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GALIMARD FLAVIGNY Bertrand

GALIMARD FLAVIGNY Bertrand

Né le 13 octobre 1947
Marié – 3 enfants

 
Etudes de droit (section Droit des affaires)
Etudes de lettres (3° cycle, thèse sous la direction de Marc Soriano)
 
 Chroniqueur du marché de l’art et plus spécialement celui de la bibliophilie dans :           
. Le Magazine du bibliophile (depuis 2000)
. Historia (depuis 1980 - 2006)
. Le Figaro littéraire (1978- 2006)
. La Gazette de l’hôtel Drouot (depuis 1978)
. Les Petites Affiches (depuis 1976)
 
Critique au Figaro Littéraire  (jusqu’en 2006) et chroniqueur aux Petites Affiches.
Collaboration
     Quotidien de Paris
     Le Monde
     Le Magazine littéraire,
     France Culture (Un livre et des voix , A voix nue)  
 
Reporter en Afrique, au Moyen-orient et en Asie
Articles publiés essentiellement dans :
     Le Journal de Genève (1980-1991)
     Le Figaro
     France-Soir (1980) 
 
Président de l'Association des journalistes du marché de l’art (AJMA) (1995-2002)
Secrétaire général du PEN Club (1995-1998)

Capitaine de Frégate (r) - Breveté BT/OR - ancien administrateur de l’ACORAM.
      Conférencier dans le cadre du CESM
Cours à l’Ecole navale sur les Comportements et traditions marine
 
Ouvrages
Une vingtaine d’ouvrages dont :
Guide des saints et de leurs attributs, De Vecchi, 2010
Histoire de l’ordre de Malte, Perrin, 2006 – 2° édition collection Tempus, 2010.
La Poignée de porte, Séguier, 2008
Bibliofolies, chroniques d’un bibliophile, les Billets de la Bibliothèque, 2008
Les Eponymes de l’automobile au XX° siècle, MCCibié, 2007
Etre bibliophile - illustré par Tipi, Séguier, 2004
La légion d’honneur, un Ordre au service de la Nation
     en collaboration avec Anne de Chefdebien,Découvertes-Gallimard, 2002.
La princesse et la Peuhl, carnets africains,illustrations de l’auteur, Séguier, 2001
Noblesse, mode d’emploi – dictionnaire à l’usage des nobles et des autres, Editions Christian, 1999.
Les chevaliers de Malte, des hommes de fer et de foi (Découvertes- Gallimard, 1998)
Le Livre roi (Librairie Giraud-Badin, 1989)
Ordres et contre-Ordres de chevalerie (Mercure de France, 1982)
     couronné par le prix Mottard de l’Académie française.
LesSociétés civiles,  Que sais-je ?  P.U.F. (1981)
 
Distinctions
Chevalier de la Légion d’honneur
Chevalier de l’Ordre national du Mérite 
Commandeur du Mérite de l’Ordre souverain de Malte
Commandeur du Mérite de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre

URL du site internet:

La pauvreté des propos sur les riches

Publié dans A tout un chacun

Le monde économique s’affole. Nous entendons des craquements signes d’un effondrement imminent ; des fissures se dessinent dans les budgets des Etats membres de l’Union européenne. A l’exception de celui de l’Allemagne, cette grande Allemagne  dont nous admirons le "miracle" qu’elle incarne et qui agit en collaboration de la France qui acquiesce à ses propositions, pour notre bien à tous. Je n’entends rien à la finance. Pourquoi prendre alors la plume ? Il conviendrait que je la laisse aux experts. Ceux-là avancent d’ailleurs d’excellentes solutions, notamment celle d’augmenter les impôts des riches. Cela ne devrait pas m’importer, je ne suis pas riche. Quelques uns de ceux-là se sont même montrés prêts à contribuer davantage au déficit du budget de l’Etat. Pardon, j’ai commis un lapsus, il aurait fallu écrire à l’assainissement de la dette.
Car enfin, cette constante annonce de faire payer les riches, venant de la gauche comme de la droite, a quelque chose de ridicule. Cette pauvreté des propos des politiques masque-telle leur incompétence ou leur impuissance ? Nous aimerions leur dire que ces effets de manche sont vains et que les électeurs sont las.
Il n’y a pas si longtemps, un magazine avait réalisé une enquête sur l’état de la France. En complément de l’article principal, des encadrés contenant les avis de philosophes, d’historiens, d’économistes, de sociologues, bref tout ce qui compte en matière de réflexion, offraient des propositions voire des solutions au mauvais fonctionnement de l’Etat. La grande majorité de ces propositions était loin d’être farfelue, au contraire. Rencontrant le rédacteur en chef du magazine, je lui ai suggéré de compléter l’enquête par les réactions publiées face à face, d’un porte-parole de la gauche et de la droite. Il a haussé les épaules avant de me répondre : "Nous le leur avons demandé, ils n’ont pas souhaité répondre".

L'ISF au service des Politiques

Publié dans A tout un chacun

L’impôt sur les grandes fortunes, l’ISF est exemplaire. Se souvient-on qu’il fût inventé par les socialistes qui avaient mis l’accent sur le terme solidarité ? Sait-on que ISF se traduit en réalité par Impôt de solidarité sur la fortune, ce qui, évidemment grammaticalement ne veut rien dire. En matière de politique, le respect de la langue française n’est pas une priorité. Quoiqu’il en soit cet impôt-là brandi comme un épouvantail a permis à bon nombre de Français qui auraient pu participer à l’élan économique de la France, de connaître les charmes des pays voisins qui ont compris depuis longtemps que la solidarité ne passait pas par la spoliation des uns pour théoriquement remplir les poches des autres. Le mythe de Robin des Bois et de Cartouche, perdure. Sur le papier, l’idée pouvait paraître bonne, ce fut une catastrophe. Tous les pays qui s’étaient laissés séduire par elle, ont abandonné cet impôt confiscatoire et anti-productif. La France finit par, elle aussi, le supprimer. Las, la droite au pouvoir perdit les élections et la gauche triomphante rétablit cet impôt en insistant encore sur l’idée selon laquelle en prenant aux riches on donnait aux pauvres. Nous connaissons le résultat de cette idéologie : Le trésor public perd chaque année une quinzaine de milliards de recettes par an pour un rapport ridicule d’ 1,5 milliard, soit moins que ses coûts de gestion. Du coup les gouvernements successifs aménagent comme ils le peuvent la fiscalité pour tenter d’endiguer l’hémorragie. Chaque initiative est saluée par l’opposition de gauche comme une atteinte à la solidarité.
Malgré toutes les études, une fois de plus les hommes politiques de droite ont renoncé à supprimer l’ISF, même s’il devrait être allégé. Non pas parce qu’ils veulent enrichir les pauvres et se donner les moyens de répartir les richesses, mais parce qu’ils ont peur de perdre les élections. Perdre les élections ! Ne plus être un élu, ne plus être au pouvoir ! Voilà le nœud de l’affaire. L’ISF est en effet exemplaire. Sa pérennité apporte la preuve que les hommes politiques quelles que soient leur idéologie ne sont nullement préoccupés par le bien public mais par le leur. Car si ces gens-là écoutaient les économistes, et même les citoyens, je veux dire ceux qui font fi des idéologies et qui contribuent à tous les niveaux, par leur travail à la bonne marche de l’économie française pour le bien de tous, il y a beau temps qu’ils auraient supprimé cet ISF.
Nous ne nous faisons pas d’illusion, les élections sont proches, l’ISF a en effet de beaux jours devant lui, avec ou sans bouclier.
                       

* le signataire de l’article n’est pas assujetti à cet impôt, il rêve simplement à une France dépourvue de mauvaise foi.

Perpétuité soldée

Publié dans A tout un chacun

dont les nombreuses nuances expriment la précision. Le vocabulaire juridique, par exemple qui semble à beaucoup, être un jargon incompréhensible, est ainsi formé qu’il ne permet aucune faille. La preuve en est, qu’un mot oublié ou modifié entraîne la cassation d’un jugement ou d’un arrêt. Les conséquences en sont parfois dramatiques lorsqu’un individu soupçonné d’un crime est ainsi remis en liberté.
Les termes judiciaires sont parfois modifiés, suivant une évolution de la société ou sous l’influence de quelque idéologie. Nous avons vu disparaître l’inculpation au profit de la "mise en examen", car l’on considéra à l’époque, en 1993, que la première désignation laissait croire à une culpabilité.
Un criminel récidiviste a été, récemment, "condamné à une peine de réclusion à perpétuité, avec 22 ans de période de sûreté", pour la tentative de viol et le meurtre d’une jeune femme dans une voiture d’un RER. L’individu ayant accompli 3 ans de détention en préventive, voit cette peine ramenée à 19 ans. Nous disons bien 19 ans, car, contrairement à une croyance populaire, la détention en préventive, ne "compte pas double". Les magistrats ont appliqué la Loi et condamné ce criminel à la plus haute peine prévue par le code pénal.
Une partie du public se montre choqué par l’interprétation du mot perpétuité qui ne correspond plus à sa définition : "Durée sans interruption, sans discontinuation", selon le Dictionnaire de l’Académie française. Quoique le Robert y apporte une nuance : "Durée infinie ou indéfinie et par extension, très longue".
En dehors de ces querelles de langages, c’est néanmoins le résultat de la chose jugée qui n’est pas perçu comme il devrait l’être. L’abolition de la peine de mort a contraint le législateur à mettre en place une peine de substitution, il a naturellement choisi la perpétuité. Or celle-là ne l’est pas en réalité, du moins ne semble pas être un remplacement de la peine capitale, d’autant plus que cette perpétuité est assortie de sûreté,  ce qui signifie bien que cette peine n’est pas perpétuelle.
Quelle solution apporter à ce problème, me direz-vous ? Lorsque nous entendons que tel individu qui commis tel ou tel crime enquiert la perpétuité, nous haussons malheureusement les épaules. Comme le soulignait le père de la jeune femme assassinée, "la perpétuité, c’est nous qui la subissons".
Autant nous sourions lorsque nous apprenons qu’un escroc, aux Etats-Unis, est condamné à 125 ans de prison, autant nous ressentons un certain abattement face à une peine d’à peine 20 pour un crime horrible.
Cette "perpet soldée" relève d’une idéologie qui a affadit notre vocabulaire. Ne pas dire ce qui pourrait fâcher. Dans ce cas, supprimons la peine de prison à perpétuité et que le code pénal affiche une grille précise. 

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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