Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

BOURGES  Beatrice

BOURGES Beatrice

Née le 18 octobre 1960
Mariée – 2 enfants

Secrétaire Générale de Entreprise et Progrès,
     fédération de chefs d’entreprise ayant pour objectif
     de réconcilier l’économique et le social
     "Mettre l’homme au cœur de l’entreprise et l’entreprise au coeur de la cité"
Membre du Conseil National pour la Création d’Entreprises
Membre du directoire de l’Agence pour la Création d’Entreprises
Membre du Conseil de la Fondationsuisse Ecophilos
Présidente de l’association Audace et Responsabilité dans les Yvelines
Présidente de l’Association pour la Protectionde l’Enfance

     Précédemment 
Directeur des relations institutionnelles de Entreprise et Progrès (2004 - 2005)
Conseil auprès de Paul Dubrule, Président fondateur du Groupe ACCOR (2000 - 2004)
Conseil en entreprise du Groupe AXA et du Groupe Auguste Thouard (1998 - 2000)
Directeur à la Fédération Françaisedes Sociétés d'Assurances (FFSA),
     chargée des relations institutionnelles,
     membre du Comité Directeur (1997 - 1998) 
Attachée parlementaire (1992 - 1997)
     de Franck BOROTRA,
     Ancien Ministre de l'Industrie, Député, Président du Conseil Général des Yvelines
     d’André DAMIEN,
     ancien Député, Maire Honoraire de Versailles
Consultant pour le compte du Groupe TOTAL (1993 - 1994)

Ouvrages
L’homoparentalité en question – Et l’enfant dans tout ça ? (2008)

URL du site internet:

Monsieur le ministre, ...

Publié dans A tout un chacun

Lettre à Luc Chatel
Mercredi, 4 Avril 2012

Monsieur le ministre,

Le réalisateur du "Baiser de la lune" a annoncé cette semaine que son film  vient d’être autorisé à la distribution auprès des enseignants et des éducateurs. Au nom du Collectif pour l’enfant, je préfère me tourner vers vous, monsieur le ministre de l’éducation nationale, afin d’avoir confirmation, ou infirmation, de cette annonce.
En effet, cette déclaration de Sébastien Watel nous plonge dans l’inquiétude en ce que ce film est de nature à imposer des problématiques qui n’ont pas leur place à l’école primaire.
Il y a deux ans, vous aviez interdit la diffusion de ce même film dans les écoles. Les raisons qui s’opposaient alors à sa projection aux enfants de primaire sont aujourd’hui toujours valables !
Le collectif pour l’enfant dénonce cette tentative des partisans de la diffusion de ce film d’intrusion dans l’intimité et la conscience de si jeunes enfants, au mépris du respect qui leur est dû et sans égard pour la responsabilité éducative de leurs parents. Ce serait en effet une atteinte grave par l'Education nationale au principe de neutralité.
L’éducation affective et sexuelle est un domaine sensible, où les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. La question de l’homosexualité ne peut être abordée qu’avec chaque enfant, en fonction de ses préoccupations et de son âge. Au contraire, imposer à tous les écoliers de CM1 et CM2 de se sensibiliser à des problématiques qui sont le plus souvent totalement étrangères à leurs préoccupations est de nature à susciter chez eux l’inquiétude et la confusion. Ils ont droit, au contraire, de vivre leur âge sans se voir imposer des problématiques qui ne les concernent pas.
Le Collectif pour l'enfant
vous demande donc d’intervenir pour que le film, "Le baiser de la lune", ne soit pas diffusé dans les écoles et que les enfants de primaire soient laissés en paix !
Avec, par avance, tous nos remerciements pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à notre requête recevez, monsieur le ministre, l’expression de nos sentiments bien cordiaux.


Quelle est votre vision de la politique familiale ? Entre nataliste et sociale, quelle orientation lui donner ?
La politique familiale doit être à la fois nataliste et sociale.
Nataliste pour la raison d’abord toute simple du renouvellement des générations. Mais aussi parce qu’une société sans enfant est une société qui meurt. C’est une société qui ne s’aime pas, c’est une société qui ne croit plus en elle-même, qui se replie et devient de plus en plus égoïste.
Sociale, parce que la famille est la plus petite cellule sociale. Elle rend un service immense à la société. Elle offre à ses membres un cadre de solidarité, un soutien ou même un refuge en cas de besoin, autant de services qu’aucune structure sociale ne peut compenser vraiment lorsque la famille est défaillante.
Le contexte familial dans lequel les enfants grandissent n’a rien d’anodin : c’est dans la famille que l’enfant apprend les premières valeurs sociales et morales. C’est là qu’il commence à aimer et à être aimé. La famille est le lieu de l’éducation et de l’apprentissage de la citoyenneté. Si l’on est convaincu que l’idéal pour l’enfant est la stabilité, il faut encourager les situations qui garantissent au mieux cette stabilité.

La politique familiale doit-elle promouvoir ou soutenir toutes les familles ?
La politique familiale doit encourager et promouvoir les familles qui offrent le plus de stabilité pour les enfants. Et c’est le mariage qui offre le cadre le plus stable et le plus sécurisant pour une famille. Encourager le mariage revient à encourager la famille. De nombreuses crises sociales, qui touchent en premier lieu les enfants, sont des conséquences de ce que le mariage n’est pas assez protégé et encouragé.

Encourager le mariage est donc est une mesure efficace pour lutter contre la précarité, l’exclusion et l’isolement. Il est plus logique de chercher à éviter ces situations d’exclusion et d’isolement que de tenter, sans succès, d’en limiter les dégâts.
Malheureusement, le législateur n’en a pas toujours conscience et il s’est employé ces dernières années à aligner systématiquement le régime juridique et fiscal du pacs sur celui du mariage mais, uniquement, en ce qui concerne les avantages attachés à la qualité d’époux.
Il en résulte que les devoirs continuent d’être réservés au mariage, alors que seuls les avantages sont étendus au pacs. Ce faisant, le législateur procède à une discrimination à l’envers, qui consiste à traiter de manière identique des situations qui n’ont rien d’équivalent. Le législateur est allé très loin dans cette politique discriminatoire, notamment sur le plan fiscal.
Il ne s’agit pas pour autant de laisser tomber les familles qui ne rentrent pas dans ce cadre légal. Toutes doivent être aidées lorsqu’elles en ont besoin. Mais il faut privilégier celles qui offrent le plus de stabilité à leurs membres.

Les conceptions de la famille contemporaines sont assez diverses : on les qualifie d’ailleurs de monoparentale, traditionnelle, voire homoparentale… quel est selon vous le critère qui fait la famille ?
En effet, le concept de famille est de plus en plus compliqué à définir. On est loin de la famille traditionnelle, composé de deux parents mariés, vivant ensemble, ayant de nombreux enfants… Doit-on dire qu’un couple marié sans enfant ne forme pas une famille, ou qu’un couple non marié, mais qui a des enfants n’en est pas une également ? Peut-on dire qu’une femme seule ou un homme seul avec des enfants ne compose pas une famille ? On voit que la réponse n’est pas si simple.

Ce qui est commun à toutes ces variantes, c’est l’altérité sexuelle. Le fondement de la famille, c’est l’union d’un homme et d’une femme pour donner naissance à d’autres êtres. Même lorsque des enfants ne naissent pas de cette union, pour des raisons diverses, la famille est fondée, car la filiation pourrait exister. Une femme seule élevant des enfants s’est, elle aussi, unie à un homme pour les concevoir et réciproquement.
C’est la raison pour laquelle, on ne peut pas parler de familles homoparentales. De l’union de deux corps de même sexe, ne peut naître un enfant. Il ne peut y avoir de filiation, comme dans le cas des parents adoptifs par exemple. Dans ce cas précis, la filiation n’est pas biologique, elle est symbolique : l’enfant n’est pas né de ce couple, mais il aurait pu. Alors oui, les conditions pour créer une famille sont remplies.

Régulièrement, la politique familiale est menacée : fiscalisation des allocations familiales, suppression du quotient… A-t-on encore les moyens de soutenir toutes les familles ?
La politique familiale n’est pas une aumône, elle est un investissement, et un investissement essentiel. Il ne faut pas la confondre avec la politique sociale : la politique familiale a pour objectif de reconnaître ce que la famille apporte au bien commun.

Ce sont les enfants qui feront vivre l’économie par leur consommation, créeront la prospérité par leur travail, paieront les retraites de demain. Confondre la politique familiale avec la politique sociale, c’est s’exposer au risque qu’elle soit sacrifiée au motif qu’il ne faudrait plus aider que "ceux qui en ont besoin".
Alors, soutenir et encourager la famille n’est pas une option. C’est une priorité. C’est une question de survie. Je finirai par cette phrase de Jean-Paul II en 1994 à l’occasion de l’Année internationale de la famille : "Une institution naturelle aussi fondamentale que la famille ne saurait être manipulée par personne. Qui donnerait un tel mandat à des individus ou à des institutions ? La famille appartient au patrimoine de l’humanité".

Paru dans Famille chrétienne, 10 mars 2012
http://www.famillechretienne.fr/societe/politique/la-politique-familiale-uninvestissement-pas-une-aumone_t7_s37_d64316.html

En supposant que le président-candidat Sarkozy envisageait d’inclure dans son programme le mariage entre personnes de même sexe, le quotidien Libération a sans doute voulu lancer le débat et forcer le président à se déclarer. La réaction n’a pas tardé, par la voix de Valérie Pécresse, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement : "Le président de la République n’a absolument pas changé d’avis et est défavorable… ".
Dont acte !
Le président appuie les propos qu’on lui prête par le refus de brouiller les repères de filiation de l’enfant à qui on ferait croire que deux adultes de même sexe pourraient être ses parents, alors que "Seuls un homme et une femme, ensemble, peuvent engendrer" affirme Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l’Enfant.
En avril dernier, en réaction au programme PS sur l’égalité réelle, l’UMP avait rappelé son opposition à un tel mariage : "un couple d’un homme et d’une femme, ce n’est objectivement pas la même situation qu’un couple de 2 personnes de même sexe, il n’y a donc pas d’inégalité de situation entre les couples hétérosexuels et homosexuels ! Et l’intérêt de l’enfant, c’est d’être élevé, dans la mesure du possible, par son père et sa mère. Si nous nous battons pour la parité, c’est bien parce que nous reconnaissons qu’il y a une dimension essentielle à préserver dans l’altérité sexuelle. Il serait paradoxal de se battre pour la parité et de considérer que cela n’a pas d’importance au cœur de famille". (1)
En prenant ainsi position, le gouvernement et l’UMP suivent les recommandations récentes de l’ONU : "Le Comité des droits de l’homme a estimé que les Etats n’étaient pas tenus, en vertu du droit international, d’autoriser les couples homosexuels à se marier (2)."
Pour ces raisons, le Collectif pour l’Enfant est étonné de la réaction du ministre de l’Education nationale, favorable à ce type de "mariage", au nom d’un prétendu sens de l’histoire (3) et contraire à la position de l’UMP. On comprend alors mieux pourquoi le Ministre Luc Chatel n’a jamais voulu répondre aux associations défavorables à la diffusion de la théorie du Gender dans l’enseignement scolaire, porte d’entrée aux revendications de ce genre.
Le Collectif réaffirme son soutien aux parlementaires de l’Entente parlementaire sur  "Le droit de l’enfant à connaître et être élevé par son père et sa mère."
Collectif pour l'enfant, 16 janvier 2012

(1) http://statique.lemouvementpopulaire.fr/DIVERS/AF-projet-PS.pdf
(2) § 68 Rapport du Haut-Commissaire des Nations Unis aux droits de l’Homme. 17 novembre 2011
(3) Dans l’Union européenne : 5 pays sur 27 Etats membres ont légalisé le mariage entre personnes de même sexe

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version