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"La guerre" du colonel Trinquier

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Lettre ouverte au colonel Roger Trinquier sur son livre "La guerre"
 
Le théoricien de la guerre de demain
Mon colonel, depuis que vous êtes passé sur l’autre rive (+1986), vous êtes sûrement moins fana des guerres ici-bas, que de la paix éternelle. Néanmoins, ayant relu votre livre La guerre (1)et lui prêtant cette fois une attention sans préjugé, il m’a paru si intéressant, que je ne vois pas de meilleur sujet pour cette chronique.

Vous étiez né en 1908, de famille paysanne, vous entrez dans l’armée par une petite porte, êtes affecté en Indochine en 1930, où vous restez jusqu’à et pendant la Seconde Guerre mondiale. Sale caractère, vous êtes retardé à l’avancement. Vous faites la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Vous accumulez quatorze citations, dont dix à l’ordre de l’armée – et, tout en faisant la guerre, vous la pensez. Vous quittez l’armée en janvier 1961, pour une mission spéciale au Congo. Puis, vous écrivez. Vous êtes un des grands théoriciens de la guerre subversive, à mon avis, le meilleur.
Votre livre n’a pas vieilli. Sans prétention littéraire, sans pédantisme pseudo-scientifique, libre de tout, sauf du réel, il est classique. Vous pensiez en fonction de l’URSS, du parti communiste, du Vietminh et du FLN, qui ne sont plus d’actualité. Mais justement, parce que vous avez atteint à l’universel, vous éclairez le présent et l’avenir, la guerre d’aujourd’hui et celle de demain. Qui veut la paix doit préparer cette guerre, donc vous lire.
 
La guerre et l’impérialisme
"Le dessein de la Russie soviétique est d’imposer aux nations encore libres son système politique et de le faire diriger par des hommes de son choix. Ainsi, directement, ou par gouvernements satellites interposés, elle serait maîtresse du monde" (p. 15).
Certains semblent penser que cela s’applique encore à la Russie de Poutine. D’autres croient que cela s’applique mieux à une autre grande puissance.
Je me demande ce que vous en penseriez.

La dissuasion nucléaire et la mutation de la guerre
"L’arme nucléaire a amené une rupture complète avec le passé" (p. 39).    
"Une nouvelle forme de guerre a progressivement vu le jour" (p. 46). Par suite, "pour qu’une guerre ne dégénère pas en conflit nucléaire, elle devra se dérouler à l’intérieur même du pays à conquérir. […] L’agression aura l’aspect d’une guerre civile déclenchée sans l’intervention d’une puissance étrangère" (p. 46-47).
Thèse fondamentale et absolument exacte. Il est frappant de voir combien elle s’applique aux conflits de Syrie et d’Ukraine.
Pour les analyser avec certitude, il faudrait des informations certaines. De là où vous êtes, mon colonel, c’est vous qui pourriez savoir le mieux qui ment, car nous n’avons pour chercher la vérité que des médias qui disent (presque) tous la même chose, et Internet qui dit assez souvent le contraire.
 
Comprendre la fonction de la terreur
Vous écrivez aussi : "L’expérience acquise aujourd’hui nous montre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir la sympathie des populations pour les amener à se battre pour une cause et pour les gouverner" (p. 47). Il suffit en effet de les terroriser. Là encore, parfaitement exact.
 
Toutes les atrocités de l’État islamique, qui en ce moment défrayent la chronique internationale, ont pour unique objet de terroriser les populations sur lesquelles les djihadistes ont pour but d’assurer leur emprise, y compris en dehors du Moyen-Orient et de l'Afrique. "En effet, terroriser un individu ou un groupe d’individus, c’est ne leur laisser aucune chance d’échapper à une mort certaine et souvent cruelle, si les exigences des terroristes, si exorbitantes soient-elle, ne sont pas satisfaites dans des délais très courts" (p. 64).
Un groupe de terroristes finit ainsi par devenir, aux yeux d’une infinité de complices stipendiés ou d’idiots utiles, le représentant légitime d’un peuple unanime en lutte pour sa libération. Le gouvernement révolutionnaire aura toujours le soutien d’une immense majorité, formée de tous ceux qui ont peur de voir éviscérer leur famille.
Le but d’une guerre postmoderne (c’est-à-dire en régime de dissuasion nucléaire), c’est la conquête du pays au moyen d’une apparente guerre civile conduisant de l’intérieur au renversement du régime. La façon d’y parvenir est d’abord le contrôle de la population. L’agresseur, la subversion, l’obtient en organisant la terreur. La population n’ose plus alors avoir de rapport avec le pouvoir qui la défend, et, s’il la défend mal, elle perd confiance en lui. De bon ou de mauvais gré, elle apporte à l’agresseur argent, nourriture, cache, renseignement et même la légitimité apparente. Si la terreur atteint un niveau suffisant, l’adhésion des populations sous l’effet de la peur est presque aussi forte que si elle se produisait sous l’effet de l’enthousiasme.
L’action de la terreur n’est efficace que si, dans le même temps, la subversion bénéficie de l’appui d’une action psychologique dans le pays, et internationale, qui travaille à désarmer le pouvoir, en l’empêchant de lutter contre le terrorisme avec des moyens adaptés.

On peut gagner la guerre contre les terroristes
Il est tout à fait possible de gagner une guerre contre une subversion terroriste, en employant les méthodes appropriées. Ce n’est pas une spéculation. C’est l’expérience qui l’a montré (p. 217). Tout votre ouvrage, après avoir exposé avec précision l’offensive de la subversion (première partie), explique en quoi consiste la défensive efficace (deuxième partie).
Vous montrez de manière non seulement convaincante, mais démonstrative, ce qu’il faut faire pour ne pas gagner une telle guerre, et ce qu’il ne faut pas faire, si on veut vraiment ne pas la perdre. Cette seconde partie explique prophétiquement, par exemple, toutes les bêtises qui ont été faites en Afghanistan.
Vous auriez pu ajouter, qu’il est ridicule et criminel, de mener une politique, si on ne veut pas en prendre les moyens. Mais le politicien, souvent, n’est pas un homme d’État. Parce qu’il a peur de l’opinion, il engage une politique, qu’il faudrait éviter ; et après ça, encore parce qu’il a peur de l’opinion, il ne prend pas les moyens de cette politique. A nouveau parce qu’il a peur de l’opinion, il dissimule cette absurdité et raconte des histoires pour dissimuler le fiasco qui vient. Et enfin, toujours par peur de l’opinion, il renonce à cette guerre qu’il avait faite par trouille, une fois que l’échec, résultat inévitable d’une conduite aussi absurde, aura dégoûté l’opinion.
Un grand malheur pour un pays est d'avoir à sa tête des politiciens trouillards, et non des hommes d’État.
 
Des problèmes moraux très aigus
Vous mesurez combien les tactiques victorieuses sont en forte tension avec les principes politiques de la démocratie et avec les principes moraux de l’Occident. C’est, dites-vous, cette tension qui permet à la subversion de l’emporter en empêchant l’emploi des moyens gagnants grâce à une "action psychologique" très puissante. Vous écrivez : "Le terrorisme est l’arme offensive par excellence de la guerre révolutionnaire ; l’interrogatoire des prisonniers est la seule arme efficace pour le combattre. Tout gouvernement qui engage son armée contre la subversion doit le savoir" (p. 171). Le problème éthique est aigu. "C’est au gouvernement de faire (les choix) sans ambiguïté, et en aucun cas de les laisser aux exécutants" (ibidem).

Gagner la guerre et sauver son âme
Que penser de cela d’un point de vue moral ?
D’une part, il n’est pas permis de sauver son pays en perdant son âme, car que vaudrait le salut d’un pays, s’il devait être acheté au prix de l’âme de ses plus fidèles citoyens ? Mais d’autre part, surtout si l’on est homme d’État ou militaire, il n’est permis ni de perdre certaines guerres contre certains ennemis, ni d’accepter de laisser tomber son pays, peut-être pour des siècles, sous un joug ténébreux. On ne sauvera donc pas non plus son âme sans avoir le courage de gagner aussi ce genre de guerre. Pour corser le tout, ajoutons qu’on ne la sauvera sans doute pas non plus en se plaignant d’être placé devant des choix aussi difficiles et en décidant de ne pas décider, de se laver les mains, de ne pas y penser, etc.
Vous, mon colonel, vous n'aviez pas froid aux yeux. Je me demande si vous avez sauvé votre âme. Si tel est le cas, priez pour nous. Je pense que beaucoup voudraient sauver la leur, et leur pays avec. Les choix ne sont jamais faciles. Tout salut dépendra aussi de nos décisions.
Dès aujourd’hui, que chacun y pense.

http://www.henrihude.fr 
Une version un peu abrégée de ce texte est parue dans le mensuel La Nef n° 270 de mai 2015.

 
(1) Colonel Roger Trinquier, La guerre, Albin Michel, 1980.
La guerre modernea été rééditée chez Economica (2008).
La Guerre avait fondu ensemble deux ouvrages alors épuisés, La guerre moderne (La Table Ronde, 1961) et Guerre, subversion, révolution (Robert Laffont, 1968).
HUDE Henri

Né le 7 septembre 1954
Marié - 4 Enfants.


Philosophe

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm) (1974-79)
Agrégation en Philosophie (1977)
Doctorat in Philosophie (1990)
     Habilitation (1992) à diriger des recherches en philosophie.

Directeur du Pôle d’éthique au Centre de recherches des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC).
Ancien professeur en classes préparatoires au Collège Stanislas (Paris)
Ancien professeur d’Université à Rome
(Professore stabile. Istituto Giovanni Paolo II di studi su matrimonio e famiglia, presso l’Universita del Laterano).
Ancien directeur général du Collège Stanislas (Paris) 
 
Membre du comité de rédaction de la revue Commentaire (depuis 1992)
Membre du conseil d’orientation de l'Institut Montaigne (2001-2009) 
Membre du conseil scientifique de la revue Oasis (Venise) (depuis 2004)
Membre du conseil d’administration de l’association des Amis de St-Cyr et Coëtquidan (depuis 2005)
 
Ouvrages
Bergson(2 volumes) (1ère édition, 1989 and 1990), Paris, Editions Universitaires
     Reedited Archives Karéline (2009)
Ethique et politique,Paris, Editions Universitaires (1992)    
Philosophie de la prospérité. Marché et solidaritéParis, Economica(1994), 
Croissance et liberté. Philosophie de la prospérité(1995) - 2nd Volume, Critérion, Paris 
Mon testament philosophique, en collaboration avec Jean GUITTON, Paris, Presses de la Renaissance (1997)
Entretiens posthumes avec Jean Guitton,Paris, Presses de la Renaissance.(2001)
Ethique des décideurs,Paris, Presses de la Renaissance (2004) 
     Préface par Henri de Castries, Prix Montyon 2005 de l’Académie française
     Traduit en italien chez Cantagalli, Siena, (2010)
     A paraître en américain à IPS Press, en 2011. 
Parole et silence (Prolégomènes. Les choix humains), Paris (2009)
Démocratie durable. Penser la guerre pour faire l’Europe, Editions Monceau, Paris (2010)
 
Autres publications (sélection)
- ‘Il rinnovamento socio-politico’, (“Socio-political Renewal”), in Veritatis Splendor, testo integrale con comentaria filosofico-teologico tematico, a cura di Ramon Lucas Lucas, Presentazione del cardinal J. Ratzinger, San Paolo-Milano, 1994, p.375-381.
- "Dieu me jugera", Revue Catholique Internationale Communio, X, 1, 1985, p.62-75.
- ‘Democracja aristokraticzna a demokracja republikanska’, in Znak, (traduit en polonais par Maria Tarnowska), 4, 455, Krakow, 1993, p.128-138.
- ‘Pour une philosophie de l’argent’, L’amitié Charles Péguy, Bulletin d’information et de recherche, ‘Péguy écrivain’, 18ème année, n° 72, octobre-décembre 1995.  
- ‘Nuit de la foi et doute philosophique’ au Colloque international, Lisieux, 30septembre 4 octobre 1996, pour le centenaire de la mort de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ; publiée dans Une sainte pour le 3ème millénaire, Editions du Carmel, 1997, p.163-180.
- ‘Filosofia politica, mercado y solidariedad’, Congrès de l’Université Complutense de Madrid sur ‘Filosofia y solidariedad’ ; Revista Espanola de Pedagogia, n°205, Ano LIV, septiembre-diciembre 1996, p.395-407.  
- ‘La famille, fondement de la société’, in Anthropotès, 12/1, Istituto Giovanni Paolo di Studi su matrimonio e famiglia, Roma, juin 1996, p.21-50.
- ‘Paura di credere’, Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95.
- Morale per una societa libera’, dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997. 
- ‘Economie, société et politique familiale’, Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450.
- ‘En torno al respeto’, (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997.
- ‘Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme’, dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90. 
- ‘La politique de l’investissement familial’, in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149.
- “How to Defend Moral Values in a Free Society?”, Congrès international ‘Secolarismo e liberta religiosa’, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85.
- ‘Jean Guitton’, in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts, Verlag Styria, 1998, p.500-506.
- ‘101 thèses sur la liberté de l’éducation’, Liberté politique, n°5, été 1998, p.85-99.
- ‘Ci sara un bene comune nella nuova societa ?’ dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77.
- ‘Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense’, Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003.
- Article: ‘Ethique, défense et gestion’, (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82.
- ‘Trois définitions du terrorisme’, dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006, ‘Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?’, p.15-17.
- ‘La géopolitique actuelle et la nécessité de la philosophie’, dans Oasis, Année II, n° 4, septembre 2006, p.23-25. 
- ‘Integrazione politica e dialogo culturale’, au Congrès international ‘Cristianesimo, Ebraismo e Islam: Esperienze di Incontro’, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie.
- “Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers”, International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University, UK; published in Paul ROBINSON, Nigel DE LEE & Donald CARRICK (editors), Ethics Education in the Military, Ashgate, UK, Feb. 2008, p.109-118.   
- "Intuition et invention chez Bergson", dans Annales bergsoniennes, tome 4, PUF, sous la direction de Frédéric WORMS, Actes du Colloque sur ‘L’évolution créatrice de Bergson. 1907-2007’, tenu au Collège de France le 23/24 novembre 2007.
- ‘Ethique et vieillissement’, (“Ethics and Ageing”) colloquium of the « Institut de géopolitique des populations » and of the « Institut de recherches sur la géostratégie économique internationale » (IRGEI), held at the Assemblée nationale, 8 mars 2007, published in Yves-Marie LAULAN, Vieillissement mondial et conséquences géopolitiques, L’Harmattan, 2007, p.173-188.
- “A Few Reflections On the Critical Importance of Ethical Training Today for an Efficient Leadership Training in the Military”, in Military Studies and Technology : The Proceedings of the 14th Hwarangdae International Symposium, 2007.11.1/2, Korea Military Academy, p.23-43.
- ‘Guizot et le centrisme’, du livre d’Aurelian CRAIUTU, Le Centre introuvable. La pensée politique des doctrinaires sous la Restauration, traduit de l’anglais, Plon, 2006, dans Commentaire, Volume XXX, n°119, Automne 2007, p.856-858.
- ‘Bien commun, décision et intérêt général’.Aux éditions Marcianum Press, Venise, dansIl bene comune. La domanda antropologica, 3, acura di G. Richi Alberti, 2008.
- ‘Policier et soldat. Ressemblances et différences’; English translation, ‘“Of the Police and the Military”, une étude pour le Chef d’état-major des Armées, le Général Jean-Louis Georgelin, dans le cadre des travaux sur le Livre Blanc sur la Défense, 2008.
- "Benedicto XVI y Barak Obama en el Cercano Oriente", Humanitas, n° 55, Juillet-Septembre 2009, Santiago de Chile.
- “A Few Reflections On the Second Meeting ISODOMA”, Colloquium, Shrivenham, UK, on “Military Ethics & Education. Who Needs What, Where and When?” December 2009.
- "Sur l’identité de la France. Réflexions philosophiques", dans Liberté politique, Printemps 2010.
- "Le militaire : héros, victime et judiciarisé", Inflexions, automne 2010.
 
 
*  "Paura di credere", Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95
*  "Morale per una societa libera", dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997
*  "Economie, société et politique familiale", Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450
*  "En torno al respeto", (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997
*  "Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme", dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90
*  "La politique de l’investissement familial", in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149
*  "How to Defend Moral Values in a Free Society ?", Congrès international Secolarismo e libertareligiosa, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and
          Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85
*  "Jean Guitton", in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts,
          Verlag Styria, 1998, p.500-506
*  "101 thèses sur la liberté de l’éducation", Liberté politique,n°5, été 1998, p.85-99
*  "Ci sara un bene comune nella nuova societa ?" dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77
*  "Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense", Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003
*  "Ethique, défense et gestion", (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82
*  "‘Trois définitions du terrorisme", dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006  "Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?", p.15-17
*  "Integrazione politica e dialogo culturale", au Congrès international Cristianesimo, Ebraismo eIslam: Esperienze di Incontro, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale
          di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie
*  "Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers", International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University,

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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