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De par le monde (553)

Une nouvelle géopolitique de l’Art   A l’heure où les tulipes de Koons, qui viennent d’être inaugurées à Paris, sont taxées de "marqueur de puissance géopolitique" à Sciences PO (1)… Aude de Kerros publie un livre intitulé "Nouvelle géopolitique de l’Art contemporain" aux éditions Eyrolles. Nous lui avons posé 3 questions.   Depuis quand parle-t-on de géopolitique de l’art ? De tous temps l’art fut le butin des vainqueurs mais l’art trouvant sa justification dans la politique, la révolution, la propagande (donc dans les idées) ne devient patent qu’à partir de 1917 :  le grand public ignore la continuité de ce phénomène qui se métamorphose au long du XXème siècle pour s’imposer aujourd’hui sous l’étiquette AC qui prétend être le seul, le vrai, art "contemporain". On peut même parler d’ACI : Art Contemporain International, à la circulation mondiale et fluide. L’Amérique y détient une puissance culturelle hégémonique où l’art est à la…
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Le rapport de forces a basculé dans le golfe Persique   Mohammed Ben Salman est de plus en plus isolé dans sa propre région, alors que les Iraniens font preuve de remarquables qualités de guerre hybride.   Il y a deux ans et demi, le royaume d’Arabie saoudite pouvait encore se targuer d’être, grâce à sa richesse et grâce à ses alliances, une puissance capable de changer la donne stratégique au Moyen-Orient. C’était l’époque où le nouveau président du pays le plus puissant du monde (les États-Unis d’Amérique) lui accordait sa première visite à l’étranger. C’était l’époque où l’on pensait que la privatisation de la compagnie nationale Aramco pourrait rapporter quelque 2 000 milliards de dollars, qui seraient aussitôt investis dans les nouvelles technologies. C’était l’époque où le prince héritier et ministre de la défense Mohammed Ben Salman (MBS) se vantait d’avoir les moyens d’effectuer des opérations militaires sur le territoire…
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Le nouvel axe stratégique Washington-Delhi   CHRONIQUE - La rencontre de Narendra Modi et de Donald Trump à Houston scellait symboliquement une nouvelle réalité géopolitique : l’émergence d’un axe stratégique entre la plus grande démocratie du monde et la plus vieille démocratie au monde.   À Houston, au Texas, le dimanche 22 septembre 2019, un meeting présidé par Narendra Modi et Donald Trump, bras dessus, bras dessous, a réuni, dans une ambiance de fête, plus de 50.000 Américains, pour la plupart d’origine indienne. Un tel rassemblement en l’honneur d’un dirigeant étranger constitue un phénomène rare sur le territoire des États-Unis. Il scellait symboliquement une nouvelle réalité géopolitique : l’émergence d’un axe stratégique entre la plus grande démocratie du monde et la plus vieille démocratie au monde. L’Inde a beaucoup évolué avant de devenir aussi proaméricaine qu’en ce début du deuxième mandat du très populaire premier ministre issu du nationalisme hindou. Après…
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La stratégie hybride de l’Iran face à Trump   CHRONIQUE - Nous ne sommes pas dans la guerre napoléonienne. Pas de déclaration de guerre, pas de batailles frontales, pas de règle du jeu diplomatique. Comme dans la cyberguerre, il s’agit de rendre très difficile l’attribution des actes hostiles.   Depuis que Donald Trump a renié l’accord nucléaire avec l’Iran du 14 juillet 2015 qu’avait signé John Kerry, les États-Unis ont entrepris d’étrangler économiquement le régime des mollahs, en lui interdisant de vendre son pétrole à l’étranger. L’idée des Américains est de priver la Perse de toute prééminence régionale actuelle ou future, en l’obligeant à renoncer non seulement à tout enrichissement d’uranium (étape obligatoire pour qui veut construire la bombe atomique), mais aussi à l’influence qu’elle a gagnée au cours des vingt dernières années sur quatre capitales arabes (Beyrouth, Bagdad, Damas, Sanaa). Pour tenter de desserrer l’étranglement économique que lui font subir…
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Afghanistan, ne pas partir trop tôt !   CHRONIQUE - La population afghane a suffisamment montré son attachement à la démocratie pour qu’on ne laisse pas le champ libre aux talibans, en cas de retrait des troupes américaines.   À la dernière minute, par un tweet, Donald Trump a annulé, le samedi 7 septembre 2019, une rencontre qu’il devait tenir secrètement le lendemain, à Camp David, avec une délégation de talibans afghans. Était également attendu, dans cette villégiature du Maryland, le président d’Afghanistan, Ashraf Ghani, pour un entretien séparé avec son homologue américain. Le deal que Trump était censé passer avec les rebelles islamistes devait être le suivant : en échange du retrait d’un tiers des soldats américains d’Afghanistan (aujourd’hui au nombre de 14.000), les talibans auraient accepté un cessez-le-feu, ainsi que l’ouverture d’un dialogue direct avec le gouvernement légitime d’Ashraf Ghani. Tout avait été préparé par des contacts directs, à…
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Palmarès équilibré à la Mostra de Venise   Le lion d’or de cette 76e édition va au Joker de Todd Phillips, avec Joaquin Phoenix dans le rôle-titre.   Joker, donc ! À Venise, l’Américain Todd Phillips remporte le lion d’or de la 76e  Mostra. On peut dire conjointement avec son interprète Joaquin Phoenix. Ils sont montés ensemble sur scène pour recevoir le prix et, si le comédien était peut-être un peu déçu de ne pas obtenir la coupe Volpi du meilleur acteur, le triomphe du film ne peut se dissocier de sa prodigieuse composition dans le rôle-titre. C’est son histoire que raconte Phillips (réalisateur notamment de Very Bad Tripet de War Dogs), isolant le célèbre méchant des comic strips pour lui donner un destin humain.   Avant de prendre le nom de Joker, Arthur Fleck est un marginal sans emploi qui vit seul avec sa mère entre deux visites à…
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Le vrai scandale du G7 de Biarritz est la présence de Paul Kagamé, président du Rwanda   Le vrai scandale de sommet du G7 de Biarritz est qu’on y ait invité Paul Kagame, président du Rwanda, le chef d’Etat qui a aujourd’hui sur la planète le plus de sang sur les mains. Pour parler de la lutte contre les inégalités dans le monde, il fallait quelques Africains : comme ancien président de l’OUA, Kagamé a figuré parmi les élus admis à côtoyer les grands de ce monde. Macron qui n’a jamais caché sa sympathie pour ce personnage, semble avoir été à l’origine de cette invitation mais les six autres chefs d’Etat ont accepté qu’il soit là.   Est-il utile de rappeler les faits amplement documentés par de grands journalistes comme Pierre Péan que nous venons de perdre ou la canadienne Judi Rever et ne contestent que quelques naïfs victimes de la propagande de Kagame ?…
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Entre la Chine et l’Europe, la Russie doit choisir !   CHRONIQUE - Vladimir Poutine veut-il évoluer vers le modèle totalitaire chinois ou construire un État de droit ?   En recevant à Brégançon en tête à tête Vladimir Poutine le 19 août 2019, en réhabilitant le réalisme diplomatique lors de son discours à la Conférence des ambassadeurs du 27 août, en relançant les négociations au sommet sur l’Ukraine, Emmanuel Macron a clairement imprimé un nouveau tournant à la politique russe de la France. Contrairement à ce que pensent les membres de la petite "Secte" néoconservatrice, peu nombreuse mais très influente au Quai d’Orsay, le président de la République française estime qu’il est plus important de dialoguer avec la Russie que de tenter de l’isoler. Donald Trump pense la même chose, mais il est freiné dans ses efforts par le Congrès et par certains grands médias américains, qui l’accusent, depuis son élection…
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