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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

URL du site internet:

Convergence des luttes

Publié dans En France
Convergence des luttes
 
L’autre jour, à Paris, plusieurs manifestations avaient lieu simultanément. On parlait de convergence des luttes. C’est vite dit quand il s’agissait des Gilets Jaunes et de la lutte pour le climat dont les objectifs sont totalement antinomiques.
 
S’agissant du réchauffement climatique, on peut discerner deux comportements possibles pour le prendre en compte :
Le premier est de tenter d’en limiter l’ampleur en modifiant profondément notre mode de vie, si tant est que ces efforts en particulier pour limiter les émissions de "gaz à effet de serre" aient quelque effet.
Le second est de faire confiance à l’espèce humaine et se dire que l’homme va, comme il l’a toujours fait, s’adapter au changement climatique, l’actuel n’étant pas le premier.
Les partisans du premier comportement devraient être avertis de ce à quoi on va les soumettre qui est un retour en arrière voire un changement de civilisation. De toute façon l’espoir d’un quelconque résultat repose sur l’action conjointe de l’ensemble de la planète, on en est loin : les plus gros pollueurs n’entendent pas cesser de polluer, les Etats-Unis se sont retirés du jeu et brulent allègrement charbon et pétrole, l’Inde carbure au charbon, la Pologne aussi, la Chine malgré quelques efforts restera pendant des décennies un pollueur majeur. On voit mal les consommateurs de riz dont la culture émet paraît il quantité de méthane se convertir aux lentilles et aux pois-chiches.

Pour ce qui concerne la France, un des pays les plus vertueux du monde développé grâce à son électricité nucléaire, tout ce qu’elle entreprendra sera d’un effet nul sur le problème mondial mais sous-entend un changement de mode de vie dont il convient d’informer les thuriféraires de la transition climatique.
Qui est prêt à renoncer à sa voiture pour utiliser les transports publics, à abandonner le chauffage au fuel pour se chauffer avec des granulés de bois. Qui est prêt à voir augmenter considérablement le coût de l’électricité pour utiliser des panneaux solaires et des éoliennes et voir comme en Allemagne augmenter la production de CO2. ? Qui est prêt à voir pousser partout des éoliennes monstrueuses défigurant nos plus beaux paysages ?
On veut nous convaincre de réduire de 80 % notre consommation de viande pour la remplacer par des lentilles et des pois chiches, qu’en penseront nos éleveurs ?
On veut nous faire abandonner les engrais et les pesticides sans se rendre compte que la production agricole va décroître que nous ne serons plus autosuffisants et qu’il faudra importer des aliments ce qui va contre le but poursuivi.
Nous allons vers une économie de pénurie ; déjà on peut lire des articles évoquant avec nostalgie les restrictions imposées pendant la dernière guerre, il paraît que tout le monde se portait mieux sauf qu’à l’époque la tuberculose faisait des ravages. Chacun va se voir allouer un quota de CO2, et devraà chaque achatet à chaque déplacement faire déduire ce qu’il est censé avoir produit comme pollution. On ne pourra plus voyager, prendre l’avion et tout le monde ne peut pas se déplacer à bicyclette.
Déjà les jeunes générations intoxiquées par les prévisions catastrophistes mal étayées, en particulier celle de la jeanne d’Arc du CO2, déclarent ne plus vouloir avoir d’enfants "pour sauver la planète".
Et tout cela ne servira à rien, rappelons-nous que la crise des gilets jaunes a été déclenchée par une hausse du prix de l’essence. Imaginons ce qui arrivera quand on voudra imposer la décroissance de l’économie et toutes les mesures contraignantes que l’on prévoit. La France ne produit que 0,9% des "gaz à effet de serre" si les principaux pays pollueurs continuent de polluer, nos efforts seront inutiles. On s’interdit les recherches pétrolières mais on ne réduit pas la consommation, on s’interdit les recherches de gaz et de pétrole de schiste qui ont permis aux Etats Unis de devenir le premier producteur pétrolier mondial pendant que la France est de plus en plus dépendante.
 
Reste la deuxième voie : miser sur les facultés d’adaptation de l’homme à son environnement. On peut bien entendu chercher à diminuer le gaspillage, à donner la préférence aux produits locaux, exclure le plastique et la pollution urbaine mais pour le reste il convient de faire comme Trump et ne changer nos comportements qu’à la marge. Encourageons l’énergie nucléaire qui depuis cinquante ans nous fournit notre électricité, renonçons aux énergies soi disant renouvelables mais qui sont imprévisibles. Laissons l’agriculture s’adapter et produire ce qui nous est nécessaire. Prospectons le pétrole en Guyane et dans le canal du Mozambique. Continuons de circuler, de voyager, de manger des steaks, d’ailleurs les Français n’accepteront pas la remise en cause de leur mode de vie sinon on n’est pas près de voir s’éteindre la révolte des gilets jaunes.

Envoyé par l'auteur, 28 septembre 2019

Combien de planètes ?

Publié dans De par le monde
Combien de planètes ? (on consomme trop ?)
 
Comme tous les ans, le club de réflexion Global Footprink Network donne une date où l’humanité est sensée avoir consommé les ressources de la planète pour l’année. Cette année c’était le 29 juillet.
Comme d’habitude, l’étude culpabilise les pays développés producteurs de richesses qui généralement se nourrissent eux-mêmes quand ils ne nourrissent pas le reste de la planète. Il paraît pour le WWF France "qu’à l’échelle de la planète, nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres et cultivé davantage de terres que ce que la nature peut nous offrir au cours d’une année".
Qu’est-ce que ça veut dire : encourage-t-on les pays qui ne produisent rien, n’exploitent pas les richesses potentielles tant agricoles que minières. Curieusement l’Afrique n’est citée nulle part et ne fait l’objet d’aucune statistique. Que veut-on dire quand on déclare que nous avons pêché trop de poissons ? La pisciculture permet de développer une production dont on ne voit pas les limites. On abat trop d’arbres mais les forêts des pays développés notamment en France sont en croissance.
Les Etats unis sont accusés d’avoir besoin de 5 planètes pour maintenir leur mode de vie mais les Etats Unis sont exportateurs agricoles, pétroliers.
Depuis des décennies on nous menace de l’épuisement des ressources pétrolières, on n’arrête pas de trouver de nouveaux gisements, d’exploiter des ressources non conventionnelles pétrole et gaz de schiste.
 
Il est amusant de constater que les Etats unis sont les grands coupables avec 5 planètes, la France aurait besoin seulement de 2,7 planètes. Sur quelles réserves tirons-nous plus que nous produisons ? Notre agriculture nourrit largement notre population et on ne voit pas qu’il y ait un problème de renouvellement des ressources, la population est stable ou en très faible croissance, et c’est le cas de tous les pays développés traités comme des prédateurs comme la Suisse, l’Allemagne ou l’Italie.
Le seul pays qui ait grâce aux yeux du Global Footprink Network est l’Inde qui n’aurait besoin que de 0,7 planète, l’Inde avec sa misère, ses enfants au travail – environ 60 millions d’enfants -, sa croissance démographique - 1,25 % par an -, l’illettrisme. On prévoit que l’Inde deviendra le pays le plus peuplé du monde en 2025.
L’Afrique ne fait l’objet d’aucune statistique, sa croissance démographique est de 4 % par an, sa croissance économique d’environ 2,5 % par an. L’Afrique s’appauvrit par habitant qui déjà pauvre, émigre et submerge la planète.
Et comme tout cela n’est pas très convainquant on va chercher la tarte à la crème : l’émission de CO2  si bien que pour la France "Le point noir est la voiture individuelle qui compte pour 16 % des émissions totales de CO2 du pays". La bagnole toujours la bagnole cette bête noire absolue. Circulons à pied, à vélo ou en bus, et condamnons toute l’industrie automobile.
Décidément les écolos voudraient nous ramener au moyen âge où comme chacun sait le manant se gobergeait d’une poule au pot tous les dimanches.

Envoyé par l'auteur, 6 août 2019

Ne pas discriminer...

Publié dans Du côté des élites
Ne pas discriminer les mères lesbiennes
 
Devant l’offensive médiatique tendant à imposer la PMA pour toutes les femmes en particulier les ménages de femmes lesbiennes, on peut s’interroger sur le nombre de femmes qui y feront appel et sur la nécessité de bouleverser la filiation telle qu’elle existe en France. En 2017, 228 000 mariages ont été célébrés dont 7 000 entre homosexuels des deux sexes. Si en première analyse on admet qu’il y a eu autant de mariages entre femmes qu’entre hommes, on arrive à 3 500 mariages entre deux femmes. Comme il est parfaitement évident que tous les ménages de deux lesbiennes ne feront pas appel à la PMA, on constate que cette pratique n’intéressera que quelques centaines de ménages par an. On est dans le marginal, dans ces conditions il est très excessif de révolutionner les règles de filiation pour des femmes qui d’ailleurs, pourraient procréer comme tout le monde.
 
Le projet de loi de bioéthique prévoit pour les mariages de deux lesbiennes d’établir la filiation à l’égard de leurs enfants conçus par don de gamètes par une 'déclaration anticipée de volonté' signée par le couple dès le consentement au don. Elle met ainsi en place un dispositif refusant toute hiérarchie entre la mère qui accouche et celle qui n’accouche pas. L’Etat signifie ainsi qu’aux yeux de notre droit ces deux mères sont parfaitement à égalité de statut et de droits. Il en résulte qu‘en cas de divorce l’enfant peut être confié à l’une ou l’autre mère, éventuellement celle qui  n’a pas accouché et qui n’a donc aucun lien biologique avec lui. Remarquons que dans ce cas on est bien proche de la gestation pour autrui qui est interdite.
Autre disposition nouvelle, le projet de loi de bioéthique reconnaît le droit à une personne née à la suite d’un don de gamètes, à sa majorité, de connaître l’identité du donneur à qui elle doit la vie. Evidemment ça responsabilise le donneur qui jusqu’à maintenant se comportait comme un taureau charolais, ne se préoccupant pas de sa descendance. Mais que fera un donneur qui au bout de dix huit ans verra se manifester ses enfants, peut être par dizaine ? Quelle sera sa place pour chacun de ses enfants qui auront ainsi deux mères et un père ?
 
Les couples hétérosexuels qui font appel à un donneur pour des raisons de stérilité ne sont pas tenus de révéler à leurs enfants la particularité de leur origine.
Les organisations homosexuelles considèrent cette différence de traitement comme une mesure discriminatoire pour les mères lesbiennes "Il faut impérativement amender ce projet de loi et étendre la "déclaration anticipée de volonté" à tous les enfants conçus par don. Quel que soit le sexe de leurs parents, les enfants doivent bénéficier des mêmes garanties au regard de leur droit d’accès à leurs origines". Ce n’est peut être pas l’avis des parents. On peut même lire cette phrase admirable "Il est temps de sortir de cet héritage d’allégeance au modèle "biologique" qui n’a fait que du mal, et de revendiquer que les familles issues de don sont des familles tout aussi dignes que les autres."
 
Le modèle biologique qui n’a fait que du mal ! Il paraît que l’on discrimine les enfants de parents hétérosexuels en leur refusant une garantie d’accès à leurs origines. Les parents ont peut être le droit d’informer ou non leurs enfants. Décidément l’exception voire l’anomalie devient la norme.
Faut-il vraiment bouleverser les règles de filiation pour quelques lesbiennes en mal d’enfant ?

Envoyé par l'auteur, 10 août 2019

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