Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

A tout un chacun (638)

Trissotin et Trissotine   "Byzance tomba aux mains des Turcs en discutant du sexe des anges." Cette phrase de Jean-François Revel aurait dû clore le débat sur l'écriture inclusive. En effet, en France, l'apprentissage de la lecture, l'acquisition de l'orthographe et de la grammaire sont en crise, notamment dans les milieux les plus défavorisés, et pendant ce temps, de beaux esprits, certainement passés par les meilleures écoles de la République, s'offrent la coquetterie de promouvoir une nouvelle écriture. Bien sûr, au nom de la lutte contre "les stéréotypes", et pour l'égalité. Le premier ministre, le ministre de l'Éducation nationale se sont certes prononcés contre cette pratique, décrétant qu'elle serait bannie des textes officiels, mais rien n'y a fait. L'inclusif prospère dans les ministères et les institutions publiques. Traditionnellement, c'est l'usage qui polit la langue, et la fait évoluer, pas l'intervention de Trissotin et Trissotine, armés d'entonnoirs pour faire ingurgiter de…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
La langue française, chef-d'œuvre en péril   CHRONIQUE - Après notre histoire, notre culture et nos paysages, les déconstructeurs s'attaquent à une autre borne séculaire de l'identité française. Au nom du sacro-saint modernisme.   C'est la dernière histoire belge. Blague pas drôle. Blague de deux anciens professeurs wallons qui proposent de supprimer la règle de l'accord du participe avec l'auxiliaire avoir. Et aussitôt tout ce que le landernau parisien compte de progressistes d'enfiler joyeusement les perles de la bien-pensance linguistique : cette règle est trop compliquée ; les professeurs perdent un temps fou à l'enseigner ; un temps qu'on pourrait avantageusement consacrer à la littérature ; cette règle est un moyen de sélection professionnelle ; elle renforce les inégalités socio-culturelles. C'est toujours la même chanson. Il y a quelques mois, c'était au nom du féminisme qu'on voulait tuer la règle du "masculin l'emporte sur le féminin". Cette fois, c'est au nom du rejet des…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Ne touchez pas au participe passé !   Un mouvement d’opinion a vu le jour dans l’objectif de simplifier la règle d’accord du participe passé. Né en Belgique, il s’étend aujourd’hui en France. Deux anciens professeurs de français écrivent dans Libération du 2 septembre : "Osons l’affirmer : les règles d’accord du participe passé actuelles sont obsolètes et compliquées jusqu’à l’absurde. [Les nouvelles règles proposées d’accord simplifiées] compte tenu du fait qu’elles ne sont pas fautives, qu’elles suivent l’usage, qu’elles libèrent du temps scolaire, qu’elles sont recommandées par toutes les instances officielles d’avis sur la langue et les universités, on est en droit de se demander pourquoi ces [nouvelles] règles ne sont pas appliquées."   Nous voyons bien la logique qui est derrière ce raisonnement. D’abord, celle de la table rase : en finir avec une vieille règle grammaticale venue du passé qui complique l’orthographe du français. Les auteurs de cet…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
La Mostra de Venise a sa théorie du genre   Jacques Audiard, Olivier Assayas et David Oelhoffen représentent le cinéma français dans la compétition vénitienne. Un cocktail de cinéma d'auteur et de cinéma de genre.   Qui a dit que les Français ne savaient pas pratiquer le cinéma de genre ? Les trois films en lice pour le Lion d'or, présentés ce week-end, semblent avoir été choisis par Alberto Barbera, le délégué artistique de la Mostra, pour démentir cette assertion courante.   Jacques Audiard n'a jamais boudé les codes du cinéma de genre. Il prétend seulement leur donner un style personnel. Avec Les Frères Sisters, son premier film américain, tiré d'un roman de Patrick de Witt, il s'attaque au western. Plutôt comme on s'attaque à une montagne qu'à une diligence. Il ne s'agit pas de piller, mais de parcourir des paysages et des figures que le cinéma hollywoodien a rendus…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
La Mostra de Venise met l'art en tête de gondole   La 75ème édition du festival s'ouvre demain avec First Man de Damien Chazelle. Une sélection brillante, sur fond de révolution dans l'industrie du cinéma. Avec une forte infiltration de Netflix.   La 75ème Mostra qui s'ouvre demain avec le nouveau film de Damien Chazelle, First Man, où Ryan Gosling interprète le rôle-titre A de l'astronaute Neil Armstrong, propose cette année encore une sélection alléchante, qui fait briller de tous ses feux le plus ancien festival du 7ème art. Si Cannes, appuyé sur son puissant marché, reste le rendez-vous mondial incontournable du cinéma, Venise se pose en rivale artistique et bénéficie d'une position stratégique sur le calendrier : c'est le premier d'une suite de festivals qui créent une synergie et lancent la saison jusqu'aux Oscars. Ce n'est pas un hasard si Les Frères Sisters de Jacques Audiard, espéré à Cannes,…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Monsanto et le prix de la vie humaine   Un tribunal américain a condamné Monsanto, la société productrice du Roundup, le désherbant à base de glyphosate, à verser 289 millions de dollars de dommages et intérêts à un plaignant, Dewayne Johnson, ayant contracté un cancer à cause, pense-t-on, de son travail : asperger deux années de suite de glyphosate sous forme concentrée les pelouses (1) d’une école. Le cancer a été diagnostiqué en 2014, et Johnson a intenté un procès en réclamant 400 millions de dollars. Un article du journal Les Echos du 13 août relate cet évènement. Il insiste sur les conséquences que la décision judiciaire, si elle est confirmée en appel, aura sur l’avenir de Monsanto et de sa maison-mère (Bayer), sachant que près de 5 000 procédures analogues sont à l’examen aux Etats-Unis. Curieusement, l’article ne commente pas l’énormité de la somme demandée, comme s’il s’agissait là de quelque…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Coup de gueule   Et si nous posions enfin le problème correctement en arrêtant de chercher des solutions à un problème mal posé qui n’en a pas ? L’erreur de base qui a induit toutes les autres pour la dissimuler, est la confusion entre production et richesse engagée par Adam Smith et David Ricardo qui n’avaient jamais imaginé que l’on puisse fabriquer sans avoir de clients, ce qui est pourtant devenu la routine avec la mécanisation financée par le futur, sublime trouvaille. Le circuit inverse et régulateur de la circulation monétaire dont le travail était la source et qui était une évidence il y a deux siècles pour Smith, Ricardo et tous leurs contemporains, n’a pas été étudié lorsque le circuit inverse de la production s’est emballé au XIXe et surtout au XXe siècle.   Au lieu de l’étudier et de s’en servir pour contrebalancer la folie mécanique de la production,…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
My Lady : Emma Thompson, un juge dans la tourmente   PARTENARIAT FIGAROSCOPE - Dans le nouveau film de Richard Eyre, la grande actrice britannique incarne un juge des affaires familiales qui doit trouver le difficile équilibre entre la rigueur de la loi et la complexité de l'existence.   Emma Thompson a trouvé un rôle à la mesure de son immense talent dans le film de Richard Eyre, My Lady, où elle interprète Fiona Maye, juge des affaires familiales à la Haute Cour de Londres. Une charge aussi passionnante que dévorante. Sa dévotion absolue à son métier mobilise toute son énergie, jusqu'à la vider d'elle-même.   Quand elle quitte le tribunal et enlève sa robe de juge, elle emporte chez elle une concentration qui l'a depuis longtemps, sans même qu'elle s'en rende compte, éloignée de son mari, Jack (Stanley Tucci). Au moment où Jack, pour la réveiller, provoque une crise…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Les confidences d'Emma Thompson   INTERVIEW - L'actrice britannique se confie à l'occasion de la sortie du captivant My Lady, dans lequel elle incarne une juge aux affaires familiales. Elle évoque l'obligation du débat et de l'engagement. Elle est le charme et l'intelligence incarnés. Un mélange délicieusement anglais de Monty Python, de Shakespeare, de Jane Austen et de Nanny McPhee. La drôlerie extravagante lui va aussi bien que le sérieux, la raison que les sentiments. Depuis près de quarante ans, Emma Thompson séduit et subjugue. Avec My Lady, de Richard Eyre, elle revient dans un registre grave et vibrant en interprétant un très beau personnage de juge. "Elle parvient à exprimer ce trait de caractère tellement anglais qui consiste à éprouver des sentiments profonds mais à faire en sorte qu'ils ne soient jamais visibles", dit Ian McEwan, auteur du roman et du scénario.   LE FIGARO. - D'où vient cette histoire…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version