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Ukraine

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Lorsque l’on se sent coupable d’un méfait, on cherche parfois à en accuser les autres avec d’autant plus de véhémence que l’on tente ainsi de se convaincre de sa propre innocence. Cette mésaventure est un peu celle de l’Europe face à la guerre en Ukraine. L’Union Européenne qui nous avait promis la paix, aura ainsi provoqué une guerre civile et plongé la pauvre Ukraine dans l’horreur et la misère tout en causant un tort économique considérable à ses propres membres.
Rapidement, avec l’aide des Etats-Unis, seuls bénéficiaires de ce suicide européen, l’Europe désignera un coupable idéal : la Russie.
On assistera alors à un déchaînement d’accusations – non pas de la "communauté internationale" comme cela a été dit à tort, mais de l’occident, et de l’occident seulement – parfois  hystériques, revigorant ainsi une OTAN en mal d’ennemi et de budgets conséquents.
La presse va alors se mettre entièrement au service de l’Etat et se livrer à une propagande d’un autre âge. Le journal Le Monde, autrefois journal éclairé, se transformera en vitrine russophobe masquant mal sa haine d’un peuple par celle de ses dirigeants, Le Figaro, autrefois journal gaulliste, étalera une propagande indécente pour un atlantisme sans retenue pendant que Libération, autrefois défendant des causes nobles, lancera quasiment des appels à la guerre.
Depuis le 21 novembre 2013, lorsque Ianoukovitch ajourne les accords d’union douanière avec l’UE, jusqu’au 5 septembre, date des premiers accords de paix de Minsk, c’est l’histoire de cette crise que je reconstitue à travers ce livre : l’histoire de cette propagande occidentale, l’histoire de l’Union Européenne aveuglée et soumise aux Etats-Unis, l’histoire d’une suite d’élections démocratiques validées par l’OSCE et méprisées par un coup d’état, l’histoire du gaz russe, celle des manœuvres diplomatiques et quelques autres encore. Toutes ces histoires constituent le corps de cette crise qui pourrait bien être une vraie guerre de civilisation, mais la vraie cette fois : d’un côté un pouvoir païen soumis aux idoles de la toute-puissance des entreprises et de la finance, rêvant un monde de consommation unicolore, unisexe et uniculturel, et de l’autre côté, un pouvoir revendiquant l’héritage de valeurs morales, religieuses, culturelles et humanistes. (Michel Segal)
SEGAL Michel

Marié - 3 enfants. 
 

Professeur de mathématiques


Maîtrise de Mathématiques Paris VI
CAPES de Mathématiques
DU de Russe à Paris IV
 
Conservatoire National de Région - 1er prix de piano
Licence de concert - Ecole Normale de Musique de Paris -
Créateur d'une société de production
Conducteur musical de retransmission de concerts
Professeur de piano dans les conservatoires
Classes préparatoires de mathématiques
     Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

Enseignant en collèges (banlieues) et lycées (Sèvres, El Salvador)

 
Ouvrages
Autopsie de l'école républicaine (2008) - Violences scolaires, responsables et coupables (2010) - Collège unique, l'intelligence humiliée (2011) - Ukraine, histoires d'une guerre (2014) - 

Tribunes dans Le Figaro, Les Echos, Le Monde

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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