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LECERF Antoine

LECERF Antoine

Né le 7 janvier 1950
Marié – 5 enfants.
 
Officier, général de corps d'armée


Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr
Brevet de l’enseignement militaire supérieur
Auditeur à l’institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) (1997)
Centre des Hautes Etudes Militaires (CHEM) (1997)
 
Commandant des Forces terrestres (précédemment Force d'action terrestre) (depuis 2007)
Commandant les forces françaises engagées dans l’opération LICORNE en Côte d’Ivoire (2006)
Commandant l’état-major de force numéro 4 à Limoges (2004),
à l’état major des armées (EMA) Chef de la division Emploi (2002),
à l’Etat-major interarmées de planification opérationnelle (Creil) (1998)
Commandement de la force d’action terrestre (CFT) Chef de la division Plans (Lille) (2000)
Professeur au Collège interarmées de défense (CID) (Paris) (1996)
Commandant du 2e Régiment étranger d’infanterie (REI) (1994)
        Commandant du détachement français en RCA (Opération ALMANDIN II)
        Commandant du bataillon interarmes français de la brigade multinationale en Bosnie-Herzégovine
        dans le cadre de la Force de Réaction Rapide
        Commandant du détachement français d’assistance opérationnelle en RCA   
Au cabinet du ministre de la défense à Paris (1991)
Au 2e Régiment étranger d’infanterie (REI) (Nîmes) (1990)
     Opérations  Epervier au Tchad,  REQUIN  au Gabon, DAGUET en Arabie Saoudite 
Officier stagiaire à l’école supérieure de guerre (ESG) (Paris)
Officier stagiaire au Command and General Staff College à Fort-Leavenworth (Etats-Unis)(1985)
A Corte-Bonifacio (Corse), à Kourou (Guyane), à Beyrouth (Liban)

Distinctions
Commandeur de la Légion d’honneur
Commandeur de l’ordre national du Mérite
Croix de la valeur militaire (avec deux citations)
Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures (TOE) (avec citation)

URL du site internet:

Education, amour

Publié dans A tout un chacun

Dimanche vers 16h, gare de Perrache à Lyon, un tgv vers Paris. Dans le hall des bandes désœuvrées dans leurs uniformes, casquettes et joggings rutilants.
Au même endroit, des jeunes prenant le train ave leurs sacs camouflés, d’aucuns tenant même un treillis sortant du pressing à la main.
Quelques jours plus tard, le centre de Lyon est l’objet d’affrontements très violents.
En Afghanistan, d’autres jeunes tutoient la mort au quotidien. La différence ? D’un côté une jeunesse abandonnée, de l’autre la même jeunesse, mais on lui a donné un "sens" à sa vie.
Chaque année, des milliers de jeunes quittent à 16 ans notre système éducatif, sans rien, nombreux étant à la limite de l’illettrisme et de l’analphabétisme. Un phénomène qui perdure depuis des dizaines d’années, des discours magnifiques, mais rien de concret pour donner de l’espérance à ces jeunes français.
La responsabilité de notre génération "post soixante huitarde" est écrasante ! Quel avenir leur donnons-nous? Quel échec!
Avant hier, on se battait dans le centre de Lyon. Au même moment, dans l’indifférence absolue, un détachement du génie rentrait d’Afghanistan avec cinquante pour cent de pertes, tués et blessés. La différence ?
L'éducation !
Les règles essentielles de vie en communauté : dire bonjour, au revoir, respecter l’autre et sa différence, … etc. C’est d’une telle simplicité que tout le monde l’a oublié, par laxisme et théories les plus fumeuses niant le simple bon sens ou ajoutant, couches sur couches, des principes de précaution. Notre système éducatif tient là une responsabilité première et écrasante ! Personne n’a le courage de le dire.
L’éducation, c’est l’homme debout, c’est l’homme construit, c’est l’homme dans sa totale dignité d’être humain.
Amour !
Pourquoi un jeune Français meurt-il en Afghanistan ? La France, le drapeau tricolore, non foutaises ! Il meurt pour son copain, son sergent, son lieutenant, son colonel. Pourquoi ? Parce que, lorsqu’on tutoie la mort au quotidien, il se crée une alliance sacrée. Cela s’appelle tout simplement l’amour.
Les jeunes qui se battent à Lyon, ceux qui acceptent le risque de la mort en Afghanistan sont les mêmes. Les premiers ont été abandonnés, les seconds ont été éduqués et sont aimés.

De l'honneur à l'infamie

Publié dans En France

J’avais fait vœu de silence jusqu’au 31 juillet 2010.
Une double actualité me conduit à le rompre.
D’un côté, celle des soldats français tombés au champ d’honneur en Afghanistan et ramenés dans les plis du drapeau français, de l’autre, celle d’une photo primée par la FNAC, montrant un français, du moins je le crois, se "torchant" dans les plis du même drapeau.
Comment s’étonner de la crise de valeurs que traverse notre pays quand ses enfants meurent dans un silence assourdissant et une indifférence quasi générale, quand on prime l’ignominie et l’abjection ?
Dans d’autres pays, le peuple accompagne ses soldats tués au combat dans leur dernier voyage, il les applaudit dans les aérogares. Que fait-il en France ? Nos concitoyens sont-ils si différents des autres ? Non, ils ont simplement et seulement perdu, oublié ou jamais appris ce qui donne du "sens" à nos vies, à toutes nos actions !
Face à ce vide de "sens", donc d’éducation, la poignante dignité des familles, la solidarité des frères d’armes, le cérémonial de l’au revoir et du merci démontrent, s’il en est besoin, combien cette quête de "sens" est indispensable à un peuple.

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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