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CORVEZ Alain

CORVEZ Alain

Né le 24 juillet 1941
Marié  - 4 enfants

Officier supérieur (ER)
Conseiller en stratégie internationale

Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr

Conseiller en Relations Internationales au Ministère de l’Intérieur (1989-1994)
Conseiller du Général commandant la Force des Nations Unies au Sud Liban (FINUL) (1988-1989)
Commandant en second du 94éme Régiment d’infanterie motorisée (1986-1988)
Au Ministère de la Défense
     Suivi de la concurrence mondiale économique, scientifique et technique (1983-1986)
A l'Ambassade de France en Zambie (missions en Afrique australe (1980-1983)
Spécialisation en relations internationales
Carrière d’officier d’infanterie (1976-1978)

Membre du Cercle d’Etudes et de Recherches du Général Pierre Marie Gallois (+)
Membre du Forum pour le France présidé par l’ambassadeur Pierre Maillard
Vice-président du Cercle ARAMIS
Ancien Secrétaire général de la Convention de la Fondation Charles de Gaulle
Secrétaire Général de la Fondation de la France Libre

Distinctions
Chevalier de la Légion d’Honneur
Officier de l’Ordre National du Mérite
Croix de la Valeur Militaire

URL du site internet:

Attaques terroristes du ...

Publié dans En France
Attaques terroristes du 13 novembre 2015 à Paris
 
Les attaques terroristes à Paris hier soir ont été organisées et exécutées sur ordre de DAESH qui en a réclamé la paternité de la façon odieuse habituelle à sa pratique. La simultanéité des actions et les lieux choisis indiquent qu’il s’agit d’une opération de guerre, prévue à l’avance et coordonnée, contre la France.
Il y en aura d’autres car l’organisation terroriste dispose de candidats au suicide dont certains ont étés formés dans ses unités combattantes en Irak et en Syrie, qui reviendront en France pour accomplir leurs forfaits dans les vagues de migrants, ou s’y trouvent déjà.
Les musulmans de France intégrés paisiblement dans la vie nationale vont être les victimes innocentes de ces actes par les amalgames faits sans réflexion.
Nos services de sécurité font leur travail avec compétence et efficacité, aidés par les récentes dispositions législatives et judiciaires prises depuis le 11 janvier dernier. Mais ils ne peuvent faire face aux centaines, et sans doute milliers, de terroristes potentiels qui sont sur notre territoire et peuvent agir au mépris de leur propre vie, souvent sous l’emprise de drogues qui dévoient leur jugement, au moindre signal de leurs commanditaires de DAESH ou Al Qaïda, organisations qui partagent la même idéologie et n’ont que des rivalités de personnes, de territoires ou de soutiens financiers.
Les mesures prises en Conseil des Ministres faciliteront l’action de nos services et augmenteront notre défense contre la menace terroriste, mais elles ne résolvent pas le problème de fond qui résulte de la situation au Moyen-Orient et tout particulièrement en Syrie.
 
La Syrie est le creuset du terrorisme qui a été soutenu depuis près de cinq ans par des états sunnites : Arabie Séoudite et ses alliés de la péninsule  ainsi que la Turquie, dans le but obstiné jusqu’à l’absurde de renverser l’Etat laïc de Damas, but également poursuivi par les puissances occidentales qui ont participé au financement et à l’armement de ces barbares illuminés, parce qu’il n’était pas docile à leurs injonctions et pour des visées géopolitiques plus lointaines.
Il faut cesser de se voiler la face si nous voulons lutter vraiment contre les terroristes dont l’action peut se renouveler chez nous, et s’associer à la Russie qui mène depuis peu une véritable lutte contre eux, en coordonnant notre action avec elle au lieu de la critiquer sans cesse. Il faut aussi soutenir ses propositions de règlement politique de la crise : aider au rétablissement de l’autorité légitime sur l’ensemble de son territoire, puis engager un dialogue national sous l’égide des grandes puissances et de l’ONU qui débouchera sur des élections où les Syriens décideront seuls de leur sort et de leurs dirigeants.
Les terroristes en Syrie et en Irak ne seront "in fine" éradiqués que par des troupes au sol qui ne peuvent être que les forces armées irakiennes et syriennes, soutenues par la communauté internationale. Il est, en effet, impensable que des armées non arabes débarquent dans cette région en masse. Or il faudra beaucoup de soldats pour l’emporter.
Il est également essentiel que nous reprenions des échanges avec les services de renseignement syriens qui sont les mieux informés  du monde sur la mouvance terroriste, ce qui implique une reprise du dialogue avec les autorités politiques. Nos services de sécurité en ont un besoin vital pour déjouer de futures attaques sur notre sol.
Cette guerre contre le terrorisme est une guerre mondiale : les faux-fuyants, les double-jeux sont désormais à proscrire. Que les états qui le peuvent exigent maintenant des états sunnites qui le soutiennent qu’ils choisissent leur camp clairement et ne s’abritent pas derrière des voiles hypocrites pour dire qu’ils ne savent pas ce que font leurs services secrets ou leurs compatriotes engagés. Il faut aussi cesser de faire des distinguos subtils mais mensongers entre les terroristes "modérés" et les autres, l’expérience américaine est là pour prouver le fiasco de cette distinction.
C’est seulement à ce prix que la guerre peut être gagnée. Sinon le monde devra vivre avec cette menace pendant longtemps et subir régulièrement d’autres attentats meurtriers.

Après l’accord du 14 juillet

Publié dans De par le monde
L’accord qui va reconfigurer le monde
 
Après l’accord du 14 juillet, tout s’organise déjà pour mettre en place de nouveaux rapports entre les puissances : au Moyen-Orient d’abord, mais aussi à l’échelle planétaire, l’Iran devant entrer dans les organisations économiques, financières et stratégiques mises en place par les Brics et y jouer un rôle essentiel. On voit donc mal comment de futurs dirigeants des États signataires pourraient le remettre en question, dans la mesure où il s’inscrit dans la logique internationale du retour à sa juste place d’une puissance majeure sur l’échiquier mondial.
Le voyage du ministre français des Affaires étrangères à Téhéran, sitôt le texte signé, est le signe de l’acceptation par la diplomatie française de ces réalités géopolitiques incontournables.
Par ce voyage, la France reconnaît le retour de l’Iran sur la scène internationale et annonce même qu’elle entend inscrire désormais sa politique dans le bouleversement qu’il signifie. Sans renier évidemment ses amitiés avec les monarchies pétrolières de la péninsule et avec Israël, qui pourraient d’ailleurs lui être utiles pour jouer un rôle de médiation dans les diverses crises, en rassurant ses amis grands perdants des nouveaux équilibres.
 
Aider les perdants
Israël et l’Arabie saoudite, les principaux opposants à l’accord, l’ont bien compris, eux qui pensaient tirer avantage du maintien dans l’ostracisme des sanctions un pays qu’ils ont voulu considérer comme leur ennemi et en ont fait le cœur de leur stratégie.
Ils devront s’adapter à la nouvelle donne et revoir leurs projets dès lors que leur mentor et parrain l’a fait en concluant cet accord. La Turquie a déjà réalisé que sa diplomatie a totalement échoué et va s’efforcer de se montrer sous un nouveau jour, mais nombreux sont ceux, à l’intérieur et à l’extérieur, qui voudront lui faire payer ses échecs. Les deux axes de sa stratégie : affaiblir les Kurdes et renverser le régime de Damas n’ont pas atteint leurs objectifs. Mieux encore, les Kurdes d’Irak et de Syrie sont plus forts qu’ils ne l’ont jamais été, tout en conservant leurs rivalités internes, et Bachar al-Assad est reconnu comme incontournable dans la lutte contre Daech.
Avec le retour de l’Iran, c’est aussi la reconnaissance par les États-Unis du rôle de ses alliés que sont la Russie et la Chine, qui ont toujours prôné une autre politique pour régler la crise syrienne et lutter contre le terrorisme islamique. La Russie surtout, en accord avec l’Iran, doit être un acteur essentiel sur ces deux sujets étroitement liés. D’autant plus qu’elle est indispensable pour permettre le désengagement américain d’Afghanistan vers le nord, car elle est aussi directement exposée à la menace islamiste d’Asie centrale. Son contrôle des frontières avec ses alliés asiatiques est fondamental.
 
Mais les négociateurs iraniens à Vienne ont dit à leurs homologues américains qu’ils avaient une stratégie différente de la leur pour lutter contre Daech, et qu’une éventuelle coopération ne serait envisageable qu’ultérieurement, une fois l’accord appliqué. Cela signifie que les Iraniens attendent un changement marqué de l’action américaine en Irak et en Syrie qui se rapproche de leur position.
En Afghanistan, l’Iran peut aussi aider les États-Unis car il a de bons contacts avec les talibans, lesquels reviendront inéluctablement au pouvoir à Kaboul, leur combat étant devenu une résistance nationaliste qui n’a plus rien à voir avec l’époque Ben Laden et la destruction des Bouddhas. Cette proximité s’appuie sur des intérêts géopolitiques partagés qui dépassent donc les différences confessionnelles entre chiites et sunnites.
La diplomatie iranienne devrait utiliser sa finesse traditionnelle pour aider l’Arabie saoudite à sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise en attaquant le Yémen avec une brutalité aussi inouïe qu’inefficace : les frappes aériennes ne font que détruire et affamer un pays pauvre, berceau de l’arabisme, mais où les houthis de confession zaydite, alliés à une partie de l’ancienne armée nationale, sont de farouches guerriers qui exigent seulement une meilleure reconnaissance.
Seules de puissantes troupes au sol pourraient envisager de les soumettre, ce que l’Arabie est incapable de produire et que ses alliés pakistanais, égyptiens ou du Golfe n’ont aucune intention de fournir, à juste titre. La France pourrait d’ailleurs s’entendre avec l’Iran pour imposer finement un terme à ce conflit qui n’a d’autre raison d’être que la fièvre obsidionale du nouveau roi et de certains princes de
Riyad.
Les importantes ressources énergétiques de l’Iran et son énorme potentiel de développement seront convoités par les États-Unis, l’Europe, la Chine, l’Inde et de nombreux pays dans des échanges d’intérêts réciproques. Sans doute Russie et Chine lui fourniront-elles en premier lieu les armements dont il a besoin, mais des marchés leur seront offerts en rapport avec leurs spécificités, par exemple l’automobile pour la Chine et le nucléaire civil pour la Russie. La France devra montrer ses compétences dans tous ses domaines d’excellence pour se placer dans la compétition, en surmontant le handicap de l’ancienne politique peu amicale de ses dirigeants politiques –, mais pas des entreprises qui sont, pour la plupart, restées en contact, malgré les difficultés qu’on leur a faites.
 
L’Otan en question
Les États-Unis ont imposé cet accord au forceps parce qu’ils voulaient s’adapter au nouvel équilibre du monde. Les Européens, qui ne sont que leurs sujets, comme l’a dit Poutine dans un entretien le 27 juillet à la Radio Télévision Suisse (RTS), ne peuvent que l’approuver et se conformer à la nouvelle stratégie américaine. Ils devraient sans doute revoir leur lien avec l’allié hyperpuissant qui est toujours un acteur important, mais désormais plus le seul, en particulier sur le continent. Dans un monde multipolaire, l’appartenance à l’Otan est remise en question, surtout au moment où l’Union européenne vacille sur ses fondements technocratiques qui l’ont empêché de devenir une puissance politique. Les peuples se montrent de plus en plus réfractaires aux directives de Bruxelles que les oligarchies qui les dirigent suivent aveuglément, alors qu’elles portent parfois atteinte aux intérêts nationaux. Ainsi en est-il des sanctions contre la Russie qui se retournent contre les États membres.
Il semblerait que le général de Gaulle soit en train de remporter une victoire post mortem, tant le sentiment national refait surface en maints pays du Vieux Continent.
Verrons-nous simultanément un apaisement en Ukraine ? Cela indiquerait que la première puissance mondiale accepte enfin de partager avec les autres puissances l’organisation d’un monde meilleur, où les différends ne seront plus systématiquement réglés par l’emploi de la force militaire.
Il ne faut pas rêver cependant : de nouvelles relations internationales basées sur des rapports "gagnant-gagnant" ne vont pas s’installer du jour au lendemain. Toutefois, l’accord du 14 juillet 2015 pourrait être un point de départ dans cette direction.

Afrique Asie, septembre 2015

L'Accord de Vienne du 14 juillet

Publié dans De par le monde
Le monde après l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien du 14 juillet 2015
 
L’accord signé à Vienne entre l’Iran et les 5 + 1 puissances (Chine, Russie , États–Unis, Grande Bretagne, France, Allemagne ) marque une percée diplomatique majeure de l’Iran dont le rôle dans la géopolitique mondiale est ainsi entériné au plus haut niveau. Alors que tout s’organise déjà pour mettre en place de nouveaux rapports entre les puissances, -au Moyen-Orient d’abord mais aussi à l’échelle planétaire, l’Iran devant entrer dans les organisations économiques, financières et stratégiques mises en place par les BRICS et y jouer un rôle essentiel-, on voit mal comment de futurs dirigeants des états signataires pourraient remettre en question cet accord qui s’inscrit dans la logique internationale du retour à sa juste place d’une puissance majeure sur l’échiquier mondial.
 
Le voyage du Ministre des Affaires Etrangères français à Téhéran sitôt l’accord signé, est le signe de l’acceptation par la diplomatie française de ces réalités géopolitiques incontournables. Par ce voyage, la France reconnaît le retour de l’Iran sur la scène internationale et annonce même qu’elle entend inscrire désormais sa politique dans le bouleversement qu’il signifie. Sans renier évidemment ses amitiés sunnites de la péninsule, et israéliennes, qui pourraient d’ailleurs lui être utiles pour jouer un rôle de médiation dans les diverses crises, en rassurant ses amis grands perdants des nouveaux équilibres.
 
Israël et l’Arabie Saoudite, les principaux opposants à cet accord l’ont bien compris, eux qui pensaient tirer avantage du maintien dans l’ostracisme des sanctions du pays qu’ils ont voulu considérer comme leur ennemi et en ont fait le cœur de leur stratégie. Ils devront s’adapter à la nouvelle donne et revoir leurs projets dès lors que leur mentor et parrain l’a fait en concluant cet accord.
La Turquie a déjà réalisé que sa diplomatie avait totalement échoué et va s’efforcer de se montrer sous un nouveau jour mais nombreux sont ceux, à l’intérieur et à l’extérieur, qui voudront lui faire payer ses échecs. Les deux axes de sa stratégie : affaiblir les Kurdes et renverser le régime de Damas n’ont pas atteint leurs objectifs, mieux encore, les Kurdes d’Irak et de Syrie sont plus forts qu’ils l’ont jamais étés, tout en conservant leurs rivalités internes, et Bashar est reconnu comme incontournable dans la lutte contre DAESH.
 
Avec le retour de l’Iran, c’est aussi la reconnaissance par les États-Unis du rôle de ses alliés que sont la Russie et la Chine, qui ont toujours prôné une autre politique pour régler la crise syrienne et lutter contre le terrorisme islamique. La Russie surtout, en accord avec l’Iran, doit être un acteur essentiel sur ces deux sujets étroitement liés. D’autant  plus qu’elle est indispensable pour permettre le désengagement américain d’Afghanistan vers le nord car elle est aussi directement  menacée par la menace islamiste d’Asie Centrale. Son contrôle des frontières avec ses alliés asiatiques est fondamental.
 
Mais les négociateurs iraniens à Vienne ont dit à leurs homologues américains qu’ils avaient une stratégie différente de la leur pour lutter contre DAESH et qu’une éventuelle coopération ne serait envisageable qu’ultérieurement, une fois l’accord appliqué. Ce qui signifie que les Iraniens attendent un changement marqué de l’action américaine en Irak et en Syrie, se rapprochant de la leur.
 
En Afghanistan, l’Iran peut aussi aider les États-Unis car il a de bons contacts avec les Talibans, qui reviendront inéluctablement au pouvoir à Kaboul, leur combat étant devenu une résistance nationaliste qui n’a plus rien à voir avec l’époque Ben Laden et la destruction des bouddhas. Cette proximité s’appuie sur des intérêts géopolitiques partagés qui dépassent donc les différences confessionnelles entre chiites et sunnites.
La diplomatie iranienne devrait utiliser sa finesse traditionnelle pour aider l’Arabie Saoudite à sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise en attaquant le Yémen avec une brutalité aussi inouïe qu’inefficace : les frappes aériennes ne font que détruire et affamer un pays pauvre, berceau de l’arabisme, mais où les Houthis de confession zaydite, alliés à une partie de l’ancienne armée nationale sont de farouches guerriers qui exigent seulement une meilleure reconnaissance de leur état. Seules de puissantes troupes au sol pourraient envisager de les soumettre, ce que l’Arabie est incapable de produire et que ses alliés pakistanais, égyptiens ou du Golfe n’ont aucune intention de fournir, à juste titre.
La France pourrait d’ailleurs s’entendre avec l’Iran pour imposer finement une fin à ce conflit qui n’a d’autre raison d’être que la fièvre obsidionale du nouveau roi et de certains princes de Ryad.
Les importantes ressources énergétiques de l’Iran et son énorme potentiel de développement seront convoités par les États-Unis, l’Europe, la Chine, l’Inde et de nombreux pays dans des échanges d’intérêts réciproques. Sans doute Russie et Chine lui fourniront, en premier lieu les armements dont il a besoin, mais des marchés leur seront offerts en rapport avec leurs spécificités, par exemple l’automobile pour la Chine et le nucléaire civil pour la Russie.
La France devra montrer ses compétences dans tous ses domaines d’excellence pour se placer dans cette compétition, en surmontant le handicap de l’ancienne politique peu amicale de ses dirigeants politiques mais pas des entreprises qui sont, pour la plupart, restées en contact malgré les difficultés qu’on leur a faites.
 
Les États-Unis ont imposé cet accord aux forceps parce qu’ils voulaient s’adapter au nouvel équilibre du monde. Les Européens qui ne sont que leurs sujets, comme l’a récemment dit Poutine dans un entretien le 27 juillet à la Radio-Télévision Suisse (RTS), ne peuvent que l’approuver et se conformer à la nouvelle stratégie américaine ; mais ils devraient sans doute revoir leur lien avec l’allié hyperpuissant qui est toujours un acteur important mais désormais plus le seul, en particulier sur le continent. Dans un monde multipolaire, l’appartenance à l’OTAN est remise en question, surtout au moment où l’Union Européenne vacille sur ses fondements technocratiques  qui l’ont empêché de devenir une puissance politique. Les peuples se montrent de plus en plus réfractaires aux directives de Bruxelles que les oligarchies qui les dirigent suivent aveuglément, alors qu’elles portent parfois atteinte aux intérêts nationaux ; ainsi en est-il des sanctions contre la Russie qui se retournent contre les États membres.
 
Il semblerait que le Général de Gaulle soit en train de remporter une victoire post mortem, tant le sentiment national refait surface en maints pays du vieux continent.
 
Verrons-nous simultanément un apaisement en Ukraine, cela indiquerait que la première puissance mondiale accepte enfin de partager avec les autres puissances l’organisation d’un monde meilleur où les différends ne seront plus systématiquement réglés par l’emploi de la force militaire.
Il ne faut pas rêver cependant : de nouvelles relations internationales basées sur des rapports "gagnants-gagnants" ne vont pas s’installer du jour au lendemain mais l’accord du 14 juillet 2015 pourrait être un point de départ dans cette direction

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