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Branle-bas de combat

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Branle-bas de combat
 
L’UE parle la langue glacée des dirigeants de l’ "hexagone" et des journalistes robotisés, soucieux de ne pas déplaire au nouvel occupant qu’est l’islam colonisateur. Lire le commissaire aux droits de l’homme, Nils Muiznieks (Le Monde, 4 février), fait comprendre l’état de soumission de cette Europe qui ne s’émeut que des plaintes exotiques. Muiznieks critique l’état d’urgence mis en place par la France confrontée à la menace islamiste, parce que les mesures "ont visé des personnes de confession musulmane ou supposées telles". Le commissaire compatit au "profond malaise que cela suscite parmi la population musulmane, qui se sent ciblée, discriminée et craint d’être assimilée au fanatisme et au terrorisme dans lesquels elle ne se reconnaît pas". Dans la même veine, nombreux sont ceux qui, dans la gauche française, s’opposent à la déchéance de nationalité au prétexte qu’elle concernerait le plus souvent des terroristes islamistes ou ayant fait allégeance au djihad. À suivre ces belles âmes, la France devrait renoncer à se protéger des salafistes, de peur d’humilier des musulmans…
 
La faiblesse de la République est plus inquiétante que la tentative d’installation de cette nouvelle idéologie liberticide et de sa civilisation, rejetée par ceux qui la fuient. L’islam politique réclamera toujours plus de visibilité, tant qu’il ne sera pas mis légalement fin à ses élans dominateurs. Une enquête du CNRS et de Sciences Po Grenoble auprès des collégiens des Bouches-du-Rhône, publiée par L’Obs, fait apparaître que 25,5 % des élèves se disent musulmans, et seulement 30,4 % chrétiens ou catholiques (38,8 % sans religion). 68,1 % des élèves musulmans disent mettre leur religion au-dessus de la loi, contre 33,9 % des catholiques. Il suffit de poursuivre ces lignes pour comprendre que, si les politiques ne s’inquiètent pas de réduire l’immigration et de faire respecter le droit commun à tous, la "France éternelle", déjà bien amochée, aura rendu l’âme dans trente ans, vaincue par le multiculturalisme et l’endormissement. Cette issue mériterait le branle-bas de combat de la République, plutôt que de la voir cogner sur les sonneurs de tocsins.

Paru dans Le Figaro, 12 février 2016
RIOUFOL Ivan

Né le 12 septembre 1952
Marié – 2 enfants
 

Journaliste


Université de Nantes
Diplôme d"études approfondies (DEA) de droit maritime et aérien
 
Au Figaro:
            Grand chroniqueur et Membre du comité éditorial (depuis 2000)
            Rédacteur en chef - informations générales (1995-2000)
Rédacteur en chef adjoint (1992-1994)
Chef de service (1990-1992)
Responsable de la rubrique Confidentiel (1988-1990)
Grand reporter (1985-1987)
Correspondant du Quotidien de Paris (1976-1984)
                        Du Journal du Dimanche
                        De Forum international
Journaliste à Presse-Océan
 
Ouvrages
La Tyrannie de l'impudeur (2000) - La République des faux gentils (2004) - Chroniques d'une résistance (2005) - La fracture identitaire (2007) - Où va la France ? (2008) - Chronique d’une année de crise (2009) - La démocratie d’apparence (ouvrage collectif) (2009) - Allez-y sans nous (ouvrage collectif) (2009) - De l'urgence d'être réactionnaire (2012) - A la recherche du peuple perdu (2011) -  Touche pas à ma France (2014) - Poings sur les i (2015) - La Guerre civile qui vient (2016) - La nouvelle révolution française (2016) -

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