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Où va l’Occident ?

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Lorsqu’est tombé le mur de Berlin – au grand étonnement des mêmes "prophètes" qui continuent de pérorer sans s’être remis le moins du monde en question, une voix s’était élevée depuis plus de deux décennies, réfutant le modèle occidental, dit libre, tout autant que le régime ouvertement totalitaire qui l’avait envoyé au goulag. On se souvient, en particulier, du fameux discours de Soljenitsyne – puisqu’il s’agit de lui, sur le manque de courage de l’Occident (1), qu’il prononça à Harvard en 1978. En gros il ne prédisait pas un avenir très radieux à ce monde en quête éperdue du bien-être matériel, s’il continuait à se départir de sa dimension spirituelle.
En 1989, tout à l’euphorie de la disparition de la menace communiste, personne n’a voulu écouter le vieil homme qui empêchait de rêver en rond au 'tout consommation', y compris dans sa Russie où il aurait aimé inspirer les nouveaux dirigeants - depuis, Vladimir Poutine l’a quelque peu réhabilité. Petit à petit, on lui a attenté tous les procès en royalisme et autre antisémitisme habituel, et puis on nous a laissé entendre qu’il était  plus ou moins fatigué,  pour ne pas dire gâteux.
Et pourtant…
 
Pourtant, nous ne sommes pas loin – litote, de l’accomplissement accéléré de ce qu’il avait tenté de nous éviter. Très rapidement après la fin de l’affrontement entre blocs, pendant que la Russie et ses ex-satellites chassaient ou retrouvaient leurs démons, passé la surprise, du côté des grands marchands on a très vite perçu que le commerce allait devenir compliqué, compte tenu de la mosaïque qu’était maintenant le marché. Il fallait mettre de l’ordre dans tout ça.
A commencer par conserver l’OTAN qui n’avait pourtant plus de raison d’être, en l’état, après la dissolution spontanée du Bloc de Varsovie.
Ce fut une humiliation grossière à l’encontre de la Russie, lui déniant en quelque sorte la présomption de confiance.
Toutefois, on ne pouvait brandir directement l’argument commercial, étendard matérialiste qui aurait pu ressembler philosophiquement à celui qu’on avait combattu et qui venait de se désagréger. Alors on l’a habillé "moralement" d’émotions et de bons sentiments, décrétant de manière unilatérale que, cette fois-ci, les bons et les méchants seraient choisis en fonction de leur degré de "démocratie" - lire, par-là, leur docilité à rentrer dans le moule imposé. Et l’on a commencé à claironner que le monde était devenu plus dangereux, en même temps que l’on stigmatisait un par un les dirigeants à abattre, par des campagnes de presse préalables que tous les Dindenault de la terre ont relayées soit par cynisme, soit par naïveté, soit – le plus souvent, ce qui n’est pas loin d’être aussi coupable, par paresse en resservant comme tel le prêt-à-informer (?) fourni par CNN.
Certes, parmi ces dirigeants ciblés, tous n’étaient pas des modèles de démocratie, mais ils avaient surtout comme défaut, pour la plupart, de rechigner à vendre leur pétrole exclusivement en dollar. Ce fut toute la série de déstabilisations et d’interventions, sous mandat ou non de l’ONU, que nous avons connues, toutes avec des justifications détournées, pour le moins falsifiées, la plus ridiculement spectaculaire étant la petite fiole brandie par Colin Powell comme preuve des armes de destruction massive de Saddam Hussein, et qui entache à jamais – selon ses propres dires, la réputation de ce soldat respectable. Nous avons eu en spectacle les "Tempête du désert", "Promesse d’étoile" et autres "Printemps" à répétition, jusqu’au show de trop sur la Libye où deux membres non négligeables du conseil permanent de sécurité ont estimé s’être fait rouler dans la farine. Et quand, après avoir laissé la dite Libye dans la situation démocratique que l’on sait, le train du sinistre cirque s’est transporté vers la Syrie, avec ses snipers et ses égorgeurs professionnels – on a peur de savoir qui les paye, pour le moins qui les encourage ! – là, Vladimir Poutine s’est interposé en stratège froid et déterminé. Les Chinois n’ont pas dit grand-chose, c’est dire s’ils consentaient !

Ainsi, pour la première fois, pratiquement depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les faucons de Wall Street n’ont pas eu leur petite guerre, de celles qui, en passant, ont le mérite de fouetter l’économie spéculative – et d’augmenter la dette, mais de cela peu leur importe, ce ne sont pas eux qui en souffrent ! Il fallait donc s’attendre à ce qu’un tel coup d’arrêt ne restât pas impuni… C’est bien le mot, nous devions punir Bachar el Assad pour avoir, malgré tout ce dont on l’accuse (2), plus de 60% (3) de son peuple qui le préfère encore à tout ce que les Occidentaux voudraient mettre à sa place, pourcentage qui devrait normalement faire rêver certains "démocrates" qui "gouvernent" avec beaucoup moins d’opinion favorable !
Dans le même esprit, et aussi pour ouvrir un deuxième front, on imagine qu’il s’est agi de punir la Russie et surtout son Président, en encourageant – si ce n’est même en créant, un véritable coup d’état au profit d’une faune politique peu recommandable, dans un pays corrompu et failli, l’Ukraine, faisant naturellement et historiquement partie de son pré-carré.
Mais, dans cette affaire, le maître du Kremlin a quelques coups d’avance et il suffit de se renseigner ailleurs qu’à travers nos médias inféodés pour se dire que, cette "punition", pour le moins ce n’est pas gagné, et que, sauf à vitrifier la planète, ne serait-ce que l’hiver qui s’en vient, risque de faire bouger les lignes, et il est peu probable que ce soit dans le sens souhaité par les Occidentaux.
Dans le même temps, au Moyen-Orient, devant la résistance du peuple et du régime syriens, une partie des hordes sauvages se sont transportées vers plus facile à massacrer, esquissant une nouvelle partition de la région dont on sait qu’elle fait l’affaire des tenants du remodelage du Grand Moyen-Orient et de ceux du Grand Israël, ces derniers, comme on l’a vu, ne cachant même plus leurs intentions.
En effet, comme le peuple américain se fait tirer l’oreille pour envoyer ses boys combattre ce qui peut lui apparaître comme des chimères, les théoriciens du chaos constructeur ont laissé le djihadisme se substituer au GI’disme à leur avantage immédiat. Mais l’emploi de mercenaires est souvent le signe du crépuscule des empires.

Il semble bien, en effet, que nos apprentis sorciers aient perdu le contrôle du monstre qu’ils ont fabriqué et qui commence à couper la tête de leurs journalistes et même – crime de lèse "majesté", à menacer la famille Seoud ! C’est qu’en fait, à l’instar de Lénine qui prédisait que les Occidentaux lui vendraient la corde avec laquelle il les pendrait, les djihadistes n’ont aucun scrupule à utiliser leurs armes contre ceux qui les leur ont fournies. Nous serions plus rassurés sur l’honnêteté des intentions de cette coalition qui a de la peine à se réaliser, si elle coupait, ou faisait couper, les subsides et les ravitaillements en armes aux bandits de grands chemins de ce califat, et si elle empêchait certains de ses soi-disant alliés d’écouler la production des puits et des raffineries de pétrole maintenant aux mains de l’Etat islamique !
L’exercice est dangereux car les alliances multiples concernant cette partie du monde aux ressources si convoitées, sont souvent contre nature, défient notre approche manichéenne et, en outre, débordent des accords du Quincy qui prévalent depuis 1945. Sur le terrain, comme c’est le cas en Syrie depuis le début de l’agression extérieure, l’imbrication des djihadistes au sein des populations prises en otage, ne pourra faire éviter les dégâts collatéraux. Les frappes contre cet Etat islamique – avec la crainte qu’elles soient, comme un fait du hasard (!),  particulièrement efficaces sur la Syrie, n’ont pour l’heure que peu d’effet aux dires des témoins directs qui reviennent de là-bas et feront, dans la durée, courir le grand risque d’attiser le clivage entre le monde musulman et le modèle occidental, surtout si la résistance oblige à radicaliser l’intervention comme c’est souvent le cas lorsque l’on sent se profiler la déroute. Là non plus, ce n’est pas gagné ! Et l’on ne parle pas du retour de flamme djihadiste sur les braises qui couvent dans nos propres contrées…

Ainsi, devant la complexité du Moyen-Orient, acharné à vouloir remodeler ce coin du monde sous couvert d’un oxymore politique d’une évidente utopie (imposer la démocratie !), s’appuyant sur les Etats de la région parmi les plus contestables et tenant à l’écart – et pour cause, ce sont en fin de compte les objectifs à atteindre ! - les interlocuteurs essentiels à son équilibre que sont la Russie et l’Iran, l’Occident prouve qu’il a perdu son âme – on le savait déjà, mais surtout la raison. Le plus grand risque est qu’il en vienne à employer la violence du désespoir, déclenchant un conflit qui déborderait alors largement des contours du Moyen-Orient. Pour l’heure, un objectif est atteint, celui de conserver cette région du monde à feu et à sang, afin d’y maintenir un cours du pétrole suffisamment haut, qui ne vienne pas, par exemple, faire concurrence à la toute nouvelle exploitation du gaz de schiste sur laquelle l’économie américaine compte pour sortir de la menace de cessation de paiement qui lui revient régulièrement ?
 
C’est qu’en effet, malgré cette course armée aux ressources - leur confiscation parfois, malgré cette macroéconomie qui s’explique différemment suivant les sensibilités politiques, cette loi du marché et des marchés, ces fonds de pension, cette mondialisation, etc… enfin tout ce dont les "spécialistes" en économie nous somment de reconnaître les bienfaits, on aurait pu croire que ce fût l’opulence  dans notre Occident ! Et bien non, c’est la menace permanente de la faillite, un endettement colossal, lequel, dans nombre de pays alignés sur la bourse de New-York, atteint et même dépasse le PIB national !
Quand le système vacille, comme lorsque l’on a trop prêté aux plus pauvres des Américains, c’est l’affolement et l’on va au secours des spéculateurs, arguant du fait que cela finirait par mettre l’économie réelle (!) en danger. Alors on recapitalise les banques – étrange, on pensait que c’était là où se trouvait l’argent ! - et en un tour de passe-passe le funambule reprend l’équilibre sur son fil en priant pour le retour de la croissance. Du petit bout de la lorgnette du père de famille confronté à la gestion de son budget, il paraît aventureux de pouvoir s’endetter, à l’échelle des Etats, d’une somme correspondant à plus d’une année de labeur, et anormal – voire amoral, de gagner beaucoup plus d’argent avec de l’argent qu’avec du travail (4). On doit comprendre seulement que plus on est puissant et plus on peut faire porter sa dette par les autres…
Il n’est, bien-sûr, pas de ce propos de mettre en cause l’efficience de ce que l’on appelle en gros le capitalisme, système encore le plus performant pour produire de la richesse et, en principe, la distribuer. En revanche, on peut s’interroger sur ses dérives et sur la part autorisée à la spéculation bancaire dans ce système, et sur le danger que, manifestement, cette dernière fait courir à ceux qui travaillent et produisent. A ce jeu, à considérer comment s’est opéré au cours des dernières décennies le transfert des avoirs vers la Chine, manufacture du monde, au commun des mortels – c’est-à-dire au non-"spécialiste" en économie, l’Occident n’apparaît pas comme grand vainqueur de la dite mondialisation. Et à considérer par ailleurs comment la même Chine essaye de se débarrasser par tous les moyens (achat d’or, achat d’actifs dans les entreprises occidentales, accords bilatéraux pour commercer en yuan) de la dette américaine en dollar, on peut même imaginer qu’il peut être compté, au moins comme référent, le temps de cette monnaie que seuls les Américains et leurs dépendants considèrent encore comme "personne morale", à défaut de correspondre à de la vraie richesse !
 
Ainsi, tant dans le domaine géopolitique qu’économique, malgré la formidable puissance militaire des Etats-Unis, l’Occident est menacé de perdre – ne l’a-t-il pas déjà perdu ? - le leadership qu’il a exercé bon an mal an jusqu’à la fin du siècle dernier.
D’une part, l’émergence de pays à forte démographie bouleverse la donne, d’autre part une partie grandissante de l’humanité rejette son modèle - en le jalousant aussi, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes !
En parallèle de la mondialisation économique qui finit par lui échapper, ce rejet de certains qui se considèrent comme laissés pour compte, se cristallise dans une violence exploitant une asymétrie contre laquelle même le plus puissant est en mal de doctrine. Certes le religieux (5) en est en partie le prétexte, mais il révèle, comme un trou noir, le vide spirituel sidéral de notre Occident, lequel n’offre comme alternative que son consumérisme dont les bénéficiaires n’ont, par essence, guère vocation à constituer des légions redoutables.
Rome est tombée parce qu’elle n’était plus Rome.

L’Occident est en danger parce qu’il a perdu – et va même jusqu’à renier en interne dans le cas de l’Europe et plus particulièrement de la France, ce qui faisait son identité forgée par les peuples et leur histoire. Comment – et c’est curieux au prime abord, les descendants du Mayflower fuyant, en ce temps-là, la temporalité de l’Eglise, et nos héritiers des "Lumières", qui allaient plus tard se montrer sensibles au chant des sirènes marxistes, en sont-ils arrivés à sacrifier au pied du même autel, dans la même communion à un matérialisme sans issue ? C’est qu’au fond, les uns et les autres se sont constitués contre l’Europe du Concile de Trente (6), les premiers accommodant la religion aux violences de leur conquête dans le Nouveau Monde, les seconds, plus radicaux et sous couvert d’un humanisme emprunté, étant bien décidés à supprimer toute autorité qui se réfèrerait à Dieu et qui les empêcherait de faire du profit.
En quelques siècles, les deux démarches ont donné le même résultat : l’installation d’oligarchies interchangeables, marionnettes des puissances financières, se partageant tous les pouvoirs apparents, ne concédant aux peuples qu’elles méprisent (depuis l’origine - (re)lisons nos "intouchables" Lumières !) qu’une version moderne du "pain et des jeux", décidant du degré de liberté à leur accorder, promulguant  une profusion de lois chaque fois plus liberticides…
Le citoyen, censé être heureux de ne plus être un sujet, doit se considérer chanceux qu’on lui ménage son droit – voire son devoir, de consommer. Sorti de là, qu’il ne vienne pas troubler le jeu des distributeurs avec des préoccupations d’ordre philosophique, devrait-il s’exprimer d’une même voix qu’un million de personnes !
A ce jeu-là, cet Occident est mort. Même avec un régime communiste, la Chine fait mieux que lui en matière économique et, en même temps, dans bien des endroits de son paysage, on construit désormais des mosquées et on abat des églises…
On se souvient de la prophétie de Malraux. Il l’aurait, paraît-il, démentie. Tant pis pour lui, car, sous nos yeux endormis, le religieux s’invite bel et bien au débat, et pas vraiment sous son jour le plus œcuménique ! L’Islam, en France encouragé par la bien-pensance qui voit sans doute en lui une aubaine pour "achever la Révolution de 1789" (sic) dans ce qu’elle avait de plus anti-chrétienne, a beau jeu d’occuper le vide opéré par deux siècles de renoncement.

Une civilisation qui considère comme un progrès de pouvoir supprimer une partie de ses enfants à naître (pour le seul cas français : 8 millions en 40 ans. Ce n’est pas loin des performances de la Première guerre mondiale, c’est de l’arithmétique, pas de la morale !), qui met en doute – voire nie, les évidences les plus élémentaires de la nature humaine et, par ailleurs, se propose d’aller louer le ventre de pauvres femmes du Tiers-Monde pour satisfaire le désir d’une minorité de nantis, ne tiendra pas longtemps devant quelques convictions bien trempées, tirées d’un livre de combat dont certaines des sourates peuvent justifier tous les moyens et que la plupart de nos contemporains auraient trop peur de commencer à lire.
Dans notre cas européen, la question est simple : que sommes-nous devenus ?
Dans les entrepôts, les produits qui ont perdu leur étiquette sont menacés de rebut. Or, les rédacteurs de la constitution européenne se sont refusés à reconnaître les références philosophiques et historiques autour desquelles le continent a construit son identité en deux millénaires. Pour M. Barroso, colleur d’affiches muettes, l’identité était même une "notion dangereuse". Mais sans identité, on n’existe pas, en tout cas pas pour les autres ! C’est le signe de reconnaissance dans lequel et par lequel on peut se retrouver. Mais ce n’est pas non plus n’importe quoi, comme l’assurance de l’accès au dernier modèle high tech, aux sports d’hiver à tout prix ou – mon Dieu, j’allais oublier ! – à la totale aisance dans ses préférences sexuelles, suprême avatar de "l’identité" !..
On nous dit que 80% des Russes se rangent derrière leur président, lequel ne se targue pourtant pas de démocratie. Il affiche ouvertement comme objectif de rassembler et défendre son peuple (7), lui redonner l’âme et la fierté qu’ont voulu étouffer 70 ans de marxisme, et même – quelle idée ! – il se poserait en défenseur de la chrétienté. Au secours, disent nos rieurs et nos bien-pensants, la "Sainte Russie" revient !
Trêve de nos émois de guimauve, nombre de nos compatriotes, eux aussi, attendent sans trop y croire un homme providentiel ! Pour l’heure, rien n’empêche d’exhumer ce message vieux – et jeune, de plus de 2000 ans autour duquel s’est construit l’Occident, message parfois transmis brouillé, il est vrai, au gré des faiblesses et des folies des hommes. Souvent imité, jamais égalé… Ce message n’a de frontière ni dans l’espace, ni dans le temps, il est universel.

Par la Géographie et l’Histoire, l’Occident s’en est trouvé le dépositaire, ce qui lui donne une responsabilité à l’égard de l’humanité entière. Il lui est pratiquement consubstantiel. Il est de vie, mais par on ne sait quel penchant suicidaire, nous nous sommes inventé une "culture de mort". Il est de paix, mais en raison de notre âpreté dans nos petites affaires, nous avons fini par le transformer en un message de guerre. Sans notre message originel, nous cessons tout simplement d’être l’Occident, comme un facteur dont le courrier se serait envolé. C’est peut-être ce qu’avait voulu dire Malraux…
Ce qui ne signifie pas que la Bonne Nouvelle de ce message pourrait disparaître, mais, comme nos frères Chrétiens d’Orient, nous aurons certainement à souffrir pour encore l’annoncer. Elle refleurira alors, comme la vigne lorsqu’elle avait disparu de nos coteaux, depuis les contrées où nous étions partis la planter.
 
(1) L’Occident ? C’est la bicyclette emballée de l’Oncle Sam et tous ceux qui s’obstinent à rester dans sa roue, et dont la roue-avant est Israël.
(2) En particulier le prétendu franchissement de la "ligne rouge" avec, à l’appui, quelques litres de chlore tombés d’un hélicoptère… Toujours cette manie de la preuve par la bouteille !
(3) Sinon il y a longtemps qu’il serait "tombé" comme Ben Ali, Moubarak et Kadhafi.  Et Saddam Hussein en son temps !
(4) Henry Ford disait déjà : "Si le peuple comprenait notre système bancaire et monétaire, il y aurait une révolution avant demain !"
(5) Les égorgeurs "fous d’Allah" de l’Etat islamique sont avant tout des voyous comme l’étaient Staline et sa bande dans leur conquête du pouvoir.
(6) Dont il faut rappeler le contexte, à savoir celui qui a suivi la Réforme et les Grandes Découvertes… Considérant la manière dont les conquérants traitaient le plus souvent les Naturels, l’Eglise catholique a voulu réaffirmer que l’Homme, quel qu’il soit, quelle que soit sa race, quelle que soit sa puissance relative, avait une âme et était fils de Dieu, qu’il n’était pas prédestiné à être bon ou mauvais, mais que son salut, et sa dignité, dépendaient de sa conduite et de sa façon d’user de sa liberté.
D’aucuns y voient le plus redoutable des impérialismes... Serait-ce parce que Vladimir Poutine a dit en substance, dans un de ses discours, que tout russe ne l’aurait jamais "contre lui mais derrière lui" ? Il faut parfois écouter ce que disent les hommes politiques. Par exemple, M. Hollande a bien déclaré au cours de la campagne présidentielle que la dette de la France était inférieure à l’épargne des Français, ce qui peut expliquer sa sérénité !
GEVIGNEY de  Hubert

Né le 9 septembre 1951
Marié – 5 enfants


Officier de marine, Contre amiral


Engagé volontaire au sein des équipages de la flotte (1970)
Officier stagiaire à l’école commando (1984-1985)
Ecole supérieure de guerre navale brésilienne (Rio de Janeiro) (1993-1995)
 
Officier en troisième puis en second du patrouilleur La Lorientaise (Polynésie Française) (1979-1981)
Officier en second du dragueur océanique Ouistreham (Océan Indien) (1981-1982)
Commandant du bâtiment école Guépard (1982-1984) 
Officier en second du commando Jaubert (1985-1987)
Commandant en second de l’aviso-escorteur Cdt Bory (guerre Irak-Iran) (1987-1988)
Commandant le commando Jaubert (1988-1990)
Directeur de l’enseignement de l’école des fusiliers marins (1990-1992)
Commandant la base navale française de Dakar (Sénégal) (1992-1993)
Commandant en second de la frégate Latouche-Tréville (Océan Indien) (1995-1997)
Chef du service intérieur du porte-avions Charles-De-Gaulle (1996-1997)
Commandant du bâtiment de transport spécial Bougainville (Océan Pacifique) (1997-1999)
Officier détaché à Rio de Janeiro (transfert du porte-avions Foch à la marine brésilienne) (2000)
Chef d’état-major de la force des fusiliers marins et commandos (2000-2001) 
Attaché naval près l’ambassade de France à Brasilia (2001-2004)
Attaché de défense près l’ambassade de France à Lisbonne (2004-2007)
Contre-amiral (2008)

Ouvrages
Dans les bars des bouts du monde (2010)- Zéraq, la mer sur le vif (2011)- Aux passantes des bouts du monde (2012)- Sorties de table (2012)- Sur le coffre de l'Homme Mort (2013)- Bras de fer à Moruroa (2013)- La diva, le président et autres face-à-face (2014)

Distinctions
Officier de la Légion d’honneur
Croix de la Valeur militaire

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