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BROSSES des Marie-Laure

BROSSES des Marie-Laure

Née le 30 juin 1963
Mariée - 4 enfants

Conseil et Formation en Innovation (depuis 2002)


Diplômée d’HEC – Option Entrepreneurs
Troisième cycle de Ressources Humaines à l’ESSEC

Présidente du Mouvement Mondial des Mères
     Spécialiste de la conciliation vie professionnelle - vie familiale
 

Enseignante en Management de l’Innovation en école de commerce (depuis 2002)
Responsable des Ressources Humaines & Organisation chez Saatchi & Saatchi (1998-2001)
Co-fondatrice de la Saatchi & Saatchi School (1998-2001)
Directrice de clientèle dans la publicité chez Lintas puis Saatchi & Saatchi (1990-1998)
Créatrice & Responsable de la Flottille Saint Jacques (1989)
Co-fondatrice de la Nuit de la Publicité HEC

URL du site internet:

Prenons garde !

Publié dans A tout un chacun
Osons le dire !

Osons le dire : il est difficile de rester indifférent aux accusations répétées dont François Fillon est l’objet dans les media ces derniers jours. Et, même si aucune preuve n’a été apportée qu’il ait enfreint la loi, beaucoup d’entre nous s’interrogent. Devons-nous encore lui faire confiance et le soutenir pour qu’il devienne le prochain président des français ?
Mais au fait, qu’attendons-nous d’un président ?

Personnellement, j’ai choisi François Fillon lors des primaires car j’ai adhéré à l’analyse très concrète qu’il fait de l’état de la France et de ses problèmes. J’ai trouvé très pertinentes un grand nombre des propositions qu’il fait pour redresser le pays. J’ai été sensible à la part majeure qu’avait pris la société civile dans la co-construction de son projet présidentiel. Et j’ai vu en lui un homme de grande expérience, ayant mené plusieurs réformes majeures, sans jamais reculer ni devant la rue ni face aux pressions politiques ou médiatiques. J’ai apprécié enfin la vision qu’il avait de la place de la famille dans la société et sa volonté de faire exister une laïcité respectueuse des croyances de chacun mais ferme sur les valeurs de la République.
Aujourd’hui, rien de tout ceci n’a changé. Pourquoi hésiter alors à lui apporter notre soutien ?
Parce que les media disent des horreurs sur son compte à longueur de journée ? Parce qu’il aurait eu un comportement légal mais non angélique il y a 5, 10 ou 15 ans ? Parce qu’il a mieux gagné sa vie que la moyenne des français et que l’argent, en France, ça dérange ?
Oui, nous rêvons tous d’un homme providentiel, parfait, sorti de la cuisse de Jupiter pour venir sauver la France… mais prenons garde. A nous détourner trop vite de celui qui reste un bon candidat proposant un excellent projet, nous pourrions fort bien finir par confier les clefs du pays à des personnages aussi peu recommandables que dénués d’expérience.
Alors, prenez le temps de réfléchir à ce que vous voulez pour la France dans les 5 ans à venir et si cette réflexion vous a intéressé…partagez.

Certaines féministes ...

Publié dans A tout un chacun
Quand certaines féministes ... finissent par nuire aux femmes !

Promouvoir la dignité de la femme, l’égalité de ses droits et sa capacité à accéder à toutes les responsabilités dans la société, y compris les plus hautes, est une noble tâche. Veiller à détecter les discriminations qui perdurent année après année, malgré de nombreuses réformes en faveur de l’égalité, est une juste cause.
Pourtant, être obnubilé par une croisade en faveur de l’égalité réelle entre les hommes et les femmes, au mépris de la reconnaissance des différences et des souhaits variés que peuvent avoir les mères, conduit parfois à des réformes aussi absurdes que nocives, in fine, pour beaucoup de femmes.
En voici quelques exemples récents :

Pour lutter contre le travail précaire des femmes, la loi de sécurisation de l’emploi du 24 juin 2013 a interdit d’embaucher un salarié pour moins de 24h par semaine. Le résultat est que certaines mères dont l’organisation familiale ne permet pas d’envisager de travailler davantage qu’à mi-temps se retrouvent désormais confrontée à de graves complications pour réussir à être embauchées par une entreprise.
Au nom de la non-discrimination entre les hommes et les femmes, la loi sur l’égalité homme-femme, en cours de débat, prévoit que les administrations devront désormais écrire de façon systématique à toutes les femmes sous leur nom de jeune fille. On peut plaindre les pauvres facteurs qui vont chercher en vain sur des boites aux lettres des noms qu’ils ne trouveront pas. On imagine aussi la réaction de toutes les femmes qui ne recevront pas en temps et en heure des papiers importants, qui perdront le droit à une allocation, qui se retrouveront hors délai pour répondre à un service de l’Etat et qui devront faire des heures de queue pour être rétablies dans leurs droits.

Pour favoriser une meilleure insertion des femmes dans le monde professionnel, le même projet de loi d’égalité homme-femme prévoit que l’allocation de congé parental sera raccourcie de 6 mois pour les familles de deux enfants et plus dont les parents ne prendront pas chacun au moins 6 mois de congé parental. Cette mesure se retournera directement contre les femmes qui auront eu la mauvaise idée d’avoir des enfants avec un artisan, un commerçant, un chef d’entreprise, une profession libérale et tout autre conjoint qui ne pourra pas ou ne désirera pas prendre sa part du congé parental. Où est le progrès pour ces femmes-là ? Où est le progrès également pour les mères qui privilégient le fait de s’occuper elle-même de leur enfant jusqu’à son entrée en maternelle ?

Le sommet est atteint en ce qui concerne les assistantes maternelles en activité. Lorsqu’une assistante maternelle a l’autorisation de garder trois enfants à son domicile et qu’elle souhaite garder son propre enfant en bas âge, elle ne peut plus garder que deux autres enfants et bénéficie de l’allocation de congé parental qui vient compenser son manque à gagner. Désormais, elle se verra privée de cette allocation aux deux ans et demi de son enfant, son conjoint devra prendre à son tour six mois de congé parental pour garder leur chérubin mais surtout, il devra garder ce petit à l’extérieur du domicile conjugal, sinon, l’assistante n’aura pas l’autorisation de garder un enfant supplémentaire. On marche tout simplement sur la tête !
Alors, oui au féminisme, mais comme beaucoup de bonnes choses, à consommer avec modération, écoute, bienveillance et soucis de toutes les femmes.

Mariage 1 – Mariage 2 : l’impossible égalité !

Publié dans A tout un chacun

Le gouvernement vient d’approuver en conseil des ministres le projet de loi de "mariage pour tous". L’objectif annoncé est de donner des droits égaux aux couples de même sexe en leur permettant d’accéder au mariage et à l’adoption.
Au nom de la promotion de l’égalité des droits, le texte de loi supprime près de 200 occurrences des mots "père" et "mère" ou de leurs équivalents (paternel, maternelle,…) dans le code civil et les différents codes et les remplace par le terme "parent". Mais déjà, les premières failles apparaissent montrant l’impossibilité de rendre les choses parfaitement égales.
Ainsi, l’article 312 du code civil qui stipule que "l’enfant né ou conçu dans le mariage a pour père le mari" demeure inchangé. Que signifie un tel article pour un couple de femmes qui accéderait au mariage ? Qui est le mari ? On voit dès à présent les procédures qui découleraient d’un tel article. Il faut rappeler qu’en Belgique, le premier texte de loi sur le mariage homosexuel  en 2003 avait reçu un avis négatif du Conseil Constitutionnel pour cette même raison : il établissait une discrimination entre les couples mariés en n’accordant pas aux couples de même sexe la filiation. Mais si demain on transforme cet article pour donner à l’enfant né dans le mariage les époux comme parents, on créera là encore une discrimination : dans le mariage hétérosexuel, un mari ne peut contester son enfant sauf à apporter la preuve biologique qu’il n’est pas le père. Dans le cas d’un couple de même sexe, comment un parent pourra-t-il contester la parentalité, notamment s’il n’était pas partie prenante au projet d’enfant ? Et si ce droit lui est accordé, un mari qui ne désirait pas la conception de son enfant pourra-t-il en contester la paternité ?

Pour ce qui est de la retraite, le projet de loi modifie l’article L 331-7 du code de la sécurité sociale. Une distinction est créé pour les couples de même sexe : en cas de désaccord, la bonification de retraite pour enfant élevé est répartie 50/50 alors que dans les coupes homme-femme, c’est la mère qui bénéficie de cette bonification en cas de désaccord. Là encore, un tel article pourrait être l’objet de procédures liées à la discrimination établie.


Le projet de loi dans sa rédaction actuelle ne permet pas l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de même sexe alors que tous les couples hétérosexuels stériles y ont droit ; dès lors qu’ils justifient de deux ans de vie commune. Refuser l’accès aux couples de femmes mariées ne tiendrait pas longtemps devant les tribunaux. Le gouvernement laisse d’ailleurs entendre qu’un amendement pourrait être déposé concernant la PMA dans le cadre des débats parlementaires. Et quand il y aura la PMA, comment justifier qu’on n’autorise pas le recours aux mères porteuses (GPA)  pour les couples d’hommes ? Et si l’on veut assurer une parfaite égalité, faudra-t-il que la sécurité sociale rembourse la GPA ?


Enfin, le gouvernement a affirmé que les couples hétérosexuels garderaient un livret de famille inchangé avec "Epoux ou Père"  et "Epouse ou Mère". Il devra donc y avoir deux types de livrets de famille selon l’orientation sexuelle des époux. Là encore, n’est-ce pas une discrimination ? Qu’en sera-t-il des papiers administratifs : adopteront-ils la terminologie parent 1 – parent 2 que le gouvernement réfute et qui est pourtant utilisée en Espagne par exemple ? Ou bien faudra-t-il prévoir plusieurs piles d’imprimés en fonction de l’orientation sexuelle de la personne concernée ou de ses parents ? Inimaginable, on le voit bien.


En l’état actuel des choses, le texte de loi est une bizarrerie qui tout en faisant la promotion de l’égalité des droits crée de fait sans le dire des mariages de type 1 et des mariages de type 2, source de discriminations nouvelles et porte ouverte à nombre de procédures et de frustrations, tant est vaine la quête de l’égalité.

Un père et une mère sont certes tous deux des parents. Ils sont égaux  en dignité. Ils bénéficient de nombre de droits identiques, notamment concernant l’enfant. Mais il est absurde de vouloir les déclarer parfaitement égaux en droit et de nier leurs spécificités.

On peut certes travailler à répondre aux attentes des couples de même sexe…. mais imaginer qu’on créera une véritable égalité de droits avec les couples homme-femme, qu’on supprimera toute différence et toute discrimination est une illusion… et il est probable qu’il sera difficile d’avoir des débats pacifiés sur ces questions tant qu’on restera dans la perspective de créer une stricte égalité de droits.

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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