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A tout un chacun (649)

Les échanges   Le 11 novembre 1918 n’a pas marqué que la fin de la guerre. C’est le groupe qui a gagné et pas les individus. La victoire sacralise à la fois le groupe et la réaction au libéralisme individualiste effréné du XIXe siècle. L’Europe va rentrer dans un siècle de socialisme collectif effréné sous toutes ses formes. Lénine, Hitler, Mussolini, Atatürk ont tous été marqués dans leur jeunesse au XIXe siècle par les excès du libéralisme et ont tous été socialistes. N’est-il pas temps, au bout d’un siècle de regarder calmement comment, de tous ces excès, nous pouvons construire une harmonie ? Il y a un siècle nous arrêtions d’échanger des obus, des gaz et des balles. Pour nous mettre à échanger quoi ? La vie c’est le mouvement et le mouvement n’est qu’une suite de changements et d’échanges. Or il y a deux types d’échange qui n’ont rien à voir.…
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Irréductible fracture   Chaque jour nous apporte son petit lot de nouvelles qui montre combien sont profondes les fractures au sein de notre société. Pas seulement les fractures sociales qui s’aggravent et qui sont fort inquiétantes, mais aussi celles concernant les questions dites "sociétales" : PMA et GPA (dont il a été beaucoup question ces temps derniers), avortement, "mariage pour tous", euthanasie, transhumanisme … Entre adeptes et adversaires de ces pratiques, tout accommodement est impossible, tant elles révèlent des visions de l’homme irréductiblement inconciliables. Depuis quatre décennies au moins – grosso modo depuis Mai 68 –, les partisans des "avancées" sociétales, d’abord minoritaires parmi la population mais soutenus par tous les grands médias, volent de victoire en victoire selon un schéma bien rodé : chaque nouvelle transgression, nous promet-on, est la dernière jusqu’à ce qu’elle soit adoptée ; on passe alors à la suivante qui semblait impensable encore la veille.…
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Information. Propagande. Renseignement.   Jean Guitton m’a dit un jour : "Je suis surinformé. Je ne suis pas renseigné.". Très juste parole, qu’on ne commentera jamais assez.    Information Une information est, dans le meilleur des cas, la connaissance d’un fait réel, correctement qualifié, faisant l’objet d’une appréciation morale correcte mais abstraite, suscitant une émotion naturelle mais superficielle, et des velléités de réaction, sympathiques mais passagères. Une information répétée peut créer des conditionnements et donner une certaine stabilité à cet ensemble de réactions.  Un fait est significatif lorsqu’il peut concourir à la formation du renseignement. Le nombre des faits est infini. Le nombre des faits significatifs est limité. Trop d’information ne tue pas l’information, mais tue le renseignement.    Renseignement Le renseignement montre comment ce même fait s’inscrit dans un système, celui-ci dans son évolution, selon une logique, des principes et des lois, exprimant sa constitution et sa finalité. Le renseignement permet…
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Prudence   "Nous ne pouvons vivre en nous haïssant." Emmanuel Macron est trop lettré pour ne pas connaître ce mot d'Albert Camus. Alors que le projet de loi portant sur la révision des lois bioéthiques est imminent, le chef de l'État sait que le sujet de la procréation médicalement assistée (PMA) étendue à toutes les femmes divise. Sidéré par le climat exécrable ayant entouré le débat sur le mariage pour tous, il s'est promis de ne pas réitérer les erreurs commises par son prédécesseur. Les États généraux ont permis à nombre d'associations et de scientifiques de faire valoir leurs arguments de prudence quant à cette extension, à laquelle le Comité national d'éthique se montre favorable. La discorde traverse aussi la droite et la gauche. "Progressistes" et "réactionnaires", ces mots commodes de la logomachie politique n'opèrent plus pour qualifier toutes les opinions dissonantes exprimées à l'intérieur même des camps.   La…
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Ensauvagement des jeunes, où sont les pères ?   TRIBUNE - La mort d'un adolescent roué de coups par d'autres mineurs et l'affaire du lycéen braquant un pistolet à bille sur son professeur conduisent à s'interroger sur l'effacement des pères, analyse la philosophe*.   La stupeur domine à voir un garçon de 13 ans tué à coups de barres de fer par des adolescents de son âge aux Lilas (Seine-Saint-Denis). On a le sentiment - le souvenir ? - que "cela n'arrivait pas avant". Les rixes et les règlements de comptes existent dans toutes les zones urbaines, et certaines en sont coutumières. Mais un jeune ado, presque un enfant ! Puis, on nous informait que, à Créteil, un lycéen a braqué un pistolet à bille sur son professeur afin d'être marqué présent pendant qu'un de ses camarades filmait la scène et la diffusait sur les réseaux sociaux…   L'enfant n'est pas…
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L'homme peut-il être inhumain ?   Il y a quelques heures, cinq hommes ont été interpellés à Toulouse. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans un acte particulièrement atroce : le 16 septembre dernier, au cours d’une soirée, une jeune fille était victime d’un viol en réunion. Comble de l’horreur, ses agresseurs hilares filmaient la scène en direct. En apercevant ces images au hasard des réseaux sociaux, je n’ai pu en regarder plus de quelques secondes – la vidéo a heureusement disparu depuis. Mais il reste d’une telle scène, avec l’écœurement qu’elle provoque, cette question obsédante : comment l’homme peut-il tomber si bas ? Comment pouvons-nous être inhumains ?   Une telle question est étonnante : elle suppose que le nom d’humain n’est pas seulement celui d’une espèce, mais aussi d’une qualité, le signe de la bonté qui serait naturelle à l’homme. Ce postulat a été défendu par un philosophe, qui en fait son acte de…
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C’était mieux avant ?   Dans son dernier livre, Éric Zemmour évoque avec émotion la banlieue de sa jeunesse et conclut "que oui, décidément, c’était mieux avant" (1). Pourtant, tout est fait pour nous convaincre du contraire. Dans un essai aussi passionnant qu’intelligent, Olivier Rey montre les "efforts quotidiennement déployés pour persuader les gens de ne pas en croire leurs yeux et leurs oreilles, que leur expérience les trompe et que les experts savent mieux qu’eux à quel point tout s’améliore" (2). C’est que le mythe du Progrès n’admet aucune contradiction, Alain Finkielkraut en sait quelque chose, lui à qui on reproche tant sa nostalgie du temps passé (3). L’axiome de la modernité, dont la Science est l’idole, est simple : aujourd’hui est mieux qu’hier et moins bien que demain ! Toutes nos difficultés ne sont que des problèmes techniques que la Science finira par résoudre. Formidable naïveté qui fait…
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La fausse monnaie a remplacé l’homme comme pivot de l’économie   Du silex taillé à l’intelligence artificielle, l’homme a toujours tenté d’accroître l’efficacité de son énergie. Il l’a d’abord fait par l’outil qui affine son énergie en la rendant plus précise, puis par la machine qui utilise une énergie externe pour remplacer l’énergie humaine. La première machine a été la roue qui, encore outil dans la brouette ou la charrette à bras, était déjà machine dans le chariot à traction animale. L’intérêt indiscutable de la machine est de libérer l’homme pour qu’il puisse utiliser autrement et mieux sa propre énergie, ce qui fut fait partout dans le monde pendant des siècles, voire des millénaires. Les premières machines utilisant une énergie ne nécessitant pas de repos furent le voilier sur mer et le moulin sur terre, qu’il soit à eau ou à vent. Ces machines étaient toutes construites par l’homme avec…
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Nom : Aznavour ; Prénom : Charles   Il était le plus grand, le plus vieux, le dernier. Il était l'ultime incarnation de cette génération d'immenses chanteurs français qui furent au XXe siècle, ce que les poètes étaient au XIXe siècle : Brel, Brassens, Ferrat, Ferré, Barbara, Gainsbourg, etc. Après eux, viendra la génération des yé-yé, avec Johnny comme patron et icône, qui ne rêvaient que d'être américains. Tout est une question de date de naissance : ceux-ci avaient vu le jour après la Seconde Guerre mondiale, alors que l'armée américaine s'imposait comme la principale force de l'Occident. Ceux-là étaient nés dans les années 1920, alors que l'armée française sortie des tranchées jouissait encore de son surnom de "meilleure armée du monde".   Cette cohorte venue de tous horizons n'avait qu'une seule patrie : la France. La France, et sa langue, surtout, qu'ils chérissaient comme la plus adorée des maîtresses. Aznavour écrivait d'abord ses textes,…
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