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Avec l'Europe (336)

L’Europe, une curieuse démocratie   L’Europe est une curieuse démocratie, les Pays Bas ayant rejeté en avril 2016 par référendum, la ratification du traité d’association de l’Union Européenne et de l’Ukraine, veulent le faire ratifier après quelques modifications, par leur Parlement. Rappelons que, à part pour le Brexit –et encore attendons- chaque fois qu’un traité est rejeté par référendum par un quelconque pays, on s’arrange pour ne pas tenir compte du résultat du référendum, soit en faisant revoter, soit  en transférant la question aux Parlements. Traité de Maastricht, deux référendums danois. Traité de Nice, deux référendums irlandais. Constitution européenne, après les refus de la France et des Pays-Bas, contournement par le Traité de Lisbonne ratifié par les Parlements. Ce traité soumis à référendum par l’Irlande, il fallut deux référendums successifs pour le faire adopter. Le traité d’association avec l’Ukraine, fut négocié dans la discrétion la plus complète. Ce traité, rédigé…
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La grande solitude d’Angela Merkel   "Vous n’êtes pas le meilleur, vous êtes le seul." Valéry Giscard d’Estaing aurait dû prêter sa formule fétiche à Barack Obama. C’était exactement le sens des propos élogieux que celui-ci a tenus à Angela Merkel lors de sa récente tournée d’adieux en Europe. L’Américain a tenu à rappeler sa confiance en la chancelière allemande pour défendre les valeurs qui leur sont chères à tous deux : libre-échange, Etat de droit, défense des minorités, multiculturalisme. Ce que ses partisans nomment principes de la démocratie libérale et que ses adversaires voient comme le socle du "politiquement correct" de l’idéologie dominante de la mondialisation. Aux yeux de l’histoire du XXe siècle, il est amusant et paradoxal d’ériger l’Allemagne en ultime héraut de la démocratie libérale. Mais guère étonnant. La culpabilité allemande sera logiquement le dernier rempart en Europe de la bien-pensance. Logique aussi que le vaincu allemand de 1945…
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La poussière sous le tapis   L’opération en cours pour évacuer les "migrants" de la jungle calaisienne consiste littéralement à mettre la poussière sous le tapis. On les disperse en province dans des centaines de CAO, (centres d’accueil et d’orientation), pour beaucoup dans des colonies de vacances qu’il faudra libérer avant l’été. On est sensé y trier ceux qui peuvent prétendre au droit d’asile, quelques pour-cent, et les autres. Ceux-ci, que vont-ils devenir ? On va les expulser ? Sûrement pas, ils deviendront des "sans –papiers" et beaucoup retourneront à Calais. On impute au régime de Vichy la création de centres d’internement comme celui des Milles près d’Aix en Provence et on veut faire croire qu’il avait été créé pour interner les juifs. Mais ce n’est pas Vichy qui a créé le Camp des Milles où, à la déclaration de guerre en 1939 on interna les ressortissants de pays ennemis, Allemands, Autrichiens,…
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BREXIT - MAY, ne fait pas ce qu'il te plait                                 Le peuple du Royaume Uni de Grande Bretagne commence à réaliser – depuis ce vendredi (gris) du 23 Juin dernier – qu'il a peut-être fait un remarquable plongeon dans une mer de désordres et de difficultés. Ce vote "honnête" et sans doute sincère fut accompli sur un critère de repli vers une insularité précautionneuse et triomphante, mais sans tenir compte de la complexité internationale ni des réalités économiques, financières et surtout sociales de long terme que ce "leave" allait forcément déclencher. Les plus pessimistes – notamment David Cameron – avaient prévenu "nous allons ouvrir une boite dont nous ignorons le contenu".  Dès le lendemain des résultats beaucoup souhaitaient une machine arrière, ou peut-être une "machination" permettant de minoriser le retrait de l'Union. Même sans être ficelé dans Schengen ni l'Euro, le dossier déclenche des ricochets qui éclaboussent sérieusement l'élite politique…
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Ramenons la Russie dans la famille européenne !   A l’ordre du jour du Conseil européen, qui se tiendra les 20 et 21 octobre 2016, figure un "débat d’orientation sur les relations avec la Russie". Angela Merkel a déjà préconisé, par voie de presse, le durcissement des sanctions de l’Union européenne à l’égard de la Russie. Faut-il que la France suive l’Allemagne sur cette ligne ou plutôt qu’elle invente une politique différente ?   Les manœuvres de l’opération Spring Storm de l’Otan, qui déployèrent, en mai 2016, quelque 6 000 soldats à la frontière nord de l’UE avec la Russie, avaient leur raison d’être : il s’agissait de rassurer les trois Pays baltes sur la solidité de l’alliance stratégique qui nous unit à eux depuis 2004. Quand, dans les airs ou sur les mers qui entourent le continent européen, les forces russes se montrent, il faut aller à leur rencontre, avec un sourire poli, mais…
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Malgré le Brexit, tout va très bien au royaume de Sa Majesté   Les oracles de jadis lisaient dans les entrailles d’animaux ; ceux d’aujourd’hui lisent dans les entrailles chiffrées des ordinateurs. Mais leur capacité à prédire l’avenir ne s’est guère améliorée. Au soir du Brexit, les experts du monde entier avaient pris des mines de circonstance pour annoncer aux Anglais que le ciel allait leur tomber sur la tête. Un été plus tard, tout va très bien au royaume de Sa Majesté : la livre sterling a chuté, mais c’est bon pour le tourisme et les exportations ; la Bourse va très bien, merci, et l’investissement aussi. Tous les indicateurs sont au vert, comme disait naguère un Premier ministre français : seul le prix de l’immobilier londonien baisse ; il était tellement haut que cela permettra peut-être à quelques Anglais de revenir se loger dans leur capitale. Mais les experts n’en démordent pas : ce n’est…
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BREXIT ? never complain                                   Au lendemain du LEAVE à 51,9 % du 23 Juin, son effet Tsunami et la Livre sterling piquant du nez, les Britanniques se reprennent avec leurs habituelles recettes dedignity and work. A Londres et ailleurs, la vie continue, comme s'il ne se passait rien, dans l'attente des premiers effets politiques et stratégiques du divorce, lesquels n'apparaîtront qu'à l'automne.   Au-delà du changement de gouvernement, le plus visible est la forte proportion d'opinion en faveur d'une séparation mesurée : les 48,1 % partisans du REMAIN voient leurs rangs se renforcer, notamment à la lueur de l'accentuation de la baisse du pouvoir d'achat, de l'augmentation des prix, du poids considérable des financiers de Londres et de la prédiction de Philip Aldrick au Times du 27 Juin "si on refaisait aujourd'hui un referendum identique, on aurait exactement le résultat inverse".   En désignant Premier Ministre Theresa May, farouche partisane du maintien…
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Une leçon de démocratie   En politique, les bonnes nouvelles sont suffisamment rares pour que nous ne boudions pas notre plaisir après le vote britannique favorable au Brexit le 23 juin dernier. Il s’agit d’un événement d’une immense portée, puisque c’est la première fois qu’un véritable coup d’arrêt est porté à la "construction européenne" qui s’élabore depuis trente ans contre les peuples du vieux continent. Certes, il y avait eu le référendum de Maastricht sur la monnaie unique en 1992 qui était passé d’extrême justesse et qui aurait dû alerter nos eurocrates ; il y a surtout eu le rejet clair et net de la Constitution européenne en 2005 (en France et aux Pays-Bas) qui aurait dû stopper la machine mais que nos politiques ont superbement méprisé et finalement ignoré. Cette fois-ci, le résultat est incontournable et crée un précédent historique : il est possible de sortir de cette Europe-là…
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 Et Donald Trump est arrivé   L’hypothèse de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis est maintenant plausible. Si cela advient voilà qui risque de changer la nature des choses surtout en Europe, la doctrine de Trump étant "America first". En particulier, Trump s’indigne que la charge de la défense du monde libre par l’OTAN soit à 70% supportée par les Etats Unis et demande une meilleure répartition du genre 50/50 avec l’Europe. Il remet aussi en cause le principe fondateur de l’OTAN : l’automaticité de la défense de chaque Etat membre s’il est attaqué. Il évoque en particulier les Pays Baltes qu’il considère visiblement comme faisant partie de la "basse-cour" russe et la Pologne. Il y a là de quoi réfléchir à l’utilité de l’OTAN et envisager une autre politique européenne. Il est certain que la politique occidentale incarnée par l’OTAN s’est montrée agressive vis à vis de…
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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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