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DUGOIS Marc

DUGOIS Marc

Né en juin 1944





Avocat


Diplômé d'HEC 
Avocat spécialisé dans le redressement d'entreprises en difficultés 
Conseiller au cabinet de Jean Louis Borloo
S'est retiré du barreau le 31 décembre 2004 pour être consultant.

 

 

Ouvrages
Voter utile est inutile, Petit manuel de sagesse pour un monde en crise (2006)
L'inéluctable révolution (2012)


Sites
http://www.ecosophie.com/
http://www.surlasociete.com/

URL du site internet:

Quel frein au délire ?

Publié dans A tout un chacun
Quel frein au délire ?
 
La campagne présidentielle nous entraîne dans des assauts délirants de démagogie et de télé-évangélisme. Certains pour ne pas ouvrir les yeux diront que cela a toujours été le cas. Ce n’est pas exact car il y a toujours eu des freins au délire.
Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel grâce à la gravitation qui les en empêche et qui par ailleurs permet aussi à la pluie de retourner à la mer après avoir abreuvé les plantes, les animaux et les hommes. L’homme a tenté d’apprivoiser la gravitation et y a souvent réussi par ses barrages ou son aviation. Mais il a aussi souvent abandonné au sacré la gravitation qu’il n’arrivait pas à maîtriser comme les avalanches, les éboulements, les météorites ou les inondations.
Chez l’homme c’est la combinaison de l’expérience et de la connaissance, du cycle de l’entraîneur et de celui du professeur qui a toujours été le frein à son propre délire.
Le professeur explique comment la connaissance va générer la décision et comment l’action va créer le besoin de recherche de nouvelles connaissances et donc une écoute tolérante. Il fait la part belle à la connaissance. Ce cycle se constate à l’université ou dans les séminaires d’entreprise.
L’entraîneur cherche l’efficacité et c’est en exprimant l’expérience qu’il augmente l’efficacité. Il fait la part belle à l’expérience. Ce cycle se constate aujourd’hui dans le sport, le coaching, le service national ou l’effectuation pour faire très neuf avec un très vieux mot.
Nous avons méprisé le cycle de l’entraîneur au profit de celui du professeur en allant jusqu’à les opposer et considérer que le cycle de l’entraîneur n’était utile qu’à la marge. Or cette opposition n’est qu’apparente car les deux cycles se complètent et surtout se tempèrent. Ils sont tous les deux le contrepouvoir de l’autre.
 
La difficulté actuelle est que nous avons perdu les contrepouvoirs intellectuels. Chacun s’envole dans ses rêves sans automaticité de réveil.
En éducation nous mettons les deux contrepouvoirs dans la même Education Nationale, ce qui est impossible. Le primaire devient petit à petit dominé par le cycle de l’entraîneur pour apprendre aux enfants à vivre en société mais abandonne donc le cycle du professeur. Il donne des adolescents très branchés copains mais très faibles en calcul, en lecture et en écriture pour ne pas parler de l’orthographe. Le secondaire et le supérieur reprennent le cycle du professeur mais comme les bases existent mal, les étages se montent mal et l’on baisse sans arrêt le niveau de la prétendue réussite qui ne débouche plus sur une reconnaissance sociale. En même temps le contrepouvoir du cycle de l’entraîneur a disparu et l’expérience n’est bien souvent plus un filtre des connaissances du professeur.
Le summum du ridicule est atteint en économie ou chaque professeur diffuse une logorrhée que les étudiants sont priés de répéter pour se croire savants. La rareté de la monnaie était le frein des envolées lyriques des professeurs d’université. Mais depuis que l’on fait semblant de croire que la monnaie a remplacé le troc et que l’échange est création objective de richesses, tous les fantasmes sont autorisés et les médias diffusent à l’envi les idées les plus farfelues, toutes "nobélisées".
Nous avons oublié, même si Daesh nous le rappelle avec violence, qu’un groupe n’existe que par une approche commune du beau, du bien et du vrai avec une volonté chez certains d’imposer leur vision à l’ensemble de l’humanité en la voulant universelle. Les religions et les philosophies sont objectives et servent de références à l’intérieur de leur groupe, mais ont souvent du mal à reconnaître qu’elles sont objectivement subjectives et que d’autres civilisations peuvent avoir d’autres approches sans avoir tort pour autant.

L’idée du voyage était depuis des siècles d’aller découvrir d’autres harmonies sur d’autres notions du beau, du bien et du vrai. Le capitalisme et le mondialisme du XXsiècle en ont fait le plaisir de retrouver au loin le même chez soi sans les voisins ou, comme nouveaux voisins, tous ceux qui ne supportent pas les leurs. Il est temps de retrouver Montaigne dans le chapitre II, XII de ses Essais :
"Les lois de notre pays, cette mer flottante des opinions d’un peuple », ( ) « Quelle bonté est-ce, que je voyais hier en crédit, et demain ne l’être plus : et que le trajet d’une rivière fait crime ? », ( ) « Quelle vérité est-ce que ces montagnes bornent, mensonge au monde qui se tient au delà ? », ( ) « Les mariages entre les proches sont capitalement défendus entre nous, ils sont ailleurs en honneur », « ( ) Le meurtre des enfants, meurtre des pères, communication de femmes, trafic de voleries, licence à toutes sortes de voluptés : il n’est rien en somme si extrême, qui ne se trouve reçu par l’usage de quelque nation". 
Montaigne souligne la précarité du beau, du bien et du vrai. Il voit déjà dans la loi l’expression flottante du juste, symbiose du bien et du vrai comme le pur est la symbiose du vrai et du beau, et le riche celle du beau et du bien. Au féminin cela donne la justice, la pureté et la richesse, trois entités morales essentielles à tout peuple qui cherche à les constater chez lui. Malheureusement la justice, la richesse et la pureté se travaillent mais ne se créent pas et elles se chiffrent évidemment encore moins.
La monnaie est aujourd’hui totalement incomprise. Elle est vécue comme un stock alors qu’elle n’est qu’un flux qui devrait limiter par sa rareté son utilisation à la quantité d’énergie humaine dépensée pour la créer. Elle devrait être, ce qu’elle a toujours été, le frein de la construction permanente de la tour de Babel, symbole de la folie humaine.
Elle ne l’est provisoirement plus car nous avons décidé que la richesse se chiffrait, qu’elle se chiffrait par la dépense, le fameux PIB, et qu’il suffisait de dépenser davantage (la croissance) pour s’enrichir, ce qui pose quelques problèmes concrets que nous appelons la crise.
La monnaie n’étant plus un frein, les délires s’emballent, du transhumanisme au revenu universel, du faux gratuit à la fuite en avant dans l’innovation permanente.
Mais la nature ayant horreur du vide deux freins pointent leurs nez pour contrecarrer la folie actuelle, la guerre et le populisme. La guerre est admirablement fardée, le populisme ne sait pas très bien où il habite. C’est pour moi l’enjeu en France de la campagne présidentielle actuelle.

Paru sur www.surlasociete.com

Les normes ont remplacé...

Publié dans A tout un chacun
Les normes ont remplacé les règles
 
Dans une société vivante les individus dépensent leur énergie ; ils s’entraident les uns les autres et se retrouvent ensemble pour gérer ce qui les dépasse, le volcan, la tempête, l’inondation et les questions sans réponses auxquelles ils apportent des réponses collectives qu’ils appellent religion et qui les apaisent parce que tout le monde y croit ou fait semblant d’y croire. Les règles sont les lignes à suivre pour avancer vers le but de sa société et vers son propre but. Ces lignes sont droites par la simple utilisation du mot règle et elles libèrent l’énergie individuelle à la seule condition que cette énergie ne s’oppose ni au groupe ni au sacré qui le soude.
Le matérialisme du XXe siècle a tout désacralisé sans se rendre compte qu’il dissolvait par là-même le lien spirituel du groupe, celui qui permettait de prendre le risque de l’autre en s’acceptant incomplet. Chacun a été invité à se croire accompli, à se vouloir complet et à n’avoir besoin des autres que matériellement. Cette utopie non réfléchie fait se décomposer tous les groupes, du couple à la famille puis à la société commerciale ou à l’association loi de 1901. Chaque individu est invité à se prendre pour un petit dieu mais comme il reste un animal social, il cherche à se regrouper avec d’autres petits dieux qui ont les mêmes certitudes que lui. C’est la base des communautarismes qui nous rongent de l’intérieur car nous ne les remarquons que chez les autres. Communautarisme islamique certes mais aussi communautarisme politique, communautarisme médiatique, financier, communautarisme professionnel et même communautarisme amical.
 
Les règles qui formaient un cadre libérateur sur lequel on pouvait s’appuyer pour avancer ont été remplacées par les normes qui forment un cadre apparemment tout aussi sécurisant mais en fait oppressant où celui qui est hors du cadre est le mal, ce qui empêche de voir le mal en soi-même. La règle menait au bien, la norme définit les limites du bien et voue aux Gémonies tout ce qui lui est extérieur. C’est, venant d’outre Atlantique, le règne de la judiciarisation de tout, c’est le prêt-à-penser que les lois Pleven du 1er juillet 1972 et Gayssot du 13 juillet 1990 ont rendu obligatoire et qu’il est devenu délictueux de discuter. La liberté d’expression n’est plus en France qu’une très belle coquille vide. N’a le droit de s’exprimer que ce qui est dans la norme, que ce qui est décrété normal par décision politique.
 
Ce phénomène a pris une ampleur démesurée à partir de la deuxième moitié du XXe siècle où l’on a figé le mal à Berlin en 1940 comme les Eglises l’avaient précédemment figé en enfer. Comme tout bon curé menaçait de l’enfer les enfants de tous âges, tout "bon" journaliste accuse de vouloir retourner "aux heures les plus sombres de notre histoire" quiconque à l’audace de penser que le travail, la famille et la patrie sont trois règles fondamentales. On est passé de la "reductio ad Hitlerum" des années 50 à la "loi" de Godwin qui énonce que toute discussion qui s’éternise fait forcément entrer le nazisme comme mal de référence et repoussoir nécessaire..
C’est la norme étouffante qui crée la radicalisation et qui introduit la violence et l’élimination physique du mal. Et l’on se dirige sans le vouloir vers ce que l’on voulait fuir.
La règle était une ligne de conduite, la norme est un enfermement dans un cadre qui a le droit d’être mensonger puisqu’il n’est pas discutable.

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Diagnostic

Publié dans En France
Diagnostic
 
Ce diagnostic se divise en trois parties. D’abord une approche fondamentale de ce qu’est l’économie en anthropologie, puis les déviations qui ont abouti à l’impasse actuelle et enfin les pistes de solutions.
 
L’économie en anthropologie
Tout groupe d’êtres humains a au départ une raison d’être et organise dans ce but les apports de chacun et rend complémentaires les différentes énergies individuelles. Cette organisation a été improprement appelée troc en supposant une simultanéité du don et du contre-don qui n’a jamais été systématique. Le don et le contre-don existent dès la création du groupe (couple, association ou tribu) mais ils ne sont que très rarement simultanés.
L’anthropologue et professeur au Collège de France Marcel Mauss a parfaitement expliqué que le don entraînait le contre-don et que le "donner-recevoir-rendre" était au service du lien social et qu’il le nourrissait. Mauss a développé que le don et le contre-don était ce qu’il a appelé un "fait social total" à dimensions culturelle, économique, religieuse, symbolique et juridique et qu’il ne pouvait être réduit à l’une ou à l’autre de ses dimensions. Mais quand la taille du groupe devient importante, la détection des profiteurs et des tire-au-flanc devient difficile et rend obligatoire la simultanéité du contre-don. L’origine de la monnaie est cette invention du contre-don simultané.
La monnaie est donc culturelle, économique, religieuse, symbolique et juridique. Par sa facilité d’usage la monnaie est devenue le regard que le groupe utilise pour isoler les richesses échangées contre de la monnaie dans le fatras des productions. C’est parce qu’une production trouve acheteur qu’elle est reconnue comme richesse et non comme embarras ou déchet. Toutes les fonctions de la monnaie décrites depuis l’antiquité, réserve de valeur, unité de compte et intermédiaire des échanges, découlent toutes de ce que la monnaie estl’étalon culturel de la richesse. C’est l’énergie du groupe, l’énergie sociale, quand le travail est l’énergie individuelle. La monnaie est reconnaissance par le groupe du travail individuel. Toutes les querelles autour de la monnaie viennent de la difficulté à marier la notion de richesse qui est un regard dynamique essentiel au lien social avec la notion d’étalonnage qui est arithmétique et avec la notion de culture qui est sociologique. Toutes les incompréhensions viennent de simplifications excessives et contradictoires.
 
Les déviations
Le XXe siècle, sous impulsion anglo-saxonne commerçante, a fait croire par une fabrication de contre-dons que l’augmentation de la production était une augmentation de richesse, et par une très belle illusion qu’une dépense était une richesse et que l’augmentation des échanges commerciaux était aussi une augmentation de richesse. Tout a été fait pour que l’on croie à ces deux erreurs, à commencer par la diffusion de l’idée que ces augmentations de richesses permettaient de moins travailler, ce qui a beaucoup plu aux peuples latins. La richesse n’étant qu’un regard, la propagande a remplacé une démonstration inexistante.
 
Pour faire croire que la croissance du commerce était augmentation de richesse on a additionné tous les échanges dans une zone donnée en appelant finement cette addition d’échanges "gross domestic product" servilement traduit en français par "produit intérieur brut". En se servant à tout propos de pourcentages du PIB comme d’une ressource ou de son augmentation comme d’une victoire, on a instillé dans les esprits que le commerce était en soi une richesse et que son développement était "la" croissance, alors que le commerce n’est que l’intermédiaire qui se fait payer pour mettre en relation producteurs et consommateurs.
A la méthode Coué, d’une dépense on a fait une richesse, d’un emploi on a fait une ressource. Comme cela ne marche évidemment pas on a nommé ce ratage, la crise, et on a fait de la fuite en avant en cherchant de nouveaux marchés, en inventant la concurrence, l’austérité et le nouvel esclavage dans l’espace qu’est la mondialisation.
Pour faire croire que l’augmentation de la production était augmentation de richesse on a simplement fabriqué du contre-don utilisable à tout moment. Plus on fabriquait de la monnaie plus on faisait croire que les productions étaient des richesses sans que personne ne s’appauvrisse pour le reconnaitre.
 
Depuis le début du XXe siècle, par cette inflation dans son vrai sens, on a sans arrêt dévalué toutes les monnaies par rapport à l’or. Dans les années 70 on a même cassé le thermomètre en déconnectant les monnaies de l’or et l’erreur est devenue encore moins facilement perceptible. N’étant dorénavant liées ni à l’or ni au travail humain utile qu’étaient le don et le contre-don, les monnaies ne sont plus limitées dans leur fabrication et elles se sont donc toutes totalement dévaluées. Aujourd’hui les monnaies ne valent plus rien. Il n’y a que les peuples qui ne le savent pas. On a oublié que la monnaie n’était une énergie que parce qu’elle était contre-don d’un travail utile. Elle était et n’est plus stockage de travail humain. Pour retarder cette prise de conscience on a remplacé la coopération par la concurrence et seul le désir de ne pas mourir le premier empêche une flambée générale des prix. Pour que la fausse monnaie soit utilisée et pour que les productions continuent à être reconnues comme richesses, elle est prêtée à tout va en créant un nouvel esclavage, l’esclavage dans le temps qu’est la dette.
 
          Les acteurs des déviations
Pour arriver à un tel imbroglio il a fallu que plusieurs corps s’agrègent pour que la propagande soit malheureusement convaincante.
Les banques créent la monnaie. Elles ont d’abord détourné le pouvoir régalien de battre monnaie puis l’ont confisqué aux Etats-Unis en 1913 par la création de la FED et en Europe par le traité de Maastricht et le passage à l’euro. Cœur du système, les banques l’ont créé et l’entraîneront dans leur chute. C’est la bête de la mer de l’Apocalypse "Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête" Ap 13,3.
Les medias et leur propriétaire, la publicité, prennent au peuple la monnaie nécessaire à lui faire croire par le plaisir qu’il est possible d’être heureux sans vision. C’est la bête de la terre de l’Apocalypse, celle qui "faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête" Ap 13,12. "Elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer" Ap 13,14.
 
Les multinationales et la science économique donnent au peuple de quoi survivre et payer la publicité. On a inventé la science économique qui a remplacé le bon sens par une logorrhée déguisée en mathématique et qui a délivré des diplômes sanctionnant les étudiants qui avaient répété sans comprendre tout ce qu’on leur avait embecqué. La science économique cherche sans succès à démontrer qu’il y a des solutions hors bon sens. Elle est la référence officielle nobélisée des deux erreurs sur l’augmentation de la richesse par l’augmentation de la production et par l’augmentation des échanges. La science économique a envahi les multinationales qui, déconnectées de la réalité, ont besoin des banques pour cacher leurs pertes. Les multinationales font de la cavalerie entre elles pour dégager des bénéfices fictifs. Grâce au principe irréaliste de pérennité de la comptabilité, elles peuvent présenter en toute légalité, des passifs sous-évalués et des actifs surévalués.
 
La recherche et l’innovation. La recherche récupère de belles intelligences déboussolées et les met au service de qui la paye sans se préoccuper d’où vient l’argent, du vrai but recherché et des deuils que les innovations généreront. La recherche vit dans le cercle fermé "demain paiera et demain sera mieux grâce à l’innovation".
Les politiques, pour ne pas faire trop travailler au présent les électeurs-consommateurs, veulent faire travailler le passé par l’augmentation de la ponction fiscale, faire travailler le futur par l’augmentation de la dette et faire travailler les autres par la balance commerciale excédentaire. Si la balance commerciale est déficitaire on fera travailler davantage le passé et le futur, c’est-à-dire les électeurs-consommateurs et leurs enfants. Les politiques nous ont construit un pays de Cocagne illusoire fondé sur l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme et sur l’esclavage dans le temps qu’est la dette, un eldorado où l’homme n’aurait plus à travailler mais la partie des peuples encore au travail vit de plus en plus mal de recevoir systématiquement sur la tête le marteau que leurs dirigeants ont envoyé en l’air pour que leurs électeurs ne se fatiguent pas.
 
          Les spectateurs des déviations
Les peuples changent leurs dirigeants chaque fois qu’ils le peuvent et constatent que tout empire. Mais ils ont été formatés à croire à l’esclavage dans l’espace pour payer moins cher et à l’esclavage dans le temps pour ne même plus se poser la question du "Qui paye ?". On les a même formatés à limiter dans leurs têtes l’esclavage au vilain esclavage des gentils noirs par les méchants blancs.
Les intellectuels sont en voie de disparition. Les derniers spécimens comme Michel Onfray disent "Le bateau coule, mourez debout ". D’autres comme Jacques Attali se réfugient dans la logorrhée en fondant tout sur le marché, la démocratie et l’initiative personnelle. Mais le marché dit que l’homme ne vaut plus rien depuis que l’humanité est passée en deux siècles de 1 à 6 milliards d’individus alors que la démocratie dit rigoureusement l’inverse en faisant semblant de sacraliser l’individu. Le message intellectuel d’Attali traduit en français n’est que "Débrouille-toi entre moins l’infini et plus l’infini".
Les religions par une absence d’analyse incroyable, se sont auto réduites au monde des Bisounours sans vision, sauf une partie de l’Islam qui, sur une lecture littérale du Coran soigneusement éludée, enflamme encore.
 
Les axes de solutions
Non par calcul mais par simple sédimentation des médiocrités dans une société sans vision, nous avons construit une société monstrueuse et totalement instable. Nous assistons même à la querelle désolante bien que sans doute de bonne foi entre ceux qui comme l’Union Européenne veulent plus de mondialisation pour avoir moins de dettes, et ceux qui comme Mélenchon & Co, veulent plus de dettes et moins de mondialisation.
Il nous faut pourtant répondre à la question dramatique à laquelle nous sommes chaque jour davantage confrontés et qui est de savoir s’il y a un autre moyen que la guerre pour nous remettre les yeux en face des trous. Y répondre positivement est le devoir des générations actuelles.
La direction pourrait être celle-ci :
1 – Expliquer ce qui se passe à un peuple perdu, anesthésié et étourdi pour lui redonner une vision, le réveiller et le dégourdir. Redonner en premier lieu sa place à la coopération face à la concurrence et ensuite leurs places aux devoirs face aux droits, au travail face à la dette, à la fraternité face à la solidarité, à la rigueur face au laxisme, au réalisme face au rêve.
2 – Retrouver notre souveraineté pour pouvoir agir.
3 – Ne pas importer plus que ce que nous exportons et fabriquer en France, même plus cher, ce que nous importons sans être capable de le payer. C’est l’esprit de la charte de La Havane et de l’Organisation Internationale du Commerce, mère de la parricide Organisation Mondiale du Commerce.
Donner par ces décisions conformes à l’O.I.C. mais opposées à l’U.E. et à l’O.M.C., du travail à tous les nationaux qui en demandent, par la création d’entreprises de production à capital mixte public-privé.
4 – Une fois les Français au travail, rééquilibrer petit à petit pour faire payer par le présent ce qui est consommé au présent en renonçant à faire payer le passé par l’impôt et le futur par la dette. Là est évidemment le plus gros problème mais qui ne pourra être abordé que lorsque les trois premiers points auront été réalisés.

Envoyé par l'auteur - www.surlasociete.com

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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