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La libération d’Alep

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La libération d’Alep
 
L’indignation unanime des médias et des politiques devant la libération d’Alep est quand même étrange ; croyaient-ils sincèrement que les rebelles allaient l’emporter ?
Maintenant on peut espérer un règlement politique de ce conflit qui dure depuis cinq ans ; il est vrai qu’il faudra que Bachar soit à la table des négociations. La durée du conflit et la résilience de l’armée syrienne montrent à l’évidence qu’un bonne part de la population syrienne, probablement une majorité, ne souhaite pas le remplacement du régime alaouite par une prise de pouvoir inéluctable des islamistes,
Remarquons aussi que toutes les informations viennent d’une officine pro-rebelles installée à Londres et qu’il faudrait écouter d’autres récits. Voilà ce qu’écrit un chrétien dans le bulletin de "SOS Chrétiens d’Orient" : "Entre les bombardements des islamistes et les balles de leurs francs tireurs, Alep est devenue un enfer. Même chez eux les Aleppins ne sont pas à l’abri. Le but des islamistes est de frapper les chrétiens en priorité". C’est un témoignage qui en vaut bien un autre.
 
On veut aussi nous faire croire que tous Aleppins des quartiers Est étaient des rebelles alors que la plupart étaient pris en otages.
Cette rébellion qui a débuté par des mouvements d’étudiants et qui a ensuite dégénéré quand les terroristes islamiques venus de l’étranger s’en sont mêlés, aurait été vite matée si une curieuse alliance n’était intervenue aux cotés des rebelles pour renverser le gouvernement légitime de Bachar el Assad.
A côté de la France à la remorque des Américains, on trouve les démocraties exemplaires que sont l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie. Rappelons nous les fortes paroles de notre ministre des Affaires étrangères déclarant que "Bachar ne méritait pas d’être sur terre" et que le Front al Nosra "faisait du bon travail".
Avec ces alliés la France est responsable de la prolongation de cette guerre civile et d’une bonne part des 300 000 morts.
 
Les conséquences de l’élimination de Milosevic, de Saddam Hussein, de Ben Ali et de Kadhafi qui n’ont été que troubles et appauvrissement, n’ont pas servi de leçon et n’ont pas fait comprendre que la démocratie de type occidental n’était ni adaptée ni souhaitée par de nombreux peuples.
Il convient maintenant que la rébellion n’a plus l’espoir de l’emporter - et heureusement - de chercher une issue politique à cette guerre qui a ravagé un pays autrefois en paix et où les minorités, y compris les chrétiens, étaient protégées.
Pour cela il faut commencer par abandonner une politique absurde.

dejudasatartuffelettresaumonde.hautetfort.com
JOURDIER Francois

Né le 9 juin 1930
Marié - 6 enfants 



Contre amiral (2°S) 



Ecole navale (1949)


Directeur du Centre d'Essais de la Méditerranée (1981-1986)
Inspection des Armements nucléaires (1978-1980)
Commandant du Bâtiment Atelier Jules Verne (1975-1976)
Etat-major des Forces Françaises du Sud de l'Océan Indien 
     à Madagascar puis à la Réunion (1972-1974)
Commandement du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Bidassoa (1968-1969)
Ecole des Applications militaires de l'énergie atomique (1963-1968)
Divers embarquements
Guerre d'Indochine dans les forces fluviales du Sud VietNam (1952-1954)


Ouvrages
La désinformation et le journal Le Monde  (2004) Indochine 1952-1954 - Les Luc Binh - Souvenirs d'un marin du fleuve  (2008)
De Judas à Tartuffe - Lettres au Monde  (2009)
 


Distinctions 
Officier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures)
Chevalier des palmes académiques

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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.