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HUDE Henri

HUDE Henri

Né le 7 septembre 1954
Marié - 4 Enfants.


Philosophe

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm) (1974-79)
Agrégation en Philosophie (1977)
Doctorat in Philosophie (1990)
     Habilitation (1992) à diriger des recherches en philosophie.

Directeur du Pôle d’éthique au Centre de recherches des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC).
Ancien professeur en classes préparatoires au Collège Stanislas (Paris)
Ancien professeur d’Université à Rome
(Professore stabile. Istituto Giovanni Paolo II di studi su matrimonio e famiglia, presso l’Universita del Laterano).
Ancien directeur général du Collège Stanislas (Paris) 
 
Membre du comité de rédaction de la revue Commentaire (depuis 1992)
Membre du conseil d’orientation de l'Institut Montaigne (2001-2009) 
Membre du conseil scientifique de la revue Oasis (Venise) (depuis 2004)
Membre du conseil d’administration de l’association des Amis de St-Cyr et Coëtquidan (depuis 2005)
 
Ouvrages
Bergson(2 volumes) (1ère édition, 1989 and 1990), Paris, Editions Universitaires
     Reedited Archives Karéline (2009)
Ethique et politique,Paris, Editions Universitaires (1992)    
Philosophie de la prospérité. Marché et solidaritéParis, Economica(1994), 
Croissance et liberté. Philosophie de la prospérité(1995) - 2nd Volume, Critérion, Paris 
Mon testament philosophique, en collaboration avec Jean GUITTON, Paris, Presses de la Renaissance (1997)
Entretiens posthumes avec Jean Guitton,Paris, Presses de la Renaissance.(2001)
Ethique des décideurs,Paris, Presses de la Renaissance (2004) 
     Préface par Henri de Castries, Prix Montyon 2005 de l’Académie française
     Traduit en italien chez Cantagalli, Siena, (2010)
     A paraître en américain à IPS Press, en 2011. 
Parole et silence (Prolégomènes. Les choix humains), Paris (2009)
Démocratie durable. Penser la guerre pour faire l’Europe, Editions Monceau, Paris (2010)
 
Autres publications (sélection)
- ‘Il rinnovamento socio-politico’, (“Socio-political Renewal”), in Veritatis Splendor, testo integrale con comentaria filosofico-teologico tematico, a cura di Ramon Lucas Lucas, Presentazione del cardinal J. Ratzinger, San Paolo-Milano, 1994, p.375-381.
- "Dieu me jugera", Revue Catholique Internationale Communio, X, 1, 1985, p.62-75.
- ‘Democracja aristokraticzna a demokracja republikanska’, in Znak, (traduit en polonais par Maria Tarnowska), 4, 455, Krakow, 1993, p.128-138.
- ‘Pour une philosophie de l’argent’, L’amitié Charles Péguy, Bulletin d’information et de recherche, ‘Péguy écrivain’, 18ème année, n° 72, octobre-décembre 1995.  
- ‘Nuit de la foi et doute philosophique’ au Colloque international, Lisieux, 30septembre 4 octobre 1996, pour le centenaire de la mort de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ; publiée dans Une sainte pour le 3ème millénaire, Editions du Carmel, 1997, p.163-180.
- ‘Filosofia politica, mercado y solidariedad’, Congrès de l’Université Complutense de Madrid sur ‘Filosofia y solidariedad’ ; Revista Espanola de Pedagogia, n°205, Ano LIV, septiembre-diciembre 1996, p.395-407.  
- ‘La famille, fondement de la société’, in Anthropotès, 12/1, Istituto Giovanni Paolo di Studi su matrimonio e famiglia, Roma, juin 1996, p.21-50.
- ‘Paura di credere’, Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95.
- Morale per una societa libera’, dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997. 
- ‘Economie, société et politique familiale’, Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450.
- ‘En torno al respeto’, (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997.
- ‘Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme’, dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90. 
- ‘La politique de l’investissement familial’, in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149.
- “How to Defend Moral Values in a Free Society?”, Congrès international ‘Secolarismo e liberta religiosa’, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85.
- ‘Jean Guitton’, in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts, Verlag Styria, 1998, p.500-506.
- ‘101 thèses sur la liberté de l’éducation’, Liberté politique, n°5, été 1998, p.85-99.
- ‘Ci sara un bene comune nella nuova societa ?’ dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77.
- ‘Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense’, Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003.
- Article: ‘Ethique, défense et gestion’, (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82.
- ‘Trois définitions du terrorisme’, dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006, ‘Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?’, p.15-17.
- ‘La géopolitique actuelle et la nécessité de la philosophie’, dans Oasis, Année II, n° 4, septembre 2006, p.23-25. 
- ‘Integrazione politica e dialogo culturale’, au Congrès international ‘Cristianesimo, Ebraismo e Islam: Esperienze di Incontro’, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie.
- “Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers”, International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University, UK; published in Paul ROBINSON, Nigel DE LEE & Donald CARRICK (editors), Ethics Education in the Military, Ashgate, UK, Feb. 2008, p.109-118.   
- "Intuition et invention chez Bergson", dans Annales bergsoniennes, tome 4, PUF, sous la direction de Frédéric WORMS, Actes du Colloque sur ‘L’évolution créatrice de Bergson. 1907-2007’, tenu au Collège de France le 23/24 novembre 2007.
- ‘Ethique et vieillissement’, (“Ethics and Ageing”) colloquium of the « Institut de géopolitique des populations » and of the « Institut de recherches sur la géostratégie économique internationale » (IRGEI), held at the Assemblée nationale, 8 mars 2007, published in Yves-Marie LAULAN, Vieillissement mondial et conséquences géopolitiques, L’Harmattan, 2007, p.173-188.
- “A Few Reflections On the Critical Importance of Ethical Training Today for an Efficient Leadership Training in the Military”, in Military Studies and Technology : The Proceedings of the 14th Hwarangdae International Symposium, 2007.11.1/2, Korea Military Academy, p.23-43.
- ‘Guizot et le centrisme’, du livre d’Aurelian CRAIUTU, Le Centre introuvable. La pensée politique des doctrinaires sous la Restauration, traduit de l’anglais, Plon, 2006, dans Commentaire, Volume XXX, n°119, Automne 2007, p.856-858.
- ‘Bien commun, décision et intérêt général’.Aux éditions Marcianum Press, Venise, dansIl bene comune. La domanda antropologica, 3, acura di G. Richi Alberti, 2008.
- ‘Policier et soldat. Ressemblances et différences’; English translation, ‘“Of the Police and the Military”, une étude pour le Chef d’état-major des Armées, le Général Jean-Louis Georgelin, dans le cadre des travaux sur le Livre Blanc sur la Défense, 2008.
- "Benedicto XVI y Barak Obama en el Cercano Oriente", Humanitas, n° 55, Juillet-Septembre 2009, Santiago de Chile.
- “A Few Reflections On the Second Meeting ISODOMA”, Colloquium, Shrivenham, UK, on “Military Ethics & Education. Who Needs What, Where and When?” December 2009.
- "Sur l’identité de la France. Réflexions philosophiques", dans Liberté politique, Printemps 2010.
- "Le militaire : héros, victime et judiciarisé", Inflexions, automne 2010.
 
 
*  "Paura di credere", Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95
*  "Morale per una societa libera", dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997
*  "Economie, société et politique familiale", Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450
*  "En torno al respeto", (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997
*  "Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme", dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90
*  "La politique de l’investissement familial", in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149
*  "How to Defend Moral Values in a Free Society ?", Congrès international Secolarismo e libertareligiosa, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and
          Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85
*  "Jean Guitton", in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts,
          Verlag Styria, 1998, p.500-506
*  "101 thèses sur la liberté de l’éducation", Liberté politique,n°5, été 1998, p.85-99
*  "Ci sara un bene comune nella nuova societa ?" dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77
*  "Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense", Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003
*  "Ethique, défense et gestion", (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82
*  "‘Trois définitions du terrorisme", dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006  "Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?", p.15-17
*  "Integrazione politica e dialogo culturale", au Congrès international Cristianesimo, Ebraismo eIslam: Esperienze di Incontro, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale
          di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie
*  "Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers", International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University,

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Comment expliquer... (2)

Publié dans Du côté des élites
Comment expliquer le succès de François Fillon ? (2)

Du succès de Donald Trump à celui de Marine Le Pen ?
Dans ce deuxième papier nous expliquerons adéquatement le succès de François Fillon aux primaires "de la droite et du centre", cette fois en considérant l’avenir.
Vous avez tous lu des papiers dans lesquels on se fonde sur le succès de Donald Trump pour annoncer celui de Marine Le Pen. Je ne suis pas certain du tout que ce soit une prévision rationnelle. M. Nigel Farage, en particulier, s’est exprimé dans ce sens. Sans doute a-t-il à son actif l’annonce du Brexit et de l’élection de Trump. Mais, les avait-il rationnellement prévus (autant que cela est possible), ou seulement espérés ? Je penche pour la seconde hypothèse, mais enfin peu importe.
Il est extrêmement probable en France (surtout après l’élection de Trump) que les deux partis dominants seront battus en 2017, s’ils expriment seulement l’idéologie postmoderne et la soumission à la Washington néo-conservatrice. Un "troisième homme", quel qu’il soit, sera élu en 2017. Marine Le Pen voudrait bien être ce "troisième homme" pour la France et, ainsi, remporter l’élection. Malheureusement pour elle, François Fillon vient de gagner à droite, la qualité de troisième homme. Battant les chouchous des médias et du "groupe dirigeant", il est déjà devenu un troisième homme "pour la droite et le centre". L’enjeu pour lui consiste à le devenir aussi pour la France dans son ensemble. S’il y parvient, il aura partie gagnée.
S’il n’y parvient pas, le jeu deviendra serré. Cela pourrait être le cas si le parti socialiste était en mesure de faire émerger un autre troisième homme. 
 
Du succès de Donald Trump à celui de François Fillon ?
Une analogie précise et rationnelle avec Donald Trump fait de François Fillon, et non pas de Marine Le Pen, le troisième homme pour la France – et donc le probable vainqueur de 2017. Ceci, non à cause de sondages ou d’analyses sans valeur, mais à cause des véritables lois régissant l’espace politique.
Trump est en effet un "troisième homme" très audacieux, mais malgré des outrances verbales calculées, il semble mesurer l’importance des institutions et traditions politiques, qui rassurent en garantissant la continuité, la mesure, et en définitive le règne du droit. Il ne s’est donc pas présenté en indépendant, ni à la tête d’un parti à lui. Il a au contraire réussi à s’imposer à l’un des deux grands partis institutionnels, même si ce fut contre la grande majorité de ses chefs et contre la quasi-totalité des médias, en grande partie déconsidérés par leur unanimisme. Il s’est donc bien positionné en "troisième homme", libre des partis, mais non pas en aventurier sans assise institutionnelle.   
Au contraire, les Le Pen, père et fille, n’ont pu bâtir qu’une troisième force, certes imposante, mais dont le crédit et le statut social restent tout même très inférieurs à ceux des deux partis traditionnels. Le pire pour le FN est que François Fillon est assez "à droite" pour attirer non pas la masse de l’électorat du FN, mais la masse des compétences et notabilités qui auraient pu se sentir tentés de devenir ses cadres, si un autre candidat l’avait emporté. Le FN se voit donc réduit à une poignée d’aventuriers démagogues, certes à la tête d’un prolétariat désespéré, mais dans une situation nationale qui n’est pas encore assez grave pour qu’une majorité bascule dans le désespoir, ou pour qu’une élite aux abois soit tentée d’avoir recours à lui. Le précédent Trump, rationnellement analysé, plaide ainsi plutôt pour le succès de Fillon.
 
Une révolution "démocratique" en Amérique ?
La "Gauche", ainsi qu’une grande partie de nos dirigeants, est aliénée par son discours idéologique, et ne comprend pas ce qui se passe, ni la structure du désaveu dont elle fait l’objet. C’est à se demander s’il reste encore chez elle quelques individus qui ont lu L’idéologie allemande de Marx.
Donald Trump a une force considérable que n’ont pour l’instant ni François Fillon, ni Marine Le Pen. Au-delà de l’outrance de certains de ses propos, il réussit à amalgamer dans un même discours des éléments conservateurs, libéraux et sociaux. Il se place ainsi au centre des trois principales dimensions de la justice. Et les libéraux, libertaires et impériaux-libertaires, qui le décrient ne comprennent pas qu’il a gagné tout simplement parce que la situation aux USA est devenue très injuste et qu’un rééquilibrage va avoir lieu sous une forme encore inconnue.
Il est impossible à ce stade de savoir ce qu’il adviendra du phénomène Trump. Dans son esprit de lutte contre "l’élite", le peuple américain a mis au pouvoir un homme fort, qui peut aussi bien devenir un dictateur mettant fin aux traditions républicaines, qu’un nouveau Roosevelt (certes beaucoup moins policé) restaurant les intérêts économiques et les droits démocratiques des classes moyennes.  
 
Le scénario optimiste pour les prochaines années est le suivant : sous réserve que Trump se recentre et unisse le pays, s’il applique ses promesses dans le domaine économique, alors la victoire de Trump est une révolution démocratique de plus aux Etats-Unis, après celles de Jefferson, de Jackson, de Lincoln et de Franklin D. Roosevelt.
C’est la baisse des impôts sur la classe moyenne écrasée et stagnante ; c’est la détermination à prendre les moyens, au besoin non libéraux, pour rebâtir une industrie et rendre du travail à cette même classe moyenne ; c’est une grande politique d’investissements collectifs – et une telle politique n’est jamais inflationniste ; c’est la priorité rendue au réel sur le monétaire et le financier ; c’est la détermination à ne plus tolérer une immigration à effet prolétarisant pour cette même classe moyenne et laborieuse ; c’est la détermination à ne plus tolérer l’érosion du socle de culture commune sans lequel ce peuple serait dissout en individus esclaves ; c’est la résolution de mettre fin à une politique extérieure démesurée, à une politique impériale d’agression et d’invasion dont le coût est intolérable, même pour les USA, et qui tend à la guerre sans fin et au chaos universel.
Et les gens se rendent compte que toutes ces décisions sont vitales pour eux.
Un autre élément est la révolution idéologique. La seule interprétation favorable de certaines sorties de Trump pendant sa campagne, est d’y voir une volonté de renverser le pouvoir opprimant de l’idéologie dominante et du politiquement correct. Le danger est que cette transgression aille au-delà d'une salubre libération. Les citoyens américains ne veulent plus être manipulés, inhibés, culpabilisés, paralysés par un discours pseudo-progressiste théoriquement très noble et en fait malhonnête (intolérance, xénophobie, racisme, sexisme, homophobie, société ouverte, etc.). Car ce discours a perdu toute dignité intellectuelle et toute authenticité morale. Il n’est plus qu’une arme de manipulation et de division dans une dynamique d’appropriation progressive de la démocratie par l’élite possédante. Et chaque outrance de Trump libère le peuple de ce carcan mental, de ce surmoi libéral, de ces inhibitions nihilistes, dans lesquels les libéraux ont cru pouvoir enfermer les peuples occidentaux. L’Europe n’en est pas encore là, mais elle n’en est plus loin.
La fin de l’idéologie libérale ouvre une phase de transgression et de destruction idéologique, dont seul un humanisme profond et renouvelé peut faire sortir.
Et la fin de la "Gauche" en Occident se mesure à son incapacité à comprendre ce qu’elle est devenue, à l’évidence, aux yeux d’une majorité : l’opposé odieux de tout ce qu’elle était, de tout ce qu’elle a voulu être – les porcs orwelliens de la Ferme des Animaux.
 
François Fillon peut-il faire une révolution démocratique  en France ?
Comment donc François Fillon peut-il passer du statut de troisième homme de la droite à celui de troisième homme de la France ? Tout en tenant compte des spécificités françaises, imiter Trump dans sa manière d’articuler les trois volets d’un unique programme : mettre en avant avec vigueur cette même dimension sociale et démocratique, tout en tenant ferme sur la nécessité des réformes de structure et en même temps sur le rejet de la culture bobo-libertaire. S’il opère ainsi, il se placera au centre des trois dimensions de la justice, qui est la position gagnante.
www.henrihude.fr, 27 novembre 2016

Comment expliquer le succès ...

Publié dans Du côté des élites
Comment expliquer le succès de François Fillon

Glissement culturel profond et perte d’autorité des médias ; nouvel environnement géopolitique et climat nouveau, après l’élection de Trump ; réaction aux outrances pseudoprogressistes : cela n’explique pas tout, mais voyons déjà ces trois points.
 
Un succès dû à un glissement culturel profond et à la perte d’autorité des médias
Comment expliquer le succès imprévu de François Fillon ? Précisément parce qu’il était imprévu : ni par la presse, ni par les sondeurs, ni par les "milieux dirigeants". Ceci demande explication.
Juppé et Sarkozy étaient les favoris de la presse et des sondeurs ; probablement aussi du "milieu dirigeant", à de notables exceptions près. Eh bien ! Les Français de droite ont voté et ils ont partout voté contre les deux chouchous du consensus. Fillon est sorti vainqueur parce qu’il est apparu, à tort ou à raison, comme le "troisième homme", un candidat relativement hors système.
Une classe dirigeante manipule toujours un peu la démocratie, et le peuple souverain ferme les yeux, tant qu’il est satisfait de son sort. Aujourd’hui, la manipulation de la démocratie consiste à faire présélectionner deux partis et deux candidats par la presse, puis à donner au peuple le choix entre ces deux candidats présélectionnés. En période de forte insatisfaction populaire, le corps électoral a fini par s’adapter et à développer des anticorps anti-manipulatoires. Il réagit tout simplement en identifiant comme nuisible à ses intérêts et à ses droits les favoris des médias. En d’autres termes, il élimine a priori "ET bonnet blanc ET blanc bonnet".
Parce que la presse est maintenant majoritairement perçue comme une officine de propagande, l’investiture médiatique vaut disqualification d’office. Remarquez bien qu’on n’a jamais pu prévoir une élection, car l’existence et la nature de l’objet à prévoir ne sont pas indépendantes de l’action subjective de prévoir et de dire ce qu’on prévoit. Ceci a toujours été vrai ; mais, aujourd’hui, ce l’est d’une manière nouvelle. Jadis, la prévision était plutôt autoréalisatrice ; elle est aujourd’hui devenue, au contraire, anti-réalisatrice.
Rien ne montre mieux la perte de confiance et d’autorité subie par le pouvoir spirituel des médias et généralement de l’idéologie dominante et même de la philosophie générale qui a dominé, non pas depuis 1968, mais depuis le début des Lumières. C’est un complet changement d’époque, dont l’explication ici nous entraînerait trop loin (1).
 
Un succès dû au nouvel environnement géopolitique et au climat nouveau, nés de l’élection de Trump
Brexit, élection de Trump, referendum en Italie, élections en France… Ne sommes-nous pas en train d’assister à un bouleversement géopolitique aussi important que la chute de l’Union soviétique ?
On n’a peut-être pas assez souligné que la montée en flèche de François Fillon a commencé avec l’élection de Donald Trump. Il faut toujours tenir un juste compte du contexte global. L’élection de Donald Trump aux Etats-Unis a produit un effet de souffle planétaire, surtout en Occident. Tout ce qui est politiquement conformiste a pris un coup de vieux du jour au lendemain.
Ce n’est pas faire injure à l’électeur "de droite" que de le créditer d’un certain coefficient de prudence plutôt conformiste (2). Or, qu’on le veuille ou non, Sarkozy et Juppé étaient les correspondants naturels d’Hillary Clinton. L’un et l’autre étaient des candidats logiques, adaptés à un monde structuré par le pouvoir des milieux néo-conservateurs américains, que l’élection d’Obama n’avait pas touché. Or, ces milieux ont soudain perdu le pouvoir. Par suite, les candidats hier logiques en France sont devenus du jour au lendemain des candidats peu qualifiés pour gérer une relation fondamentale à Washington. Et s’il faut être fort face à un homme fort, comment espérer cela des soumis qu’ils étaient ? Fillon ayant eu le courage de dire qu’il fallait changer notre politique face à la Russie, l’électeur "de droite" se sent plus à l’aise avec un président à la fois plus courageux et plus en phase avec le duo Trump-Poutine. L’effet Trump sera sans doute aussi considérable à gauche, mais d’une manière très différente.
 
Un succès dû à la réaction aux outrances pseudoprogressistes
La gauche libertaire est allée beaucoup trop loin dans le domaine moral et culturel. Le respect du prochain ne se réduit pas à tolérer qu’il puisse faire n’importe quoi, ou bien à se soumettre à n’importe quel ordre moral à rebours. La juste bienveillance envers les immigrés ou le sens de l’universalité humaine n’impliquent pas l’éradication de toute culture ou de tout intérêt national, dans une ambiance de culpabilisation collective. Un rééquilibrage est nécessaire dans ce domaine, face à une culture postmoderne qui est devenue l’inverse de la philosophie des Lumières : une tolérance devenue intolérante, un anti-dogmatisme devenu une nouvelle forme de dogmatisme et un esprit de relativisme devenu parfaitement absolutiste et qui menace de devenir violent et haineux.
Par rapport à cette hégémonie spirituelle étouffante, Alain Juppé a choisi de se coucher. Par-là, il s’est coupé d’une demande fondamentale du corps social. François Fillon, tout en restant dans le champ du possible, a clairement fait un choix plus conservateur.
Dans une société déboussolée par le nihilisme libertaire, la redécouverte élémentaire du sérieux moral de base doit transparaître dans le caractère et les principes des dirigeants. Fillon était celui qui répondait le mieux à ce besoin.
De plus, la fonction présidentielle exige force et tranquillité, sérieux et dignité. Les Français ont été humiliés par deux présidents non présidentiels, l’un par agitation, l’autre par impuissance, et qui ni l’un ni l’autre, n’avaient physiquement la moindre allure.
Pourrions-nous espérer ce qui depuis très longtemps est inenvisageable en France : avoir un président qui n’est pas pire que le précédent ?
 
Si les trois facteurs précédents sont peu contestables, ils n’expliquent pourtant pas tout. Pour arriver à une explication politiquement adéquate, il faut considérer l’avenir et tenter de l’anticiper, mais cette fois à partir d’une théorie plus adéquate.
 
(1) Voici un article sur ce sujet. L’usure de la culture des Lumières : en devenant postmoderne, les Lumières ont perdu leur dignité rationnelle et morale ainsi que leur universalisme. C’est pour cela que le postmoderne n’est plus authentiquement humaniste, et n’a donc plus légitimité pour inspirer la culture.
(2) Le conformisme existe aussi à gauche, mais plus volontiers sous forme d’un conformisme de l’anticonformisme.

www.henrihude.fr

Où va le monde ? Et nous ?

Publié dans De par le monde
Où va le monde ? Et nous, Français, que choisir ?
 
Besoin de synthèse. Garder ou non l’Empire ? C’est la question en Amérique
Dans cet article, je voudrais proposer une brève synthèse. Sans synthèse, impossible de faire des choix rationnels (1).
Plaçons-nous d’abord en esprit à Washington, là où se trouve encore le principal centre de pouvoir dans le monde. C’est essentiel, si nous voulons pouvoir décider bien pour la France.
Nul ne peut prévoir le résultat du processus électoral actuellement en cours aux États-Unis, aussi imprévisible que l’était celui du Brexit au Royaume Uni. Ce qui est certain, c’est qu’un vrai choix semble sinon proposé aux électeurs américains, du moins indirectement impliqué par tout le débat en cours. Voici la question qui leur est posée : faut-il garder ou non l’empire américain ? Concrètement : faut-il, avant qu’il ne soit peut-être trop tard, redevenir une nation normale, la plus puissante mais non la seule hyper-puissante ? Ou faut-il jouer le tout pour le tout et employer au besoin la manière forte pour rétablir un leadership global en fort recul, et qu’on aurait décidé de ne pas lâcher ? Obama a choisi de ne pas choisir. Donald Trump représente la première option et Hillary Clinton la seconde. Ce qui est en jeu, ce ne sont donc rien moins que la paix et la guerre.
 
Démocratie en Amérique ?
La question, c’est donc aussi la démocratie en Amérique. Un grand Empire ne peut guère être gouverné démocratiquement. Nul ne sait si un président Trump aurait les moyens politiques d'imposer son point de vue, mais celui de la présidente Clinton, candidate des néo-conservateurs, serait impérial et tout sauf démocratique.
Les USA vivent une très grave crise de la représentation. Les appareils des grands partis semblaient oligarchiquement contrôlés, et la démocratie n’être plus qu’un nom. Le peuple chercha donc un véritable représentant et forcément le chercha sous la seule forme aisément disponible en de telles circonstances, celle du pouvoir personnel d’un chef répondant à ses attentes. A cause d’une démesure oligarchique qui a déséquilibré leur régime mixte, les US vivent donc dans un temps où la réaffirmation de la démocratie passe paradoxalement par l’affirmation d’un fort principe "monarchique", ou plutôt monocratique, face à des oligarchies de plus en plus réduites et comprimant les droits économiques et politiques des classes moyennes. Le choix est même entre une oligarchie de plus en plus dure manipulant la démocratie, et une sorte de pouvoir personnel peu soucieux de droit, hostile aux élites et aux institutions – ce que les classiques Grecs appelaient une tyrannie et que nos spécialistes aiment appeler une semi-dictature populiste. Le coût pour les USA en termes d’image et de rayonnement serait évidemment considérable.
 
Larguer l’Empire ? Et changer les règles du jeu économique ?
Le renoncement à l’empire permettrait de colossales réductions des budgets militaires, dont l’impact sur la sécurité globale serait imprévisible. Ces économies pourraient permettre une redistribution des parts du gâteau, aujourd’hui accaparé par le trop fameux "1%", et un réinvestissement massif dans la reconstruction des infrastructures, de l’industrie, de la formation et des classes moyennes. On peut aussi penser qu’en donnant une crédibilité à la réduction de l’hyper-endettement des US, et en leur redonnant une base industrielle massive, ces économies et ces investissements permettraient d’éviter l’effondrement à terme du dollar. Ils mettraient fin aussi à une fuite impérialiste en avant, dont la continuation va finir par comporter un risque de guerre mondiale. 
 
La politique de repli, et de reconstruction intérieure, implique aussi pour les USA, donc pour le monde, un changement des règles néo-libérales que Washington a de plus en plus imposées au monde depuis des décennies. Une réduction logique de la liberté des échanges, y compris des échanges de main d’œuvre (c’est-à-dire concrètement de l’émigration/immigration), ne peut manquer de déconcerter ceux qui ont obéi à Washington en libéralisant et qui devront savoir comment s’adapter. Elle comporte elle aussi un coût important en termes d’image, comme si les USA devaient passer par une période où ils cumuleraient l’impopularité inévitable de la puissance longtemps impériale, et l’impopularité du Nord refoulant le Sud. Cette politique peut se justifier par des arguments d’ordre rationnel, mais elle ne peut guère se réaliser sans exploiter des passions : le ressentiment des WASPs (2). La politique d’immigration massive ouverte au Sud, simple corrélat de la politique néolibérale, et aussi leur propre malthusianisme démographique, les ont dilués (depuis les deux tiers de la masse jusqu’à un peu moins de la moitié) et sont en train de modifier l’identité collective des États-Unis. Une politique néo-nationale devrait passer par une période où l’open society se renfermerait derrière un grand mur. Cette politique ne saurait manquer d’avoir un retentissement énorme sur la perception de l’Amérique dans le monde, faisant d’elle non seulement une sorte de semi-tyrannie personnelle, mais aussi une société fermée sur elle-même, composée d’anciens riches déclassés et de vieux devenus xénophobes.   
 
La très encombrante alliance islamiste
Donald Trump a déclaré que le président Obama avait créé l’État islamique. C’est un raccourci trop bref, et de toute façon, le mal ne daterait pas d’Obama. La politique impériale est forcément pour Washington une politique pro-islamiste, tout simplement parce que l’islamisme est la seule alliance de revers possible et nécessaire pour tout projet américain de domination globale – projet que beaucoup, aux USA ou en Europe, jugeraient bénéfique et ne qualifieraient pas de domination. Mais la guerre contre cet islamisme, qu'il faut bien brider quand il est moins utile qu'inutile, justifie de serrer les rangs et de serrer la vis aux libertés publiques à l’intérieur du pays, tout en détournant l’attention populaire de la crise de la représentation et de la crise de la classe moyenne, donc de la démocratie.
 
L’efficacité de l’intervention russe en Syrie a mis en échec cette stratégie. Elle a démontré que Washington et Ankara avaient joué double jeu avec l’EI. Ne commentons pas les développements récents de la situation en Turquie. La donnée essentielle et durable, c’est que si Washington voulait avoir les mains libres pour lutter vraiment contre un islamisme à l’émergence duquel il a tant contribué, Washington devrait accepter une politique de repli, mais négociée et concertée avec les autres partenaires, afin d’éviter dans tous les domaines des ruptures catastrophiques d’équilibre.
Pour être précis et complet quant à l’essentiel sur ce sujet, il faut rappeler deux ensembles de faits :
1° une contradiction structure malgré tout la relation US au monde musulman : globalement, l’islam est pour Washington une alliance de revers ; toutefois, face au rival chinois, l’alliance ou la neutralité de l’Inde sont indispensables, et donc le Pakistan islamiste et ennemi irréconciliables de l’Inde, est un embarras. Le contrôle de l’Afghanistan est le meilleur moyen de tenir le Pakistan, pour des raisons de rivalités ethniques internes au Pakistan. Il faut donc aussi empêcher toute collusion entre Riyad et Islamabad.
2° Des factions du gouvernement américain voudraient "larguer" l’alliance islamiste. Le rapprochement relatif avec l’Iran, la décision d’exploiter le gaz de schiste pour ne plus dépendre énergétiquement du Moyen-Orient,  la guerre des prix des hydrocarbures entre la maison de Saoud et les US, l’autorisation accordée aux victimes du 11 Septembre 2001 de poursuivre Ryad en justice, la tardive décision de porter des coups militaires importants au "califat" – tout cela montre que les US hésitent et cherchent en partie une autre solution.
 
Celle-ci va devenir inévitable, si l’affaiblissement du contrôle de l'opinion occidentale par les médias ne permet plus de masquer le double jeu face à l’islamisme. Mais quelle situation géopolitique nouvelle peut émerger, si l’alliance vient à être effectivement rompue ? Cette situation serait-elle gérable et par quels moyens ? Les réponses vont varier, selon que Washington accepterait un repli franc, ou un demi-repli ayant pour fonction de laisser au chaos futur le soin de faire regretter son pouvoir passé.
Où iraient le monde musulman et le mouvement islamiste en cas de rupture de l’alliance entre les US et l’islamisme ? Et comment, sans risquer de désorganiser les approvisionnements pétroliers dans le monde, laisser tomber une monarchie politiquement archaïque, et qui ne peut survivre qu’en faisant à coup de milliards la promotion du fanatisme ? Comment éviter que le wahhabisme affolé, livré à lui-même et devenant objet de réprobation universelle, y compris dans les pays musulmans, ne fasse des folies ? La réponse à ces questions reste largement imprévisible, surtout en Europe, plus proche des terres historiquement de tradition musulmane. En tout cas, on ne voit pas comment les US pourraient renoncer à l’empire sans cesser de jouer avec le feu islamiste, et pourraient réduire le terrorisme islamiste sans cesser d’en avoir secrètement besoin.
A dire vrai, Washington a placé le peuple des USA dans une situation où il semble avoir le choix entre deux options perdantes. Cette situation cause les pires ennuis à leurs alliés européens. Il faudra du génie politique aux futurs dirigeants américains, quels qu’ils soient, pour mettre fin à l’impérialisme en douceur sans provoquer des ruptures catastrophiques dans le monde et d’abord chez eux.
 
Une règle pour déterminer la politique française
J’estime que la meilleure façon de savoir quoi faire en France et plus largement en Europe, est de méditer sur ces problèmes des États-Unis, d’en faire la transposition ou application chez nous, et d’en tirer les conséquences que la raison recommande.
La conquête islamiste devenant clairement une chimère et une impasse, quel avenir spirituel pour un islam en partie libéré de la politique grâce à cet échec ? Quelles réactions suicidaires dans un parti djihadiste désormais désespéré ? Comment empêcher certains en Europe de vouloir gagner les élections et tenter de cimenter une cohésion nouvelle en excitant les passions antimusulmanes libérées et utilisées par la politique de repli, après qu’elles aient été créées par la politique d’empire et la soi-disant guerre contre le terrorisme ? 
La France et les autre pays européens devront savoir apporter leur concours à une politique de repli impérial sans débandade, ni rupture chaotique des équilibres. Ils devront aussi savoir refuser leur concours à une politique de réaffirmation "napoléonienne" de l'empire.  
 
Dans un cadre en partie contraint par une politique US de repli, qui semble à moyen terme un scénario plus probable qu’une guerre impérialiste montant aux extrêmes, l’enjeu va être pour la France de rester un pays humaniste, au meilleur sens de ce mot, qui enveloppe tout le meilleur de sa civilisation classique, chrétienne et philosophique. Ce que cela signifie, c’est ne pas glisser dans la plupart des directions qui semblent aller avec le repli, mais savoir tracer au contraire une route originale, fidèle à ces traditions : ne pas perdre le sens de la culture d’universalité, et, tout en retrouvant la valeur de la nation et le sens profond de l’autorité, ne pas tomber dans un nationalisme étroit, ni dans les facilités de l’autoritarisme. Garder ou retrouver une vision mondiale au service de la paix et d’une saine liberté, tout en promouvant avec audace un nouveau modèle économique et politique plus juste pour des nations libres et civilisées. Et, pour stabiliser tout cela, nouer de justes alliances.
 
(1) L’action adaptée demande une connaissance adéquate. Une connaissance pratique adéquate enveloppe et suppose d’abord une vue d’ensemble, synthétique et structurée, mais ni simpliste, ni partisane. Une telle synthèse permet seule une juste interprétation des situations d’échelle plus réduite.
(2) Blancs Anglo-Saxons protestants.
(3) De même, les Turcs ou les émirats musulmans d’Asie centrale ont été pour la monarchie française, jusque sous Louis XVI, des moyens de gêner le rival, l’empire d’Autriche, et la Russie, le plus souvent son allié.
(4) Philippe Sidos, La guerre soviétique en Afghanistan, Economica, 2016.
(5) La question est de savoir jusqu'où les US sont prêts à aller pour faire pression sur l'Europe. Le développement de la crise bancaire en Allemagne devrait en partie répondre à cette question.

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