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TRANCHANT  Marie-Noelle

TRANCHANT Marie-Noelle

Née le 22 décembre 1951
Célibataire
 
Journaliste culturelle


Lettres classiques (hypokhâgne et khâgne)
Ecole du Louvre
Maîtrise de Lettres modernes à la Sorbonne, Paris IV
(mémoire Baudelaire et Thomas de Quincey)


Enseignement
Français, latin, grec, dans des écoles privées hors contrat (1972-80)

Journalisme :
à la revue ROC (cinéma et la télévision), dirigée par Pierre d'André (1972-1980)
au Figaro, rubrique cinéma, depuis 1980.
Collaboration à la revue Le Spectacle du monde (1995-2001)
     et à l'émission de critique de cinéma "Sortie de secours" sur Paris Première (1991-93).

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Une jeune fille de 600 ans...

Publié dans A tout un chacun
Une jeune fille de 600 ans Jeanne d’arc

L’ermitage de Notre-Dame de Bermont, près de Domrémy, accueille depuis trois ans une nouvelle statue de la Pucelle d’Orléans, signée du sculpteur russe Boris Lejeune.
 
C'est encore tout frais : il y a trois ans, en 2013, la Jeanne d’Arc en bronze du sculpteur russe Boris Lejeune a pris place dans le jardin de l’ermitage de Notre-Dame de Bermont, à trois kilomètres de Domrémy-la-Pucelle (Vosges). La petite Lorraine venait prier presque chaque semaine en ce lieu, qui se trouve sur la route de Vaucouleurs, première étape de l’extraordinaire périple qu’elle allait accomplir en deux ans de Chinon à Reims, d’Orléans à Rouen, de la victoire au martyre.
La statue s’intitule La Vocation de Jeanne. L’artiste l’a saisie dans cet élan originel, quand elle répond à l’appel intérieur des voix de saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite, qui la met en route : "Va, fille de Dieu." Elle accourt, posée sur la terre, ouverte vers le ciel, à la fois déterminée et gracieuse. Elle n’a pas encore le cheval que lui donnera le seigneur de Baudricourt avec une escorte pour aller trouver le dauphin de France. Mais elle brandit déjà l’étendard aux noms de Jésus et de Marie, cet étendard emblème de sa mission, qu’elle aimait, a-t-elle dit, "quarante fois plus" que l’épée qu’elle porte sur le côté mêlée aux plis de sa tunique. Son ardeur juvénile évoque bien l’enfant dont parle Péguy, à "l’âme récente" et à "la cotte neuve", s’en allant, innocente, "vers le plus grand des sorts".
 
"Lorsqu’on m’a proposé de créer un monument à Jeanne d’Arc pour Bermont en Lorraine, raconte Boris Lejeune, la première image qui m’est venue à l’esprit, c’est de sculpter Jeanne sur le bûcher, mourant en martyre. Mais bientôt le doute m’a saisi : est-ce là l’image de cette grande héroïne et de cette grande sainte qu’il nous faut aujourd’hui, à notre époque amorphe qui renonce tendancieusement à elle-même et à sa propre histoire ? Je me suis dit que, pour aujourd’hui, il faut une Jeanne d’Arc qui gagne, plutôt qu’une victime de trahison."
Il travaillait alors à une statue de Marie-Madeleine, inspirée par une icône byzantine qui la montrait "dans un mouvement impétueux", toute tendue vers le Christ crucifié, comme si elle avait voulu se fondre en lui. Et "de manière inattendue", un soir où il réfléchissait à l’image de Jeanne d’Arc, elle lui est apparue dans ce même mouvement. Il y a vu plus tard un lien théologique : "Pour l’une comme pour l’autre, le Christ est le centre et la source d’amour, le vecteur moral et éthique."
 
Fraîcheur et fougue 
Jeanne d’Arc est une des figures les plus représentées dans la statuaire française. Paris compte cinq grands monuments à son effigie, commandes d’État prestigieuses. Elle seule a autant de statues équestres, normalement réservées aux rois. On la rencontre sur les places publiques aussi bien que dans les plus modestes églises de village, où la dévotion populaire a installé d’innombrables Jeanne d’argile ou de plâtre. Héroïne historique, elle symbolise l’amour de la patrie et la flamme de la résistance qui triomphe des plus sombres défaites. Sainte et martyre, elle incarne la foi indéfectible qui mène des royaumes terrestres au Royaume de Dieu. Cette alliance unique, en une simple "fille de France", de la vision politique, de l’efficacité militaire, de l’engagement personnel audacieux au service d’une cause et de l’affirmation chrétienne, tranquillement inébranlable, fait que Jeanne d’Arc a traversé les âges et les régimes en parlant à tous. Mais, alors qu’elle avait connu un regain de ferveur lors de la Grande Guerre, on ne lui avait plus érigé de statue depuis la seconde moitié du XXe siècle.
 
C’est en 2012, à l’occasion du sixième centenaire de la naissance de la Pucelle, que cette nouvelle aventure artistique a pris corps, à l’initiative de l’abbé Guillaume de Tanoüarn. "J’aime célébrer les anniversaires, dit-il, et je souhaitais créer un événement autour de Jeanne." En lien avec l’association de Notre-Dame de Bermont, qui restaure l’ermitage depuis une vingtaine d’années, une souscription a été lancée. Elle s’est révélée insuffisante pour couvrir les frais de cette statue de bronze de 2,90 m, et l’artiste a dû pour une bonne part assurer le financement lui-même. Mais si ce déficit a causé un froid entre les parties, l’œuvre a cependant été inaugurée avec enthousiasme en 2013, en présence de nombreux souscripteurs. Et l’accord se fait sur sa beauté et le sens profond qu’elle porte pour aujourd’hui.
Cette jeune fille de 600 ans n’a rien perdu de la fraîcheur et de la fougue de ses 17 ans. "Alors que les statues de Jeanne d’Arc sont dans l’ensemble assez convenues, celle de Boris Lejeune n’a rien d’académique, commente Guillaume de Tanoüarn. C’est une manière nouvelle et simple de montrer une Jeanne très contemporaine, qui s’engage et nous appelle à l’engagement. Enfant d’un pays vaincu, elle se lève. Elle symbolise l’espoir, et la confiance ardente en son propre destin. Il faut découvrir ce pour quoi l’on est fait et croire qu’on a à apporter quelque chose d’unique, comme l’a dit le Pape. Notre temps est féru d’accomplissement personnel : Jeanne nous montre qu’on ne se trouve qu’en s’oubliant, en se dépassant, en prenant des risques, en se mettant en jeu, ce qui est le contraire de l’auto-idôlatrie."
 
Les pieds de la réalité 
Le site bucolique de Notre-Dame de Bermont, resté intact depuis l’époque, abrite désormais la plus ancienne représentation de Jeanne, fresque d’un peintre qui l’a connue, et la plus récente, cette sculpture inspirée qui connaît un vif succès. "On vient prier devant elle, dit son auteur, et pour moi, cette dimension spirituelle est le signe que j’ai réussi quelque chose. Je me suis inscrit dans la ligne de la statuaire gothique, qui est un équivalent occidental de l’icône."
Né à Kiev en 1947, descendant d’un soldat de Napoléon qui a fait souche en Russie, Boris Lejeune, qui est aussi poète, peintre et philosophe, s’est formé à la sculpture à Leningrad et s’est fait connaître en URSS avant d’émigrer en France en 1980, où il s’est marié. Installé à Provins, il se sent inspiré par la beauté de la Champagne, et il ouvre son art à un domaine nouveau en devenant le premier sculpteur de paysages en bronze. On peut admirer cinq de ses œuvres dans les jardins du boulevard Pereire, à Paris. Mais il a aussi travaillé pour de nombreuses villes, en France et au Luxembourg, et il est fier comme un enfant de la Bourgogne d’avoir célébré la Romanée-Conti en créant le merveilleux Ange au pied de vigne, en 2010.
 
Comme Jeanne, il a les pieds dans la réalité incarnée et l’âme ouverte au monde invisible de la spiritualité pure, "le royaume du divin avec ses saints, ses anges, ses prophètes". Dans son esprit, Jeanne d’Arc voisine avec le Pouchkine du célèbre poème Le Prophète. Et ce n’est pas un hasard, sans doute, si l’aventure va se poursuivre en Russie : Boris Lejeune a sculpté une nouvelle version de La Vocation de Jeanne, qui doit être installée à Saint-Pétersbourg au printemps prochain.
      

Paru dans Le Figaro, 6 août 2016

"Les Saisons"

Publié dans A tout un chacun
Jacques Perrin parle de son nouveau film, "Les Saisons"
 
Propos recueillis par Marie-Noëlle Tranchant
Vingt mille ans d’histoire de l’Europe racontés par… les animaux. C’est le nouveau défi de Jacques Perrin dans Les Saisons, réalisé avec Jacques Cluzaud. Après Le peuple migrateur et Océans, voyages dans le ciel et dans la mer, voici la terre, le climat tempéré, la forêt et ses habitants sauvages forcés au fil des siècles de cohabiter avec l’homme de plus en plus indifférent et dominateur. Jacques Perrin revient de cette expédition ébloui, inquiet, tonique, souriant – comme il l’est toujours. Il n’y a pas d’avocat plus persuasif pour célébrer la beauté du monde et dénoncer les outrages criminels qu’on lui fait subir.

 
Pourquoi vous être intéressé cette fois-ci à notre vieux continent ?
Mes films précédents se déployaient dans l’espace, Les Saisons ajoute un axe temporel qui permet de mesurer les transformations de la nature. Comment parler de l’Europe ? Il ne reste pas grand-chose de ce qui a été un immense territoire de vie sauvage, de l’Oural à la Bretagne, de la Norvège à l’Espagne. On est passé de l’ère glaciaire à l’âge des forêts par un réchauffement de 5° seulement…  Ces 5° qu’on veut éviter aujourd’hui. A partir de là, le film montre l’avancement de la vie moderne, son empiètement sur le monde naturel, et le bilan n’est pas encourageant.
 
Pourtant, la forêt repart, en Europe ?
Mais elle se détruit ailleurs, en Amérique, au Gabon, dans tout le nord du Vietnam...  Nous avons fait ce film parce que nous pensons qu’il y a des alternatives à cette destruction. On a encore la possibilité de faire réapparaître ce monde sauvage, si on laisse le champ libre à la nature, sans l’empoisonner de pesticides. Mais tant qu’on n’aura pas fait sauter Monsanto qui prétend que le roundup n’est pas néfaste… On mutile et on asphyxie la terre pour des raisons économiques qui n’ont rien d’indiscutable ni d’irréversible. Un commissaire européen à l’agriculture a proposé de donner une prime à la culture respectueuse de la nature. Les résolutions de la Cop vont dans cette voie. Espérons que notre sens de la solidarité avec le monde se développe, que les politiques découvrent qu’ils en font partie. Mais il faut aussi que les petits boursiers qui ne pensent que rentabilité changent de mentalité et prennent leurs responsabilités. Et je crois que les déclarations ne suffiront pas. Seule la contrainte est efficace, mais elle peut s’exercer positivement, par exemple avec cette idée de récompenser les bonnes volontés.
 
Votre engagement personnel, c’est de faire découvrir par le cinéma la richesse et la beauté du réel. On ne les voit pas assez ?
Quand on parle de la vie des animaux, on ne se rend pas vraiment compte de ce qu’elle est. On les observe au repos, ou dans la panique. Il reste un champ immense de possibilités et d’expérimentations. La technique nous permet de suivre tous les mouvements de la nature. Et plus on saisit les animaux dans leur vivacité, plus on comprend que les animaux sont voués à la plus grande démonstration physique. Ce n’est pas seulement l’exubérance de la vie mais aussi les lois de la survie.
 
Chacun de vos films sur la nature passe par des exploits techniques. Ce n’est pas contradictoire ?
La technique n’est jamais une fin en soi, elle sert ce qu’on veut exprimer.  Nous sommes une réunion de grands enfants qui cherchent des solutions pour pénétrer aussi justement que possible sur le territoire des autres. Nos inventions ne sont pas brevetées. On ne fait que des choses artisanales, à notre usage. Par exemple, entrer dans une forêt à la vitesse des animaux est impossible. On a conçu un engin pour se mêler à leur course : cela ressemble à un scooter à 4 roues, avec des amortisseurs pour éviter les saccades. En mer, il n’y a pas d’obstacles, mais en forêt, il faut suivre l’animal entre les troncs, les branches, les racines, tout en gardant la sécurité des caméras. Si on veut ressentir son élan, il faut inventer l’instrument adapté. Pour filmer un hérisson qui se met en boule sur une route nous avons utilisé une sorte de périscope inversé qui permet de toucher le sol. J’aime la technique pour qu’elle disparaisse. Si elle est au point, on l’oublie pour arriver à une grande simplicité : le sujet est observé dans son mouvement.
 
Il n’y a pas de réflexion didactique dans le film, mais il raconte une histoire
Je n’aime pas les mots des déclarations et des traités qui déroulent des abstractions répétitives. Les saisons est un poème sans phrase. Il ne s’agit pas d’un reportage ou d’un documentaire. On a cherché l’émotion, le sentiment. Le film s’adresse à l’œil et à la mémoire profonde. Je crois que si on s’émerveille du monde, on vivra mieux. Mais je désire que ce discours soit prononcé par la nature elle-même. Les raisonnements humains séparent, alors que la nature manifeste les interdépendances. Les catégories qui divisent les hommes n’existent pas chez les animaux : il y a les vivants et les autres. Et vivre est une question de résistance, de ténacité, de courage. Il y a tous les dangers possibles, mais s’il faut atteindre l’autre côté de la clairière, on ira. Les animaux ont une existence condamnée, mais condamnée à vivre, et ils feront tout pour y parvenir. On ne prie pas, on ne se plaint pas, on ne réclame pas, on vit.
 
"Gémir, pleurer, prier, est également lâche… " dit le Loup de Vigny
Oui, nous avons des exemples à prendre. Les animaux nous donnent beaucoup de leçons, et quand on les filme, il y a une admiration. Ce n’est pas de l’antropomorphisme, mais ils nous font pénétrer les grandes lois du monde et on peut y trouver une morale, une liberté. Comment ne comprend-on pas que la Terre ne nous appartient pas ? Les animaux, les plantes, y sont chez eux autant que nous. Et si on leur donnait vraiment leur place, on vivrait mieux parce qu’on cesserait d’être dans l’utilitarisme. C’est très bien de connaître les plantes qui peuvent rendre service. Mais il y a dans la nature beaucoup de choses qui ne servent à rien. Un peu d’humilité nous sortirait de nos certitudes. Ce bien-être que nous cherchons, il nous est donné par la beauté du monde. L’observer, la contempler, c’est un principe de régénération comme l’oxygène.

Paru dans Le Figaro, 27 janvier 2016

Art et terrorisme

Publié dans A tout un chacun
L’art à l’épreuve du terrorisme
Un entretien avec Cheyenne-Marie Carron

La réalisatrice Cheyenne-Marie Carron prépare un film sur le terrorisme islamique et la radicalisation de jeunes musulmans français engagés dans le djihad, La Chute des hommes. Après L’Apôtre et Patries (actuellement au Cinéma Balzac) (1), elle poursuit, seule, sans aucun soutien de la profession, une réflexion libre et profonde sur le mal dont on vient de voir à Paris l’explosion terrible, mais qui atteint aujourd’hui le monde entier. La Chute des hommes se tournera au printemps 2016. D’ici-là, il faut encore trouver 30 000 € pour le financer, et elle doit tout attendre d’investisseurs privés. Elle a le courage, elle a le talent. Et une foi inébranlable : dans l’Evangile, qui guide le jeune musulman converti de L’Apôtre, et dans le regard de l’artiste, seul capable de dépasser la violence des partis pris par un engagement clairvoyant. Rencontre avec une réalisatrice remarquable
Un entretien avec Cheyenne-Marie Carron, par Marie-Noëlle Tranchant                     

Que raconte La Chute des hommes ?
L’histoire d’une jeune Française, Lucie, passionnée de parfumerie, qui fait un voyage d’études au Moyen-Orient. Son destin tragique croise celui de Younes, chauffeur de taxi sans le sou qui la livrera aux mains de ravisseurs islamistes, et celui d’Abou, djihadiste lui aussi originaire de France.

L’irruption de la guerre en plein Paris va-t-elle orienter différemment votre réflexion, votre récit ?
Surtout pas. Je tiens à garder mon regard, que je pense assez équilibré. Comme l’amour, la guerre ne se fait pas toute seule. Il y a une réciprocité de la violence qui demande à être considérée. En croisant trois trajectoires différentes, mon film donne trois points de vue : celui des victimes, celui des complices, celui des bourreaux. Aujourd’hui, les djihadistes sont en guerre aux quatre coins du monde. On ne peut pas éviter d’aller aux racines profondes d’une telle barbarie, non seulement pour comprendre mais pour agir. C’est cette nécessité qui me pousse à traiter un tel sujet. L’art voit plus loin que la politique et la géopolitique. Je discute beaucoup avec les jeunes arabo-musulmans de mon équipe, et je mesure le courage de leur engagement.

Que montrez-vous à travers le destin de vos personnages ?
Une des causes qui font que les guerres s’engagent, c’est qu’on touche à l’humanité des gens, au respect qu’on doit aux peuples. Tout le monde se plaint de la barbarie, mais tous agissent en barbares, chacun à sa manière. Si on veut espérer éradiquer le terrorisme, il va commencer par falloir être justes, et sévères d’abord avec nous-mêmes. A quel point nos pouvoirs, naïvement ou à des fins bien plus sombres, ont nourri et nourrissent encore le terrorisme, il est temps de le dire, et de prendre nos responsabilités vis-à-vis de ces jeunes dévoyés qui prennent les armes. Et qui ne sont pas des sociaux endoctrinés, on l’a vu, mais de véritables guerriers qu’il faut combattre comme tels. Certains veulent imposer l’islam, mais beaucoup ont un grand sentiment d’injustice et veulent défendre leurs frères. Pendant ce temps, Bush qui a déclenché la guerre d’Irak sur un mensonge coule des jours tranquilles dans son ranch, et les politiciens font semblant de vouloir détrôner des dictatures tout en jouant un autre jeu, au mépris des peuples.

Pourquoi n’avez-vous aucun soutien dans ce projet ?
J’ai renoncé à chercher un financement public parce que je veux pouvoir traiter le sujet en vérité, sans aucune complaisance, et que je ne veux plus subir les refus humiliants du CNC ou des régions, quels qu’en soit les motifs, idéologiques ou commerciaux. Mais je n’ai pas honte de lancer ce petit appel aux investisseurs privés : il me manque 30 000 € pour boucler mon budget.

L’art contre la barbarie, ce n’est pas une vue de l’esprit ?
L’art a un rôle à jouer, très important, parce que c’est un des rares endroits de pureté, d’honnêteté. Lorsque les choses sont aussi radicalisées, le dernier lieu où le regard peut rester lucide et juste. Quand la guerre est là, les artistes sont peut-être les derniers qui s’accordent une parole de liberté et peuvent faire rayonner cette force dans le peuple. Très modestement, mais très nécessairement. C’est ce qui me permet de me lever chaque matin.
(1) Et en DVD à l’adresse
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Paru dans Le Figaro, novembre 2015

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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