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Un peuple de droite rassemblé

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Pour que renaisse la France, il faut un peuple de droite rassemblé
 
Si l’élection présidentielle demeure bien le facteur structurant de notre vie politique et requiert de notre part une lucidité accrue, notamment au moment du choix ultime du second tour que nous aurons à faire le 7 mai 2017 sans aucun autre a priori que le salut de la patrie, ce sont, un mois plus tard, les élections législatives qui risquent de déterminer pour les cinq prochaines années le destin national.
En effet, si, dans le cadre du bipartisme prévalant depuis 1965, les législatives nous avaient habitués, en donnant  au nouveau président une majorité cohérente, à confirmer, voire à amplifier, le choix politique des présidentielles, le contexte de 2017 peut totalement modifier cette donne.
 
Le tripartisme, désormais installé, multipliera au second tour des législatives, soit les triangulaires, soit des duels à géométrie variable, au risque de rendre impossible, si les Républicains maintenaient leur position du "ni-ni" au second tour, la constitution d’une majorité absolue. Et, à nouveau, les médias et les appareils partisans entonneront le chant des valeurs dites républicaines pour obtenir des désistements réciproques entre partis déjà installés au Parlement et soucieux de préserver leur territoire respectif plutôt que de faire triompher un socle de convictions solides.
 
Or, que nous révèlent aujourd’hui les études de l’ensemble des instituts de sondages ? D’une part, le maintien d’un étiage élevé de l’électorat du Front national, d’autre part la porosité de plus en plus grande entre ces électeurs et ceux des Républicains. Autrement dit, se dessine désormais la possibilité, dans un nombre très important de circonscriptions, de réunir, au second tour, une majorité de suffrages pour des candidats d’une vraie droite de convictions, à condition bien sûr d’encourager et d’accompagner fortement cette convergence spontanée de l’électorat.
 
Face à ce scénario, deux objections sont généralement présentées : l’une tient naturellement au tir de barrage des états-majors des Républicains, au nom de la "morale politique", et du Front national, cantonné dans sa dénonciation de l’ "UMPS" ; l’autre à l’incompatibilité des programmes économiques des Républicains et des Frontistes.
Il est manifeste que, même si la première est objectivement de moins en moins crédible, la bonne stratégie consiste à ne plus rien attendre de dirigeants discrédités et de s’adresser directement au peuple que sa répugnance croissante aux consignes d’appareil rend désormais disponible et libre à une recomposition dans les urnes du pays réel. Quant à la seconde, elle signifierait, si on la prenait au sérieux, une proximité des programmes des Républicains et de la gauche. Elle majorerait également des options économiques dont chacun sait par expérience que l’exercice du pouvoir confronté aux contraintes de la gestion contredit souvent la mise en œuvre effective. Et, d’ailleurs, qui ne voit que l’appel au "libéralisme" économique n’est rien d’autre que le désir partagé par tous de moins de règles inutiles tandis que la suspicion de "dirigisme" ne s’applique en fait qu’à la revendication d’un Etat en charge du bien commun, ce qui, dans les deux cas, revient bien au même concept d’ordo-libéralisme.
 
En clair, c’est d’abord, comme le referendum britannique vient de le démontrer, sur les questions de souveraineté et de société, que se constituera une majorité nouvelle, car c’est bien d’un Etat, plus encore que d’une nouvelle économie, que la nation est orpheline.
Allons encore plus loin : l’avenir politique appartiendra au groupe de personnalités politiques reconnues qui, osant briser ce tabou et allant au-devant de l’attente d’une majorité de citoyens, dira enfin tout haut ce que cette majorité pense encore tout bas, c'est-à-dire "le 18 juin 2017, faisons voter au second tour dans chacune de nos 577 circonscriptions pour le candidat de la vraie droite le mieux placé sans aucune exclusive et sans aucun calcul". Alors, la constitution d’un gouvernement, réellement comptable d’un projet de renaissance politique, sera-t-elle irréversible et la table du vieux système enfin renversée. De la sorte, les législatives seront-elles, sinon la revanche, du moins la session de rattrapage de présidentielles neutralisées par les Primaires. Voilà la seule voie de renouveau national qui vaille la peine d’être proposée aux Français. Espérons que des voix se lèvent bientôt pour en exprimer l’urgence.
BOLUFER Jean-Paul

Né en 1946
Marié - 5 enfants
 




Préfet honoraire


Institut d’études politiques de Paris
Ecole nationale d’administration
Institut des hautes études de défense nationale.
 


Maire-adjoint de Colombes (Hauts-de-Seine)
Conseiller métropolitain du Grand Paris
Conseiller territorial de la Boucle Seine-Nord
 
Chargé de mission au Secrétariat général de la défense nationale (1974-77)
Chef-adjoint puis directeur-adjoint du cabinet de Jacques Chirac à la Mairie de Paris (1979-86)
Directeur de cabinet
     de la secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée de la francophonie,  Lucette Michaux-Chevry (1986-88)
Directeur général des services et directeur de cabinet
     du président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Marc Censi (1989-96)
Préfet, directeur de cabinet du préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris (1996-97)
Préfet, directeur des Journaux officiels de la République française (1997-2007)
Directeur de cabinet du ministre du logement et de la Ville, Christine Boutin (2007)
Contrôleur général économique et financier [Ministère de l'Economie et des finances] (2008-2012)
 
Ancien maître de conférences
     à l’Institut d’études politiques de Paris,
     à l’Ecole nationale d’administration,
Ancien chargé de cours à l’université Paris-2 et à la faculté de droit de Nice,
Professeur, responsable de la filière droit-sciences politiques, depuis 2008
     à la faculté  libre de droit, d’économie et de gestion de Paris (FACO)
Secrétaire général de la fondation Claude Pompidou (1980- 1989 puis 1996-2007)
 
Fondateur du Cercle de la Cité, président du club Dialogue et humanisme et du club Témoin
Officier de réserve
 
Ouvrages
Co-auteur de "Projet pour la France", édition Livre-Essor (Prix renaissance 1984)
 
Distinctions
Chevalier de la légion d’honneur
Officier de l’ordre national du mérite

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