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De l'Islam

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Loin de moi l'idée de vouloir exciter à une quelconque haine envers les musulmans, haine qui serait contraire au commandement d'amour de son prochain, tel que nous l'a enseigné le Christ. Christ qui est mort et ressuscité pour tous les hommes, donc autant pour les musulmans que pour nous-même.
Mais cela ne doit pas nous empêcher d'essayer de comprendre, en vérité, ce qui se passe dans la tête de ceux qui assassinent au jour le jour chrétiens et musulmans. Cette quête suppose un refus de tout irénisme et un effort de connaissance approfondie de cette religion qui fait peur par méconnaissance coupable de notre part.
 
Depuis quelques temps, nous voyons (enfin) quelques musulmans protester contre ces abominations, et affirmer devant des caméras complaisantes que "l'islam, ce n'est pas ça, que jamais le coran n'a commandé de tuer des innocents et que l'islam a toujours été une religion de paix et de tolérance".
Comme on aurait aimé entendre ce discours prononcé le soir du 11 septembre par les milliers de musulmans qui exultaient de joie dans les rues de leurs capitales de voir leur "allié" américain touché au cœur ! On n'oubliera pas non plus les centaines de milliers de musulmans de toutes catégories hurlant leur haine du Pape Benoit XVI (et des chrétiens en général pour faire bon poids) qui avait eu la malencontreuse idée à Ratisbonne d'évoquer un débat remontant à plusieurs siècles où l'on évoquait dans le cadre d'une "disputatio" médiévale les effets négatifs de la violence, et les effets positifs de la raison. Mais passons.
 
Alors, ces musulmans modérés que l'on nous donne à entendre sont-ils sincères ? Ou bien sont-ils seulement inquiets quant au regard de plus en plus lourd que les Français de souche commencent à poser sur eux. Sans doute, les deux à la fois.
Il ne fait aucun doute que la grande majorité des 1,2 milliard de musulmans sont des braves gens qui s'efforcent de vivre leur foi honnêtement, sans chercher querelle à leur prochain. Je vous renvoie au film "Des hommes et des dieux", qui met bien en valeur cette approche pacifiée.
Mais il en reste une minorité (qui peut quand même atteindre le chiffre de 100 millions d'individus!) qui a une lecture beaucoup plus agressive du coran.
 
Et de là à proclamer que les "djihadistes, salafistes, daech et extrémistes en tous genres" ne sauraient être de vrais musulmans, là, je ne suis pas d'accord !
En effet, ces assassins puisent leurs convictions et leur folie meurtrière dans les sourates les plus agressives. Je livre la sourate VIII, 17 à votre méditation : "Ce n'est pas vous qui les avez tués ! C'est Dieu qui les a tués ! Ce n'est pas toi Prophète qui les as déstabilisés par ton geste ! C'est Dieu qui l'a fait ! Il voulait ainsi donner aux croyants cette belle marque de Sa sollicitude". Vous pourrez aussi vous référer aux sourates 48, 16 ; 9, 29 ; 4, 89 ; 2, 190 et 191 ; 8, 55 ; 8, 65 ; 8, 17 et 18 ; 3, 142 ; 33, 61 ; 9,5. Et ce florilège est loin d'être exhaustif ! Voyez par vous-mêmes. Autrement dit, ces assassins se considèrent comme autant musulmans que les autres, mais ils ne se réfèrent pas aux mêmes sourates.
 
Le problème du coran, c'est qu'on y trouve tout et son contraire, et cela au gré de la contingence de la révélation, selon les événements et les circonstances qui ont permis à Mahomet de répandre sa religion.
Vous pourriez alors légitimement vous demander pourquoi les musulmans ne procèdent pas à un toilettage de leur texte sacré ? Une mise en cohérence avec le respect dû à toute personne humaine ?
 
Pour plusieurs raisons : tout d'abord, il n'y a pas dans le sunnisme (90% du monde musulman) de magistère, comme dans l’Église catholique, autorisé à prendre une décision à vocation universelle.
Deuxièmement, et surtout, le coran est considéré par les musulmans comme "incréé", c'est-à-dire aussi divin que peut l'être Jésus, Verbe de Dieu, pour les catholiques. A ce titre, il est absolument intouchable, sous peine de blasphème puni de mort, même s'il contient des sourates "abrogeantes" et des sourates "abrogées", qui se contredisent parfaitement, mais qui gardent cependant toute leur valeur propre puisqu'elles sont d'origine divine et que Dieu "peut tout".
Dans ces conditions, il faut garder présent à l'esprit que les extrémistes considèrent leurs co-religionnaires "modérés" comme des traîtres à la cause d'Allah ! D'ailleurs, les premières victimes des terroristes musulmans sont d'abord les musulmans eux-mêmes, dont le nombre de victimes dépassent largement celui des chrétiens !
 
En conclusion, je reprends ce que je disais au début sur l'absolue nécessité de nous former pour comprendre comment fonctionne cette religion et ne pas tomber dans un irénisme dont nos petits-enfants nous demanderons des comptes. C'est à ce prix, et à ce prix seulement, qu'un dialogue inter-religieux pourra prendre place, dans un respect mutuel qui ne se ment pas à lui-même.
BINNENDIJK Bertrand

Né le 30 mars 1953
Marié - 7 enfants
 


Officier général
 

Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan
Ecole supérieure de guerre (ESG)
Diplômé d’études approfondies en histoire militaire et relations internationales
Diplôme de droit canonique (Institut catholique de Paris)


Après avoir exercé des commandements dans différentes unités de l’Arme blindée Cavalerie, il s’est orienté vers les relations internationales, en occupant différents postes en état-major de haut niveau et à l’étranger.
 
Officier de liaison-instructeur auprès de l’Army command and staff College, en Grande-Bretagne (1994-1997)
Attaché de défense près l’ambassade de France à Tel Aviv, en Israël (2001-2004).
 
A dirigé la Division Maîtrise des armements, puis la division Monde de l’état-major des armées.
A ce titre, a participé aux négociations de contrôle des armements dans le monde et travaillé au développement de la coopération militaire avec les pays du Proche et Moyen-Orient, de l’Asie et de l’Amérique latine.
 
Après avoir quitté le service actif,
a passé un diplôme de droit canonique à la Faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Paris et poursuit actuellement des études de théologie.
Dans ce cadre, a rédigé un mémoire intitulé "L’Eglise catholique au Maroc : l’Accord de 1983 entre le Roi Hassan II et le Pape Jean-Paul II".
 

Conférences sur la crise israélo-palestinienne
Enseignement de l’Islam à l’IRCOM d’Angers.
 
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Officier dans l'Ordre national du Mérite

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