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HOGARD Jacques

HOGARD Jacques

Né le 16 décembre 1955
 
 
 
 
Président du Groupe E.P.E.E (Experts Partenaires pour l’Entreprise à l’Etranger)
Officier supérieur parachutiste
 
 
Ecole militaire Interarmes (St Cyr-Coëtquidan)
Executive MBA à HEC
CPA Paris (Centre de Perfectionnement aux Affaires).
 
 
Colonel de l’armée de terre où il a servi durant 26 ans (1974-2000), comme officier parachutiste à la Légion étrangère puis au Commandement des Opérations spéciales, a participé en tant que tel à de nombreuses missions extérieures en Afrique (notamment au Rwanda en 1994) et dans les Balkans [commandement en Macédoine puis au Kosovo du Groupement inter armées des Forces spéciales (1999)].
Quitte l'Armée (2000)
Fonde la société d’intelligence stratégique EPEE (Experts Partenaires pour l’Entreprise à l’Etranger) -
www.epee.fr - (2005)
     et filialise les activités spécifiques de conseil en sûreté sous la marque ESEI (Experts en Sûreté pour l’Entreprise à l’international) -
www.esei.fr
- (2011)
 
Ouvrages
Plusieurs articles et publications dont deux livres :
Les larmes de l’Honneur, 60 jours dans la tourmente du Rwanda été 1994 
L’Europe est morte à Pristina, guerre au Kosovo printemps-été 1999.
 
Distinctions
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre national du Mérite
Croix de guerre des Théatres d'opérations extérieures
Croix de la Valeur militaire
Titulaire de l'Ordre de Saint Sava (Serbie)

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Restaurer l’identité chrétienne

Publié dans En France
Restaurer l’identité chrétienne de la France
 
Chaque attentat islamiste qui se produit en France est l’occasion pour nos gouvernants de nous rebattre les oreilles de l’indispensable "laïcité républicaine" qui serait le remède à tous nos maux.
Comparé aux 1500 ans d’Histoire de France, ce dogme républicain est somme toute de très récente invention. Né en 1791 avec la République dont le premier ennemi était "la Religion" (sous-entendu catholique), ce dogme atteint son apogée avec les persécutions anti chrétiennes de 1905 et la fameuse loi sur "la séparation de l’Eglise et de l’Etat". Ainsi la République française, enfantée dans la violence révolutionnaire, les persécutions, l’assassinat de tant de prêtres, de religieux et de religieuses fidèles à leur Foi, confirmait-elle cent dix ans après la Révolution française, son caractère fondamentalement anti-chrétien. En résulte comme conséquence directe, fruit d’une action volontariste relancée avec constance sous toutes les Républiques, l’état actuel de déchristianisation profonde de notre pays, malgré le renouveau heureusement observé au sein de la jeunesse, depuis les pontificats de Saint Jean-Paul II et de Benoit XVI.
 
Si la "laïcité républicaine" a fait tant de mal à la France, elle n’est pourtant qu’un leurre. Elle n’existe pas. Elle est en effet intrinsèquement déséquilibrée et discréditée d’emblée par deux choses : l’idéologie républicaine, par "tradition" très anti-chrétienne (on a pu le constater encore en fin d’année lors de la polémique ridicule sur les crèches de Noël), mais aussi bien sûr par le clientélisme électoral, comme l’a démontré très récemment l’appel irresponsable et indigne du Président de l’Assemblée Nationale aux voix des électeurs musulmans de la banlieue parisienne.
Ainsi croire que "la laïcité républicaine" serait le meilleur barrage à l’islamisme conquérant relève de l’aveuglement coupable. Au contraire, elle le favorise et l’encourage ! On le voit bien au travers du traitement privilégié qu’elle réserve à "l’islam de France". Grâce à la "laïcité républicaine" en effet aujourd’hui, "la christianophobie est une opinion, l’islamophobie est un délit" !
Et puis la nature a horreur du vide et la "laïcité républicaine", facteur ardent de déchristianisation, n’amène avec elle aucune compensation ni aucune plus-value aux esprits en perte de repères et paradoxalement en quête de spiritualité. Ainsi peut-on lier raisonnablement le phénomène des 120 000 Français convertis à l’islam, à la triple cause constituée par la déchristianisation du pays, le vide spirituel ainsi créé par la République et la société matérialiste, consumériste et hédoniste qu’elle a contribué à instaurer.
Face à la déferlante islamiste, face à la submersion migratoire de l’Europe et aux gravissimes agressions qui l’accompagnent, face à cette forme moderne des grandes invasions barbares, "tout craque. L’horizon se charge, les nuages s’épaississent. Partout monte, chez les Français, le sentiment de dépossession" ainsi que l’écrit Philippe de Villiers.
Alors que faire ? En qui et en quoi placer son espoir pour que cesse cette spirale diabolique ?

Il faut d’urgence restaurer et affirmer l’identité chrétienne de la France.
"La France, pays de tradition glorieuse, est l’une des grandes nations qui ont été marquées par la Foi chrétienne depuis l’aurore de leur histoire. Et après la chute de l’Empire Romain, elle fut la première communauté nationale d’Occident à se déclarer fille de l’Eglise : Fille Aînée de l’Eglise"(Saint Jean Paul II).
L’identité chrétienne, c’est le respect de tout être humain, de sa conception à sa sépulture, c’est le respect de la Famille, cellule de base de toute société, c’est l’amour de la Patrie, c’est l’accès à la morale naturelle pour tous, la charité, c’est aussi la vraie spiritualité, l’idéal, le refus du matérialisme et du totalitarisme qui asservissent l’homme, c’est l’encouragement au dépassement, c’est le courage, l’abnégation et l’esprit de sacrifice.
L’identité chrétienne est la seule réponse efficace à la décadence généralisée, à la perte des repères les plus élémentaires, à l’ignorance ou au déni des valeurs fondamentales, au déclin du courage et à la soumission programmée.
De grandes nations européennes déjà nous donnent l’exemple : Russie, Hongrie, Pologne qui renouent avec fierté et fermeté avec leurs racines chrétiennes et réaffirme leur identité chrétienne.
"Le temps est revenu, de la Résistance française. Gesta Dei per Francos !"
Paru dans La Nef, février 2016

Retour de Syrie

Publié dans En France
Retour de Syrie
 
J’étais à Damas vendredi soir avec une importante délégation française composée notamment de cinq députés courageux et de quelques représentants non moins courageux de la "société civile", tous concernés par la situation de la Syrie aux avant-postes de la guerre contre "l’état islamique", quand est tombée la cascade de nouvelles tragiques nous parvenant de Paris où "Daech" venait de déclencher une suite d’attentats terroristes sans précédent contre la France et le peuple français.
Cette attaque terroriste, nous savions tous qu’elle aurait lieu mais nous n’en connaissions bien sûr ni l’heure ni le lieu, ni la forme ni l’ampleur qu’elle prendrait.
 
Le lendemain matin, la délégation française qui était arrivée en Syrie le mercredi précédent afin de s’informer sur le terrain de la situation, notamment celle des minorités chrétiennes, a été reçue dans un climat de grande franchise par le Président Bachar El Assad en personne. 
Avec gravité et simplicité, celui-ci nous a présenté ses condoléances à l’intention des familles éprouvées et du peuple français ; il nous a dit aussi que nul n’était mieux placé que lui pour comprendre le drame que constituaient ces attaques faisant tant de victimes innocentes, tant la Syrie est en effet elle-même confrontée depuis cinq ans à des tragédies quotidiennes de cette nature.
 
Ce voyage en Syrie nous aura permis de rencontrer la quasi-totalité des autorités religieuses, du grand Mufti de Syrie au représentant du Patriarche syriaque-orthodoxe en passant par le Cheikh Hekmat Al Hajri, chef spirituel des Druzes de Syrie, mais aussi des autorités politiques du pays, du président du Conseil du Peuple syrien (l’équivalent de notre Assemblée nationale) au Président de la République arabe syrienne, en passant par un ou deux ministres ainsi que de nombreux députés, appartenant à toutes les confessions.
Il nous aura aussi permis de rencontrer de nombreux représentants de la société civile (dont de nombreux chrétiens), le président et les membres de la Chambre de commerce syrienne, des dirigeants de sociétés, des médecins et chirurgiens, le directeur des musées de Syrie…etc.
 
Enfin, nous aurons effectué trois visites très particulières :
 
Celle du village martyr de Maaloula, à 60 kilomètres au nord-est de Damas, où les habitants chrétiens ont été attaqués, violentés, chassés par les hordes sauvages du groupe islamiste Al Nosra qui en ont pris le contrôle de longs mois durant, de septembre 2013 à avril 2014, tuant, assassinant, pillant, brûlant, enlevant même des religieuses mais aussi des jeunes chrétiens (Trois d’entre eux, s’ils sont toujours en vie, sont toujours aujourd’hui entre leurs mains).
Ce que j’ai vu à Maaloula, les graves dommages causés aux très anciens monastères de Saint Serge - Saint Bacchus et de Sainte Thècle, les icônes volées ou bien dégradées par haine du christianisme, les souffrances infligées aux habitants par ces nouveaux barbares …m’a rappelé étrangement ce que j’ai moi-même vu au Kosovo et Métochie en 1999 où l’UCK persécutait les moines et moniales orthodoxes et brûlaient leurs monastères et leurs églises, tuait, enlevait, torturait les civils serbes, cherchant obstinément à faire du passé table rase.
 
Réaliser, comme nous l’ont rappelé les chrétiens rencontrés sur place, que ce fameux groupe islamiste Al-Nosra n’est autre que celui que le gouvernement français a choisi de soutenir en lui fournissant armes et munitions a de quoi susciter quelques interrogations très fortes !
Comment avons-nous pu, nous la France, nous fourvoyer de cette sorte ?
Au nom de quelle cause, au nom de quel principe avons-nous pu ainsi aider ces barbares, ces terroristes qui s’en prennent aux populations innocentes, de préférence d’ailleurs quand elles sont chrétiennes ?
Il faudra bien que des réponses claires soient données un jour.
Pour la vérité de l’Histoire et l’Honneur de la France.
 
Et puis, nous avons visité l’hôpital militaire de Tichrine à Damas. Le plus grand hôpital militaire du pays. Nous y avons vu de nombreux blessés, rescapés des rudes combats que mène l’armée syrienne contre les bandes islamistes, qu’elles se revendiquent d’Al-Nosra ou de Daech, peu importe d’ailleurs, car comment en effet faire la différence "entre bonnet vert et vert bonnet" ?
Nous y avons vu ces jeunes conscrits syriens dont certains sont dans leur cinquième année de service, marqués dans leur chair, devenus infirmes pour certains, mais tous frappés dans leurs âmes et dans leurs esprits par les horreurs auxquelles ils ont été confrontés.
Nous y avons vu aussi les bien tristes résultats de l’embargo pratiqué sur les médicaments et autres matériels médicaux indispensables au diagnostic et traitement des blessés de guerre…
 
Enfin nous nous sommes rendus à l’hôpital français de Damas, l’hôpital Saint Louis, dirigé par une jeune religieuse libanaise à la Foi rayonnante, sœur Lamia, et servi par une équipe exceptionnelle de médecins, de religieuses, d’infirmières et de personnel de soutien.
Cet hôpital est situé à quelques centaines de mètres du réduit islamiste du quartier de Jobar. Il en reçoit régulièrement son quota d’obus.
Mais surtout, dans une ambiance de tension extrême, d’où la conscience du danger n’est jamais absente, il fait un travail extraordinaire, avec de quasi bénévoles, dans un état de grand dénuement en médicaments et produits de première nécessité…Il sauve, traite, soigne, en particulier des enfants, de toutes confessions.
Mais il faut reconnaître que les enfants chrétiens sont particulièrement nombreux parmi eux. Il faut dire qu’Al-Nosra les vise tout particulièrement, comme ce jeudi dernier 12 novembre où une attaque à la bombe est déclenchée contre un bus scolaire transportant des écoliers quittant leur école. Bilan : 27 enfants morts ou blessés, estropiés à vie, ayant qui perdu deux jambes, qui perdu un œil, du fait des attaques terroristes de ces barbares… mais qui donc cela intéresse-t-il ailleurs qu’en Syrie ?
 
En remettant en perspective cette visite de quelques jours en Syrie, confrontés à la réalité de sa situation mais aussi de la nôtre aujourd’hui en France, il ressort clairement quelques enseignements élémentaires :
 
D’abord que notre politique étrangère, anti-syrienne et anti-russe, totalement inféodée aux Etats-Unis et à l’Union Européenne son fidèle vassal, est totalement à revoir.
C’est dans le nord de la Syrie et de l’Irak que se situe aujourd’hui "l’empire du Mal". C’est donc là que nous devons frapper : à la source.
Mais jusqu’à présent notre obstination à vouloir frapper Daech (d’ailleurs assez timidement lorsqu’on compte le nombre d’interventions sur un an de notre aviation de chasse : moins de 260, pas même une par jour !) tout en soutenant activement Al-Nosra  afin de faire chuter à tout prix le régime syrien, a surtout souligné notre grande incohérence !
Les Russes depuis le début de leur intervention récente, parce qu’ils sont déterminés et qu’ils y mettent les moyens (40 sorties/ jour en moyenne), mais aussi parce que leur aviation agit en coordination avec les troupes au sol, celles de l’armée syrienne et celles de ses alliés iraniens et du Hezbollah, ont une efficacité de très loin supérieure.
Les faits sont là :
En un an d’intervention alliée en Syrie et en Irak, Daech a continué à progresser et à s’étendre inexorablement.
Seule l’intervention russe, en trente jours, a enfin fait reculer pour la première fois les barbares.
Il serait donc temps d’en tirer les leçons et de se décider à rejoindre les Russes et d’apporter sans états d’âme un soutien franc et entier à l’Etat syrien dans sa lutte contre le cancer islamiste.
Certes cela nécessitera un certain courage : celui de modifier sensiblement nos alliances en commençant par mettre de la distance entre les monarchies pétrolières du Golfe, Qatar et Arabie Saoudite, fermes soutiens des terroristes et nous.
Et en osant dénoncer le double jeu de la Turquie d’Erdogan auquel Daech doit tant.
Il serait temps de constituer une seule et même coalition sincère et unie contre l’islamisme, cette forme moderne des grandes invasions barbares.
 
Ensuite, et tous nos interlocuteurs nous l’ont demandé instamment, il s’agit de mettre un terme, par tous les moyens, aux flux migratoires, qui en submergeant l’Europe, vident la Syrie et l’Irak. Pour cela, il faut bien évidemment éradiquer Daech, afin de ramener la paix et la concorde dans les régions que le califat a dévastées ces dernières années. Mais il faut aussi simultanément fermer nos frontières, refuser le principe même des immigrés clandestins et cesser de vouloir à tout prix en faire des "réfugiés politiques". Cela nous a été demandé avec insistance par ces responsables conscients des grands troubles que ne manqueront pas de créer le laxisme et les atermoiements actuels.
 
Enfin, il faut parallèlement mettre un terme à l’islamisation de la France. Et ce n’est pas la soi-disant "laïcité républicaine" qui sera à même de le faire.
Celle-ci a en effet d’ores et déjà échoué. Elle a en effet montré combien elle n’est pas neutre mais systématiquement déséquilibrée, en faveur bien entendu de l’islam, sans doute au nom d’une certaine volonté d’accueil, généreuse mais follement utopique et dangereuse.
Il n’y a pas de laïcité qui fonctionne sans référence claire à une identité. Or celle de la France est chrétienne, n’en déplaise à certains hiérarques au pouvoir.
La France doit donc retrouver et assumer sans complexe son identité et sa culture chrétienne, son héritage judéo-chrétien, ses racines gréco-romaines. La défense de notre civilisation est à ce prix. Elle doit être réaffirmée pour être mieux défendue. La nature a horreur du vide ; du vide spirituel et culturel comme du reste.
Ce sont nos interlocuteurs syriens, les chefs religieux en particulier, qui nous ont recommandé le retour à notre identité comme meilleure garantie face à la décomposition de l’Etat, de la Nation et de la Patrie.
Alors halte au prosélytisme islamiste financé par nos pseudo "alliés" saoudiens, qataris ou turcs, halte aux minarets et aux écoles coraniques. Halte à la colonisation de notre pays. Accueillons en nombre raisonnable avec humanité ceux qui souhaitent s’intégrer sans faux semblant et arrière-pensées. Mais raccompagnons sans faiblesse dans leurs pays d’origine ceux qui ne veulent ni ne peuvent s’intégrer. C’est parmi eux que se trouve l’avant-garde du terrorisme islamiste dans notre pays, qui sera bientôt rejointe si nous n’y mettons bon ordre, par les djihadistes infiltrés parmi les flots d’immigrés.
 
En Syrie comme en France, le combat est même : il s’agit du combat sans merci que livrent les nouveaux barbares au monde civilisé pour le détruire et imposer leur loi infâme.
La Syrie de Bachar El Assad n’est certainement pas parfaite. Mais la France de François Hollande l’est-elle seulement ?
L’ennemi est commun, il est un et un seul. Son nom peut changer mais il s’agit du fondamentalisme wahhabite, que j’ai déjà personnellement vu à l’œuvre sur le sol européen au Kosovo il y a quinze ans et qui continue d’y prospérer sous l’œil bienveillant des Etats-Unis et de l’Union Européenne.
Il est temps d’ouvrir les yeux, de prendre conscience des graves dangers qui menacent les générations à venir. Celles de nos enfants et de nos petits-enfants.
Un sursaut est encore possible.
Comme l’a écrit récemment Philippe de Villiers, "il n’y a plus ni précaution à prendre ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent".
Je souhaite que le sacrifice de tous ces morts et blessés innocents, de Beyrouth, de Damas ou de Paris, ne soit pas vain. Je souhaite qu’il permette une prise de conscience amenant nos dirigeants à un sursaut salutaire, pour la défense de notre civilisation, de nos libertés, sans laquelle la vie ne vaut rien.

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