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La bataille des symboles

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La bataille des symboles
 
Un magazine rapporte que le Président de l'Assemblée nationale, tête de sa liste aux Régionales d'Ile de France a décidé de remplacer le buste du député Albert de Mun près de l'Hémicycle par un buste de Marie Gouze, dite Olympe de Gouges. Guillotinée sous la Terreur, elle serait l'une des premières féministes connues. Il est clair que pour séduire les électeurs et électrices, il faut faire feu de tout bois. Tout a été calculé - y compris le retard de livraison du nouveau buste - pour faire diversion, à tel point que l'amalgame entre populisme et séduction passe inaperçu.
Mais, a-t-on perdu de vue que derrière les apparences, surtout celles de la séduction, il y a toujours, chez  un homme ou une femme de gauche une idée ou un geste dicté par le sectarisme et l'idéologie ? En l'occurrence, il s'agit de "déboulonner Albert de MUN, membre de l'Académie française qui, après sa démission de l'armée en 1875, siégea comme député pendant trente-quatre ans, jusqu'à sa mort en 1914. 
 
Quel danger représente aujourd'hui Albert de MUN pour être évincé de l'Assemblée nationale, tout comme Lyautey vilipendé à chaque occasion fut chassé du Palais de la Porte Dorée (12ème) qu'il fit construire en 1931, alors que Jean Zay qui insulta le Drapeau français faisait récemment son entrée au Panthéon ?
Voici les "incivilités" dont Albert de Mun est coupable. Ce saint-cyrien, capitaine de cuirassiers, s'illustre pendant la Guerre de 1870, mais il est fait prisonnier. Pendant sa captivité, il lit beaucoup, réfléchit et confronte ses idées avec des personnages de haut vol. A sa libération, Il découvre les causes sociales de la Commune. Il fonde l'œuvre des Cercles catholiques d'ouvriers qui comptera près de 400 cercles en moins de dix ans. Lors d'une conférence à Saint-Cyr, le jeune Hubert Lyautey avec quelques camarades est séduit par le capitaine et ses idées sur le catholicisme social.  Leur rencontre en tête à tête, le 8 mars 1874, est décisive pour l'affirmation sociale du futur Maréchal de France qui fréquentera un temps les Cercles d'ouvriers. Il écrira plus tard : "L'essentiel est de savoir ce que l'on veut et va l'on va. Or cela, je le sais : faire prédominer sur tous mes actes le devoir social." Il fait irruption sur la scène publique, en 1891, lors de la parution de son "Rôle social de l'officier dans le service universel".
Ce texte jugé révolutionnaire traite du management à visage humain et s'adresse également, selon sa formule, à tous les dirigeants sociaux.
 
De son côté, le député Albert de Mun suscite ou contribue à l'élaboration de toutes les lois sociales de la IIIème République. Pour la gauche, la dimension sociale, spirituelle et culturelle de tels hommes est insupportable. Elle s'attache donc à faire disparaître tous les symboles qui pourraient contredire la réécriture d'une histoire sur mesure destinée à servir ses fantasmes idéologiques. Ne pas le dénoncer relèverait plus de la complicité que de la complaisance.
GEOFFROY Pierre

Né le 3 décembre 1930
Marié - 2 enfants.
 
Conseil d'entreprise en retraite
Officier d'Infanterie, Colonel (er)
 
Faculté des sciences de Nancy.
 
Sous-lieutenant, se porte volontaire pour l’Indochine (1953-54)
Chef de section, puis commandant de compagnie en Algérie (1955-57)
Chef de Brigade à l'Ecole militaire de Strasbourg (1957-59)
Officier des Affaires algériennes (1959-62)
Capitaine commandant de compagnie commando au 26e Régiment d'infanterie (1964-66)
Chef de bataillon à l'EM e la 61e Division militaire territoriale à Nancy (1970-74)
Directeur de l'instruction au 26e R.I. (1974-76)
Chef de bureau à l'EM de la 4e Division blindée en 1976
Colonel, fait valoir ses droits à la retraite (1981)
 
Brevet militaire de langue arabe
Cours des officiers des Affaires algériennes de neuf mois à Alger,
Auditeur de l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN).
 
Créateur et dirigeant d'un cabinet conseil d'entreprise à Nancy (1982-2002),
 
Président du Comité consultatif de la Ville de Nancy (1977-1983).
Conseiller municipal de Thorey-Lyautey (3 mandats)
 
Président-fondateur de l'Association Nationale Maréchal Lyautey depuis 1980.
Président de la Fondation Lyautey.
Président-fondateur du Syndicat d'Initiative de Thorey-Lyautey depuis 1987.
Président du Groupe Blandan depuis 1985.
 
Animateur de divers clubs sportifs et culturels entre 1957 et 1970.
Président de l'Association des parents d'élèves de l'Institution Saint-Joseph de Nancy (1970-78).
Vice-président du club des créateurs d'entreprise de Meurthe et Moselle.
Président de Saintois Développement.
 
Ouvrages
Qui s'y frotte s'y pique (1967).
Articles sur le maréchal Lyautey.
 
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur,
Commandeur de l'Ordre National du Mérite
Croix de la Valeur militaire
Croix du Combattant volontaire
Chevalier des Palmes académiques
Médaille de la Jeunesse et des sports
Officier de l’Ordre marocain du Ouissam Alaouite.
 
Lauréat de l'Académie de Stanislas
Prix littéraire E. Hinzelin (1968)
Médaille d'Or de la Ville de Nancy (2000)

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Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.