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HOUARD Hyacinthe Marie

HOUARD Hyacinthe Marie

Né le 20 octobre 1927
 

Séminaire Saint Sulpice à Paris
Institut Catholique de Paris
Sorbonne
 
Otage des forces d’occupation - Echappe à l’exécution (5 avril 1944) 
                           
Professeur puis censeur à l’Ecole Saint Charles de Saint-Brieuc (1955-1963)
Aumônier des étudiants à l’Université Catholique d’Angers         (UCO) (1963)
 
Organisation de l’accueil des étudiants de l’Université Notre-Dame (Indiana USA) (1964)
Fondation du Centre International d’Etudes Françaises (CIDEF) (plus de 1500 étudiants étrangers chaque année)
Nommé secrétaire général de l’UCO (1965)
Entreprend la construction de bâtiments (plus de 10 000 m2)
     qui sont inaugurés le 9 mai 1968 par M. Edmond Michelet, ministre de la Culture
Après la crise de 1968 et l’affaire dite des "équivalences", participe à la création des
     premiers instituts universitaires professionnalisés (1970)
Construction de la nouvelle bibliothèque de l’UCO (1979-1980)
Fondation avec l’aide de la Région des Pays de la Loire et du Département de
     Maine-et-Loire de l’Institut des Relations Publiques et de la Communication
     (IRCOM) (1983)
Fondation de l’Institut Albert-le-Grand (formation de Lettres et Sciences Politiques) (1993)
 
Ouvrages
 
Parcours d’un combattant, Presses de la Renaissance (2006)
Mots de Passe, Editions Carrick, Scouteuropresse (2007)
L’esprit de communication, Amis de l’Ircom (2008)
 
Distinctions
Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur
Médaille du Département pour services rendus au Maine-et-Loire

URL du site internet:

Multiculturel

Publié dans A tout un chacun

Il paraît qu’il faut refuser l’idée de "multiculturalisme". On a raison, ne serait-ce que pour épurer le vocabulaire d’un mot aussi lourd.
La problématique, comme on dit aujourd’hui, est de savoir si l’on pense à une fédération ou à une confédération des cultures. Pour être plus concret, pensons à une émulsion ou à une juxtaposition.
Dans la première hypothèse, on court le risque d’aboutir à une sorte de pâté d’alouette : une alouette, un cheval. Reste à savoir qui serait l’alouette et qui serait le cheval. Le monde actuel dessine déjà la réponse.
Dans la seconde hypothèse, il faut d’abord s’interroger sur la culture. Qu’entend-on par là ? Le pape Jean-Paul II proposait une définition. C’est, disait-il, la manière d’être homme en un temps et en un lieu. Or, en ce sens, avons-nous aujourd’hui une culture qu’on puisse envisager de faire coexister avec d’autres ? Passe pour le temps, encore qu’on doive constater certains retards. Mais le lieu ? T’es où ? s’interrogent les jeunes avec leur portable ou facebook ? L’espace s’est réduit. On vit tous dans un voisinage virtuel. Est-on encore en un lieu quand la langue se dissout dans un "volapuk" international ? Quand on explique que le carême est le ramadan des chrétiens ?
Qu’avons-nous désormais à mettre sous les yeux des étrangers que nous accueillons ? Le vide abyssal de nos églises, des valeurs sans racines, notre négligence, pour ne pas dire le mépris de notre histoire et, pour faire bonne mesure, puisque c’est dit-on la caractéristique des français, notre ignorance de la géographie ?
Avouons que chez nous le multiculturel est mal parti, faute de culture.
15 février 2011

Adieu à l’ETAT nounou

Publié dans A tout un chacun

À la naissance de son deuxième enfant, une jeune maman s’enquiert aussitôt d’une "nounou" pour garder ses enfants et pouvoir reprendre son travail. Sa mère lui dit "mais la meilleure nounou, c’est toi".
Elle avait bien raison cette grand-mère. Mais les choses sont ainsi faites que beaucoup de mères en sont là. Les unes par nécessité, car il faut ramener un deuxième salaire à la maison, quand ce n’est pas le seul. Les autres sous l’influence de la pensée unique selon laquelle une femme ne s’accomplit que dans une vie professionnelle. On évoque l’égalité des sexes, du moins tant qu’on les distingue. Et puis on pense avoir besoin de leur sensibilité dans les conseils d’administration comme dans les partis politiques. On n’a peut-être pas tort mais alors tant pis pour les enfants.
Pourtant toutes les mères sentent que la séparation, même provisoire, est ressentie par le bébé comme un nouveau déchirement après celui de l’accouchement. Aucune nounou, si attentive soit-elle, ne pourra calmer l’inquiétude instinctive ainsi provoquée. Une blessure qui laissera des traces. Les parents adoptifs diront combien les enfants qu’ils ont accueillis avec toute l’affection possible, cherchent à retrouver leurs racines pour effacer cette blessure. Pourtant si c’est nécessaire, la nounou est un moindre mal, car elle est identifiable. Mieux encore si elle est sur place et que l’enfant ne perd pas son cadre. Tel n’est pas le cas des crèches où la continuité du service ne peut être assurée que par un roulement du personnel.
Après le jardin d’enfants, réputé permettre une première expérience de socialisation, l’Etat prend la main avec les petites et grandes maternelles. Voilà l’enfant pris dans la monstrueuse machine de l’EDUCATION NATIONALE, une machine aussi lourde que l’armée chinoise ! Et l’on prétend y faire de l’éducation. Rendez-vous à la sortie des écoles et des collèges pour juger du résultat... Car éduquer, c’est étymologiquement : faire sortir de la dépendance pour conduire à la liberté. Est-ce mépriser le dévouement des maîtres de dire que leur système est aussi adapté à la chose qu’une bétonneuse à faire de la dentelle ? L’éducation est la responsabilité des parents et nul n’a autorité pour s’y substituer. Ce qu’ils attendent de l’école c’est une aide qui respecte leurs options et non un carcan qui étouffe les personnalités.
L’éducation est un artisanat qui ne produit rien en série. Mieux vaudrait donc abandonner une appellation trompeuse pour en revenir à celle de Jules Ferry l’INSTRUCTION PUBLIQUE. La tâche est déjà suffisamment complexe puisqu’on ne connaît pas de ministre qui n’ait tenté sa réforme. Avec le succès que l’on sait. À  leur arrivée en 6ème, 20% des enfants ne savent ni lire ni compter. Qu’on ait multiplié l’encadrement, réduit les effectifs par classe, modifié les horaires et le calendrier, supprimé les classements et bientôt peut-être les notes, rien n’y fait. Mais on continue et les contribuables paient de plus en plus cher.
Sous la conduite de l’Etat, c’est clair, l’avenir des jeunes français est compromis. La solution est ailleurs, dans des organismes non gouvernementaux et par conséquent tout à fait libres. De nombreuses initiatives sont déjà prises ici ou là. Il faut les soutenir pour que se construise peu à peu une pléiade d’écoles nouvelles et chrétiennes pour les parents qui le voudront.
Nous montrerons que, comme "nounou" pour la jeunesse de ce pays, l’ETAT est un mauvais choix.
2 février 2011 

Agir vaut mieux que gémir

Publié dans A tout un chacun

Dans le combat pour la liberté de l’enseignement dans les années 50, Jean Bouyer, un complice de Monseigneur Cazaux, évêque de Luçon, disait volontiers : "on n’a raison que de ce qu’on remplace". Ainsi pensaient déjà Charles de Montalembert et Lacordaire en ouvrant à grand bruit, en 1831, la première école libre. Ils préparaient le terrain à la loi Faloux qui allait libérer l’enseignement primaire et secondaire en 1850. Plus tard, en juillet 1875, ce fut l’enseignement supérieur. Dès novembre, Monseigneur Freppel, évêque du diocèse, (encore un évêque !) posait les bases de l’Université catholique d’Angers.
Chaque fois, quoique plus ou moins rapidement, le mimétisme a joué. 20 ans pour la liberté des premiers cycles, 100 ans pour l’enseignement supérieur avec l’ouverture d’une université publique à Angers. On pensait (et peut-être espérait-on ?) que cette dernière allait sonner le glas de la précédente. ll n’en fut rien, au contraire. Elle l’a poussée à innover. Tandis que la loi Faure supprimait les facultés pour les remplacer par d’hypothétiques UER (unités d’enseignement et de recherche), la "Catho" mettait en place les premiers instituts universitaires professionnalisés. Et là encore, il n’a fallu que quelques années pour que l’idée germe aussi dans l’enseignement supérieur public !

Au moment où la France doit convenir de la faillite de son système éducatif, le temps paraît venu pour tous les citoyens de mesurer la gravité de l’enjeu et de penser à un remède. "L’éducation est notre avenir" ont clamé ces jours-ci les enseignants. On comprend leur inquiétude. Mais l’enseignement est surtout l’avenir de la France et des petits Français, d’où qu’ils viennent.

Alors il faut d’abord penser à former les enseignants. "Autrement on va dans le mur" s’alarme un syndicaliste. Il a raison. Mais cette formation est un problème très complexe. D’autant qu’on prétend parler d’éducation et pas seulement d’instruction. Il s’agit donc de donner aux futurs maîtres le souci de l’éducation. Or le terrain n’est pas favorable. Le contexte est au laisser aller et la bonne tenue est assimilée à de l’affectation. Qu’il s’agisse de vêtements, de comportement ou de langage, il semble que beaucoup de candidats relèvent au moins d’un sérieux recyclage. Est-ce réalisé, voire même envisagé, dans le cadre (?) actuel de la formation ? Faute de quoi il serait vain d’espérer une amélioration chez les élèves.
S’agissant de l’instruction, il faut distinguer le savoir et la méthode. On conçoit que le savoir soit de la compétence de l’université. Le niveau "bac +5" s’il peut être souhaitable pour la culture générale, ne l’est peut-être pas pour enseigner en primaire. On pense plutôt à une connaissance pratique des enfants, acquise dans des stages auprès d’enseignants chevronnés ou encore, - pourquoi pas - dans l’encadrement de mouvements de jeunesse.
Mais tout cela serait illusoire faute de procéder d’un véritable intérêt pour l’enfant. On peut rêver de la meilleure formation professionnelle, cet intérêt est primordial. L’enseignement reste un artisanat qui doit s’adapter à chaque personne. On sait de longue date que "pour apprendre le latin à John, il faut d’abord connaître John". A quoi pourraient donc servir des méthodes élaborées dans des laboratoires parisiens pour des enfants définis par des statistiques, des enfants que jamais personne n’a rencontrés ?
En face d’un disfonctionnement généralisé qu’on peut sans doute attribuer à une telle gestion centralisée et donc inévitablement idéologique, il faut décréter la mobilisation générale des imaginations pour inventer un nouveau type d’écoles. Il faut que tous ceux qui le peuvent n’hésitent pas à investir pour soutenir cette cause nationale et permettre que s’ouvrent, dès aujourd’hui, ces écoles de l’avenir.

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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