Magistro Beta

Switch to desktop Register Login

A tout un chacun (680)

Incendie de Notre-Dame de Paris : le bois porte l’âme d’une cathédrale   Pour la reconstruction du toit de Notre-Dame, beaucoup sont indifférents aux matériaux utilisés, "pourvu que l’apparence visuelle soit sauve", taxant leurs contradicteurs de "fétichistes". S’il faut bien sûr tenir compte de la fragilité du monument sinistré, de nombreuses raisons, symboliques, culturelles, sociales, écologiques etc. montrent que le bois est préférable et doit être utilisé le plus possible. Une reconstruction à l’identique, outre qu’elle respecte l’histoire de l’Art, à savoir que Notre-Dame est une cathédrale médiévale et le dernier chef-d’œuvre de l’architecture romantique, permettrait de revaloriser tout un secteur économique.   Pas de cathédrale sans pierres et sans forêt de bois Une cathédrale est une société de pierres polies, ajustées les unes aux autres, triomphant de la pesanteur grâce aux clés de voûte : des voûtes coulées en béton détruiraient cette leçon grandiose sur le "vivre ensemble". À…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Connaissez-vous Cantus Formus ?   Connaissez-vous la musique non officielle, tonale d’aujourd’hui ? C’est sans doute la première fois dans l’histoire qu’un public qui aime la musique va à des concerts, écoute la radio, You Tube, etc. et ne connaît pas ou écoute le moins possible ses contemporains, qu’ils soient officiels ou dissidents. Les uns parce qu’ils sont inécoutables et peu mémorisables, les autres parce que, bannis de l’histoire officielle, ils n’accèdent pas à la visibilité. En ce qui concerne ces derniers, la plus grande partie du public mélomane ignore leur existence. C’est une exception française : il est malséant d’être tonal. Depuis l’après-guerre dans les milieux politiques et intellectuels, seule la musique atonale est considérée, comme allant "dans le sens de l’Histoire". Cette situation s’est pétrifiée quand le ministère de la Culture en 1981 s’est transformé en ministère de la Création. Comment ce diktat a-t-il été possible dans un pays…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Les détenteurs de la violence légale   La définition d’un État est la détention de la violence légale sur une population dans un espace donné. Cette violence peut être physique (armée, police) ou cérébrale (justice, impôts). C’est cette violence qui donne apparemment raison à celui qui a le pouvoir de l’actionner et tout naturellement le fossé se creuse entre le philosophe qui cherche la vérité en doutant par définition, et le politique qui se contente de chercher à détenir la violence légale pour avoir raison en se dispensant de douter. Ceux qui détiennent actuellement le pouvoir d’actionner cette violence sont de plus en plus régulièrement remplacés vu leur inefficacité sans que l’on s’oriente pour autant vers une réflexion philosophique calme sur les raisons de cette inefficacité. Il est plus reposant de les dénigrer et de tout attendre de ceux qui les remplaceront et qui sont auréolés de toutes les vertus…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
L’absurdité des raisonnements économiques   Les yeux bandés personne ne voit rien et personne ne s’en étonne. En économie personne ne comprend, y compris ceux qui l’enseignent ou qui l’apprennent et tout le monde feint de savoir ou de s’en étonner ou de jouer à la fausse humilité. La raison en est pourtant très simple : on a changé le sens du PIB, le produit intérieur brut, en laissant croire que c’est encore un produit alors qu’au départ ce n’est qu’un échange dont un des termes est la monnaie. C’est un achat pour l’acheteur, une vente pour le vendeur. L’achat peut être désiré comme c’est habituellement le cas. Il peut aussi être imposé comme l’assurance de sa voiture ou les frais du compte bancaire obligatoire. Il peut enfin être subi comme les soins ou les réparations après un accident. Dans tous les cas il est comptabilisé dans le PIB que…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Quand Lourdes fait foi   Lourdes, tout simplement. Ce titre sans fioritures indique l’esprit dans lequel Thierry Demaizière et Alban Teurlai ont tourné leur documentaire sur les pèlerins de la cité mariale : la simplicité, la justesse. Ils en ont fait une œuvre d’une audacieuse beauté qui s’immerge, au sens littéral, dans le mystère humain de souffrance et de consolation déployé aux pieds de la Vierge, à la saison des pèlerinages. Des préparatifs du départ aux au revoir de la fin, les réalisateurs entretissent le cours de quelques vies singulières, de malades et d’hospitaliers, prises dans le grand flux vivant des processions, des offices, des brancardages vers les piscines, des soirées en ville, des campements de Gitans. Et la mise en scène, parfois large et tonique, se fait douce comme une caresse pour approcher un corps douloureux, recueillir le murmure d’une prière. On revient de Lourdes les yeux et le cœur…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Le diable est dans les détails   Après le Louvre "crassepouille", voir chronique du 9 avril, voici le musée en taulier bon chic bon genre. Pour fêter les 30 ans de sa pyramide, Le Louvre s’est-il associé avec le Musée du Caire, le British Museum, ou l’Ägyptisches Museum de Berlin ? Mais non, avec Airbnb pour organiser un concours mondial récompensé par un apéro face à la Joconde, suivi d’un dîner avec la Vénus de Milo et d’un concert dans les appartements de Napoléon III… La gagnante, Daniela, une Canadienne de 26 ans, est étudiante en restauration aux Beaux-Arts de Newcastle où elle a rencontré son compagnon. Les tourtereaux ont donc fini leur nuit au musée sous la couette, en dessous de la pyramide : on espère que, par décence, les caméras de surveillance avaient été débranchées… oui mais alors, et la sécurité ? Car le diable est dans les détails : la seule question…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Le paradoxe de Prométhée   Cassandre l’annonçait et nous la détestions. Cette fois, le cri d’alarme vient des experts les plus compétents. Sur les 8 millions d’espèces, plantes et bêtes que compte notre planète, 1 million sont menacées. Un million qui pourrait rejoindre le dinosaure et autres dodos au rayon des animaux devenus mythiques. Et cette fois non à cause de cataclysmes naturels et climatiques, mais par la seule faute de la Créature, qui s’avère pour la Création un dangereux apprenti sorcier. L’homme vit le paradoxe de Prométhée : il a reçu le feu, synonyme de force, de vie et de progrès, et, avec ce même feu, il est en passe de détruire la Terre. Champs pollués, forêts mises à bas, mers appauvries… les pommes du jardin des Hespérides ont un goût amer. L’hubris fait des ravages. Dans notre quotidien, des détails ont pu nous alerter. On voit moins de papillons, et…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
Le dogme et la conviction   La conviction est un essentiel qui vient de l’intérieur, le dogme est un essentiel qui vient de l’extérieur. La conviction motive, le dogme rassure, justifie et crée le lien social. Le but de toute éducation est d’apprendre à se forger des convictions, d’assumer sa liberté et de comprendre les dogmes. Le but de tout pouvoir est de faire confondre ses dogmes avec la vérité et s’ils sont faux, le pouvoir mène son peuple à sa perte car les convictions se heurtent aux dogmes.   L’éducation nationale est aujourd’hui un oxymore, une obscure clarté, une intelligence bornée, un apprentissage de fausses vérités. Quand l’éducation nationale ne réussit pas à instiller les dogmes, le politique fait des lois mémorielles qui les imposent sous peine de sanctions pénales. La conviction n’a plus droit de cité, l’homme n’a plus le droit d’être debout, la liberté d’expression n’est plus…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0
La section Anderson Le très beau documentaire de Pierre Schoendoerffer, Oscar 1968, sort pour la premièrefois sur grand écran. La Section Anderson de Pierre Schoendoerffer n'était jamais sorti en salle. En effet, le film a été réalisé dans le cadre de la célèbre émission Cinq Colonnes à la Une. Voici pour la première fois, en version restaurée, dans un beau noir et blanc, une oeuvre que certains considèrent comme un des plus grands reportages de guerre. En 1966, Schoendoerffer revient au Vietnam, cette fois-ci en pleine guerre américaine. Pendant six semaines, il filme les soldats du lieutenant Anderson, à travers la jungle des hauts plateaux. La caméra se tient au milieu de ces très jeunes gens (beaucoup sont des appelés, à peine sortis de l'adolescence), marchant avec eux à la recherche d'un ennemi invisible, du rasage à la lecture du courrier (ou à celle de Playboy) et des soudaines échauffourées…
Publié dans A tout un chacun
Écrit par
En savoir plus... 0

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

Top Desktop version