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TRANCHANT  Marie-Noelle

TRANCHANT Marie-Noelle

Née le 22 décembre 1951
Célibataire
 
Journaliste culturelle


Lettres classiques (hypokhâgne et khâgne)
Ecole du Louvre
Maîtrise de Lettres modernes à la Sorbonne, Paris IV
(mémoire Baudelaire et Thomas de Quincey)


Enseignement
Français, latin, grec, dans des écoles privées hors contrat (1972-80)

Journalisme
Journaliste culturelle et critique de cinéma au Figaro depuis 1981
Critique à l’émission Ecrans et Toiles de Victor Loupan sur Radio Notre-Dame
Auteur avec Laurent Terzieff de "Seul avec tous",
          parcours biographique et spirituel du grand comédien (Presses de la Renaissance, 2010. Préface de Fabrice Luchini)


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La Pieta di Michelangelo

Publié dans Au delà

La Pieta di Michelangelo

(...) (site accidenté en 2013)
on peut contempler la Pietà de Michel-Ange à travers les admirables photographies en noir et blanc de Robert Hupka. Placée sous le haut patronage de la reine Paola, cette exposition bénéficie d'une très belle scénographie : l'espace est plongé dans l'obscurité, d'où une centaine de projecteurs à découpe font surgir les images d'ensemble ou de détail avec une intensité exceptionnelle.
C'est en 1964 que l'artiste américain, décédé en 2001, a longuement photographié la Pietà, envoyée à New York pour l'Exposition universelle. "Je me trouvais en présence du mystère de la vraie grandeur", a-t-il dit.
Depuis que la sculpture a été mutilée par un fou, on ne peut la voir que de loin, à Rome, derrière sa vitre blindée. L'objectif de Robert Hupka n'en est que plus précieux. Il offre une occasion unique d'entrer dans l'intimité du chef-d'oeuvre de Michel-Ange, et dans la méditation du mystère de douleur et de rédemption qu'il exprime.

Katyn, toujours tabou ?

Publié dans Devant l'histoire

(...)
une projection exceptionnelle du film d'Andrzej Wajda "Katyn", à l'Espace Cardin.
Au milieu de nombreux diplomates et attachés militaires, invités de l'ambassadeur de Pologne, on rencontrait aussi des professionnels du cinéma : c'est à eux que cette soirée était destinée en priorité. En effet, si étonnant que cela puisse paraître, la nouvelle oeuvre du réalisateur de "La terre de la grande promesse", "L'homme de fer", "L'homme de marbre", n'a pas encore trouvé de distributeur en France.

Pourtant, c'est la première fois que le cinéma évoque cet épisode terrible de la deuxième guerre mondiale, le massacre de vingt-deux mille Polonais, dont plus de quatre mille officiers, perpétré en 1940 par l'Armée rouge sur l'ordre de Staline. L'importance du sujet autant que la grandeur de l'oeuvre et la notoriété de son réalisateur auraient dû tout naturellement amener le film sur les écrans français.
"Katyn" suit le destin de plusieurs familles touchées par ce crime soviétique, d'abord ignoré, puis occulté, par une imposture qui tiendra jusqu'à la fin du régime communiste. Le film est une fiction, mais nourrie de faits authentiques, de lettres et de documents d'archives, mise en scène avec une profonde intelligence de l'histoire et des émotions humaines.
Fils d'un officier massacré à Katyn, Wajda voulait depuis longtemps traiter ce sujet tabou. Maintenant qu'il y est parvenu, à plus de quatre-vingts ans, il serait pour le moins dommage que l'indifférence et l'ignorance remplacent la censure. Ou alors, le cadavre de Staline bougerait-il encore ?

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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