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LESUEUR Jean-Thomas

LESUEUR Jean-Thomas

Né le 2 septembre 1976
Marié - 3 enfants
 




Délégué général de l'Institut Thomas More (depuis 2007)


DEA d’histoire moderne (Paris IV Sorbonne)
           (De l’émergence de la diplomatie en Europe occidentale à l’époque moderne)
 
 
A débuté sa carrière comme rapporteur de groupe de travail à l’Institut Montaigne avant de participer à la création de l’Institut Thomas More en 2004. D’abord directeur des Études, il est devenu Délégué général en 2007. Ses travaux portent sur les questions politiques liées aux enjeux institutionnels et identitaires européens et l’analyse de la vie politique française.
 
 
 

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Les quotas ne sont qu’un outil,...

Publié dans Du côté des élites
Les quotas ne sont qu’un outil, pas une politique
 
FIGAROVOX.- Le gouvernement doit dévoiler ce mercredi vingt nouvelles mesures sur l’immigration, une semaine après que le Président a tenu des propos fermes sur cette question dans un entretien à Valeurs Actuelles. L’objectif assumé est-il bel et bien de faire baisser l’immigration en France ?
 
Jean-Thomas LESUEUR.- Non. À aucun moment, le président de la République ni le Premier ministre n’ont publiquement assumé un objectif de baisse de l’immigration légale en France qui était, pour mémoire, de 256 000 personnes en 2018 (+3,4% par rapport à 2017, chiffres ministère de l’Intérieur). La question migratoire constitue un sommet du "en même temps" macronien, une tactique faite pour étourdir l’adversaire sans portée stratégique. L’exécutif n’a pas de vision sur ce dossier. Il se contente de faire des "coups" et d’envoyer de temps à autre des signaux à l’électorat de droite. Avec Emmanuel Macron, la politique migratoire, qui est un sujet grave et lourd compte tenu des tensions identitaires actuelles, est l’otage de calculs politiciens.
 
Parmi les mesures attendues, figure celle d’imposer des "objectifs chiffrés ou des quotas" pour l’immigration économique légale (Muriel Pénicaud sur BFMTV mardi matin). Quelle sera l’efficacité de cette mesure ?
Si elle vise bel et bien à réduire l’immigration économique, pourquoi pas ? Cela permettrait d’adapter le flux au besoin et, logiquement, de stopper le flux une fois le besoin satisfait. Mais le problème est qu’au-delà de l’effet d’annonce, on ignore le but recherché par l’exécutif. Les quotas ne sont qu’un outil, ils ne font pas une politique.
J’ajoute que si l’immigration économique a connu une forte progression en 2018 (+22% par rapport à 2017), elle ne représente que 13% des entrées légales sur le territoire (33 500 sur les 256 000 évoquées plus haut). Cela veut dire que, si on veut baisser significativement l’immigration légale dans notre pays, il faut actionner d’autres leviers.
 
Si l’immigration économique ne représente qu’une petite partie du nombre total d’immigrés, quelles autres mesures faudrait-il prendre ? Faut-il s’attaquer à la politique française de regroupement familial ?
Si l’objectif recherché est la baisse de l’immigration, oui, il faut regarder du côté des entrées légales pour motif familial qui ont représenté 90 000 titres délivrés (35% du total) en 2018. Il est parfaitement possible de restreindre l’accès au regroupement familial, les mesures existent : en renforçant les exigences de maîtrise de la langue, en accroissant le coût du visa, en conditionnant le regroupement familial à la capacité de l’étranger à subvenir aux besoins de sa famille, en imposant un délai de cinq ans par exemple avant qu’il puisse bénéficier des allocations familiales ou d’un logement social.
Mais s’attaquer au regroupement familial, c’est forcément poser la question de l’accès à la nationalité. Pourquoi ? Car dans cette catégorie qu’on appelle le "regroupement familial", la sous-catégorie des "familles de Français" représente 53 % du total (47 950 en 2018). Elle concerne des citoyens français qui font venir de l’étranger leur conjoint, leurs ascendants ou leurs enfants. C’est elle qui alimente le phénomène d’"autoengendrement des flux familiaux" qu’a mis en lumière Michèle TRIBALAT et dont la dimension exponentielle est évidente. Dans son livre Les yeux grands fermés paru en 2010, la démographe signale que le nombre de personnes entrées comme "familles de Français" a été multiplié par quatre entre 1996 et 2003. La part des naissances d’origine étrangère dans l’ensemble des naissances en France a presque doublé en quarante ans, passant de 11,6 % en 1968 à 18,1% en 2005. De fait, près de trois enfants sur dix nés en France en 2015 ont au moins un parent étranger (chiffre INED).
 
Le gouvernement, sans s’attaquer réellement à l’AME, envisage également d’instaurer un délai de carence avant d’accéder à la Sécurité sociale…
Pour être précis, il s’agit d’un délai de carence de trois mois avant d’accéder à la Protection universelle maladie (PUMa), la Sécurité sociale de base. Concernant l’Aide médicale d’État (AME) qui bénéficie à 318 000 personnes, il serait question de soumettre certains actes non-urgents à l’accord préalable de la Sécurité sociale. On est assez loin d’un durcissement réel des conditions d’accès… La suppression pure et simple de l’AME serait pourtant aisément envisageable (seuls trois autres pays, la Belgique, les Pays-Bas et le Portugal, offrent un dispositif similaire), ce qui ne signifie évidemment que les situations d’urgence ne seraient pas prises en charge.
 
Comment parvenir à l’objectif fixé par le chef de l’Etat : 100 % de reconduites à la frontière effectives d’ici la fin du quinquennat ?
Cette annonce est stupéfiante. Comment le président de la République peut-il annoncer un objectif de 100% de reconduites effectives à la frontière alors qu’on sait qu’on est à 4% (selon les chiffres de la Cour des comptes)? On est en dehors de toute réalité…
Car la réalité est que la longueur des procédures d’examens des dossiers de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), prolongées de recours presque systématiques auprès de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), la non-exécution des obligations de quitter le territoire français (OQTF) amènent à une situation de maintien quasi général des déboutés de l’asile sur le territoire. Une fois que tous les recours sont épuisés, ce qui peut prendre plusieurs années, ces derniers viennent grossir les rangs de l’immigration illégale tolérée de fait. Chaque jour passé en France est alors un pas vers la régularisation, facilitée par la circulaire VALLS de 2012.
Face à cela, l’exécutif annonce vouloir réduire les délais d’instruction des dossiers pour les demandeurs d’asile, en accroissant les moyens de l’OFPRA et de la CNDA. Faut-il rappeler que c’était déjà l’une des ambitions de la loi COLLOMB de septembre 2018, il y a à peine plus d’un an ...?
 
Une telle politique a un coût important ! La France peut-elle le supporter ?
Il faut d’abord noter que c’est très difficile. Concrètement, cela veut dire que l’immigré débouté doit être accompagné par deux policiers, qu’il faut donc payer trois billets d’avion, qu’il faut affronter les esclandres qui éclatent souvent, les autres passagers qui "défendent" le débouté, etc. Et surtout, il faut que le pays de retour accepte de le recevoir. Il est donc sans doute nécessaire d’accroître les moyens sur la reconduite à la frontière (et en priorité sur les services de police) mais il est douteux que cela ait un effet très significatif.
Preuve de la difficulté, aucun pays européen n’a de bons résultats en la matière. L’Australie, qui est souvent citée en exemple d’une politique migratoire stricte, non plus. Mais je cite l’Australie car elle a compris une chose simple : en attendant de trouver le moyen de faire effectivement quitter le territoire aux immigrés illégaux, elle tâche de limiter drastiquement leur entrée.

Paru sur Figarovox, 6 novembre 2019

Libéralisme et néolibéralisme

Publié dans A tout un chacun
Libéralisme classique et néolibéralisme sont deux doctrines qui n’ont rien à voir !
 
Chichement approuvé le 23 juillet à l’Assemblée nationale, le projet de loi autorisant la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (Ceta en anglais) et les débats qui l’ont accompagné ont mis en lumière le problème que le concept de libéralisme pose aujourd’hui à la droite. Sur les cent quatre députés qui composent le groupe des Républicains (apparentés compris), quatre-vingt-dix-huit ont voté contre, cinq se sont abstenus et un a voté pour…
Chiffres spectaculaires qui étonnent et interrogent celui qui penserait encore que la droite est, avec des nuances mais par destination, favorable au libre-échange et à la globalisation. En réalité, raisonner ainsi serait mal connaître l’histoire de la droite (il faudrait dire "des droites") et ne pas voir deux réalités déterminantes, à la fois intellectuelles et politiques: celle d’une droite qui a changé et celle d’un libéralisme qui a muté, au point que leurs trajectoires se croisent avec de moins en moins d’évidence.
 
En trente ans, la droite a changé car les promesses de la "mondialisation heureuse" des années 1990 ont viré au mauvais rêve. Historiquement plutôt étatiste et interventionniste (pour sa principale composante en tout cas), la droite française a assisté impuissante, et en y prenant même sa part de responsabilité, au spectacle de la désindustrialisation, de la mise à la casse de secteurs entiers de l’économie nationale, de l’appauvrissement des classes moyenne et modeste - ceux qu’on appelle les perdants de la mondialisation.
Tout n’est certes pas la faute de la mondialisation dans l’échec économique et social français qui incombe pour une bonne part aux responsables politiques qui n’ont su qu’augmenter les impôts, favoriser l’extension sans fin du domaine de l’État et "gérer" le déclin. Mais les grandes tendances économiques à l’œuvre depuis trente ans s’observent ailleurs en Occident : c’est bien qu’il y a eu une lame de fond.
 
Sur le plan extérieur, ces trois décennies qui devaient voir triompher la démocratie libérale et les valeurs occidentales, après l’effondrement de l’idéologie soviétique, aboutissent à un grand désordre international, au chamboulement des puissances et à la contestation du leadership occidental. La Chine, la Russie, l’Iran et d’autres pays cherchent à bâtir un ordre alternatif qui séduit de plus en plus. Illibéralisme et modèles autoritaires trouvent des supporters dans les rangs de la droite française, au moins parmi les militants et les électeurs. La brillante victoire idéologique d’il y a trente ans, lors de la chute du mur de Berlin, se révèle une victoire à la Pyrrhus comme si, sans ennemi déclaré, la démocratie libérale ne pouvait se soutenir elle-même. Totalitarisme de notre temps, le péril islamiste, qui ronge au-dehors comme au-dedans, ne semble pas suffire à convaincre la droite de la défendre à tout prix.
 
Mais pendant que la droite perdait sa boussole, le libéralisme muta quant à lui et muta sous ses deux espèces : le libéralisme économique s’est transformé en idéologie de la mondialisation et le libéralisme politique en défense de la "société liquide" (Zygmunt Bauman). La pensée libérale classique, politique comme économique, concevait la liberté et son exercice dans des cadres établis et respectés : cadres politique (la nation), juridique (l’État de droit), social (la famille) et culturel (l’anthropologie occidentale). Ces structures abattues, reste un "laisser-faire" dogmatique et ravageur.
 
Ce néolibéralisme économique et le progressisme sociétal forment désormais ce que beaucoup entendent par libéralisme. Obama ou Macron peuvent dès lors être considérés comme plus libéraux que Trump ou Fillon, par exemple. Le Ceta traduit un libre-échangisme sommaire et plat qui déréalise les marchandises, les hommes et les territoires qui les produisent - seul compte l’échange qui "crée de la valeur". Le progressisme sociétal témoigne d’une vision sèche et brutale qui désincarne l’homme de son levant (PMA, GPA) à son couchant (euthanasie) - seul compte l’accomplissement des désirs individuels grimés en droits nouveaux.
Si l’on agrée cette lecture, sans doute un peu schématique, on comprend mieux le problème que le libéralisme pose à la droite. Suivre la pente du néolibéralisme et du progressisme sociétal, c’est rallier Macron. Certains ont fait ce choix et d’autres y seront immanquablement conduits. En revanche, laisser libre cours à la tentation dirigiste, voire autoritaire, c’est amenuiser l’esprit de liberté et fragiliser la société de confiance qu’il faut regarder comme l’un des fruits, précieux mais fragiles, de la civilisation européenne.
 
Que faire ? Faire confiance à la liberté en l’enracinant. Promouvoir l’initiative en la décentralisant. Protéger les Français en posant des limites. Le néolibéralisme et le progressisme sociétal sont des systèmes qui se nourrissent de la tentation de la démesure, du toujours plus et du "no limit". C’est une pensée de la mesure qu’il faut leur opposer : mesure politique, économique, sociale, environnementale et culturelle. Une mesure fondée en raison. Car ce qui choque dans le Ceta, c’est sa déraison : déraison à faire faire des milliers de kilomètres à des produits qu’on peut produire ici (ou dont on peut apprendre à se passer), déraison des OGM à outrance ou des farines animales.
Ses partisans auront beau jeu de traiter ses opposants de protectionnistes ou d’archaïques. Le circuit court ne résoudra certes pas tous les problèmes et ne saurait être vu comme une panacée universelle. Mais il recèle une vision du monde et des relations entre les hommes, une manière d’être et d’avoir qu’il est urgent de réapprendre. Il témoigne d’une anthropologie prudente et humaine, humaine parce que prudente. L’homme n’y est pas un isolé. Et cette vision est celle qui inspira certains courants libéraux. Qu’on songe au communalisme français, dont Tocqueville notamment témoigna si bien, ou à l’ordolibéralisme allemand qui sut conjuguer dynamisme économique et cohésion sociale. Si la droite savait retrouver ces accents, elle saurait retrouver sa voie.

Paru dans Le Figaro, 30 juillet 2019

L'UE et l'immigration

Publié dans Avec l'Europe
Immigration : ce que l’Union et les États membres peuvent et doivent faire
 
La question migratoire est, depuis des années, au cœur des préoccupations des Européens : 66 % des Italiens, 53 % des Français et 50 % des Allemands pensent qu’ "il y a trop d’immigrés" dans leur pays ; 63 % des Italiens, 56 % des Belges ou 54 % des Hongrois considèrent que "l’immigration force leur pays à apporter des changements qui lui déplaisent" (sondage Ipsos, juillet 2017). Devant cette préoccupation massive, les dirigeants européens sont obligés de se saisir de la question.
Favorables à une Union européenne intégrée, nombre d’entre eux sont tentés par une "communautarisation" accrue des politiques migratoires. C’est le cas d’Emmanuel Macron qui, dans une tribune du mois de mars dernier, appelle de ses vœux la création d’une "police des frontières commune", d’un "office européen de l’asile" et d’un "Conseil européen de sécurité intérieure".
Il faut prendre le contre-pied exact de cette tentation. La problématique migratoire, en ce qu’elle touche la question identitaire particulièrement sensible en Europe, réclame d’être traitée à l’échelon "politique" par excellence, celui des États nations. L’Union n’est pas un État et il est vain d’espérer qu’elle le devienne. La sensibilité du sujet pour les populations européennes exige que les responsables qui pilotent ces politiques soient facilement identifiables par le citoyen. Et il est permis de s’interroger sur l’efficacité sur le terrain d’une méga-agence comme Frontex, certes refondée en 2016 et dotée de moyens humains et financiers accrus, mais qui est une entité composite (27 nationalités et 24 langues), à la lourdeur logistique et administrative pesante.
Il apparaît donc nécessaire de redéfinir un cadre assurant aux États membres la marge de manœuvre nécessaire à la protection légitime de leurs intérêts nationaux. Cette restitution de souveraineté doit et peut se combiner avec l’action forte d’une Union concentrée sur les enjeux où son poids diplomatique et sa capacité d’entraînement apportent une authentique valeur ajoutée.
 
Trois axes d’action peuvent être envisagés.
D’abord, redonner l’ascendant aux États membres. Face aux carences de l’Union dans la protection des frontières extérieures de l’espace Schengen, ils doivent pouvoir renforcer le contrôle de leurs frontières intérieures, aujourd’hui trop limité et conditionné. Les projets visant à créer de nouveaux contingents de garde-frontières et de garde-côtes ne doivent être encouragés que dans la mesure où il s’agit d’agents nationaux financés par la solidarité européenne. Pour se prémunir d’un échec certain et de dissensions inutiles, il convient de s’opposer à tout règlement visant à instituer un système de répartition obligatoire des réfugiés à l’échelle de l’Union.
L’Union reste toutefois utile dans certains domaines ciblés. La multiplication des déplacements secondaires des migrants en situation illégale et des demandeurs d’asile à l’intérieur de l’Union nécessite une meilleure coordination entre autorités judiciaires et policières nationales. Adopter une liste commune de "pays tiers sûrs" et de "pays d’origine sûrs" constituerait une harmonisation bienvenue. Enfin, l’Union doit tirer profit de sa puissance économique et politique pour conclure davantage d’accords de réadmission avec les pays tiers.
 
Le droit d’asile et sa pratique, à l’échelon des États membres comme de l’Union, se révèlent particulièrement sensibles à des considérations humanistes - voire humanitaires. Poursuivant un objectif louable a priori, leur pénétration excessive dans les ordres juridictionnels conduit parfois à dévoyer l’esprit et à tordre la lettre de textes fondateurs (à commencer par la Convention de Genève de 1951), quand ils ne font pas obstacle à l’application de décisions de justice dont la légalité n’est pourtant pas remise en cause. Certains acteurs de l’asile (associations, ONG, cours européennes) instrumentalisent le droit et entravent de fait la lutte contre l’immigration illégale. La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) complique les expulsions des déboutés des droits d’asile.
Aussi, il convient d’encourager le retour à un droit d’asile plus proche de son esprit originel, rompant avec une interprétation des critères de définition du réfugié toujours plus extensive sous l’impulsion de la CEDH et de la Cour de justice de l’Union européenne. Les États membres doivent user des leviers juridiques et politiques à leur disposition - ils existent, et David Cameron, en son temps, a envisagé d’y recourir - pour s’affranchir partiellement des garanties issues de la Convention européenne des droits de l’homme et du droit de l’Union lorsqu’elles empêchent de manière déraisonnable l’exécution des décisions d’éloignement. Enfin, il appartient à l’Union de subordonner davantage l’aide au développement octroyée aux pays de départ à la réalisation effective d'effort de gestion des flux migratoires.
 
Le mémorandum signé entre l’Italie et la Libye en février 2017 a fortement entravé les traversées par la route de la Méditerranée centrale. L’accord de mars 2016 entre l’Union et la Turquie a permis une baisse de 97 % des entrées illégales par la route orientale. L’une des priorités de l’UE devrait ainsi demeurer l’amélioration de la mise en œuvre de cet accord, qui reste perfectible, et la conclusion de partenariats analogues avec certains États tiers. Ces exemples montrent, en tout cas, que les États européens et l’Union ne sont nullement condamnés à la passivité et à l’impuissance.

Paru dans Le Figaro, 11 mai 2019

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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