n’ai aucun pouvoir. Il s’agit de ma pauvre bataille utopique contre la mondialisation, on parle même de globalisation. Horreur !
Mon grand ami Roger Hanin m’a dit un jour : "Tu sais Henri, à mon âge, j’ai pris comme règle de vie, de ne m’occuper plus que de choses sur lesquelles j’ai du pouvoir pour les faire changer".
Que n’ai-je sa sagesse ? D’ailleurs, à une époque où déjà j’avais défendu la chanson française comme je tente aujourd’hui de défendre notre langue français, Yves Montand m’avait mis en garde avec cette phrase historique : "Tisot, faites gaf ! ils ne vous pardonneront jamais de défendre tout ce qu’ils ont bradé."

Quelque 50 ans après m’être produit derrière cette table de conférence durant plus de 10 ans, m’y revoilà:
"Mesdames, Messieurs, je me félicite de vous voir. Je vous remercie de la visite que vous avez bien voulu me rendre. Nous allons attendre que ces messieurs les photographes aient terminé leur travail… merci, merci. Et nous revoilà mon cher et vieux pays face à face à nouveau. Hier, bien peu misaient franchement sur nous, à présent, tout le monde veut parier sur la France." (Petite parenthèse, c’est loin d’être le cas aujourd’hui !)
"Dans le monde où nous sommes, les choses étant ce qu’elles sont, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant ‘l’Europe, l’Europe, l’Europe’, mais ça n’abouti à rien et ça ne signifie rien. Je le répète, il faut prendre les choses comme elles sont.
Je ne crois pas que l’Europe puisse avoir aucune réalité vivante si elle ne comporte pas la France avec ses Français, l’Allemagne avec ses Allemands, l’Italie avec ses Italiens, etc. Dante, Goethe, Chateaubriand appartiennent à toute l’Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement et éminemment Italien, Allemand et Français. Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et qu’ils avaient pensé et écrit en quelque espéranto ou volapuk intégré."

La diversité des peuples qui tous gardent leurs caractères propres est la seule sauvegarde pour se préserver de l’uniformisation que préconise la mondialisation que prône les Etats–Unis. La politique du Président Sarkozy va à l’encontre de cette diversité des peuples bien qu’il ait déclaré le 3 mars 2011 au Puy-en-Velais que "sans identité, il n’y a pas de diversité". Le comble ! De Gaulle était totalement contre une Europe dominée par les Etats-Unis, ce qui est le cas en ce moment sans oublier pour autant que nous devons notre salut au nombre impressionnant de soldats américains qui ont laissé leur vie lors de la Libération en 1944.
De Gaulle avait sa "certaine idée de la France" et il confiait à Alain Peyrefitte qu’il n’admettait pas que "nous nous fondions comme du sucre dans le café dans cette Europe des multinationales, dans cette Europe des Américains. L’Amérique est devenue aujourd’hui une entreprise d’hégémonie nationale".
Il faut à tous prix sauvegarder son identité, sa souveraineté. C’est notre seul salut ! Mais est-ce que tous les Français  sont prêts à privilégier cela ? A privilégier les intérêts nationaux et non pas les leurs ? C’est là que le patriotisme en prend un sacré coup, je vous le dis !

Parmi les patrons qui délocalisent certains patrons ne sont-ils pas français qui laissent sur le carreau les ouvriers qui ont parfois consacré leurs vies à l’entreprise ? Et ces patrons ne sont-ils pas complices de l’esclavagisme qu’ils favorisent dans les pays de délocalisation où les ouvriers vont être payés trois euros six sous et encore moins quand ce sont des enfants ? L’esclavage avait pourtant été aboli en France le 27 avril 1848. Honte à eux ! Oui, je m’interroge sur mes compatriotes quand j’apprends que les paysans français "empesticident" leurs champs et notre nourriture du même coup. Le plus fort c’est qu’ils en tombent eux-mêmes malades. Quant à ceux qui livrent leurs bêtes à l’abattoir où elles vont être tués dans des conditions indignes, je rejoins ma grande amie Brigitte Bardot dans son combat pour les animaux, elle qui se démène pour qu’on évite aux bêtes d’agoniser un quart d’heure durant. Décidément Sacha Guitry avait raison : "Les Français sont des gens extraordinaires, malheureusement, ils ne sont que trois mille".
Tout ça pour produire plus, gagner plus, se déshonorer davantage !

Jean Dutourd dans son livre Dutouriana chez Plon nous fait sentir que la défense de la terre va de pair avec la défense de la langue. Il  est sévère envers ceux qui détruisent la langue française : "Défendre sa langue, c’est comme défendre sa terre. L’ennemi, aujourd’hui, est les Etats-Unis. La France est pleine de traîtres qui font entrer les soldats ennemis, sous forme de mots et d’expressions américaines à l’intérieur du territoire national. Les jargonneurs d’aujourd’hui sont les dignes fils et petits-fils des collabos vichyssois : même abdication, même zèle à servir le provisoire vainqueur contre la patrie éternelle."
En effet, on ne compte plus les idioties des imbéciles qui parlent en live, ce qui est bien mieux qu’en direct. Suivons l’actu, pendant qu’ils font des breafing avec leur coache qui les bouste à l’occasion des compéts  où ils se font tacler. Vous voila tous scotchés  sur vos fauteuils. Des mots, ils en font de la conso et c’est la cata. Tout ça est nickel, le p’tit déj, le numéro perso, l’appart’, comme dab. Le mot listing  remplace le mot "liste". Le mot pakajing  remplace le mot "paquet". On parle en abrégé au jour d’aujourd’hui… Je me demande quand se situe "le jour d’hier" ? On tronque les mots ! On assassine la langue française et la France par contrecoup.
Tous ces mots, tous aussi laids les uns que les autres, me font prendre les jambes à mon cou et m’évader de ce monde avec Anatole France qui dit : "Je n’ai pas besoin de faire partie du troupeau pour être rassuré".
"Y a pas d’soucis ! " dit à tout bout de champ, le troupeau, plutôt "qu’il n’y a pas de problèmes". "Je voudrais une pizza marguerite - y a pas d’soucis ! " Pourquoi y aurait-il du souci pour une commande une pizza ? Je vous le demande. D’ailleurs, on ne fait plus de négation, même le Président de la République n’en fait plus, cela va plus vite. Quel dommage ! Je ne parle même pas du chiffre "quatre" qui devient quate dans de nombreuses bouches ;

Cette phrase de René Huygues est une sorte d’antidote : "Il y a une infirmité de la pensée qui consiste à être soumis à celle de son temps."
Car les mots quand on les respecte, les mots nous transmettent des messages : N’est-il pas troublant que le mot monde soit l’anagramme du mot démon : MONDE-DEMON.
Cela donne raison à Louis-Ferdinand Céline dont je ne partage pas les idées antisémites mais qui déclare avec justesse : "Le monde n’est, je vous assure, qu’une vaste entreprise à se foutre du monde".
Et comme m’enchante cette déclaration de Rabbi Akiva qui vivait au temps de Jésus et qui me paraît frappée au coin du bon sens : "Le monde va son chemin. Nous sommes condamnés à vivre dans le monde tel qu’il est et qui a été créé par Dieu tel qu’il est. Et c’est précisément parce que le monde a été créé par Dieu tel qu’il est qu’il ne changera pas. Tout le problème est de savoir si l’homme est disposé à rendre un culte à Dieu, dans le monde tel qu’il est. "

Chère Brigitte

Publié dans A tout un chacun
Cela fait déjà un certain temps que je voulais vous entretenir sur un certain sujet que je ne vous dévoile pas tout de suite tout simplement parce que je vous sais, sur ce cas, par avance convaincue. Mais les gens qui nous entourent, eux ne le sont pas, ils font partie des cons…vaincus. Aussi faut-il les prendre à rebours.

Il y a une cinquantaine d’année, un jubilé donc, lorsque j’étais élèves du Conservatoire de Paris d’abord, puis jeune pensionnaire de la Comédie française, j’avais alors 20 ans et me trouvais seul à Paris. Quand le cafard me prenait, Béatrix Dussane, mon professeur bien aimé, me forçait à aller retrouver le temps d’un week-end mes parents à Toulon. Je "descendais" donc dans mon Midi natal, à La Seyne sur mer, au volant de ma 4 CV que j’avais dénommée "Trotinette". Je me souviens que j’étais tenu de m’arrêter de nombreuses fois sur le parcours, non seulement pour faire le plein d’essence, mais aussi pour nettoyer mon pare-brise et le débarrasser des nombreux insectes qui maculaient la vitre et entravaient ma vision.
Cinquante ans après, je descends l’été dans ma maison de Sanary et en juin dernier, en 2010 donc, je ne me suis pas arrêté, exception faite  des pleins d’essence et du paiement des nombreux péages, pas une seule fois pour nettoyer mon pare-brise immaculé à tout jamais. J’ai raconté cela à une amie qui m’a répondu : "C’est formidable les pare-brises d’aujourd’hui !" Faut-il quelle soit conne de ne pas avoir saisi qu’il n’y a pour ainsi dire plus d’insectes !
Je vous jure chère Brigitte, et je le jure sur la tombe des miens et de ma mère particulièrement, durant l’été j’ai certes entendu des cigales, mais dans mon jardin - en dehors des pies qui ont chassé les nombreuses tourterelles qui un an auparavant se perchaient par dizaines sur le fil de l’EDF - j’ai entrevu – vous ne me croirez pas – un seul oiseau… oui, avez bien lu, un seul oiseau de tout l’été. Non, je ne mens pas, je n’exagère pas. Il y a certes des tarentes qui se baladent sur les murs, des lézards qui courent sur les dalles, mais de gros lézards verts appelés "limbert" par les autochtones, plus un seul !  De même les mantes religieuses dénommées "priguediù – prie Dieu" par les gens du pays, plus non plus. Disparus. Alors, bien sûr, si vous racontez cela à bon nombre, ils vous répondront : "C’est drôle, moi, j’ai plein d’oiseaux dans mon jardin !!!" – "Et des grillons, vous en capturez comme les enfants le faisaient dans le temps et qui les mettaient dans de petites cages grillagées octogonales dans lesquelles on enfermait le criquet avec une feuille de salade ?" – "Non, mais enfin on en entend encore." Ils ont de la chance. Pour ma part, les grillons ont déserté mes oreilles d’adulte.

Oui, les abeilles, comme on en a beaucoup parlé, les gens admettent qu’il y en a beaucoup plus sur le toit de l’Opéra de Paris qu’ailleurs. Forcément, on n’a pas encore saupoudré la capitale d’insecticides. Ca viendra. Ne désespérons de rien. J’entendais dire ce matin qu’il faudrait dépenser 150 milliards d’euros pour remplacer le travail de pollinisation des abeilles. Mon père me répétait : "Dans la vie, des conneries d’accord. Mais jamais les mêmes." Aujourd’hui, on refait sans cesse les mêmes. La preuve, mai 68 qui se renouvelle en 2010.
Restent les hirondelles. Moi, je ne sais plus ce que c’est. Elles strient l’air de leur cri strident dans mon souvenir seul. Avec mes parents, nous prenions le frais vers 19 heures tranquillement assis sur le trottoir de la pâtisserie familiale. On devisait avec les passants qui faisaient un brin de causette avec mon père qui ne se faisait pas prier pour parler et parfois on frappait des mains pour stopper les cris des hirondelles et des martinets qui se disputaient dans le ciel les aires de vols.
A présent, le silence est total. Le silence de la mort.
Mais de tout cela, je ne parle plus de rien avec qui que ce soit, car les gens sont tous sourds et ne veulent pas entendre ce qui les dérange comme Sarkozy qui est sourd à vos appels. Je pense irrésistiblement à la phrase si prémonitoire du prophète Isaïe qui serinait à ses compatriotes cette citation mémorable qu’a reprise le Christ dans l’Evangile de Matthieu 13 : "Je leur donnerai des yeux pour qu’ils ne voient pas, des oreilles pour qu’ils n’entendent pas, de peur qu’ils ne se convertissent et que je les guérisse."
Le prophète Isaïe a dit le premier cette terrible phrase, 765 ans avant Jésus-Christ. Cela signifie que la connerie - pardonnez-moi du terme, mais notre monde-démon ne mérite pas mieux - la connerie, donc ne date pas d’hier. Elle fait corps avec l’être humain et le temps n’arrange rien. Au contraire, le temps est l’allié de la bêtise. Tout cela pour vous dire chère Brigitte adorée qu’il faut que nous nous préparions à n’avoir plus à défendre les animaux comme vous le faites magistralement avec tant de cœur et de toutes vos forces restantes, car viennent des jours, hélas ! hélas ! hélas ! dirait le général de Gaulle, où il n’y aura plus d’animaux sur cette planète. Dieu nous l’a confiée en état de marche. Nous en avons fait une poubelle. Honte à nous tous !

Faisant hélas partie de l’Union européenne, nous lui versons, de même que l’Allemagne, 14 milliards d’euros tous les ans, tandis que l’on nous en reverse 9 selon les déclarations de notre Premier ministre François Fillon lors de la 17iéme conférence des Ambassadeurs du 27 août 2009. Il nous en coûte donc tous les ans 5 milliards d’euros. Une partie de notre argent est versé à des pays tel que le Danemark qui bien qu’ayant signé la Convention de Bern (qui interdit de tuer les mammifères marins dont les dauphins) reverse des sommes considérables aux îles Féroé, territoire autonome du Danemark, qui rougissent leurs eaux de l’assassinat d’une multitude de dauphins. L’époque où les dauphins constituaient une ressource de subsistance pour l’île est révolue depuis bien longtemps. Les féringiens bénéficient d’un des plus hauts niveaux de vie en Europe grâce aux généreuse subventions octroyées par le Danemark (smic féringien = 21.000 couronnes soit 3.000 euros) et leur super marchés n’ont rien à envier aux nôtres. Notre argent subventionne les assassins et nous faisons commerce avec la Chine qui bafoue les Droits de l’homme. C’est un peu comme si, durant la dernière guerre, on avait cotisé pour que le camp d’Auschwitz puisse s’étendre davantage. Mon Dieu, mais où allons-nous ??? Quand les Français saisiront-ils qu’il faut impérativement se sortir de cette Union européenne si délétère ? On me dit que c’est impossible ! Lorsque l’on demandait à Winston Churchill comment il avait pu gagner la guerre, il répondait : "Nous l’avons fait parce que c’était impossible !" – "Impossible n’est pas français !" renchérirait De Gaulle.

Chère Brigitte, si vous avez des velléités de vous présenter aux responsabilités, vous n’avez besoin de personne que de vous-même. Gardez surtout vos béquilles qui vous permettront de balayer devant vous à coups de canne.
Et gardez en tête cette phrase que je considère comme historique que m’avait dite au téléphone Yves Montand en 1980, lorsque j’avais pris la tête de la défense de la chanson française que les chansons anglo-saxonnes mettaient à mal. Je la répète ici pour vous-même : "Brigitte, faites gaf ! Ils ne vous pardonneront jamais de défendre tout ce qu’ils ont bradé."
Chère Brigitte, je vous embrasse comme je vous aime, à la folie.    
Votre Henri Tisot

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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