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FADDA Denis

FADDA Denis

Né le 24 novembre 1943
Marié - 3 enfants
 
 
Haut fonctionnaire international
     (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture)
Ancien Président de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer
 
Docteur d'Etat en Droit
Diplômé de 3ème cycle en Histoire
D.E.S de Droit public
D.E.S de Science politique
Maîtrise ès Lettres
Diplômé de l'Institut des Hautes Etudes Internationales (IHEI)
     et de l'Institut libre d'étude des relations internationales (ILERI)
Ancien élève de l'Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine
     et de l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), dit Langues O'

Professeur des universités associé  
     enseignant dans différentes universités étrangères
Administrateur de l'Université Senghor d'Alexandrie

Membre de la Société française pour le droit International
Secrétaire général de l'Institut des Sciences Juridiques du Développement (1971-1979)
Membre de la Commission nationale française pour l'Unesco (1978-1980)
Administrateur et Secrétaire général de l'Office Information Culture et Immigration (I.C.E.I.) et de l'Agence nationale pour le développement des relations interculturelles (A.D.R.I.) (1976-1983)
Fondateur du Forum Méditerranéen de la Culture
Président international de La Renaissance Française
Membre de l'Académie des Arts, Lettres et Sciences de Languedoc
Président de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer
 
Distinctions
Chevalier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre national du Mérite
Médaille de la FAO
Médaille d'or de La Renaissance Française

URL du site internet:

A nos portes un monde en feu

Publié dans De par le monde
On se massacre en République centrafricaine mais à Paris la solution a été trouvée : donner un Premier Ministre musulman à ce pays où notre manque de clairvoyance a empêché l'intervention française au moment où les colonnes armées ont commencé à arriver du Nord, en janvier 2013.
On se massacre au Proche-Orient ; les représailles succèdent aux représailles. Des centaines et des centaines de morts, quelque 10 000 maisons détruites à Gaza.
On se massacre en Libye.
On continue à se massacrer en Syrie.
En Ukraine, l'Armée nationale organise le siège de Donetsk.
On massacre au Moyen-Orient, en Irak. Méthodiquement, devant le monde entier, "l'Etat islamique"s'emploie à éliminer les populations chrétiennes et yazidi.

Que fait la France ?
Elle a envoyé des troupes en Centrafrique, trop tard, en trop petit nombre et en limitant à la fois leur mission et leurs moyens d'action.
Avec les Américains et les Anglais, elle a provoqué la chute de Kadhafi mais n'a pas mesuré les conséquences de son intervention comme les Américains n'avaient pas mesuré les conséquences de leur action contre Saddam Hussein. L'après-Kadhafi n'a pas été organisé. Comme la Somalie, le pays est désormais sans Etat et l'armement considérable que possédait le leader libyen se trouve disséminé de l'Afique occidentale et centrale à l'Asie.

Bien que fort tenté, notre pays n'est pas intervenu en Syrie. Heureusement, Obama n'a pas tenu ses promesses ! Les populations auraient souffert un peu plus encore. Mais des armes ont été envoyées, des armes qui ont immédiatement été utilisées contre les Chrétiens et qui le sont encore aujourd'hui. Bachar el-Assad n'est pas tombé. Il se pourrait bien que l'Occident ait, sous peu, besoin de lui.

Le jeune gouvernement ukrainien conforté par Bruxelles s'est lancé à l'assaut des Ukrainiens russophones. C'est insensé ! En 1914, le grand Lyautey, ulcéré, s'écriait qu'une guerre entre la France et l'Allemagne, entre Européens, était une guerre civile. Cent ans après, pourtant, on fait mieux : une véritable guerre, avec armes lourdes, entre membres d'une même nation européenne. On parle déjà d'un "nouveau Stalingrad" sur le territoire de l'Ukraine ! 

Dans quelques jours, après de terribles souffrances, les Chrétiens du nord de l'Irak et les Yazidi risquent d'avoir tous disparu et les fanatiques, peut-être, se seront rendu maîtres de l'ensemble du Kurdistan irakien et auront atteint Bagdad. A l'ouest, si Damas s'effondre, le Liban ne pourra résister et l'Etat islamique aura atteint la frontière turque.

Entre-temps, plusieurs autres millliers de migrants, abandonnés aux mains de "passeurs" sans aucun scupule, auront gagné le continent européen.
Nous contenterons-nous de nous donner bonne conscience ? En Irak, les avions américains bombardent, mais pour quelle efficacité ? On parachute des vivres, c'est bien, évidemment, mais cela permettra-t-il de sauver la vie des populations si gravement menacées. Ailleurs, on négocie ou on "facilite" des négociations, pour quel résultat ?
Il y a le feu à nos frontières et extrême urgence à agir, efficacement. Inconsciente, l'Europe qui se prétend "faiseuse de paix" n'a encore pas montré ce dont elle est capable hors de ses frontières. Loin de là. Et il est possible de prévoir que massacres et exodes de masse continueront.              
 
 

Une Europe de paix ?

Publié dans Avec l'Europe
La campagne électorale actuelle donne à beaucoup l'occasion de rappeler la contribution de l'Europe à la paix continentale et de souligner son aptitude à pacifier les relations entre les nations.
L'attitude de l'Europe à l'égard de l'Ukraine ne met pas en évidence cette qualité.
Les fautes de l'Europe en Bosnie avaient déjà montré au monde les insuffisances et les limites des institutions européennes.

En Ukraine, le manque de savoir-faire de l'Europe est affligeant.
Avec une grande méconnaissance des réalités et une incroyable maladresse, l'Europe, imprudemment associée aux Etats-Unis, a cru que le moment de "s'emparer" de l'Ukraine était venu. Elle n'a fait qu'exacerber les antagonismes, encourager les oppositions et ainsi accompagner, volontairement ou non, un processus de détérioration que n'auraient jamais voulu les populations. Elle porte une lourde responsabilité.
Nous sommes maintenant entraînés dans une spirale qui ne peut conduire qu'à plus de violence.
 
L'Europe, une "faiseuse de paix" ? Vraiment ?
Que fait-elle ? Elle prend des sanctions contre la Russie ?
Mais l'affaire est maintenant d'abord une affaire intérieure ukrainienne.
 
L'Europe doit enfin prendre conscience de ses graves erreurs, admettre que l'Ukraine ne pourra jamais tourner le dos à la Russie, favoriser un dialogue entre ukrainiens et russes et surtout entre ukrainiens eux-mêmes. Il faut se rendre à l'évidence, l'Ukraine que nous connaissions a vécu ; aujourd'hui seule une solution fédérale est possible, mais pour combien de temps encore ? Il faut aller vite, très vite avant que ne soit atteint l'irréparable.

La Crimée retourne à la Russie

Publié dans De par le monde
La Crimée retourne à la Russie

Le peuple de Crimée a voté. La région veut quitter l’Ukraine pour rejoindre la Russie.
Comment s’en étonner ? L’Europe paie sa politique à l’égard de la Serbie. Elle paie aussi son imprévision en Ukraine.
Si les Européens ont accepté – et même voulu – l’indépendance du Kosovo, comment peuvent-ils aujourd’hui s’étonner que le peuple de Crimée fasse le choix qu’il vient de faire ? Que la Russie ait largement contribué à précipiter les choses par des méthodes d’un autre âge ne change rien quant au fond.
Au Kosovo – région historiquement si serbe - la population serbe est progressivement devenue minoritaire. L’Europe a considéré que c’était là une raison suffisante pour détacher le Kosovo de la Serbie et accorder l’indépendance à ce territoire. La France a favorisé cette politique et s’est même empressée de reconnaître le nouvel Etat. L’Espagne, plus prudente, ne l’a pas fait, bien consciente que ce grave précédent pourrait lui être opposé par les Catalans ou les Basques. La communauté internationale, dans son ensemble, n’a pas encore reconnu l’indépendance du Kosovo et ce pays n’est donc toujours pas membre des Nations Unies.
Que s’est-il passé en Crimée ? Les Tatars qui, dès la cession de la péninsule à la Russie par l’Empire ottoman en 1792, avaient commencé à s’exiler, ont été massivement déplacés sous Staline, souvent déportés en Sibérie, et remplacés par une population russe. Les Russes sont devenus très largement majoritaires. Ils décident maintenant de quitter l’Ukraine comme les Kosovars ont quitté la Serbie.
L’Europe, comme  les Etats-Unis, va  bien prendre des sanctions contre la Russie ; cela n’y changera rien. On peut prévoir que la Crimée sera intégrée à la fédération de Russie et le restera.
L’Europe ne peut s’offusquer sans se voir reprocher ses contradictions. Peut-elle refuser à la majorité du peuple de Crimée ce qu’elle a accordé à la majorité du peuple du Kosovo ?
L’Europe paie sa politique à l’égard de la Serbie ; elle paie aussi sa politique – ou sa non politique – à l’égard de l’Ukraine. Elle a des reproches à se faire. Si elle avait mieux géré l’affaire ukrainienne, la Crimée ne tournerait pas le dos à Kiev aujourd’hui.
En arrivant en Ukraine comme des éléphants dans un magasin de porcelaine, en ne prenant nullement en compte l’Histoire, les cultures, les sensibilités, en prétendant mettre de côté la Russie, l’Union européenne et les Etats-Unis -  dont les intérêts, au demeurant, ne sont pas forcément convergents -  n’ont fait qu’exacerber la sensibilité des russophones d’Ukraine et facilité l’intervention russe. Rien ne pouvait se faire en Ukraine sans coopération avec la Russie.    

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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