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Une œuvre de réflexion salutaire sur la meilleure façon de redresser un monde qui a perdu tous ses repères philosophiques et moraux.
Interview dans La Nef

La Nef
Commençons avec l’actualité et l’élection de François Hollande.
Votre livre tend finalement à montrer que le résultat d’une telle élection n’est pas aussi déterminant qu’on le croit, que les vrais enjeux sont ailleurs.
Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

La France est dans une contradiction. D’un côté, les accords libéraux de l’OMC et de Maastricht, surtout dans une Europe élargie ; de l’autre, sa tradition étatique et, depuis 1945, sa structure social-démocrate. En système libéral pur, on n’investit pas dans les pays mûrs inadaptés. La croissance ne peut donc plus chez nous assurer l’emploi, ni financer l’État providence. Si nous décidions de signer le traité de Maastricht (1992), il était logique d’adopter le modèle qu’il impliquait, et de nous adapter aux conditions qu’il créait. Si nous ne voulions ni de ces adaptations, ni du modèle allemand, il ne fallait pas le signer. Nous l’avons signé et n’avons rien fait pour nous adapter. La classe politico-médiatique, ayant pris ces deux décisions, a nié la contradiction et fui dans l’endettement pour retarder les échéances. Nous sommes ainsi pris entre la faillite, ou la crise sociale majeure si nous voulons payer nos dettes. Les Allemands ne peuvent pas revenir sur les traités libéraux et nous ne pouvons plus les supporter. La crise européenne va donc s’approfondir et les partis de gouvernement, qui nous ont menés là, par idéologie et par démagogie, seront discrédités. Pour recréer une légitimité, pour passer un nouveau pacte social, il nous faut une philosophie nouvelle, une vision nouvelle et un personnel nouveau. Nous n’éviterons pas un examen de conscience national et un nouveau moment constituant.

Il n’y a pas que la philosophie économique.
La culture profonde n’est-elle pas un facteur de crise encore plus important ?

Bien sûr. L’action fondée sur des principes faux échoue. Or, le corps de principes communs admis par une société, c’est sa "culture", au sens strict. Notre problème, c’est que notre culture commune est fausse, dominée par l’idéologie libérale postmoderne, complètement inadéquate à la réalité humaine. Faux, par exemple, le principe de remplacer la loi morale et la liberté de devoir, par l’arbitraire de l’opinion et la liberté de transgression. Cette fausse idéologie structure l’univers des grands médias, de la politique et les règles de l’économie mondiale. C’est là que se situe le véritable enjeu. Gardons-nous cette idéologie ? La jetons-nous ?

Deux hypothèses. H1 : cette idéologie est juste et sensée ; alors, le système est fondamentalement stable, et peut être réformé. H2 : cette idéologie est une aberration, et elle ne peut plus fonctionner comme culture commune d’une démocratie durable. La seconde hypothèse est la bonne. La crise est donc insoluble sans une révolution culturelle, mettant au rencart cette idéologie. Cette élection, où rien d’essentiel n’a été remis en question par les grands partis de gouvernement, sera, rétrospectivement, un non-événement, comme le sont aujourd’hui, rétrospectivement, le renvoi de Calonne et la nomination de Loménie de Brienne par Louis XVI, en 1787.

Pourriez-vous nous expliquer pourquoi la fin des idéologies est loin d’être à l’ordre du jour et comment nous sommes, au contraire, sous la domination du libéralisme idéologique postmoderne, qui est bien différent du grand libéralisme classique ?
Le monde libéral classique était construit sur la grande philosophie des Lumières. C’est Kant qui a le mieux exposé cette philosophie. Il s’agissait de faire sortir l’Europe de la religion chrétienne, tout en gardant grosso modo le contenu de sa morale, la dignité de la personne et sa liberté. Ainsi se trouve dessiné un individualisme radical, mais où l’individu jaloux de son indépendance, admet quand même une Raison forte, capable de vérité, et une liberté digne, définie par le Devoir d’accomplir strictement la Loi morale universelle. Ce cadre de pensée ne fait pas assez place au corps social, à l’histoire, à la nature et à Dieu. Toutefois, il reste fonctionnel, ou opérationnel, tant que l’individu accepte de faire son devoir et que l’imprégnation religieuse reste suffisante. En outre, la législation éclairée ne se veut pas arbitraire. La Raison fonctionne comme un Verbe divin sécularisé, et fournit une fondation absolue, laïcisée, à tout l’édifice. De là les grands idéaux à majuscule : la Science, le Progrès, la Liberté, l’Égalité, l’Humanité, etc. Les choses se gâtent, quand les Lumières éclipsent trop la religion chrétienne dont elles se nourrissent. L’individu substitue alors de plus en plus l’opinion à la Science, le relativisme au rationalisme ; le devoir lui devient insupportable ; la liberté d’indépendance, puis de transgression, remplacent la liberté de devoir. C’est cela que j’appelle "idéologie libérale postmoderne". À la fin, nous ne sommes plus dans un système fonctionnel, car l’ordre et la paix ne résultent plus des principes du système, mais de la permanence de traditions que l’idéologie ne cesse de dégrader.
Il s’agit bien d’une idéologie, car le but est toujours de rechercher un accomplissement parfait de la Liberté. Cette idéologie est exactement l’inverse du communisme. Celui-ci voulait que tout fût commun. Elle voudrait que tout soit privé, à commencer par le bien, la morale et la culture. C’est l’absurdité anthropologique symétrique.

En quoi la culture postmoderne nous conduit-elle, inéluctablement, à une crise qui dépasse de beaucoup sa dimension économique et financière ?

L’idéologie ne connaît plus que des individus irrationnels, mesurant leurs devoirs à l’aune de leurs opinions et de leurs désirs arbitraires. De là une situation de chaos et conflit croissants, où l’idéologie voit la Liberté, et que la philosophie a coutume de désigner d’un nom (qui peut prêter à confusion) : l’ "état de nature". La civilisation consiste à sortir de l’état de nature pour entrer dans l’état civil. Cela suppose 1° un pouvoir capable de maîtriser la liberté de transgression, et 2° la loi de paix, appelée loi naturelle, dont le respect, garanti par le pouvoir, met fin à l’arbitraire et à l’ "état de nature". Le libéralisme idéologique reconduit la cité libre à l’ "état de nature". Il détruit l’autorité à la fois du pouvoir et de la loi naturelle, les deux piliers de l’état civil, les deux articles fondamentaux du pacte social. Sans pouvoir et sans loi naturelle, la crise est universelle et forme un état stable et permanent, dont on ne sortira que par un nouveau pacte social. Nous n’avons pas à résoudre seulement des problèmes techniques ou particuliers. Ce qui est compromis par cette culture non fonctionnelle, ce n’est rien moins que l’état civil, la société, la civilisation.

Nous sommes donc dans un processus de décivilisation, qui nous conduit à un retour vers l’état de nature, dites-vous.
Pouvez-vous nous préciser ce processus ?

La civilisation meurt souvent de son succès. Dans la sécurité et la prospérité, l’individu perd le sens des nécessités de l’ordre et de la solidarité. Il ne pense qu’à son indépendance et à son plaisir. Le pouvoir paraît un abus, la loi morale une contrainte inutile. Les gens s’imaginent que la paix, la sécurité, la prospérité sont un état normal et spontané, qui peut subsister sans effort et sans discipline. La logique libertaire fait recette.
Les premiers libertaires disent : "Mon corps est à moi, j’en fais ce que je veux, quand je veux, comme je veux." OK. Résultat : le couple se fragilise, la famille devient n’importe quoi, l’éducation est mal assurée, l’école ne marche plus, l’infécondité casse la croissance et détruit la solvabilité des systèmes de solidarité. Elle dramatise les problèmes migratoires en compromettant l’intégration.
Les seconds libertaires disent : "Mon argent est à moi, j’en fais ce que je veux, comme je veux, et vous n’avez rien à me commander." OK. La finance devient une jungle. Le capital divorce d’avec le travail. Production, consommation et investissement ne sont plus en cohérence nulle part. Les partis qui devraient défendre, contre le libertarisme de l’argent, le droit au travail et l’équilibre des territoires, n’en sont plus capables. Ils se sont trop compromis avec le libertarisme du sexe. Et la République sociale n’est plus qu’un mot.
Un troisième groupe arrive alors : "Le pouvoir m’appartient, parce que j’en ai envie et que je suis libre ; j’en fais ce que je veux ; vous n’avez plus rien à dire." OK ? Alors, la démocratie n’est plus que pour la forme. De là le concept de libertaro-fascisme.
Le grand défi pour ce qu’on appelle la gauche est de sortir de cette hypocrisie. Rompre avec le libertarisme, c’est retrouver le sérieux éthique, la conscience patriotique et la cohérence sociale.
Le défi, pour ce qu’on appelle la droite, c’est de rompre avec cette même logique. Autrement, elle ne peut se faire obéir des puissances d’argent, incarner l’État, défendre la nation, remplir une fonction de sauvegarde des principes conservateurs.
En quoi la conscience d’un Absolu (et comment le définir) est-elle nécessaire au bon fonctionnement de la société ?
Les esprits religieux cherchent à s’unir à Dieu, même si le pouvoir, ou la société, s’en moquent. Cela dit, c’est à tort qu’ils s’en moquent. Pascal écrit : "Le peuple obéit aux lois seulement parce qu’il les croit justes." Il croit à une vérité de la justice au-delà de l’arbitraire des subjectivités, au moins quand il souffre de l’injustice. Il se réfère alors en profondeur à une objectivité et à un fondement absolu du principe de justice.
Quel Fondement ? La Nature, chez les Gréco-Romains, ou la Raison, pour les Lumières. Bien sûr, c’est Dieu pour les chrétiens, ou les musulmans. La Nature, la Raison et Dieu peuvent concourir au fondement de la justice, comme chez saint Thomas. Faute de fondement, toute législation sombre dans l’arbitraire et ne reflète plus que des choix subjectifs, des rapports de forces. Si l’on rejette à la fois la Raison, Dieu et la Nature, il ne reste plus que le néant et la violence.
Les tentatives pour établir une justice impartiale sans reconnaître de fondement sont respectables, mais échouent. Par crainte du totalitarisme, on prétend se placer au point de vue d’un individu neutre entre toutes les identités. Ce point de vue doit permettre un pluralisme accueillant à tous. Dans la pratique, cette logique aboutit à conférer un pouvoir absolu à une identité particulière, hégémonique et intolérante, celle de l’individu nihiliste et transgressif. Le Pouvoir n’a plus d’autorité que s’il est permissif et corrupteur. Il masque son impuissance à réguler le système par une fureur à en réglementer des détails, et par une multiplication des lois permissives. Un tel pouvoir a perdu sa légitimité. Quand le pacte social est rompu, une révolution est en marche.

Vous consacrez des passages importants à la nécessité de la loi naturelle.
Comment la définissez-vous et quel rôle joue-t-elle ?
Tient-elle lieu de l’Absolu dont nous venons de parler ?

Cette notion ne suppose pas la Révélation et la foi. Elle peut se déduire de la métaphysique, mais peut avoir aussi une origine expérimentale. Car, s’il n’y a pas de loi morale et si chacun
fait ce qu’il veut, ce sont le chaos et la jungle, l’état de guerre – et tout cela finit toujours par la guerre. Cette situation n’est pas tenable. On n’en sort qu’en respectant l’ensemble des règles qui ont pour effet d’arrêter la guerre et dont le pouvoir se fait garant. Ces règles ne sont pas arbitraires, car les causes de la guerre ne le sont pas. Cette loi de paix constitue pour une société civilisée la loi politique fondamentale. Cette loi politique est appelée naturelle, parce que l’homme est par nature appelé à vivre en société. C’est en cela que la référence à la nature comme norme légitime est nécessaire en toute société libre. Cette loi politique, qui est naturelle, prescrit à des libertés la justice et l’amitié, universellement. C’est donc une loi morale. Telle est la loi naturelle, à laquelle peut s’élever sans difficulté et avec certitude tout esprit capable de réflexion sur des expériences à la portée de tous. En y obéissant, chacun de nous devient libre, au sens d’autodéterminé rationnellement. Grâce à elle, nous faisons corps social en liberté.

Selon quel processus la "solution jacobine" héritée de Rousseau a-t-elle été inversée par le libéralisme idéologique postmoderne ?
Ces deux idéologies ont en commun le principe erroné d’indépendance absolue de l’individu. Ce principe conduit à deux modèles opposés. Dans l’un, la société n’est plus qu’un seul individu collectif (l’État), auquel chacun s’identifie, en s’identifiant à la "volonté générale". Dans l’autre, la société n’est guère plus qu’une agrégation d’individus à peu près indépendants, sous l’arbitrage de juges et avec le concours d’une administration légère. La Révolution française et la Révolution américaine se sont inspirées, respectivement, de ces deux modèles. Les deux fonctionnent de plus en plus mal, quand l’individu devient irrationnel et immoral. Passant à l’arbitraire individuel, la République française devient un mélange incohérent de modèle américain dégradé et de jacobinisme sans morale, tout en continuant à se référer aux valeurs d’une République régie par la morale kantienne. C’est l’autre grande contradiction de la politique française.

Finalement, comment, dans le cadre de nos démocraties, sortir de l’impasse actuelle ?
Pesez tous les aspects du problème : une société libre est une société morale et une société morale est une société libre. Il n’y a pas de morale sans loi naturelle. Mais cette loi, sans métaphysique, névrose et rend libertaire. Cependant, si l’Absolu n’est que source de loi, même s’il est personnel et transcendant, l’homme se sent écrasé. La liberté politique est une retombée de la présence de l’Absolu, quand Il se révèle à la fois Moral, Transcendant et Humain. La liberté politique européenne n’a pas été une invention philosophique, mais le surplus d’un événement surnaturel. On ne peut exclure le Christ, car on ne peut exclure l’histoire. Si la laïcité fait partie de la liberté politique, cela veut dire que le Christ fait partie de la laïcité. Pour comprendre cette formule, tout est à repenser. C’est cela, préparer l’avenir.

Le problème premier n’est pas le libertarisme du sexe. La solution ultime n’est pas dans un "pouvoir fort", si l’on entend par là libertarisme du pouvoir. Le problème est dans les libertarismes qui font bloc, et d’abord dans celui de l’argent, qui ne se maintient que par celui du sexe : l’opium du peuple.
Après la crise, il faudra rendre sa place à la famille dans la définition de la solidarité ; à la nation et aux unions de nations dans celle de l’économie mondiale ; reconstituer des espaces économiques cohérents à l’intérieur d’unités politiques unies par de nouveaux pactes sociaux, incluant la loi naturelle, sous des pouvoirs redevenus et rationnels et légitimes.

HUDE Henri

Né le 7 septembre 1954
Marié - 4 Enfants.


Philosophe

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm) (1974-79)
Agrégation en Philosophie (1977)
Doctorat in Philosophie (1990)
     Habilitation (1992) à diriger des recherches en philosophie.

Directeur du Pôle d’éthique au Centre de recherches des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC).
Ancien professeur en classes préparatoires au Collège Stanislas (Paris)
Ancien professeur d’Université à Rome
(Professore stabile. Istituto Giovanni Paolo II di studi su matrimonio e famiglia, presso l’Universita del Laterano).
Ancien directeur général du Collège Stanislas (Paris) 
 
Membre du comité de rédaction de la revue Commentaire (depuis 1992)
Membre du conseil d’orientation de l'Institut Montaigne (2001-2009) 
Membre du conseil scientifique de la revue Oasis (Venise) (depuis 2004)
Membre du conseil d’administration de l’association des Amis de St-Cyr et Coëtquidan (depuis 2005)
 
Ouvrages
Bergson(2 volumes) (1ère édition, 1989 and 1990), Paris, Editions Universitaires
     Reedited Archives Karéline (2009)
Ethique et politique,Paris, Editions Universitaires (1992)    
Philosophie de la prospérité. Marché et solidaritéParis, Economica(1994), 
Croissance et liberté. Philosophie de la prospérité(1995) - 2nd Volume, Critérion, Paris 
Mon testament philosophique, en collaboration avec Jean GUITTON, Paris, Presses de la Renaissance (1997)
Entretiens posthumes avec Jean Guitton,Paris, Presses de la Renaissance.(2001)
Ethique des décideurs,Paris, Presses de la Renaissance (2004) 
     Préface par Henri de Castries, Prix Montyon 2005 de l’Académie française
     Traduit en italien chez Cantagalli, Siena, (2010)
     A paraître en américain à IPS Press, en 2011. 
Parole et silence (Prolégomènes. Les choix humains), Paris (2009)
Démocratie durable. Penser la guerre pour faire l’Europe, Editions Monceau, Paris (2010)
 
Autres publications (sélection)
- ‘Il rinnovamento socio-politico’, (“Socio-political Renewal”), in Veritatis Splendor, testo integrale con comentaria filosofico-teologico tematico, a cura di Ramon Lucas Lucas, Presentazione del cardinal J. Ratzinger, San Paolo-Milano, 1994, p.375-381.
- "Dieu me jugera", Revue Catholique Internationale Communio, X, 1, 1985, p.62-75.
- ‘Democracja aristokraticzna a demokracja republikanska’, in Znak, (traduit en polonais par Maria Tarnowska), 4, 455, Krakow, 1993, p.128-138.
- ‘Pour une philosophie de l’argent’, L’amitié Charles Péguy, Bulletin d’information et de recherche, ‘Péguy écrivain’, 18ème année, n° 72, octobre-décembre 1995.  
- ‘Nuit de la foi et doute philosophique’ au Colloque international, Lisieux, 30septembre 4 octobre 1996, pour le centenaire de la mort de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ; publiée dans Une sainte pour le 3ème millénaire, Editions du Carmel, 1997, p.163-180.
- ‘Filosofia politica, mercado y solidariedad’, Congrès de l’Université Complutense de Madrid sur ‘Filosofia y solidariedad’ ; Revista Espanola de Pedagogia, n°205, Ano LIV, septiembre-diciembre 1996, p.395-407.  
- ‘La famille, fondement de la société’, in Anthropotès, 12/1, Istituto Giovanni Paolo di Studi su matrimonio e famiglia, Roma, juin 1996, p.21-50.
- ‘Paura di credere’, Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95.
- Morale per una societa libera’, dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997. 
- ‘Economie, société et politique familiale’, Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450.
- ‘En torno al respeto’, (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997.
- ‘Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme’, dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90. 
- ‘La politique de l’investissement familial’, in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149.
- “How to Defend Moral Values in a Free Society?”, Congrès international ‘Secolarismo e liberta religiosa’, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85.
- ‘Jean Guitton’, in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts, Verlag Styria, 1998, p.500-506.
- ‘101 thèses sur la liberté de l’éducation’, Liberté politique, n°5, été 1998, p.85-99.
- ‘Ci sara un bene comune nella nuova societa ?’ dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77.
- ‘Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense’, Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003.
- Article: ‘Ethique, défense et gestion’, (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82.
- ‘Trois définitions du terrorisme’, dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006, ‘Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?’, p.15-17.
- ‘La géopolitique actuelle et la nécessité de la philosophie’, dans Oasis, Année II, n° 4, septembre 2006, p.23-25. 
- ‘Integrazione politica e dialogo culturale’, au Congrès international ‘Cristianesimo, Ebraismo e Islam: Esperienze di Incontro’, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie.
- “Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers”, International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University, UK; published in Paul ROBINSON, Nigel DE LEE & Donald CARRICK (editors), Ethics Education in the Military, Ashgate, UK, Feb. 2008, p.109-118.   
- "Intuition et invention chez Bergson", dans Annales bergsoniennes, tome 4, PUF, sous la direction de Frédéric WORMS, Actes du Colloque sur ‘L’évolution créatrice de Bergson. 1907-2007’, tenu au Collège de France le 23/24 novembre 2007.
- ‘Ethique et vieillissement’, (“Ethics and Ageing”) colloquium of the « Institut de géopolitique des populations » and of the « Institut de recherches sur la géostratégie économique internationale » (IRGEI), held at the Assemblée nationale, 8 mars 2007, published in Yves-Marie LAULAN, Vieillissement mondial et conséquences géopolitiques, L’Harmattan, 2007, p.173-188.
- “A Few Reflections On the Critical Importance of Ethical Training Today for an Efficient Leadership Training in the Military”, in Military Studies and Technology : The Proceedings of the 14th Hwarangdae International Symposium, 2007.11.1/2, Korea Military Academy, p.23-43.
- ‘Guizot et le centrisme’, du livre d’Aurelian CRAIUTU, Le Centre introuvable. La pensée politique des doctrinaires sous la Restauration, traduit de l’anglais, Plon, 2006, dans Commentaire, Volume XXX, n°119, Automne 2007, p.856-858.
- ‘Bien commun, décision et intérêt général’.Aux éditions Marcianum Press, Venise, dansIl bene comune. La domanda antropologica, 3, acura di G. Richi Alberti, 2008.
- ‘Policier et soldat. Ressemblances et différences’; English translation, ‘“Of the Police and the Military”, une étude pour le Chef d’état-major des Armées, le Général Jean-Louis Georgelin, dans le cadre des travaux sur le Livre Blanc sur la Défense, 2008.
- "Benedicto XVI y Barak Obama en el Cercano Oriente", Humanitas, n° 55, Juillet-Septembre 2009, Santiago de Chile.
- “A Few Reflections On the Second Meeting ISODOMA”, Colloquium, Shrivenham, UK, on “Military Ethics & Education. Who Needs What, Where and When?” December 2009.
- "Sur l’identité de la France. Réflexions philosophiques", dans Liberté politique, Printemps 2010.
- "Le militaire : héros, victime et judiciarisé", Inflexions, automne 2010.
 
 
*  "Paura di credere", Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95
*  "Morale per una societa libera", dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997
*  "Economie, société et politique familiale", Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450
*  "En torno al respeto", (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997
*  "Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme", dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90
*  "La politique de l’investissement familial", in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149
*  "How to Defend Moral Values in a Free Society ?", Congrès international Secolarismo e libertareligiosa, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and
          Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85
*  "Jean Guitton", in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts,
          Verlag Styria, 1998, p.500-506
*  "101 thèses sur la liberté de l’éducation", Liberté politique,n°5, été 1998, p.85-99
*  "Ci sara un bene comune nella nuova societa ?" dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77
*  "Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense", Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003
*  "Ethique, défense et gestion", (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82
*  "‘Trois définitions du terrorisme", dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006  "Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?", p.15-17
*  "Integrazione politica e dialogo culturale", au Congrès international Cristianesimo, Ebraismo eIslam: Esperienze di Incontro, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale
          di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie
*  "Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers", International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University,

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