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JOURDIER Francois

JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

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La fin de la démocratie

Publié dans A tout un chacun
La fin de la démocratie
 
Churchill déclarait que la démocratie était le pire des régimes à l’exception de tous les autres. Peut-être, mais la démocratie devient une exception et a tendance à disparaître.
Son principal défaut est de favoriser l’intérêt individuel plutôt que l’intérêt général et de conduire à une politique à courte vue à l’échéance des élections ; l’Europe par exemple se suicide en encourageant le travail des femmes plutôt que d’avoir une politique résolument nataliste, rendant indispensable l’appel à l’immigration qui lui fait perdre son âme et disparaître sa civilisation. Paul Valéry déclarait "les civilisations sont mortelles", la civilisation occidentale d’origine gréco-latine et chrétienne est en train de mourir faute de foi en elle.
 
La démocratie en tant que régime est devenue l’exception : il n’y a pas un pays d’Afrique, du nord comme subsaharienne où la démocratie malgré les pressions occidentales, se soit établie d’une façon durable. La décolonisation a conduit au retour des ethnies, des tribus et des clans comme fondement du pouvoir. Prenons l’exemple du Rwanda où la France avait poussé à l’instauration d’un régime démocratique, cela a mené aux massacres interethniques et au retour de la dictature de Kagamé.
Les régimes islamistes aussi bien en Afrique qu’en Asie considèrent que la Charia doit servir de fondement à leur mode de vie et ne souhaitent pas l’instauration de la démocratie quand ils ne la combattent pas par le terrorisme. De plus les seuls régimes laïques, de fait autoritaires, sont systématiquement déstabilisés : Irak. Libye, Syrie.
Font exception quelques rares régimes vivant sous le parapluie américain, comme le Japon, Taiwan et la Corée du sud, mais le reste de l’Asie en particulier les deux pays les plus peuplés du monde, la Chine et l’Inde, ne peuvent être qualifiés de démocratie et il n’y a guère d’espoir qu’ils le deviennent.
Restent d’anciennes colonies comme l’Australie, la Nouvelle Zélande, le Etats-Unis et le Canada dont on peut admettre qu’elles vivent en démocratie encore que la propension des Etats Unis à se mêler des affaires du monde et à entreprendre interventions militaires et exercer pressions commerciales les discrédite quelque peu.
En Amérique du Sud et centrale il y a à vrai dire et en cherchant bien quelques pays que l’on peut qualifier de démocraties mais ce n’est pas la majorité.
En Russie Poutine a instauré un régime certes autoritaire mais avec un réel soutien populaire, qui est le plus souvent vilipendé, mais est le plus proche de la démocratie. Poutine est un des rares dirigeants à penser au long terme.
 
Reste l’Europe berceau de la démocratie, à la fin de la deuxième guerre mondiale on pouvait espérer l’établissement général de la démocratie, ce n’est pas ce qui est arrivé. L’instauration de l’Europe a créé un monstre technocratique qui décide de tout, aussi bien du mode de vie que de l’organisation politique et économique, bafoue les referendums qui ne lui sont pas favorables, menacent de sanctions les pays comme la Pologne, la Hongrie qui veulent continuer à décider de leur sort, imposent des politiques économiques aux pays dont la situation ne plait pas à Bruxelles comme l’Espagne la Grèce et l’Italie. Un pays qui n’est plus maitre de sa politique extérieure, de sa défense, de ses options morales et de ses choix de société n’est plus une démocratie, c’est le cas, hélas de la France.
La démocratie est en train de disparaître.

Envoyé par l'auteur, 3 juin 2018

L’empereur de Chine

Publié dans A tout un chacun
L’empereur de Chine
 
On pourrait penser que pour faire la promotion des énergies renouvelables, on mettrait en avant le cout du kilowatt.heure, la disponibilité, l’absence d’émission de gaz à effet de serre, il n’en est rien. Deux articles, l’un dans Le Monde "Les énergies renouvelables passent le cap des 10 millions d’emplois", l’autre dans Le Figaro "La lutte pour le climat va créer 18 millions d’emplois", me laissent songeur, car enfin la lutte contre le supposé réchauffement climatique n’a pas pour objet de résorber le chômage, il faudra bien que quelqu’un paye et ce ne peut être que par le coût de l’énergie. On pourrait aussi bien demander à EDF de doubler ses effectifs, sans pour autant augmenter la production d’électricité. Une sage politique énergétique a pour objet de réduire au maximum les coûts qui se répercutent immédiatement sur les produits.
Dans l’article du Figaro on peut lire "Les actions pour limiter le réchauffement climatique à 2 ° C vont se traduire par 24 millions de créations d’emploi. C’est beaucoup plus que les 6 millions de postes qui devraient être supprimés dans les activités à forte intensité de carbone et de ressources grâce au passage aux énergies renouvelables, aux véhicules électriques et à l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments".Quel aveu, cela veut dire que les prix vont augmenter et que c’est le consommateur final qui va voir son pouvoir d’achat diminuer.
 
L’article du Monde est encore beaucoup plus instructif : d’après l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) on apprend que le cap des dix millions d’emplois a été franchi en 2017, toutes filières confondues. Oui mais 40 % de ces emplois ont été créés en Chine principalement dans la filière photovoltaïque où elle affirme sa suprématie : elle monopolise 65 % des effectifs mondiaux, c’est en effet en Chine qu’est fabriquée la majorité des panneaux solaires.
L’Europe crée 1,2 millions d’emplois dont le quart en Allemagne où sont fabriquées beaucoup éoliennes. Mais dans cette filière, la Chine fournit aussi 44 % des salariés.
Ajoutons les agrocarburants, 1,9 millions d’emploi dont 41 % au Brésil et les grands barrages hydrauliques : 1,5 million principalement en Chine encore, au Brésil  et en Inde.
 
Et la France dans tout cela ? On recense 107 000 postes dans les renouvelables soit seulement 1 % du total mondial.
Ce 1 % doit correspondre aux installateurs de panneaux solaires chinois et au montage d’éoliennes allemandes, ce n’est pas brillant, la France n’ayant développé que peu d’industrie dans ces domaines.
D’autant qu’il y a peu la France était en tête dans le développement de l’énergie nucléaire : réacteurs, éléments combustibles, retraitement, et travaillait pour de nombreux pays notamment en Europe, en Chine, en Inde, au Japon. C’est cette filière non polluante que les différents gouvernements poussés par des écologistes irresponsables s’emploie à saboter depuis des années, notamment en imposant à la France une limite de 50 % d’énergie nucléaire dans le "mix", énergétique, limite n’ayant aucune justification rationnelle. Pendant ce temps la Russie, la Chine et la Corée s’emploient avec succès à nous supplanter.
Les 107 000 emplois dans les énergies renouvelables seront perdus et au-delà par la disparition de la filière nucléaire.
A cela il faut ajouter l’interdiction que la France s’impose de toute nouvelle prospection pétrolière et de l’exploitation du gaz de schiste.
Etonnons nous du chômage et du déficit commercial endémiques depuis des années.
Ce n’est plus pour le roi de Prusse que nous travaillons mais pour l’empereur de Chine.

Envoyé par l'auteur, 15 mai 2018

Bonapartisme

Publié dans En France
Bonapartisme
 
L’attaque aux gaz dont on accuse Bachar el Assad peut facilement apparaître comme une machination, soit un montage par les rebelles destiné à le disqualifier, soit une agression d’un pays tiers auquel le régime syrien ne plait pas par exemple Israël. On ne voit pas pourquoi le président syrien vainqueur dans la Goutha et alors que la majorité des combattants rebelles a été évacuée aurait commis cette attaque.
La réaction des pays occidentaux, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France qui ont commis une agression délibérée sans mandat contre un pays souverain relève de la plus grande mauvaise foi car enfin, ces trois pays disposent de forces de dissuasion capables de destructions, y compris contre les civils, d’une toute autre ampleur que l’attaque dont ils s’indignent.
 
Pour ce qui est de la participation de la France à cette action, il convient de faire d’autres remarques : depuis des décennies le Parlement est tenu à l’écart de toutes les interventions que la France a menées à tort ou à raison en vertu d’une interprétation abusive de la Constitution.
D’abord l’article 15 qui prévoit que le Président de la république est le chef des armées et qui est interprété comme une délégation pour entrainer la France dans n’importe quelle aventure, ne signifie pas autre chose que le fait que le Président est au sommet de la hiérarchie militaire comme le furent Louis XVI en 1791, et les présidents de la IV° République qui ne disposaient d’aucun pouvoir. C’est un rôle honorifique comme en dispose la Reine d’Angleterre pour la plupart des armées du Commonwealth.
L’article 35 était rédigé jusqu’en 2007 de la façon suivante : "La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement."  Comme on ne déclare plus formellement la guerre et qu’on se contente de la faire sans autre forme de procès, cet article a été longtemps considéré comme caduc si bien que le Parlement était dépossédé de tout contrôle d’emploi des armées. La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 destinée à rendre au Parlement un pouvoir de décision pour toute intervention sauf urgence, a conduit à une nouvelle rédaction de l’article 35 que l’exécutif considère comme un blanc-seing pour intervenir n’importe où sans l’accord ou même l’avis du Parlement.
C’est ainsi que nous sommes intervenus en Libye et maintenant au Sahel et en Syrie sans que le Parlement ne soit consulté.
 
La rédaction de l’article 35 est visiblement inspirée par ce qui se fait aux Etats Unis où la répartition des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif n’est pas la même.
Pour ce qui est de la France cela revient au retour d’un régime bonapartiste modèle Napoléon III qui nous avait conduits en Crimée, en Italie, en Chine, au Mexique pour finir à Sedan.
Il s’agit donc d’un coup d’état de fait peut-être inconscient, mais réel, conséquence de décennies d’abus de pouvoir de l'exécutif et de marginalisation du Parlement.

Envoyé par l'auteur, 27 avril 2018

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