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De par le monde (481)

Janet Yellen face au boomerang de Ben Bernanke - Crise des subprimes… suite   On a beaucoup écrit sur l’assouplissement quantitatif initié par la Réserve fédérale en réponse à la crise des subprimes. Ce n’est rien d’autre qu’une politique monétaire laxiste poussée à son paroxysme. L’heure du bilan a sonné. Il est mitigé, si l’on s’en tient aux résultats obtenus à ce jour, mais inquiétant si on ausculte le futur. En déclenchant cette politique en novembre 2008, Ben Bernanke, alors gouverneur de la Réserve fédérale, a lancé un boomerang qui revient à la face de son successeur.   L’assouplissement quantitatif n’a pas donné les résultats espérés. Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Dans les trois mois qui suivent l’éclatement de la crise des subprimes, la Réserve fédérale abaisse son taux directeur de 2 % à 0,125%. Le Congrès approuve une série de déficits budgétaires élevés. Mais, l’économie américaine ne réagit…
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Le crépuscule des néoconservateurs CHRONIQUE - Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ne veulent plus faire la guerre au nom de la démocratie aux quatre coins du monde. Aussi curieux que cela puisse paraître, le mouvement néoconservateur - qui met la démocratie au-dessus de la paix -, né en Amérique en même temps que le reaganisme et sa lutte contre "l'Empire du Mal", a eu pour père spirituel un ancien militant trotskiste, William Kristol. Et son premier parrain politique, le sénateur Jackson, est venu du Parti démocrate. En 1996, Bill Kristol et Robert Kagan affirment, dans un article intitulé "Vers une politique étrangère néoreaganienne", que "les buts moraux et les intérêts nationaux fondamentaux de l'Amérique sont presque toujours en harmonie". Cette réapparition de la morale en politique étrangère vient détrôner la doctrine Kissinger, qui privilégiait jusque-là l'impératif de la paix, toujours fondée sur la diplomatie classique et le maintien de l'équilibre…
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Derrière les propos de Macron, l'enjeu fondamental de la démographie africaine   Emmanuel Macron a provoqué un tollé avec sa déclaration sur la démographie africaine. Maxime Tandonnet rappelle que si l'Afrique ne s'engage pas dans un processus de transition à la fois économique et démographique, les conséquences migratoires seraient "désastreuses pour l'Europe".   La polémique stérile est devenue une figure imposée de la vie politico-médiatique française. Un mot, une phrase, ressentis comme sortant des sentiers battus de la pensée correcte et la crise d'hystérie se déclenche. Le psychodrame de la semaine est venu du chef de l'État en personne. "Des pays ont encore sept à huit enfants par femme. Vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien". Cette déclaration a provoqué un tollé dans une partie de la presse et des médias. Le mot de "racisme" a même été lâché. Ces paroles méritent-elles une pareille accusation…
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L’Erythrée et la mer Rouge L’Erythrée et les enjeux de plus en plus multiformes dans la Corne de l’Afrique : condamnée à être le pays "grincheux" de la zone ou peut-il espérer tirer parti de la redistribution des cartes en cours ? Les limites du "soft power" de l'UE confrontée aux appétits de nouveaux acteurs en mer Rouge.   L’Erythrée : un pays pauvre et refermé sur lui-même L’Erythrée n’est pas le pays le plus important de ceux qui sont inclus traditionnellement dans la Corne de l’Afrique : un peu plus de 6 millions d’habitants, inégalement répartis sur 117 000 km2 ; fortement endetté et avec un PNB par habitant de moins de 500 Dollars, il figure parmi les pays les plus pauvres au monde. Ces faits expliquent en partie le flot presque continu de migrants issus de ce pays fuyant la dictature de son président Issayas Afeworki au pouvoir depuis l’indépendance…
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L'État islamique, hydre cauchemardesque des Occidentaux   Le Moyen-Orient connaît aujourd'hui une situation qui ressemble à celle de l'Europe du XVIIe siècle, lorsque la querelle religieuse entre catholiques et protestants s'est transformée en une guerre totale.   C'est le début de la fin. À Mossoul comme à Raqqa, les défenseurs de Daech croulent sous l'assaut de leurs assaillants. L'État islamique s'était installé dans ces deux villes pour montrer qu'il ignorait la frontière entre l'Irak et la Syrie, délimitée par le fameux accord Sykes-Picot d'il y a un siècle. Une façon symbolique d'effacer la colonisation franco-anglaise et sa prétention à imposer partout la forme européenne de l'État-nation. Le combat de Daech est d'abord une prétention au califat, la forme impériale qu'a prise l'Islam dans l'Histoire. Cette ambition de s'inscrire sur un territoire est la grande différence avec l'action déterritorialisée et mondialisée d'al-Qaida.   La défaite de Daech dans ces deux villes sonnera…
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Bombardement historique du marché de l’art !   Enfin ! Thierry Ehrmann, créateur d’Artprice, d’ArtMarket et de la Maison du Chaos, tient ses promesses ! Il nous avait promis pour ce 30 juin 2017 un bombardement historique du marché de l’art. C’est en cours. Pourtant ce marché vient de connaître un moment de gloire entre Biennale de Venise, Documenta et Foire de Bâle, sans compter quelques records dans les salles des ventes, après deux années de grand creux. Son premier missile est sémantique. Il nomme aujourd’hui le marché de "l’Art contemporain": "marché traditionnel". Il le définit et le délimite comme entièrement fondé sur les grandes galeries internationales, les salles des ventes et les Institutions fabriquant la valeur en réseau. Les œuvres de ce marché, pour être "bankables", ne peuvent pas être vendues en dessous de 50 000 euros. Avec ironie, il désigne ce marché de l’AC (1) 1 non seulement…
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Japon : impermanence et refondation                  Les Japonais ont un grand sens de l'impermanence de toute vie ou œuvre humaine. C'est inscrit en eux,  très profondément, dans leur individualité et de manière collective. Ils vivent l'instant. Certes, ils environnent - tout comme les Occidentaux –  leur existence de rituels savants, de traces de pérennité. Mais dans cet effort le message nippon est différent : il s'apparente à la recherche d’une "meilleure vie de l'instant" afin de lui donner sens, tel l'émerveillement du sakura chaque printemps. Les lieux saints ne sont pas de robustes cathédrales, mais de simples Torii  faits de 3 morceaux de bois que la tempête emporte et qu'ils refabriquent inlassablement.   En quittant le confortable ventre de sa mère, le Japonais s’installe dans l'instabilité de toute sa vie. Deux origines : l’une climatique et géographique ; lorsque l'on vit sur une terre toujours frémissante et fumante, agitée de tremblotes incontrôlables, capable…
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"Les dangers de l'incohérence américaine"   Depuis cinq mois, la diplomatie américaine est devenue à la fois illisible et imprévisible. La réconciliation avec la Russie apparaît désormais très compromise.   Entre les tweets nocturnes du président Donald Trump, les communiqués diurnes des "trois adultes" (le secrétaire d'État Rex Tillerson, le secrétaire à la Défense James Mattis, le conseiller à la sécurité nationale Herbert McMaster) et les résolutions du Congrès, on est un peu perdu quand on essaie de se figurer quelle est exactement la politique étrangère des États-Unis. On n'est pas trop inquiet car l'Amérique dispose d'un système efficace de contre-pouvoirs ("checks and balances"), qui empêche un homme seul, aussi puissant soit-il, de faire n'importe quoi. Il est arrivé aux Américains de faire des folies, mais elles ont toujours été collectives. Comme l'engagement militaire massif au Vietnam à partir de 1964, ou comme l'invasion de l'Irak en 2003. Il reste…
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"Préoccupante zizanie dans le Golfe"   La rupture des relations diplomatiques, consulaires, commerciales, aériennes de l'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis avec le Qatar marque un recul du multilatéralisme au Moyen-Orient.   Bien qu'il soit d'une évidente nécessité pour la région, le multilatéralisme vient de connaître un nouveau recul au Moyen-Orient. Dans le golfe Persique, les six monarchies sunnites occupant sa rive occidentale coopéraient étroitement dans une organisation politico-économique appelée Conseil de coopération du Golfe (CCG) et ayant son siège à Bahreïn. Il avait été créé en 1981 par des émirs soucieux de serrer les rangs face au vent révolutionnaire soufflant depuis la rive orientale du Golfe, c'est-à-dire depuis l'Iran des pasdarans et de l'ayatollah Khomeyni. Le CCG est aujourd'hui quasiment mort. Le lundi 5 juin, trois de ses membres ont décidé de rompre toutes leurs relations - diplomatiques, consulaires, commerciales, aériennes - avec un quatrième. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis,…
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