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Avec l'Europe (342)

Macron et l'Europe Le nouveau monde, le voici : il réclame le retour aux nations, aux frontières, aux souverainetés. Il se réveille partout en Europe et fait paniquer les mondialistes. Ils tremblent comme devant un revenant. Il est vrai que ces esprits forts s'étaient persuadés de leur modernité en défendant l'utopie supranationale et fédéraliste, ces préalables au gouvernement global. Les "progressistes" croyaient incarner l'idéal commun, construit sur le grand mélangisme de l'homme remplaçable. C'est dans ce camp qu'Emmanuel Macron s'est rangé. Sa défense de la "souveraineté européenne", qui exige des nations qu'elles fassent profil bas, puise dans les fondamentaux de la construction européenne qu'il aimerait relancer. En septembre 2017, dans son discours de la Sorbonne, le président s'en était pris rudement aux "passions tristes" des "souverainistes de repli". Depuis, le ton a baissé. Macron plaide désormais pour une Europe où "les peuples auront vraiment repris le contrôle de leur destin".…
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Union européenne : un passé qui empeste   Pour les européistes, l’affaire est entendue : la "peste brune" est chez ceux qui contestent l’actuelle Union européenne. Quand Emmanuel Macron parle de la "lèpre qui monte", il vise ceux qui réclament le retour des nations, des frontières, des souverainetés. Le problème est que ces éveillés font masse. Les Gilets jaunes sont une des expressions les plus spectaculaires du refus des peuples de se diluer dans une Europe sans âme ni racine, ouverte à tous au nom des droits de l’homme et de la non-discrimination. Ce lundi soir, le Chef de l’Etat doit faire connaître, à travers un texte, les vues qu’il défendra aux Européennes. En septembre 2017, à la Sorbonne, il avait violemment fustigé "l’identitarisme" et le "souverainisme de repli", en accusant ses adversaires : "Ils mentent aux peuples !". Or c’est justement en souvenir d’une réflexion d’Alexandre Soljénitsyne à l’adresse…
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Des valeurs et des frontières, le nouvel équilibre européen de Macron   Plus original dans la forme, plus classique sur le fond. S’adresser directement et simultanément aux habitants des vingt-huit pays de l’Union européenne - Royaume-Uni compris -, c’est inédit pour un dirigeant européen. Ce choix recèle un double message. Le premier est qu’Emmanuel Macron croit en une citoyenneté européenne transcendant les appartenances nationales. Ce n’est pas une surprise. Dans son discours de la Sorbonne, il avait plaidé pour des listes transnationales aux européennes. Ce projet a été balayé par ses partenaires, il en reprend l’esprit à travers cette tribune. Second message : par cet appel direct, il rompt avec la pratique habituelle des europhiles qui, au nom de la logique communautaire, se méfient à la fois de toute mise en avant personnelle et de toute adresse directe aux peuples. C’est une nouvelle forme du "en même temp" macronien :…
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Avant les élections de mai 2019 : L'Europe, ses succès souvent peu ou mal médiatisés, ses défis pour l'avenir   Un bref rappel des étapes de la construction européenne et de de ses institutions. Une construction progressive : alternance /conflit entre "élargissement " et "approfondissement"           "plus jamais cela" : les pères fondateurs chrétiens démocrates de l’Europe ; les succès, quelques échecs C'est une approche pragmatique (Jean Monnet) la CECA (Traité de Paris, 1951) qui a permis à L'Europe de repartir sur de bons rail, avec à l'époque le soutien américain, ... (guerre froide ; contenir l’URSS ; plan Marshall, etc..) ; une époque marquée aussi par quelques ratés - l’échec du projet (français) de la CED (Défense) coulé par les français (De Gaulle et les communistes) - mais tout de même la Communauté Economique Europenne (CEE) portée sur ses fonds baptismaux par le Traité de Rome 1956 ; une…
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Allemagne. Géopolitique des migrations : les cinq actes de la tragédie de la chancelière Merkel   Les migrations internationales se déploient chaque fois que des personnes changent d’État de résidence. Leurs facteurs explicatifs sont de différente nature, politique, religieuse, économique ou démographique. Dans le contexte du XXIe siècle, des éléments de causalité complémentaires sont à l’œuvre sous les effets de la globalisation, de l’internationalisation et de la mondialisation. (1)   Aujourd’hui comme hier, les migrations internationales exercent de multiples effets, y compris dans la géopolitique interne des pays où les immigrants arrivent. Ainsi, celle de l’Allemagne (2) s’est trouvée bouleversée suite aux flux migratoires de l’année 2015. Auparavant, la chancelière Angela Merkel, en fonction depuis le 22 novembre 2005, semblait insubmersible. Puis son aura auprès des Allemands s’est effondrée comme l’attestent ses insuccès électoraux de 2017-2018, puis sa décision du 29 octobre 2018 de renoncer à la présidence de son…
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L’avenir de l’euro n’est pas assuré   A l’occasion du 20ème anniversaire de l’euro (1), ses partisans se félicitent de son succès. Mais, son avenir est loin d’être assuré. Au plan pratique, c’est un succès. Son adoption facilite les transactions commerciales et financières, et abaisse leur coût. Les touristes y trouvent leur compte par la facilité qu’il leur accorde de voyager à travers l’Europe. Mais, économiquement, c’est un échec. De 2000 à 2017, la croissance moyenne de la zone euro (1,3 %) est plus faible que celle de l’Union européenne (1,7 %), de la Grande-Bretagne (1,9 %) et des Etats-Unis (2,0 %). Le chômage (9,5 %) y est plus élevé qu’en Union européenne (9,0 %), qu’en Grande-Bretagne (5,9 %) et qu’aux Etats-Unis (6,1 %). Le taux de chômage des moins de 25 ans est alarmant : 34 % pour l’Espagne, 29 % pour l’Italie et 24 % pour la France. Seuls,…
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Plus que jamais, le couple franco-allemand ! La crise des "gilets jaunes" n'a pas seulement provoqué de gros manques à gagner pour le commerce hexagonal. Elle a aussi considérablement détérioré l'image internationale de la France, en raison de l'effet loupe des images télévisées. Les chaînes américaines ont couvert et diffusé principalement les scènes les plus sensationnelles. L'Arc de triomphe est un monument connu universellement : les images de son saccage ont fait le tour du monde. Aux téléspectateurs d'Europe et des autres continents qui ne connaissent pas bien notre pays, elles ont donné le sentiment que les Français étaient un peuple indiscipliné, irresponsable, ingouvernable, gâté par son État-papa. Elles n'ont pas donné envie de revenir aux investisseurs français que la surtaxation socialiste du capital avait chassés de leur pays natal ; elles ont douché les candidats étrangers, au départ attirés par le discours pro-business d'Emmanuel Macron. La priorité aujourd'hui pour le gouvernement…
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Rétrospective sur le Brexit   Le vote sur le Brexit (23 juin 2016) est l’un des évènements historiques les plus importants depuis l’effondrement du mur de Berlin. Il convient d’en mesurer d’ores et déjà la portée et toute la signification. Il détruit le statu quo européen, il nous fait nous poser les questions qu’on évite depuis longtemps sur la construction européenne, et fait entrer notre continent dans une nouvelle période risquée et inconnue. Essayons de penser sur ce sujet avec une parfaite honnêteté intellectuelle.    Premièrement, les nations européennes veulent-elles, oui ou non, conserver un régime démocratique ? Il convient de se demander si le mandat donné par le peuple britannique sera appliqué ou non. Certes, l’avantage du camp Brexit dans le vote n’est pas énorme, mais il est supérieur par exemple au résultat du oui au traité de Maastricht (1992) en France (51%). Ce mandat sera-t-il dilué dans une manœuvre…
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Macron rêve de défense européenne, les Européens préfèrent se fier à l'Otan   CHRONIQUE - Nos voisins privilégient l'imperium lointain des États-Unis à la protection rapprochée de la France.   On s'aime. On se sourit, on se touche, on s'esclaffe, le regard complice. Entre Français et Belges, entre Emmanuel Macron et Charles Michel, le premier ministre du royaume, entre leurs épouses même, le courant passe. Les voisins sont aussi des amis, presque des frères. Il est vrai que la frontière n'en a pas toujours été une, et qu'elle ne l'est plus guère. On est si proche qu'on oublie de se rendre les honneurs : la dernière visite d'État d'un de nos présidents remonte à 1971 : c'était Georges Pompidou ! Son lointain successeur, en balade outre-Quiévrain en début de cette semaine, n'a cessé de vanter la complicité des Français et des Belges en "matière artistique, intellectuelle, scientifique, économique, sécuritaire". Pour…
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