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GAVE Charles

GAVE Charles

Né le 14 septembre 1943
4 enfants


Economiste et financier

Président Fondateur de l'Institut des Libertés (www.institutdeslibertes.org)


Diplômé de l'université de Toulouse (DECSS d'économie)
     et de l’université de Binghamton (MBA),

Président Fondateur de Gavekal research (www.gavekal.com) et de Gavekal securities (Hong Kong)
Membre du conseil d'administration de SCOR
Co-fondateur de Cursitor-Eaton Asset Management (Londres) (1986)
Créateur de l'entreprise Cegogest (recherche économique) (1973)
 
Ouvrages
Charles Gave s'est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire :
Des Lions menés par des ânes (Editions Robert Laffont) (2003)
     où il dénonçait l'Euro et ses fonctionnements monétaires.
     Ouvrage préfacé par Milton Friedman
Un libéral nommé Jésus, Bourin, 2005
C'est une révolte ? Non, Sire, c'est une révolution. L'intelligence prend le pouvoir, Bourin, 2006
Libéral, mais non coupable, Bourin Éditeur, 2009
'Etat est mort, vive l'état - Editions François Bourin 2009
     Dernier ouvrage qui prévoyait la chute de la Grèce et de l'Espagne. 

URL du site internet:

Pour qui vraiment voter ?

Publié dans Avec l'Europe
Pour qui allez-vous vraiment voter lors des Elections Européennes ?
 
Dans moins d’un mois, les élections européennes vont avoir lieu, et comme toujours en France, les media essayent de vous faire croire qu’il s’agit d’une élection comme une autre, où vont s’opposer une fois encore Madame Le Pen et le Président Macron, les Républicains jouant leur rôle habituel de cocu enfermé dans le placard et qui loupe les moments intéressants à chaque élection.
Bien entendu, il s’agit-là d’une foutaise totale.
Les Français vont voter à la proportionnelle pour des députes dont la plupart feront partie ensuite de groupes au Parlement Européen. Et je peux avoir envie de voter pour le groupe de monsieur Salvini ou monsieur Orban en tant que citoyen français puisqu’il s’agit d’une élection européenne et que ces hommes se sont alliés dans ces groupes à des partis politiques français. Ce qui me force à voter pour cet allié, si j’aime bien monsieur Salvini… Dans ce cas de figure, je ne vote pas pour le Rassemblement National, mais pour le groupe auquel appartiennent et le RN et la Ligue du Nord.
 
Dans le papier de cette semaine, je veux donc d’abord rappeler à quel groupe vont se rattacher les différentes listes qui vont se présenter aux suffrages des français pour ensuite préciser très brièvement quels sont les pouvoirs dudit Parlement et en quoi ces élections sont importantes.
Commençons par les groupes représentés au Parlement sortant, par ordre d’importance.
 
En italiques, mon commentaire sur ce que j’en pense, au cas où cela intéresserait le lecteur.
 
Le premier en nombre est le parti populaire européen ou PPE
qui compte 217 élus soit 29 % des députés.
Les principaux partis nationaux représentés sont l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU), avec 29 membres auxquels il faut rajouter 5 membres de la CSU, la Plate-forme civique (PO) polonaise avec 18 membres, le Parti populaire (PP) espagnol avec 17 membres, les Républicains (LR) français avec 16 membres et le Fidesz-Union civique hongroise (Fidesz-MPSz) avec 11 membres. Il est bien entendu présidé par un allemand. Voilà un groupe qui va perdre nombre d’élus tant on ne voit pas très bien pourquoi les Hongrois devraient y rester et tant il est certain que CDU, CSU, Républicains et le PP espagnol vont perdre de nombreux sièges.
Si vous votez pour la liste Républicaine menée par Bellamy, c’est pour ce groupe que vous voterez. Or les députés PPE ont toujours soutenu avec enthousiasme tous les transferts de souveraineté de chaque pays vers les institutions européennes. Ils ont aussi voté en faveur de toutes les lois portant sur les changements sociétaux touchant à la famille, la filiation, l’immigration etc… Le dernier exemple en date de ces trahisons ayant été le Traité de Marrakech, approuvé par 17 des 18 députés européens dits Républicains (Seule Nadine Morano votant contre). Dans le fond, monsieur Bellamy sert de faux nez pour maintenir l’électorat "Versaillais" chez les Républicains et dès qu’il sera élu, on lui dira de laisser travailler les grandes personnes et il fera ce que lui diront les allemands.
 
Vient ensuite l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D) : le centre gauche
Les Sociaux-Démocrates.
Deuxième force politique au Parlement européen avec 187 sièges (25% des eurodéputés), le groupe S&D compte lui aussi des députés européens issus des vingt-huit Etats membres. Également présidé par un allemand. Les cinq formations politiques qui y sont les plus représentées sont les suivantes : le Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) avec 27 membres, le Parti démocrate (PD) italien avec 26 membres, le Parti travailliste britannique (Labour) avec 20 membres, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) avec 13 membres, le Parti social-démocrate (PSD) roumain et le Parti socialiste français (PS) avec 10 membres chacun.
Le S&D va sans doute connaitre un véritable effondrement du nombre de ses députés tant les partis socialistes nationaux se sont ratatinés partout. J’imagine que peu de lecteurs de l’IDL s’intéressent à monsieur Glucksman, et donc mes commentaires seront limités au fait qu’il ne faut pas tirer sur une ambulance.  
 
Conservateurs et réformistes européens (CRE) : la droite eurosceptique
Avec 75 membres siégeant au Parlement européen (10% des eurodéputés), le CRE est le troisième groupe le plus important de l’hémicycle. Il regroupe un ensemble d’eurodéputés provenant de partis européens d’orientation eurosceptique du point de vue politique et libérale d’un point de vue économique. Co-présidé par le Britannique Syed Kamall (Parti conservateur) depuis juillet 2014 et le Polonais Ryszard Legutko (PiS) depuis juillet 2017, ses membres sont originaires de 19 pays de l’UE. Les principaux partis représentés y sont les suivants : le Parti conservateur britannique (Tories) avec 18 membres, le parti polonais Droit et justice (PiS) avec 14 membres, l’Alliance néoflamande (N-Va) belge (4 membres) et le Parti populaire danois (DF, 3 membres). Aucun parti français n’y siège.
Le poids des Conservateurs britanniques va s’effondrer, peut-être remplacés par des bataves ou des Polonais. Certainement mon groupe préféré avec monsieur Hannan, brillantissime. A ma connaissance, ces idées n’intéressent personne en France. 
 
Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) : Les Fédéralistes
L’ADLE regroupe 68 eurodéputés (9% de l’ensemble) issus de 21 Etats membres de l’UE. Depuis juillet 2009, l’ADLE est présidée par l’ex-Premier ministre belge Guy Verhofstadt C’est là que siège le Modem. Et c’est là que siègeront les élus "En Marche"
Les fanatiques de la construction européenne, présidé par un ex premier ministre Belge.
Les deux parties de la Belgique sont incapables de se mettre d’accord sur quoi que ce soit, et Mr. Verhofstadt veut exporter ce désastre au reste de l’Europe. Comprenne qui pourra…
Le groupe de ceux qui pensent que notre Président a tout compris, que Madame Loiseau a du charisme et que monsieur Barnier a servi son pays avec beaucoup de compétence.
 
Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) : Les anciens cocos
Tous, ou presque, soutiens enthousiastes de Cuba, du Venezuela. C’est la que siège notre France insoumise. Se disent de gauche mais sont plutôt…ailleurs, surtout dans leurs têtes. En général, ils ont un rapport très difficile à la réalité.
 
Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE) : Le groupe des pastèques
Verts à l’extérieur, rouges à l’intérieur.  Les garçons de plage et les diplômés en sociologie qui sont contre le progrès technique. Pas ma tasse de thé.
 
Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD) :  Les souverainistes presque fréquentables… 
L’ELDD compte 41 membres (5% des eurodéputés) issus de la droite populiste de 7 Etats membres. Le groupe est présidés par Nigel Farage (indépendant, ex-UKIP) depuis janvier 2017. Les principales formations politiques de l’ELDD sont le Mouvement 5 Etoiles (M5S) (Italie, 12 membres), le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, 3 membres), Debout la France (DLF, 2 membres) et Les Patriotes (LP, 2 membres). Le Royaume-Uni y compte par ailleurs 10 eurodéputés auparavant membres de UKIP, qui l’ont quitté après la démission de son ancien président Nigel Farage fin 2018.
Je ne sais pas trop quoi dire sur ce groupe qui n’existait que grâce à Farage. Pourrait bénéficier d’une hausse des élus chez cinq étoiles. Le parti des patriotes ne devrait pas avoir d’élu quant à monsieur Dupont-Aignan qui ne représente guère que lui-même, il est loin d’être certain qu’il aura des élus. Logiquement ce groupe devrait disparaitre et ses membres rejoindre l’ENL ou le CRE.
 
Europe des Nations et des Libertés (ENL) : les Méchants, dont le nombre devrait s’accroitre énormément. 
Il s’agit du plus petit groupe du Parlement européen avec 37 membres (5% des députés européens) originaires de 8 pays de l’UE. Co-présidé par le Néerlandais Marcel de Graaf (PVV) depuis juin 2015, rejoint par le Français Nicolas Bay (RN) en septembre 2017 en remplacement de Marine Le Pen (devenue députée française), ce groupe devrait surfer sur la vague populiste. Les principaux partis politiques qui y siègent sont le Rassemblement national (RN) (France, 14 membres), la Ligue du Nord (LN) (Italie, 6 membres), le Parti pour la liberté (PVV) (Pays-Bas, 4 membres), le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ, 4 membres) et le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) avec 3 membres qui ont rejoint l’ENL en janvier 2019.
C’est ce groupe dont le nombre devrait exploser et qui pourrait changer une fois pour toutes les rapports de puissance entre le Parlement et la Commission surtout s’il s’allie avec le CRE.
 
Non-inscrits (NI)
Au nombre de 22 (3% de l’hémicycle européen) originaires de 9 Etats membres, ces eurodéputés n’appartiennent à aucun groupe au Parlement européen (un groupe politique doit comprendre au moins 25 députés élus dans au moins sept pays.
Rien à dire. 
 
Résumons-nous
- Les chrétiens-démocrates, les fromages blancs, comme les appelait de Gaulle vont perdre beaucoup.
- La gauche sociale-démocrate va s’effondrer.
- Les fanatiques européens de l’ex premier ministre Belge n’ont pas le vent en poupe.
 
Or la somme de ces trois groupes assurait une majorité au Parlement pour la technostructure Bruxelloise puisque ces braves gens ne votaient pour ainsi dire jamais contre ce qui était proposé, le risque étant trop grand pour chaque député de ne plus être sélectionné pour la mandature suivante. Hélas, cette fois-ci seront élus ceux qui se sont opposés à la Commission, et non plus les béni oui-oui.  Les élus dociles vont être battus, voilà un mauvais signe pour la technostructure.
Et donc, les élections qui sont toutes proches sont extraordinairement importantes car nous allons avoir en fait l’un ou l’autre de ces trois résultats.
- Les trois groupes qui dominent l’Europe depuis ses débuts gardent la majorité. Si cela se produit, nous aurons une intense poussée des milieux trans-nationaux pour imposer le fédéralisme maintenant et sans possibilité de retour. Ce qui me fait penser à la phrase de Dante sur les portes de l’enfer "abandonnez tout espoir, vous qui entrez ici". Je repars pour Londres.
- Le parlement est scindé en trois, fromages blancs, gauchistes, populistes et tout se bloque. Plutôt sympathique comme résultat, mais rien n’est acquis.
- Les "populistes" sont majoritaires et là, la situation devient intéressante, puisque le Parlement devra élire le successeur de monsieur Juncker, qui pour une fois ne sera pas désigné par la Commission. Au dernier vote, il n’y avait qu’un seul candidat, Mr. Juncker, ce qui ressemblait beaucoup à l’élection du Président du Soviet Supreme.  Imaginons que le Parlement élise monsieur Farage, ce serait à mourir de rire…
Ou mieux encore que le Parlement décide qu’il est temps d’organiser au niveau Europeen un referendum sur l’immigration. On voit mal monsieur Macron refuser…
Le Parlement pourrait aussi retirer à la Commission le privilège de fixer l’ordre du jour du Parlement ainsi que le quasi-monopole de la rédaction des directives et la Commission se retrouverait au chômage technique, c’est-à-dire que nous aurions atteint le but désiré, faire sortir Bruxelles de l’Europe, pour se retrouver entre nous en dehors de la présence de ces sinistres technocrates qui veulent nous empêcher d’être différents.
 
Dans le fond, la seule chose à faire en Europe est le BRUXIT : Il ne faut pas sortir de l’Europe, il ne faut pas détruire l’Europe, il faut simplement sortir Bruxelles et la technocratie de l’Europe, et c’est tout. Virer les technocrates et se retrouver entre citoyens, voilà le but.
Et donc, chaque citoyen qui votera pour les Républicains votera pour ceux qui trahissent la Démocratie et la Nation depuis toujours, tandis que s’il vote pour LAREM, il votera pour ceux qui veulent à la fois trahir la Démocratie, la Nation et le Peuple.
 
Une étude récente vient en effet de montrer que ceux qui méprisent le plus la Démocratie sont les centristes, tandis que ceux qui la défendent sont les gens d’extrême droite ou d’extrême gauche. En tout cas, c’est ce que montre les élections en France depuis longtemps puisque le but du "centre" depuis toujours a été de s’allier avec la droite de la gauche pour empêcher la droite d’être représentée.
Puisque la gauche de gouvernement n’existe plus en France, ce serait une bonne chose pour la Démocratie si le centre n’allait pas voter cette fois ci. On se retrouverait entre gens intelligents.

Paru sur institutdeslibertes.org, 6 mai 2019

J’Accuse …

Publié dans Du côté des élites
J’Accuse ….
 
Tout le monde se souvient de l’article dans l’Aurore où Zola prenait la défense de capitaine Dreyfus. L’idée centrale de l’article était que la Justice était supérieure à tout et que rien ne pouvait justifier qu’un homme soit déshonoré, avili, et maintenu en prison alors qu’il était innocent.
Eh bien, je soutiens qu’aujourd’hui nous avons des milliers de Dreyfus un peu partout dans le monde, dont la vie et la carrière furent brisées comme le furent celle du capitaine Dreyfus, que les coupables sont des journalistes, et que cela se passe sans qu’il y ait eu le moindre procès. Et les victimes ne peuvent même pas faire appel.
Pour mieux expliquer ce que je veux dire, revenons en arrière.
 
La civilisation Judéo-Chrétienne a ceci d’admirable que la frontière entre le mal et le bien passe à l’intérieur de chacun d’entre nous et non pas en dehors.
Cela nous est expliqué dès les premières lignes de la Bible : après avoir mangé la pomme de la connaissance, Adam et Eve se virent nus, c’est-à-dire fragiles et mortels. Mais en comprenant ce qui pouvait leur faire du mal à eux, ils comprirent instantanément aussi comment faire du mal aux autres. De la prise de conscience que nous sommes mortels et vulnérables est donc née l’idée que nous pouvons tuer les autres ou leur faire du mal.  Et c’est à cet exact moment que le serpent, le Malin, entre dans l’histoire du monde, à l’instant même où nous sommes devenus conscients de notre propre vulnérabilité. Cette idée, que je trouve très forte, n’est pas de moi mais de Jordan Peterson. Et elle implique que chacun d’entre nous peut être en même temps ou à tour de rôle un salaud ou un saint, un héros ou un couard…
 
Et le Christ de nous dire "ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugé", ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas condamner, mais qu’en aucun cas il ne faut juger que l’autre est mauvais dans son essence. Un homme peut être coupable, et donc soumis au châtiment, mais jamais il ne peut être totalement mauvais. Le péché est haïssable, le pécheur jamais.
C’est ce qu’avait compris de Gaulle quand le Père Bruckberger vint lui demander la grâce de Joseph Darnand, immense héros de la guerre de quatorze et chef de la milice. Il répondit à Bruck, après avoir refusé de commuer la peine, "Dites-lui en tout cas que je suis obligé de le faire fusiller par raison d’État, mais que de soldat à soldat, je lui garde toute mon estime." Darnand était condamné, mais pas jugé, le jugement n’appartient qu’à Dieu.
Sur cette base, où des condamnations ont lieu mais où personne ne prononce un jugement sur l’essence de chaque individu, on peut construire une société véritablement humaine car le pardon, le repentir et la miséricorde y sont possibles.
 
Mais la dérive de nos sociétés aujourd’hui amène exactement à l’inverse : les crimes ne sont plus condamnés tandis que des jugements condamnant des individus sont portés au motif que ces personnes seraient fondamentalement mauvaises, tout simplement parce qu’elles ne sont pas d’accord avec ceux qui s’autorisent à juger leurs contemporains. Et ceux qui ostracisent leurs contemporains sont presque toujours des journalistes, qui se sont arrogés le pouvoir divin de juger de l’essence de chaque individu sans même que la faute ait été prouvée.
Et donc, aujourd’hui, des milliers d’hommes et de femmes ont été déshonorés, mais non condamnés, ce qui est bien pire que ce qui est arrivé à Dreyfus car, dans le monde dans lequel nous vivons, il n’y a ni appel, ni pardon, ni miséricorde, ni même nécessité de prouver le crime : l’homme qui a perdu son honneur ne peut le récupérer.
 
J’ACCUSE donc la classe médiatique d’avoir créée un monde inhumain et donc totalitaire en se transformant de fournisseur d’informations en ayatollahs. Dans ma jeunesse, le journaliste dans une première partie du journal ou de son article vous présentait les faits tels qu’ils avaient pu être établis, et dans une deuxième partie vous donnait son interprétation de ces faits et c’était très bien ainsi. Et donc la première étape était la collecte de l’information, la deuxième la mise en place du raisonnement du journaliste, sous tendu par les faits, que le lecteur pouvait consulter librement et la troisième, qui ne concernait que le lecteur, la formation d’une opinion que chacun pouvait effectuer librement.
Aujourd’hui, des procureurs que personne ne contrôle passent des jugements sans appel sans même que tous les faits aient été connus, et ces jugements sont toujours fondés sur l’argument d’autorité qui cherche à nous faire croire que le journaliste sait mieux que nous et que donc nous devons y souscrire.
Le résultat final est, qu’en tant que lecteur, je n’ai plus accès aux faits et donc je n’ai plus la possibilité de me former mon opinion librement. Je dois hurler avec les loups. On est passé en cinquante ans du trois étoiles au McDonald et l’on m’explique qu’il s’agit d’un progrès.
Et cette chute est le résultat de la déchristianisation de nos sociétés. Car, comme nous le savons tous, depuis un siècle, notre monde s’est déchristianisé à toute allure, et il s’est passé ce que Chesterton avait prévu lorsqu’il écrivait "Quand les hommes ne croiront plus en Dieu, cela ne voudra pas dire qu’ils ne croient plus en rien, cela voudra dire qu’ils croiront n’importe quoi"
Nous y sommes et les journalistes qui ne croient plus ni à Dieu ni à Diable se sont mis à croire n’importe quoi et en particulier qu’eux ils étaient bons et que leur tâche était de lutter contre le mal.
Ce qui revient à dire que la ligne entre le bien et le mal ne passe plus à l’intérieur de chacun d’entre eux (puisqu’ils sont bons) et que leur seul et unique devoir est de débusquer les défenseurs du Mal. Nous sommes passés d’un monde objectif à un autre, fondé sur la subjectivité de ceux qui ont le droit de s’exprimer. Nous sommes passés de la Démocratie à la théocratie ou les prêtres nous informent de ce que nous devons penser. En fait, nous sommes retombés dans le manichéisme le plus pur, d’un côté les bons, de l’autre les mauvais et c’est toujours à ce moment que commence le totalitarisme puisque les mauvais doivent être détruits.
Et donc, dès que des informations extraordinairement partielles, partiales ou incomplètes semblent justifier leurs préjugés, ces nouveaux chiens de garde attaquent en meute, non pas pour essayer de comprendre ce que celui qu’il faut bien appeler une victime a pu vouloir dire, mais pour le détruire.
 
Et pour détruire celui qui pense mal, ils utilisent deux armes, toutes les deux létales dans le monde des idées :
- Ils tournent en ridicule le peuple, qui pense rarement comme eux, en les traitant de "beauf" incultes et grossiers. C’est le traitement qu’ils font subir aux gilets jaunes en France, qui correspond aussi à l’appellation de "déplorables" dont madame Clinton avait affublé les électeurs de Trump et au nom "little englander", donné en Grande-Bretagne au partisan du Brexit.
- Pour les plus dangereux de ceux qui ne partagent pas leurs idées car ils savent s’exprimer par eux-mêmes et qui auraient émergé grâce à leurs propres talents, ils pratiquent l’excommunication, sans retour en grâce possible. Ces pauvres individus, accusés de racisme, de fascisme, d’islamophobie ou de tout autre péché mortel n’ont comme solution que de se suicider intellectuellement et de cesser de produire quoi que ce soit car ils ne seront plus jamais invités à aucun débat, leur carrière universitaire sera brisée et leurs livres ne bénéficieront jamais de la moindre recension.
 
Tourner en ridicule le Peuple, excommunier les opposants à la pensée unique en se servant du monopole sur les media officiels qu’ils se sont créés avec l’aide des puissances d’argent, tels sont les deux outils que ces "journalistes" utilisent pour assécher les maigres oasis qui essaient de continuer à exister ici ou là et pour survivre dans le désert intellectuel dans lequel nous vivons.
J’ACCUSE donc les journalistes payés par les media officiels d’être devenu le bras séculier de la pensée unique, à qui l’on livre les criminels pour qu’ils soient condamnés et exécutés sur la place publique. Ils sont devenus le sous-officier qui a brisé l’épée de Dreyfus et arraché ses galons.
Mais ce n’est pas tout : J’ACCUSE aussi certains journalistes d’avoir pris pour exemple le Colonel Henry qui fabriqua les fausses pièces à conviction qui accablèrent le pauvre capitaine Dreyfus. Car beaucoup d’entre eux, non contents de déshonorer ceux qui ne peuvent répondre, vont jusqu’à fabriquer de fausses "preuves" ou à utiliser des "preuves" dont ils savent qu’elles sont fausses ou incomplètes.
Et pour ajouter à leurs crimes, J’ACCUSE enfin bon nombre de journalistes d’être des Esterhazy qui tout en connaissant le vrai coupable, hurlent à la mort pour faire condamner un innocent.
Que le lecteur me permette de donner deux exemples de ces pratiques abominables, l’un immense, l’autre minuscule et qui tous deux viennent de se produire.
 
Depuis près de trois ans, la classe journalistique dans son immense majorité nous a certifié que le Président des Etats-Unis était arrivé au pouvoir avec l’aide de monsieur Poutine.
Et tout l’arsenal qui avait servi à faire condamner Dreyfus y est passé.
- Fabrication de fausses preuves et utilisation de ces fausses preuves pour faire espionner le Président et son entourage.
- Fuites "anonymes" vers des media complices, appuyées sur ces fausses preuves, tendant toutes à prouver la culpabilité du Président.
- Campagnes de presses reprenant des éléments dont tous les journalistes savaient qu’ils étaient faux, en partant du principe que la fin justifie les moyens et que, comme le Président était une ordure, mentir et tricher étaient non seulement permis mais recommandable, ce qui est une monstruosité. Car chaque homme est responsable des moyens qu’il a utilisé sans considération aucune des fins qu’il poursuivait, et dire ou recommander le contraire, c’est encore une fois la voie ouverte au totalitarisme.
- Protection des vrais coupables, c’est-à-dire les équipes de madame Clinton et madame Clinton elle-même, à qui rien ne fut jamais reproché…
- Utilisation de la justice pour essayer de forcer certains proches du Président qui avaient commis quelques peccadilles à charger le Président en contrepartie d’un allègement de leur peine.
 
Tous les composants de l’affaire Dreyfus sont là, et l’on retrouve les mêmes personnages sous des noms différents, Esterhazy (Steele, l’espion britannique), le Colonel Henry (Comey, le patron du FBI), le général Picquart (le ministre de la Justice Barr) etc… mais le combat est à front renversé : cette fois ci, les salauds sont tous à gauche et les honnêtes gens à droite. Mais qu’est que la gauche aujourd’hui puisqu’elle hait le peuple ?
L’opinion publique a plutôt soutenu Trump comme elle avait soutenu Dreyfus tandis que quelques media (Fox, Breitbart) reprirent le rôle de Zola et de l’Aurore et défendirent le Président, mais la majorité de la presse "institutionnelle", y compris la presse française, a endossé sans état d’âme le rôle qu’avait choisi l’Action Française de Charles Maurras.
Mais nous savons maintenant, grâce au rapport Mueller et au nouveau ministre de la Justice monsieur Barr, que le Président est innocent et que les foudres de la Loi vont tomber -enfin- et sur les vrais coupables et sur ceux dans les media qui ont été complices de la première tentative de coup d’état dans l’histoire des USA. La vérité l’emportera toujours sur le mensonge disait Jean-Paul II
 
Venons-en au minuscule exemple.
Un transsexuel est attaqué à Paris et la presse se déchaine immédiatement contre l’homophobie de la population française et cela sans même connaitre les coupables. Je suis moi-même très affecté puisque mon jeune frère était homosexuel et qu’il est mort du sida au début des années 90, ce qui acheva de tuer ma mère après perdu mon père aussi d’une longue maladie. Voilà qui réveilla chez moi des souvenirs très douloureux.
Les coupables sont trouvés, et ils sont musulmans.
En une journée, l’information sort de tous les journaux, tant tous nos héros du bien ont peur de pratiquer le fameux amalgame. Et pourtant, dans ce cas-là, ils devraient défendre les homosexuels, car il y a 17 pays au monde qui pratiquent la peine de mort pour homosexualité et ils sont tous musulmans. Les musulmans qui ont attaqué la victime n’ont fait que ce que le Coran leur enjoint de faire. Dénoncer l’homophobie présente partout dans le Coran devrait être un devoir sacré pour tous les défenseurs du bien. Hélas, défendre les homosexuels ne rapporte rien, mais dire du mal du Coran ou du prophète peut couter cher comme l’a montré l’exemple de Charlie Hebdo.  Certes, "Nous sommes tous Charlie", mais pas au point de les accompagner au cimetière. Et donc, non seulement beaucoup de ces journalistes ont menti en accusant sans preuve aucune la population française mais dès qu’ils ont su la vérité, ils ont couru se cacher… On songe aux Allemands qui pendant la guerre n’ont jamais vu passer les trains…  Ils sont comme les chacals, agressifs en groupe, mais lâches individuellement.
 
Que faire ? va me dire le lecteur… La solution est toute simple et existe en Grande-Bretagne. Les journalistes peuvent tout dire, tout écrire mais si ce qu’ils ont dit ou écrit est faux et diffamatoires, alors les tribunaux condamnent et le journaliste et son media sont littéralement ruinés par les dommages et intérêts payés à la victime. Cela n’empêche en rien la liberté de la presse, qui est sacrée, mais cela empêche assez efficacement les journalistes de détruire des vies et des carrières sans aucune preuve et sans que ces forfaits aient le moindre effet sur eux.
Voilà une réforme qui, pour une fois, serait utile.
Paru sur institutdeslibertes.org, 15 avril 2019

RIP, Gilets Jaunes et ...

Publié dans En France
Referendum d’initiative Populaire (ou RIP), Gilets Jaunes et Système Politique

Il me semble raisonnable de commencer le papier de cette semaine par un rappel de ce qu’est la démocratie représentative qui a vu le jour en Grande-Bretagne, en 1689 à l’occasion de "la Glorieuse Révolution" qui donna au Parlement le droit de contrôler par le vote de l’impôt les dépenses de l’Exécutif (à l’époque le Roi, ou plutôt la Reine).
Comme en 1689, il fallait une semaine pour aller d’Ecosse en Angleterre les élites locales décidèrent d’élire des gens en qui ils avaient confiance pour défendre les intérêts des Gallois, des Irlandais, des Écossais à Londres.
La démocratie représentative était née et ce principe fut rapidement copiée et adaptée d’abord aux USA, puis en France et ensuite un peu partout dans le monde.
Deux difficultés apparurent très rapidement
- La première fut qu’à force d’habiter à Londres, les représentants oublièrent qu’ils étaient Ecossais, Gallois ou Irlandais et devinrent des Londoniens.
- La deuxième fût que le pouvoir central, à Londres, découvrit assez vite qu’il valait mieux envoyer des candidats de Londres directement qui se feraient élire sans difficultés localement, surtout s’ils arrivaient avec un gros chéquier, les chèques étant tirés sur la capitale en utilisant les impôts payés par la province.
La capture par le centre des candidats locaux couplée à la colonisation des candidats locaux par la capitale, tels furent toujours les deux écueils sur lesquels la démocratie représentative se fracassa souvent tout simplement parce que de représentation locale, il n’y en avait plus. Pour traiter le problème, les anglais qui voulaient que le système marche, passèrent donc d’un suffrage censitaire au suffrage universel (en 1928) pour finir par transférer une grande partie des pouvoirs politiques concentrés au centre à des parlements locaux, ce qui répondit au moins à une partie des problèmes.
 
Revenons à la France : le but des élites en France n’a jamais été de faire fonctionner la démocratie du mieux qu’ils le pouvaient mais de se maintenir au pouvoir quoiqu’en pense le Peuple.
Le but fût atteint avec la Constitution Bonapartiste et centralisatrice de la Vème en 1958. En France, depuis cette date, la situation de la représentation provinciale n’a cessé de se dégrader tant cela a été le but unique des classes dirigeantes puisque tout le monde sait qu’il n’y a de gens intelligents et compétents qu’à Paris.
Il me semble donc raisonnable ici de rappeler que notre système politique est passé maître depuis longtemps dans l’utilisation de toutes les astuces qui peuvent être utilisées pour vider la "démocratie représentative" à la fois de toute représentation et de toute démocratie. 
 
Aux deux méthodes anciennes que j’ai mentionnées plus haut et qui ont été utilisées sans discontinuité depuis 1958, la classe dirigeante que j’appellerai "la Classe" a réussi depuis cinquante ans à :
 
1 -  Enlever à la représentation démocratique des provinces - le parlement - tout pouvoir sur quoi que ce soit. C’est ce qu’à fort bien réussi la Constitution Bonapartiste de la Vème République où le parlement de dispose d’aucun pouvoir. FAIT
 
2 -  Remplacer les élus provinciaux par des envoyés de Paris, faute de quoi la commune, le département, la région seront abandonnés à leur triste sort puisque personne ne saura parler à l’exécutif qui contrôle la manne des subventions étatiques. La création de l’ENA a beaucoup aidé à cette mise au rencart des élites locales. FAIT
 
3 -  Bâtir des systèmes électoraux qui permettent de rester au pouvoir même si l’on est largement minoritaire. En Grande-Bretagne, nous avons un système uninominal majoritaire à un tour : celui qui est en tête le jour de l’élection est élu et voilà tout. En France, nous avons un système à deux tours qui permet à toutes les combinaisons d’état-major d’avoir lieu. Imaginons qu’un parti enregistre 40 % des votes et deux autres 30 % chacun. En Grande-Bretagne, le parti a 40% serait largement majoritaire. En France les deux partis à 30 % peuvent s’allier au deuxième tour pour éliminer le parti dominant en portant l’anathème sur le premier qui se retrouvera avec zéro député, ce qui finit par décourager les troupes…FAIT
 
4 -  Demander à des amis fortunés, qui ont fait leur argent grâce au capitalisme de connivence d’acheter toutes les gazettes du pays, toutes les chaines de radio, toutes les télévisions de façon à ce que personne n’entende jamais parler des candidats qui pourraient mettre en cause le monopole des oints du seigneur sur le pouvoir.  FAIT
 
5 - S’assurer de la soumission des tribunaux pour utiliser le pouvoir des juges à bon escient au bon moment (cf. Affaire Fillon par exemple, exemple parfait d’un coup d’état mené avec l’aide des juges). Comme le disait l’un de mes professeurs de Droit à Toulouse il y a bien longtemps, "Il y a la magistrature assise, la magistrature debout, mais la plus utile au pouvoir a toujours été la magistrature couchée", les membres de cette magistrature-là étant les seuls à faire une carrière convenable, comme on le voit tous les jours. FAIT
 
6 - Faire passer des lois scélérates visant à empêcher la liberté d’expression, du type des lois mémorielles et demander à une autre partie de l’appareil judiciaire d’utiliser ces lois pour condamner toute forme de dissension. FAIT
 
7 -  Contrôler l’appareil bancaire et financier pour bloquer toute tentative de révolte : FAIT
 
8 -  Transférer à des copains non élus en dehors du pays des pouvoirs essentiels telles la surveillance des frontières, le droit des gens, la police de la pensée ou que sais-je encore, dans l’espoir que ces transferts feront comprendre aux manants qu’il est vraiment inutile de se rebeller puisque plus personne ne peut rien y changer dans le pays. FAIT
 
9  Eliminer les leaders gênants : si un homme politique, tel Berlusconi, était assez sot pour s’opposer à "la Classe", alors on organisera un coup d’état et il sera remplacé par un Quisling de service de façon à calmer les velléités de retour à la démocratie que certains pourraient envisager. FAIT
 
10 - Ne jamais prendre en compte le vote du Peuple : si par malheur à l’occasion d’un référendum, un vote tournait mal pour la Classe, eh bien on passera en force comme monsieur Sarkozy l’a très bien montré pour la Constitution Européenne. Et bien sûr c’est ce que cette classe est en train d’essayer de faire en Grande-Bretagne aujourd’hui. FAIT
 
L’embêtant pour la Classe est que les citoyens commencent à se rendre compte que dans le fond la démocratie est devenue une espèce de théâtres d’ombres où les gens qui ont le pouvoir font semblant d’organiser des élections, le peuple étant supposé être dupe et croire que les résultats vont changer quelque chose. Hélas pour eux, nous sommes arrivés au moment où cela ne marche plus : Comme l’a dit Lincoln "On peut tromper une personne tout le temps, tout le monde quelque temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps.".
Nous y sommes.
 
Et donc si j’analyse la situation politique purement française, j’arrive à une conclusion toute simple : il y a bien longtemps que les Français ne vivent plus en démocratie tant tous les pouvoirs ont été accaparés par une nomenclature qui a placé ses hommes à tous les points névralgiques et bloque tous les changements.
En conséquence, nous vivons dans une réalité économique et politique qui à peu à voir avec une économie libre ou une démocratie et tout à voir avec le genre de système qui fonctionne à la satisfaction de ceux qui détiennent le pouvoir en Sicile ou en Arabie Saoudite.
 
L’une des caractéristiques de ces systèmes est que la meilleure façon de s’assurer de l’obéissance des sujets (qui ne sont plus des citoyens) est de les maintenir dans la précarité et dans l’angoisse de louper la prochaine subvention que "not ’bon maitre" va nous envoyer de Paris.
Mais là, l’équilibre est très difficile à maintenir car il y a deux écueils à éviter.
- Le premier est que pour des raisons incompréhensibles, une heureuse prospérité se mette à régner, ce qui pourrait donner aux manants l’idée qu’ils n’ont plus besoin de demander des aides à leurs bons maîtres à Paris.
- Le deuxième est que la vis ait été trop serrée et que, crevant de faim et n’ayant plus rien à perdre, les mêmes manants se lancent dans une jacquerie et se mettent à pendre aux lampadaires ceux qui pensaient que les esclaves ne se révoltent jamais.
On le voit, le chemin est étroit et une erreur est vite arrivée…
Et c’est ce qu’est en train de découvrir monsieur Macron, qui a trop serrée la vis et se trouve dans la deuxième situation… ce qui a permis l’émergence d’un mouvement étonnant, venant des profondeurs de l’Histoire de France, le mouvement des Gilets Jaunes.
Car pour moi les gilets jaunes sont les descendants de ceux qui ont accompagné Philippe Auguste à Bouvines, Jeanne d’Arc à Orleans, ou de ceux qui sont montés dans les Taxis de la Marne ou suivis de Gaulle à Londres.
Et sur leurs ronds-points, ils redécouvrent la merveilleuse fraternité de ceux qui se revendiquent Français, tout en faisant griller des merguez, ce qui est rigolo.
 
En fait, je crois fermement, comme le disait Bernanos,”qu’il y a une bourgeoisie de droite, qu’il y a une bourgeoisie de gauche mais qu’il n’y a pas un peuple de droite et un peuple de gauche mais simplement un Peuple de France”.
Les Gilets Jaunes représentent la France de toujours et la preuve en est qu’ils sont insultés sans arrêts par les chiens de garde de la Classe. Les media n’arrêtent pas en effet de nous dire qu’ils n’ont pas fait d’études, sont à la limite de l'imbécillité congénitale, sentent mauvais, sont grossiers et n’ont pas dents…
Je ne crois rien de tout cela car ils ont parfaitement compris que ceux qui leur ont volé leur droit de vote veulent maintenant les dessaisir de leur propre pays, la France. Et la grande nouveauté est que ce Peuple aujourd’hui sait qu’on l’a emmené en bateau et est en train de prendre conscience de sa force. Gulliver se réveille et veut se libérer de tous les liens qui l’enserrent. Et les nains ont peur…
Et je suis très ému de les voir vouloir défendre à la fois leur démocratie et leur pays. C’est ce que j’espérais depuis longtemps.
 
Et si j’avais un conseil et un seul à leur donner ce serait celui -ci : ne vous dispersez dans vos demandes car une seule demande est essentielle : celle du referendum d’initiative populaire.
Par ce biais et par lui seul, vous pourrez reconquérir et vos droits et votre pays.
Ce qui veut dire que vos ennemis, qui sont aussi les miens, et qui sont regroupés dans cette horrible "Classe", vont tout faire pour vous empêcher d’obtenir ce résultat. Voyez ce qui se passe en Grande-Bretagne ou aux USA … Ils vont essayer de vous acheter, de vous diviser, de susciter la peur chez les plus craintifs, de faire monter des faux chefs chez vous qui vous emmèneront au désastre. Surtout, surtout restez Désunis sauf sur une chose : le référendum.
La seule demande que vous devez faire, c’est le Référendum d’Initiative Populaire.
Si vous l’obtenez ils sont perdus.
Si vous ne l’obtenez pas, la France est perdue.

Paru sur institutdeslibertes.org, 21 janvier 2019

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