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BROSSES des Marie-Laure

BROSSES des Marie-Laure

Née le 30 juin 1963
Mariée - 4 enfants

Conseil et Formation en Innovation (depuis 2002)


Diplômée d’HEC – Option Entrepreneurs
Troisième cycle de Ressources Humaines à l’ESSEC

Présidente du Mouvement Mondial des Mères
     Spécialiste de la conciliation vie professionnelle - vie familiale
 

Enseignante en Management de l’Innovation en école de commerce (depuis 2002)
Responsable des Ressources Humaines & Organisation chez Saatchi & Saatchi (1998-2001)
Co-fondatrice de la Saatchi & Saatchi School (1998-2001)
Directrice de clientèle dans la publicité chez Lintas puis Saatchi & Saatchi (1990-1998)
Créatrice & Responsable de la Flottille Saint Jacques (1989)
Co-fondatrice de la Nuit de la Publicité HEC

URL du site internet:

Etre parent et travailler

Publié dans A tout un chacun

Réussir à être parent quand on travaille suppose flexibilité, organisation et solidarité

De nombreux articles traitent le sujet de "réussir à faire carrière" quand on a des enfants. Lors du dîner débat organisé par le MM France (Mouvement Mondial des Mères) le 7 juin dernier, la question était posée à l’envers : quelles sont les meilleures pratiques qui vous permettent de jouer pleinement votre rôle de parent alors que vous travaillez par ailleurs ?


Les réponses sont tellement variées qu’il faudrait les lister toutes pour saisir l’inventivité des parents. Les 127 parents présents au dîner ont en tous cas battu en brèche beaucoup d’idées reçues. Ainsi les crèches souvent proposées comme "LA" meilleure solution par les politiques sont loin de faire l’unanimité : ainsi, pour une maman de petite fille avec un lourd traitement médical, la crèche était la meilleure solution avec la certitude d’une infirmière diplômée pour administrer le traitement. Telle employée travaillant loin de chez elle préférait l’assistante maternelle qui pouvait récupérer sa fille aînée à l’école et la conduire à la danse un soir par semaine. Telle profession libérale avait choisi de prendre une nounou à domicile même si au début la nounou gagnait plus qu’elle, pariant sur l’avenir en ayant une organisation "en béton" à la maison. De même, chaque parent a ses préférences, éminemment respectables. Une maman préférait faire garder ses enfants près de chez elle pour leur éviter un long trajet matin et soir. Une autre préférait les faire garder près de son bureau pour les laisser moins longtemps et pour profiter des trajets pour échanger avec eux.


La flexibilité a été évoquée par de nombreux parents. Dès qu’on travaille loin de chez soi, que l’on a des responsabilités ou des horaires décalés, l’intérêt d’un mode de garde flexible qui permet éventuellement de "dépasser" l’heure prévue est très utile… que ce soit une assistante maternelle compréhensive, une nounou acceptant les heures supplémentaires, une crèche à horaires élargis,.... Pour la vie professionnelle, la flexibilité est particulièrement appréciée sous de multiples formes : autonomie réelle permettant de gérer son temps, patron compréhensif donnant de la souplesse en cas de besoin, collègues se rendant des services mutuels en cas de nécessité, télétravail régulier ou ponctuel, possibilités d’adapter ses horaires aux rythmes scolaires, négociation d’un temps partiel choisi,… Certains parents ont trouvé de la souplesse en rapprochant leur travail de leur domicile… quitte à y perdre financièrement ou en intérêt professionnel. Plusieurs ont rappelé l’intérêt d’oser demander ce dont on a besoin pour mieux concilier. Beaucoup ont évoqué le choix à faire entre qualité de vie et porte-monnaie, beaucoup de familles y compris parmi les plus modestes évoquant la satisfaction qu’elles avaient eues en gagnant un peu moins en échange d’un peu plus de temps avec leurs enfants. A noter toutefois que pour quelques parents le fait d’avoir au contraire des horaires parfaitement définis facilite l’organisation familiale. Là encore, certaines idées reçues sont tombées. Des parents très investis professionnellement n’ont pas hésité à faire des choix drastiques comme de déménager un cabinet de dentiste de 30 kilomètres pour se rapprocher de chez soi. Mais à l’autre bout de l’échelle, des mamans très modestes ont aussi fait le choix de temps partiel pour avoir plus de temps pour leurs enfants et qu’ils "tournent bien".


Les participants au dîner ont beaucoup évoqué l’organisation qu’ils avaient mise en place pour faciliter leur rôle de parents. L’anticipation des besoins est une qualité très partagée (avoir des listes de baby-sitters d’urgence, prévoir les courses, les menus, planifier son temps et celui de la famille,…).

Mais les parents ont aussi souligné la nécessité de savoir lâcher-prise, de ne pas essayer d’être parfaits, de savoir se concentrer sur l’essentiel. Comme par exemple d’être moins exigeante sur le ménage pour savoir passer plus de temps avec ses enfants.
La solidarité de proximité a été évoquée comme essentielle au quotidien et plus encore pour faire face aux imprévus. Qu’elle soit inter-générationelle ou de voisinage, l’entraide, les échanges de services ou de conduites, les conseils mutuels, le partage des tâches entre conjoint et également avec les enfants dès qu’ils en ont l’âge permettent de faire face aux différents besoins de la famille. L’intérêt d’être en réseau localement a été souligné. Si l’école donne un bon réseau d’entraide dès lors que les enfants sont scolarisés, il semble que la mise en relation des parents de très jeunes enfants soit un réel besoin, notamment pour ceux qui sont éloignés de leur famille.

Au-delà de ces grandes lignes, c’est la diversité des témoignages donnés qu’il faut lire pour se convaincre de l’utilité de continuer à poursuivre en France le développement de solutions variées en termes de modes de garde, d’initiatives des entreprises en faveur des salariés parents et d’entraide sociale. Tant il est vrai qu’il n’y a pas une famille type ni une façon idéale d’être pleinement "parent" quand on travaille mais au contraire différentes approches aussi "valides" les unes que les autres, les parents ayant plus de chances dans la diversité offerte par le modèle social français de trouver les solutions qui conviennent à leur situation.

Voir l’intégralité des bonnes pratiques sur www.mmmfrance.org

Etre parent quand on travaille

Publié dans A tout un chacun

Selon l’INSEE, 85 % des femmes de 25 à 49 ans en France ont une activité professionnelle. L’OCDE précise que 40 % des enfants de moins de 15 ans en France ont leurs deux parents travaillant à plein temps.
Alors comment font ces mères et ces parents pour jouer pleinement leur rôle auprès de leurs enfants ? Comment trouver le temps et la disponibilité nécessaire pour les éduquer, leur donner des repères, les accompagner scolairement et affectivement, parer aux imprévus ?
Première question qui se pose à tout jeune parent : trouver un mode de garde adapté à ses besoins. Des solutions variées existent en France : assistante maternelle, crèche publique, privée ou d’entreprise, nounou à domicile ou en garde partagée,… Encore faut-il trouver une place dans le mode de garde de son choix, ce qui est parfois un parcours du combattant. Se pose aussi la question de prendre ou pas un congé parental, court ou long, à temps plein ou à temps partiel. Et lorsque les enfants entrent à l’école, il faut encore trouver des solutions pour les fins de journées, les mercredis et les vacances scolaires.
Deuxième question de fond, trouver une organisation adéquate au travail. Heureux les parents qui ont la chance d’être dans une entreprise "family friendly". A ce jour, plus de 400 entreprises représentant 3 millions de salariés ont signé la charte de la parentalité en entreprise les engageant à développer des solutions pour faciliter la vie de leurs salariés parents. Ces sociétés pionnières et quelques autres développent ainsi des horaires flexibles, luttent contre les réunions tardives ou l’abus de mails à toute heure, développent des crèches d’entreprise ou des services de conciergerie, favorisent le télétravail ou offrent des possibilités de temps partiel choisi. Le droit d’être évalué sur ses performances et non sur ses horaires est l’un des atouts supplémentaires qui facilite la conciliation vie professionnelle – vie personnelle.
Troisième sujet : trouver des modes d’organisation à la maison permettant d’être plus performant et plus disponible pour l’essentiel. La créativité des parents en général et des mères en particulier est sans limite pour simplifier, organiser, prévoir et permettre à une liste impressionnante de choses "à faire" d’être réalisées dans des journées qui s’ingénient à n’avoir que 24 heures.
Enfin, tout parent qui a un peu d’expérience sait que l’imprévu peut à tout moment venir gripper la meilleure organisation au monde : une grève de transport, un mode de garde qui ne fonctionne plus, une difficulté de santé pour l’enfant, toute anomalie passagère ou  durable impose de développer des trésors d’ingéniosité pour y faire face dans de bonnes conditions.
Pour recenser toutes les bonnes pratiques des parents mais aussi des entreprises, le Mouvement Mondial des Mères France organisera le jeudi 7 juin un grand diner d’échange entre parents, chefs d’entreprise, professionnels de l’enfance et élus pour identifier toutes les meilleures idées mises en œuvre dans ces différents domaines. L’objectif est bien sûr de pouvoir ensuite les faire connaître pour permettre leur diffusion et favoriser ainsi la vie du plus grand nombre de parents de notre pays… et même de nos voisins européens.

Economies sur le dos des familles !

Publié dans En France

Le Medef et les principaux syndicats négocient actuellement la réforme des retraites complémentaires. On sait que les caisses Arrco (ensemble des salariés) et Agirc (cadres) manquent d'argent et qu'il est nécessaire de trouver de nouvelles sources de financement et des économies pour équilibrer cotisations et pensions versées dans les années à venir. Mais le projet d'accord envisagé incluait une sérieuse menace pour les familles : le taux de réversion, c'est-à-dire le pourcentage de la retraite de son conjoint, qu'un veuf ou une veuve pouvait recevoir risquait en effet de passer de 60% à 54% seulement.
Quand on sait que ce sont très majoritairement les femmes qui deviennent veuves et que leurs pensions actuelles, réversion incluses, sont déjà très inférieures à celles des hommes, cette mesure était tout à fait scandaleuse et risquait de mettre bien des mères dans des situations très précaires. Le Mouvement Mondial des Mères France a réagi très vivement dès l'annonce de ce projet d'accord et a protesté auprès du Medef et des principaux syndicats. Des contacts ont également été pris au Ministère de la Famille pour les alerter. Finalement, le Medef a annoncé qu'il renonçait à ce point de la réforme, ce dont le MMM France se réjouit.

Une autre mesure prévue touche également la retraite des familles et suppose de poursuivre la mobilisation :
Les partenaires sociaux envisagent en effet d'augmenter la bonification de retraite ARRCO des familles de 3 enfants et plus, qui passerait de +5% aujourd'hui à +10% demain. La bonification Agirc pour 3 enfants et plus passerait de +8% à +10%. En revanche, la bonification supplémentaire de 5% par enfant (entre le 4eme et le 7eme enfant) du régime Agirc serait supprimée. A première vue, la réforme parait pertinente pour les raisons suivantes : - les régimes ARRCO et Agirc seraient cohérents et alignés sur le régime sécurité sociale de façon assez logique ; - sur la partie ARRCO, l'ensemble des salariés ayant des familles nombreuses ou très nombreuses seraient gagnantes ; - sur la partie AGIRC, tous les cadres ayant des familles de 3 enfants y gagneraient. - ce sont seulement les cadres ayant plus de 4 enfants et des revenus suffisamment élevés pour que la perte de bonification AGIRC soit plus importante que les gains sur la partie ARRCO / 3eme enfant AGIRC qui seraient perdants.
Malheureusement, le Medef veut assortir ce point d’un plafonnement de la bonification à 83 euros maximum par mois (pour le total des bonifications Agirc + Arrco). Et là, on se retrouve dans un schéma où un très grand nombre de familles seraient perdantes, ce qui est inacceptable.
Le MMM France ne s’oppose pas à une modification de la bonification pour la répartir de façon plus juste, un enfant d’ouvrier n’étant pas moins utile à la France – surtout si ses parents ont veillé attentivement à son éducation – qu’un enfant de cadre.
En revanche, une telle modification ne doit pas être l’occasion de faire des économies sur le dos des familles. L’effort que font les familles pour élever des enfants qui seront les cotisants des retraites de demain doit être reconnu et rétribué.
Quand on sait que plus les familles ont d’enfants, plus elles ont du mal à se constituer une épargne en vue d'améliorer leur retraite – et ce tout particulièrement en ce qui concerne les classes moyennes - il est totalement injuste d’imaginer rogner encore sur leur retraite.

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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