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DUGOIS Marc

DUGOIS Marc

Né en juin 1944





Avocat


Diplômé d'HEC 
Avocat spécialisé dans le redressement d'entreprises en difficultés 
Conseiller au cabinet de Jean Louis Borloo
S'est retiré du barreau le 31 décembre 2004 pour être consultant.

 

 

Ouvrages
Voter utile est inutile, Petit manuel de sagesse pour un monde en crise (2006)
L'inéluctable révolution (2012)


Sites
http://www.ecosophie.com/
http://www.surlasociete.com/

URL du site internet:

D’où vient l’homosexualité ?

Publié dans A tout un chacun
D’où vient l’homosexualité ?
 
Sujet tabou s’il en est tellement les conséquences de la réponse sont impressionnantes. Est-elle génétique ? Vient-elle de l’éducation ? Est-ce l’effet d’une éducation sur un terrain génétiquement favorable ? Pourquoi la question dérange-t-elle tellement  et pourquoi n’a-t-elle pas droit de cité ?
Aborder le sujet c’est avancer sans protection sur un terrain défendu par des archers vigilants et très réactifs, mais l’étendard arc-en-ciel est tellement brandi actuellement qu’il est déraisonnable de ne pas s’interroger.
S’interroger n’est pas répondre, mais déjà se demander s’il n’y a que ces réponses possibles. Et l’on constate curieusement l’oubli de la réponse que les Grecs apportaient à cette question. Pour eux l’homosexualité était un passage organisé de l’adolescence qu’il fallait savoir vivre et dont il fallait savoir sortir.
Les familles grecques cultivées sortaient leurs garçons vers 12 ans de la tutelle féminine pour le confier en tant qu’éromène à un éraste de 17 à 20 ans qui l’ouvrait à la sexualité et à la complexité du monde des adultes. Dans l’Iliade d’Homère, Achille est l’éromène de son éraste Patrocle dont il vengera la mort devant Troie. Mais pour les Grecs, l’homosexualité n’était qu’un passage et malheur à ceux qui y restaient enfermés ! L’homosexualité devait rester initiatique et sacrée.
Aujourd’hui l’indifférence portée à cette approche est surprenante tant elle semble pourtant cohérente. Ne serait-il pas en effet naturel qu’après la découverte de son propre corps et avant la découverte d’un corps vraiment complémentaire, il y ait d’abord pour certains une envie de partage avec ce qui n’est pas trop différent de soi, une fille pour une fille et un garçon pour un garçon ? Ne serait-il pas alors naturel que, dans une société qui prendrait à tort ce passage pour définitif, les adolescents qui ressentiraient cette envie se précipitent sur le sexe opposé, pour se prouver à eux-mêmes qu’ils ne sont pas homosexuels ? Ne verrait-on pas alors des adultes se marier et avoir des enfants juste pour se prouver qu’ils ne sont pas homosexuels tout en enfouissant ce désir ressenti comme infamant ? Ne générerait-on pas alors tout naturellement une réaction à cette hypocrisie en valorisant cette tendance non évacuée que l’on présenterait comme une orientation factuelle dont la source serait inconnue mais dont on pourrait, ou même devrait, être fier ? N’en déduirait-on pas une certaine lassitude du mariage et son abandon progressif au profit de concubinats temporaires ou même de mariages pour tous ? Ne verrait-on pas alors des adultes mariés avec enfants tout quitter vers la quarantaine pour partir avec quelqu’un de leur sexe ?
A la réflexion il apparaît prudent de rejeter avec vigueur cette réponse grecque à la question de l’origine de l’homosexualité car, si nous la faisions nôtre, nous verrions les homosexuels adultes, hommes ou femmes, comme de grand ados intelligents, hypersensibles mais non aboutis, ce qui poserait un gros problème tellement ils inondent actuellement la politique, les médias et tous les tréteaux en voulant supprimer le genre et superposer les sexes pour les égaliser ? Ne pas rejeter l’interprétation de l’homosexualité de la Grèce antique qui la vivait sans lui donner de nom, ébranlerait tellement l’édifice que, pour la sauvegarde de cet édifice, il vaut probablement mieux rester dans le flou très sécurisant d’une orientation sexuelle définitive dont la cause serait inconnue et ses adeptes épatants. Après tout, si nous avons tort, ce ne sont que nos descendants qui paieront la sauvegarde de cet édifice.

Envoyé par l'auteur, paru sur www.surlasociete.com, 11 juillet 2019

Les fondamentaux interdits

Publié dans Du côté des élites
Les fondamentaux interdits
 
Nous vivons en France en 2019 une époque extraordinaire où l’élite autoproclamée, socialiste ou libérale, s’effondre après avoir mené de concert le pays au désastre. Elle réagit pour survivre en générant de nouvelles religions émergeant toutes par leur pire côté dogmatique obligatoire.
 
La religion de l’Europe, antichambre du mondialisme, qui doit être puissante face à tous les autres continents. Cette religion ne se fonde que sur l’instinct grégaire qui pousse à se sentir fort quand on se voit entouré de gens qui ont aussi peur que soi.

La religion climatique qui, n’arrivant pas à faire le moindre lien entre l’activité humaine et les causes des déplacements des anticyclones, seuls responsables intermédiaires de l’évolution du climat, se réduit à agonir d’injures ceux qui tentent de réfléchir et qui deviennent coupables de négationnisme, mot magique qui exclut de la liberté d’expression tant vantée, toute interrogation sur un dogme prédéfini quel qu’en soit le domaine.

La religion transhumaine qui, avec l’intelligence artificielle, va tout résoudre sans s’interroger sur l’origine de l’argent qui lui est indispensable tellement elle en consomme.

La religion des ondes mortelles que de méchants pervers utiliseraient pour dépeupler la Terre et qui pousse à se méfier de tout, même de son ombre, de son téléphone et de son micro-ondes.

La religion du savoir qui prétend que connaissance entraîne reconnaissance, ce qui est rarement vrai car la reconnaissance est liée à une utilité reconnue que le savoir apporte de moins en moins, n’étant plus qu’un hobby chronophage.

La religion de la monnaie qui transforme tout en richesse et que l’on fabrique à la pelle pour se croire riche.

La religion de l’accueil de toute la misère du monde fondée à la fois sur une définition bien commode de la misère comme une incapacité à dépenser et sur une réduction dogmatique du rôle de la femme à aller chercher des enfants sur mer ou outremer plutôt que de les concevoir.

Toutes ces nouvelles religions ne résolvent évidemment rien, pas plus que celles que les médias vont nous inventer, mais elles permettent de rendre coupables du désastre de plus en plus visible, tous ceux qui n’adhèrent pas à leurs dogmes. Elles sont génératrices de haine et ne prospèrent que dans le but unique de tenter de détourner l’attention du peuple de quelques évidences qui n’ont plus le droit de cité car elles expliquent les raisons du dévoiement des élites autoproclamées politiques, médiatiques, cabotines, intellectuelles … et très coûteuses pour un rendement dérisoire.
 
Quelles sont ces évidences refusées, ces fondamentaux interdits, ces vérités simples que la doxa ne veut pas entendre ?
 Ce qui s’appelait encore il y a moins d’un siècle le devoir d’état, le premier devoir de son état d’homme ou de femme qui se range mal dans le simplisme religieux actuel qui sert de boussole aux médias, du bien caricaturé par les droits de l’homme et du mal caricaturé par le Troisième Reich.
L’homme et la femme ne sont égaux que dans leur complémentarité et les vouloir identiques amène au désir stupide de la parité partout y compris dans les maternités, ce dont notre ministre de l’égalité homme-femme ne parle évidemment jamais. Le devoir d’état d’une femme est de renouveler la population quand celui d’un homme est de mettre pour cela son énergie à son service. C’est leurs premiers devoirs. Chacun a évidemment droit à harmoniser sa vie et à compléter son devoir d’état par ses droits au bonheur et à la plénitude de sa vie. Mais cette harmonie ne se fait ni de la même façon, ni au même endroit, ni en même temps. Hors la maison, la femme y vit son harmonisation alors que l’homme y vit son devoir d’état. Il est triste de devoir rappeler cette évidence qui est dogmatiquement refusée en ne voulant pas voir plus loin que le bout de son nez.
 
L’identité homme-femme a pu remplacer l’égalité homme-femme parce que le capitalisme a dévalorisé aussi bien la procréation que le travail. Le mondialisme en limitant l’humanité à des consommateurs de produits que les machines produisent, est obligé de réinventer l’esclavage pour ne pas voir que tout ne tourne que grâce à une énergie monétaire totalement factice car sans origine fiable. Il réinvente l’esclavage dans l’espace avec la mondialisation et la confusion des civilisations. Il invente l’esclavage dans le temps avec la dette qui monte inexorablement vers des sommets apocalyptiques. Il réinvente l’esclavage ici et maintenant avec l’immigration. Ces esclavages sont hypocritement rendus honorables par la réduction scandaleuse de l’esclavage à la traite des gentils noirs par les méchants blancs, il y a bien longtemps, et par sa condamnation sans appel rendant invisibles les esclavages contemporains. Pour ce faire les médias utilisent leur système habituel de sur-éclairer par projecteurs un point précis de la scène pour que personne ne regarde l’ensemble de la scène qui ne doit pas être vu.
L’ensemble de la scène est que les hommes ne sont pas assez payés quand ils travaillent pour permettre à toute une pseudo élite inutile et artificiellement fabriquée de très bien vivre sur leur dos. L’ensemble de la scène est que le système est tellement pervers et sans espoir que, pour tenir, les femmes sont obligées d’aller chercher l’argent que les hommes ne savent plus rapporter et en oublient leur devoir d’état. Comme elles sont plus méticuleuses que les hommes elles occupent des secteurs entiers protecteurs comme les soins et la justice. Mais plus personne ne s’harmonise car l’essentiel pour notre élite est que les productions des machines soient reconnues comme des richesses, les humains devant être rassasiés et non heureux.
 
L’autre vérité, refusée par le système qui est incapable de s’en expliquer, c’est que le seul échange honnête possible entre des groupes qui se connaissent peu ou mal, est le troc, c’est-à-dire une balance commerciale équilibrée. C’est d’ailleurs ce qu’avait unanimement décidé l’ONU en mars 1948, au moment où le bon sens suit pendant peu de temps les guerres, quand a été signé la charte de La Havane qui créait l’OIC, l’Office international du commerce que le capitalisme a enterré pour le remplacer par l’OMC qui en est l’exact contraire. C’est par le troc d’une balance commerciale équilibrée que les monnaies s’évaluent normalement quand on ne les manipule pas. Chaque groupe évalue avec sa propre monnaie le tas de biens et de services qu’il donne et qu’il juge équivalent au tas de biens et de services qu’il reçoit. Ce double regard semblable de deux groupes qui se connaissent mal sur deux tas de biens et de services que chacun a chiffré avec sa propre monnaie, donne le vrai taux de change entre deux monnaies. Actuellement en appliquant cette notion de bon sens, l’euro allemand doit monter pour dévaloriser leurs exportations et ne plus nous considérer comme les esclaves du 4e Reich, et les euros italiens, espagnols, français et portugais doivent baisser pour ne plus être dans le mensonge. Mais le traité de Maastricht a dogmatiquement décidé que les euros auraient tous la même valeur, ce qui oblige l’euro à monter et à descendre à la fois, ce que personne n’a jamais su faire. Aujourd’hui par Target 2 les banques allemandes prêtent aux banques d’Europe du sud de quoi acheter la surproduction allemande et tout le monde sait qu’elles sauteront lorsqu'elles seront remboursées en lires, pesetas, escudos où francs, une fois que ces monnaies auront été dévaluées à leur vraies valeurs. Le système ne tient que parce qu’il est intenable et que personne n’ose le dire et y toucher. Ce qui est fait sur les taux d’intérêts pour retarder l’explosion ne fait que chercher quel sera le détonateur. Si les taux montent les entreprises sauteront les premières. S’ils ne montent pas, ce sont les banques et les assurances qui cesseront leurs paiements les premiers.
 
Les "Gilets jaunes" pressentent tout cela mais l’opinion publique tout en les approuvant, espère toujours l’arrivée d’un messie qui aura des solutions miraculeuses. C’est cette opinion publique qu’il faut réveiller et pour cela chacun peut être utile en travaillant, en priant ou en combattant. Notre pseudo élite ne fait rien de cela alors que c’est le devoir de tous ceux qui s’intéressent encore à notre civilisation.

Envoyé par l'auteur, paru sur www.surlasociete.com, 1er juillet 2019

A quoi sert la puissance ?

Publié dans De par le monde
A quoi sert la puissance ?
 
Le général Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de guerre et professeur de stratégie à Science-Po et à HEC a dit au Figaro le 24 mai :
Je pense au grand affrontement déjà en cours entre les États-Unis et la Chine, qui s’affirme comme la nouvelle puissance impériale. Dans les années qui viennent, les relations internationales seront basées sur la puissance ; l’Europe doit se doter de ses attributs pour faire rempart à la Chine et faire part égale avec son ancien allié. Elle doit absolument reconstruire sa puissance, condition de son autonomie.
Douze jours avant Nicolas Baverez confiait au même Figaro à propos de l’Union européenne :
L’Union se trouve en porte-à-faux face aux grandes mutations du XXIe siècle. Son marché de 500 millions de consommateurs, ouvert et régulé par le droit de la concurrence, est devenu la variable d’ajustement de la grande confrontation entre les États-Unis et la Chine. Elle se découvre isolée et désarmée face aux ambitions des nouveaux empires qui rivalisent pour dominer le monde. Or loin de montrer son unité et sa force face à ces défis, l’Union affiche sa faiblesse et ses divisions.
Les défenseurs de l’Union européenne ont comme principal argument que chaque nation prise isolément n’est pas assez forte, trop désarmée, pas assez puissante "face" aux Etats-Unis, à la Russie et à la Chine, et que l’Union doit se montrer forte et puissante. Mais ne nous trompons-nous pas d’époque ?
 
Aujourd’hui tout a changé et les prétendus nouveaux empires ne cherchent nullement à faire payer les autres en leur prenant leurs richesses par la force. Ils veulent au contraire que les autres leur achètent et consomment ce qu’ils produisent.
L’idée de faire payer les autres est vieille comme le monde et depuis des millénaires les guerres ont été là pour qu’un peuple en fasse payer d’autres. Partout les peuples produisaient, consommaient peu et se nourrissaient ainsi que ceux qui priaient ou combattaient pour eux. Chaque région était auto-suffisante et la possession par la force de nouveaux territoires permettait d’aspirer une partie de la richesse produite en ces lieux soit en pillant, soit en réduisant ses habitants en esclavage soit en leur faisant payer un tribut. La force était alors évidemment nécessaire et il était indispensable d’être puissant pour vaincre ou ne pas être vaincu.
 
Mais aujourd’hui l’autosuffisance des régions n’existe plus et la puissance consiste à faire consommer sa production après l’avoir vendue en laissant les peuples conquis se débrouiller pour savoir avec quoi payer. On rentre dans un monde de ruse et de puissance intellectuelle et non de puissance physique. On est dans le "faire croire" et les vendeurs comme les acheteurs se contentent d’une régularisation future par la dette que l’on soldera officiellement par la création de richesses par le PIB et réellement sans le dire par l’esclavage de nos enfants. Chacun sait que la création de richesses est un mythe car la richesse n’est qu’un regard et chacun se réjouit que l’esclavage n’existe plus. A part ceux qui n’ont pas envie d’ouvrir les yeux, tout le monde sait bien que nous vivons dans un pays de cocagne imaginaire et provisoire où toute production est réputée richesse car achetable avec de la monnaie sans origine énergétique.
 
Dans ce monde imbécile qui ne s’en sortira qu’en repartant de l’autosuffisance et d’une monnaie qui redevienne le véhicule du donner-recevoir-rendre, une armée ne sert qu’à se défendre mais qui attaque ? Le système et ses affidés créent bien des terroristes en voulant imposer à toute l’humanité une civilisation malade et une seule notion du beau, du bien et du vrai, ce qui génère naturellement des réactions violentes. Ils cherchent bien à détruire les nations en poussant l’Europe à ne pas faire d’enfants pour la repeupler avec l’Afrique en espérant des guerres civiles. Mais comme le système ne peut pas tenir puisqu’il ne tient que par la fuite en avant, qui attaquera militairement pour faire consommer de force ?
Si la réponse existe, elle devrait en intéresser plus d’un.

Envoyé par l'auteur,paru sur www.surlasociete.com, 15 juin 2019

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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