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BOURGES  Beatrice

BOURGES Beatrice

Née le 18 octobre 1960
Mariée – 2 enfants

Secrétaire Générale de Entreprise et Progrès,
     fédération de chefs d’entreprise ayant pour objectif
     de réconcilier l’économique et le social
     "Mettre l’homme au cœur de l’entreprise et l’entreprise au coeur de la cité"
Membre du Conseil National pour la Création d’Entreprises
Membre du directoire de l’Agence pour la Création d’Entreprises
Membre du Conseil de la Fondationsuisse Ecophilos
Présidente de l’association Audace et Responsabilité dans les Yvelines
Présidente de l’Association pour la Protectionde l’Enfance

     Précédemment 
Directeur des relations institutionnelles de Entreprise et Progrès (2004 - 2005)
Conseil auprès de Paul Dubrule, Président fondateur du Groupe ACCOR (2000 - 2004)
Conseil en entreprise du Groupe AXA et du Groupe Auguste Thouard (1998 - 2000)
Directeur à la Fédération Françaisedes Sociétés d'Assurances (FFSA),
     chargée des relations institutionnelles,
     membre du Comité Directeur (1997 - 1998) 
Attachée parlementaire (1992 - 1997)
     de Franck BOROTRA,
     Ancien Ministre de l'Industrie, Député, Président du Conseil Général des Yvelines
     d’André DAMIEN,
     ancien Député, Maire Honoraire de Versailles
Consultant pour le compte du Groupe TOTAL (1993 - 1994)

Ouvrages
L’homoparentalité en question – Et l’enfant dans tout ça ? (2008)

URL du site internet:

Mariage pour tous : un simulacre de débat

Publié dans En France

Le Collectif pour l’enfant a été reçu mardi 27 novembre 2012, par Erwann Binet, rapporteur du projet de loi sur le mariage des personnes de même sexe, dans le cadre des auditions privées.
Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif, a interrogé Erwann Binet sur le fait que de nombreuses associations, dont le Collectif pour l’enfant ont demandé à être reçues par le président de la République, la ministre de la justice, la ministre déléguée à la famille, et n’ont jamais reçu de réponse, alors que l’inter LGBT est reçue dans la journée lorsqu’elle sollicite le président de la République.
Elle s’est également étonnée de l’inégalité de traitement entre les partisans du projet de loi et ceux qui y sont opposés dans l’organisation des auditions devant la commissions des lois.
Elle a exposé au rapporteur l’indignation ressentie par les 80 associations du collectif devant le mépris avec lequel sont traitées les demandes répétées émanant de la société civile de prendre le temps du débat : "Pourquoi une telle hâte sur un projet si grave ? Pourquoi le gouvernement refuse-t-il d’associer la société en organisant des états généraux ? Pourquoi la demande de referendum, relayée par de multiples acteurs, est-elle restée sans réponse ?".
M. Erwann Binet n’a apporté aucune réponse satisfaisante, refusant fermement l’organisation d’Etats Généraux ou de référendum estimant que les Français ont adhéré à ce projet en votant pour François Hollande : "C’est en ce moment qu’a lieu le débat. Les Etats Généraux sont inutiles. Les Français ont donné leur accord, lors du vote pour François Hollande. Nous resterons sur notre calendrier" a-t-il dit.
Aude Mirkovic, juriste et membre de l’association Juristes pour l’enfance, a présenté à Erwann Binet les inquiétudes du collectif concernant l’adoption de l’enfant du conjoint de même sexe "La loi doit-elle encourager les femmes à choisir un mode de conception privant délibérément leur enfant de son père, en recourant à un donneur anonyme, afin de le rendre adoptable par une autre femme ? Il s’agit de fabriquer un enfant sans père, pour pouvoir l’adopter. La loi n’a-t-elle pas mieux à faire pour les enfants ?"
Elle expose ensuite quelques-uns des conflits de parenté que la notion de parenté sociale va susciter : "Comment trancher le conflit de parenté entre l’amante et la conjointe de la mère par exemple ?"
Le rapporteur se déclare optimiste sans apporter de réponse : "Nous trouverons des solutions. Il ne faut pas voir ces situations comme des difficultés mais comme de nouvelles possibilités".
Elizabeth Montfort, présidente de l’association pour un nouveau féminisme européen, a fait part à Erwan Binet des inquiétudes des femmes de voir leur spécificité rayée d’un trait de plume du Code civil : "Comment assurer l’égalité homme-femme en droit de la famille lorsque les notions de mari et de femme, de père et de mère, disparaissent au profit d’une notion indéterminée d’époux et de parent ? Nos mères se sont battues pour obtenir l’égalité ne l’oublions pas. Ce texte ne va pas vers le progrès mais vers une régression."
"Nous sommes de plus en plus inquiets" confie Béatrice Bourges. "Non seulement, le législateur ne prend pas le temps d’un vrai débat, mais en plus, il laisse de nombreuses questions sans réponse alors même qu’il s’agit d’une loi qui va bouleverser la société toute entière et l’avenir des enfants".
Béatrice Bourges pour Le Collectif pour l'Enfant

Demandons un referendum !

Publié dans En France

Le président de la République a annoncé son intention "d’ouvrir le mariage aux couples de même sexe" qu’il appelle le "mariage pour tous". Ce projet de loi sera présenté le 31 octobre en Conseil des ministres et voté par nos députés et sénateurs début 2013.
"Le mariage pour tous" concerne "tous" les français, donc chacun de nous, puisqu’il nécessitera, s’il est adopté, des modifications majeures de notre code civil. Parce que chacun de nous, et que chacun de nos enfants, sont concernés par ce projet de loi, nous exigeons du président de la République un referendum pour notre avenir et celui de nos enfants.
Une demande officielle de référendum est en ligne. Elle sera remise au président de la république.
Signez et faites signer.

Du mariage des personnes de même sexe

Publié dans A tout un chacun

Monsieur le Premier ministre,

Votre gouvernement a annoncé un projet de loi visant à ouvrir le mariage aux personnes de même sexe et à reconnaître comme parents d’un même enfant des personnes de même sexe.
Madame Dominique Bertinotti, ministre de la famille, a déclaré que le texte touchant "notamment au code civil, il faudra consulter pour avis le Conseil supérieur de l'adoption, puis le Conseil d'Etat, avant de présenter le texte au Parlement. Il faut prendre le temps de l'écoute et de la discussion".
C’est ainsi reconnaître que ces réformes annoncées au nom de la lutte contre les discriminations, auront des conséquences sociales, juridiques, économiques, éthiques et bouleversera la famille en profondeur.
Elles concernent donc la société tout entière et non seulement les personnes directement impliquées.
En particulier, le mariage et la filiation sont intrinsèquement liés en raison de la dimension familiale du mariage.
Or, admettre deux femmes ou deux hommes comme parents d’un même enfant exigerait d’abandonner les réalités de père et mère au profit de concepts neutres comme parent 1 et parent 2, ou parent A et parent B. Tous les enfants français se verraient assigner des parents 1 et 2, ou A et B. Tous les parents français devraient se voir désigner à l’état civil et dans leur livret de famille comme parents 1 et 2, A ou B, au mépris de la complémentarité d’état de père et de mère.
Une fois admis les parents de même sexe, sur quel critère trancher les conflits de "parenté" comme, par exemple, entre la conjointe de la mère et le père de l’enfant ? Il ne restera plus qu’à admettre les trois protagonistes, la mère, sa conjointe, et le père, comme parents, comme c’est déjà le cas en Ontario au Canada, en attendant que le conjoint ou la conjointe du père ne réclame elle aussi la qualité de parent : pourquoi le conjoint du père serait moins légitime que la conjointe de la mère à être reconnu comme "parent" ?
Reconnaître trois ou quatre parents d’un même enfant ne serait en rien un excès à éviter mais la conséquence NORMALE de l’admission de parents de même sexe. Et cette extension du nombre des parents pourrait concerner toute famille décomposée et recomposée : tous les parents français devraient admettre que le nouveau conjoint de leur "ex" puisse être considéré comme troisième ou quatrième parent à la mesure de son investissement affectif et éducatif auprès de l’enfant ! Est-ce vraiment un progrès au regard de l’enfant ?
Les enfants seraient les premières victimes d’une prétendue "homoparenté", car donner deux mères à un enfant, si tant est que cela puisse avoir un sens, reviendrait en réalité à le priver de père volontairement, de même que prétendre donner deux pères à un enfant reviendrait à le priver de mère volontairement. Prétendre qu’un enfant puisse avoir deux parents de même sexe le situe dans l’artifice, le mensonge, car deux femmes ou deux hommes ne peuvent engendrer un enfant, quelles que soient par ailleurs leurs qualités personnelles qui ne sont en rien en cause. Or l’enfant a besoin d’être connecté au réel, à la réalité, pour se construire sur un socle solide et non sur les sables mouvants des désirs irréalistes dont il est l’objet. Rattacher juridiquement un enfant à deux personnes de même sexe reviendrait à le doter d’éducateurs, mais à le priver de parents !
Nous voulons donc protéger les enfants de l’injustice que ces réformes envisagent d’institutionnaliser à leur égard. Mais nous serions en réalité TOUS concernés. C’est pourquoi nous exigeons du gouvernement qui s’est engagé au dialogue et à la transparence, un débat national de grande ampleur sur le sujet, à savoir des états généraux de la famille, comme cela a été fait à l’occasion des états généraux de la bioéthique.
Dans votre discours de politique générale du 3 juillet 2012, vous affirmez avec force, conviction et sagesse : "Je n’ai pas l’obsession de la comparaison avec le gouvernement précédent, mais je demande à chacun de mesurer la différence, qui n’est pas simplement une différence de style, mais de méthode … La première erreur c’est de vouloir imposer d’en haut et dans la précipitation."
Or, un bouleversement de société dans une matière aussi fondamentale que la famille ne peut être  fait dans la précipitation.
Convaincus que vous saurez entendre les attentes qui sont les nôtres, et confiants dans votre sens du dialogue et de la concertation, nous vous remercions par avance, Monsieur le Premier ministre, pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à notre demande et les suites que vous voudrez bien lui donner en organisant des états généraux de la famille.
Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

Béatrice Bourges
Porte-parole du Collectif pour l’enfant

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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