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... cause de la guerre de 1914

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L’impérialisme économique, première cause de la guerre de 1914
 
Ce n’est pas le nationalisme qui fut la cause de la guerre, mais le nationalisme impérialiste, issu des Lumières, aux visées d’abord économiques. Aujourd’hui, la célébration de l’esprit de paix est-elle si éloignée de la logique des intérêts politiciens et idéologiques qui ont fait avorter le projet pacifique de Benoît XV ?
 
"Mon mal vient de plus loin." Pour comprendre à fond la Grande Guerre, il faudrait raconter presque toute l’histoire de l’Europe et sonder les profondeurs de sa culture. De plus, l’Histoire en son tréfonds est un mystère, dont on s’approche moins par l’intelligence politique, ou par l’étude érudite et savante, que par la méditation du symbolisme puissant des visions du prophète Daniel ou de celles de l’Apocalypse de saint Jean.
De passage tout récemment à Saint-Pierre de Rome, je me suis recueilli devant le tombeau de Benoît XV, ce pape qui a essayé en 1916 de mettre fin à la Première Guerre mondiale, dont le déclenchement avait littéralement tué son prédécesseur, saint Pie X. Puissent leurs prières inspirer ces réflexions sur l’Histoire et les véritables causes de la guerre.
Il n’est déjà pas facile de découvrir ce que la raison simplement humaine peut comprendre. Pour l’atteindre, il faut chercher la vérité en la respectant et en la préférant à tout autre intérêt. Or, malheureusement, l’idée que les peuples se feront de l’Histoire est un enjeu de pouvoir entre les partis. Très souvent nous tenons "la vérité captive dans l’injustice". Et si une chose est bien sûre, c’est que la majorité des hommes et femmes de pouvoir se moquent éperdument de la vérité, les idées et les idéaux n’étant pour eux et pour elles que des instruments de pouvoir et des masques de leur volonté de puissance.
 
Roman national ou imposture partisane ?
Pratiquement tout parti ayant accédé au pouvoir offre de l’Histoire un récit simpliste et manichéen, présentant le présent comme l’accomplissement d’une destinée manifeste et la libération par rapport à un passé calamiteux. Les vrais adversaires politiques ou idéologiques sont de sinistres résidus ou d’horribles résurgences des cauchemars du passé. On espère s’assurer la bienveillance et la confiance des peuples en les persuadant de ces inepties. On espère aussi prendre l’ascendant moral sur l’autre, c’est-à-dire le ou les rivaux, identifiés peu ou prou à quelque Mal radical. Il s’agit d’ôter à l’autre l’autorité, voire la parole, en lui injectant de la culpabilisation pour produire en lui de l’inhibition.
Si nous nous comportons ainsi entre concitoyens, à plus forte raison nous comporterons-nous de même entre étrangers. C’est ainsi que la soi-disant réflexion sur les horreurs de la guerre et la célébration de l’esprit de paix peut s’inscrire dans la terrible logique qui, depuis toujours, a produit la guerre.
 
Le roman national est en grande partie une imposture nationale, solidaire des intérêts politiciens et idéologiques des bandits qui ont fait avorter le projet pacifique de Benoît XV. Quel sens y a-t-il à faire rentrer un million d’Alsaciens-Lorrains dans la communauté nationale, en faisant tuer un million et demi de Français et blesser quatre autres millions ?
Benoît XV partait du Père céleste qui regarde tous les peuples comme ses enfants. Aussi importants que soient les désaccords et les conflits d’intérêts, il n’y a pratiquement pas d’enjeu politique pouvant justifier des coûts humains aussi exorbitants que ceux de la Grande Guerre. Cette grande guerre civile européenne était un suicide pour l’Europe dans le monde.
Faut-il pour autant considérer comme des victimes les héros qui combattirent et moururent ? Certainement pas.
Il faut commémorer leur sacrifice et aimer la patrie. Cela n’implique aucun aveuglement. La misère du soldat est de devoir mettre des vertus souvent hors du commun au service de politiques rarement mieux que médiocres. Sa grandeur est de ne pas aimer la guerre et de faire ce qu’il faut dans des situations devenues impossibles.
 
Qui fut à l’origine de cette guerre ?
L’opinion dominante répète que le nationalisme a causé la guerre et que le libéralisme internationaliste est toujours le seul à pouvoir garantir la paix — genre de demi-vérité qui exploite l’Histoire au profit d’intérêts fort peu pacifiques.
Car premièrement, si la cause de la guerre réside dans les nationalismes, ce n’est vrai que si nous précisons bien : nationalismes impériaux. La guerre de 1914 est clairement le choc de tels impérialismes, essentiellement la rivalité de l’empire britannique et de l’empire allemand. 
Deuxièmement, cet impérialisme est complètement issu des Lumières et de leurs idéologies, qui font de chaque État l’incarnation de la Raison. Le libéralisme avant 1914 était inséparable du nationalisme impérial des Britanniques, comme il l’est aujourd’hui de celui des Américains. "
Rule Britania, Britania rules the waves
, etc."
Troisièmement, cet impérialisme n’était pas seulement politique, mais d’abord économique. Je rappelle que l’ouvrage de Lénine, publié avant-guerre, intitulé L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme, était basé sur les travaux et le consensus des économistes bourgeois et fut publié librement en Russie avec le visa de la censure tsariste.
 
Et la France là-dedans ?
La France ayant perdu sa chance d’accéder à l’empire à cause des folies de la Révolution et de Napoléon, a dû se positionner entre les deux principales puissances après 1871. Elle avait le choix entre une politique de paix, en se rapprochant de l’Allemagne et en modérant ainsi l’impérialisme britannique, et une politique de guerre, en s’alliant à la Grande Bretagne. La France a d’abord choisi la paix, avec le ministre Gabriel Hanotaux. Au tournant du siècle, la gauche radicale vient au pouvoir. Alignée sur la logique économique anglaise, elle ne peut offrir les réformes sociales qui attendront 1945. Elle a besoin d’ennemis pour faire oublier la lutte des classes ? Le clergé catholique et le Boche feront l’affaire. Donc, avant tout, politique de guerre, par la gauche radicale, jacobine et anticléricale, nationaliste et germanophobe, tel le successeur d’Hanotaux aux Affaires étrangères, Delcassé. L’extrême-droite, par haine de tout ce qui serait raisonnable, vint à la rescousse de la gauche belliciste, cependant que l’Allemagne acculée agit sans finesse et s’abandonna à des instincts brutaux.
Si nous savions lire l’Histoire, nous saurions mieux lire le présent et choisir sagement notre avenir.

Paru sur aleteia.org, 12 novembre 2018
HUDE Henri

Né le 7 septembre 1954
Marié - 4 Enfants.


Philosophe

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm) (1974-79)
Agrégation en Philosophie (1977)
Doctorat in Philosophie (1990)
     Habilitation (1992) à diriger des recherches en philosophie.

Directeur du Pôle d’éthique au Centre de recherches des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC).
Ancien professeur en classes préparatoires au Collège Stanislas (Paris)
Ancien professeur d’Université à Rome
(Professore stabile. Istituto Giovanni Paolo II di studi su matrimonio e famiglia, presso l’Universita del Laterano).
Ancien directeur général du Collège Stanislas (Paris) 
 
Membre du comité de rédaction de la revue Commentaire (depuis 1992)
Membre du conseil d’orientation de l'Institut Montaigne (2001-2009) 
Membre du conseil scientifique de la revue Oasis (Venise) (depuis 2004)
Membre du conseil d’administration de l’association des Amis de St-Cyr et Coëtquidan (depuis 2005)
 
Ouvrages
Bergson(2 volumes) (1ère édition, 1989 and 1990), Paris, Editions Universitaires
     Reedited Archives Karéline (2009)
Ethique et politique,Paris, Editions Universitaires (1992)    
Philosophie de la prospérité. Marché et solidaritéParis, Economica(1994), 
Croissance et liberté. Philosophie de la prospérité(1995) - 2nd Volume, Critérion, Paris 
Mon testament philosophique, en collaboration avec Jean GUITTON, Paris, Presses de la Renaissance (1997)
Entretiens posthumes avec Jean Guitton,Paris, Presses de la Renaissance.(2001)
Ethique des décideurs,Paris, Presses de la Renaissance (2004) 
     Préface par Henri de Castries, Prix Montyon 2005 de l’Académie française
     Traduit en italien chez Cantagalli, Siena, (2010)
     A paraître en américain à IPS Press, en 2011. 
Parole et silence (Prolégomènes. Les choix humains), Paris (2009)
Démocratie durable. Penser la guerre pour faire l’Europe, Editions Monceau, Paris (2010)
 
Autres publications (sélection)
- ‘Il rinnovamento socio-politico’, (“Socio-political Renewal”), in Veritatis Splendor, testo integrale con comentaria filosofico-teologico tematico, a cura di Ramon Lucas Lucas, Presentazione del cardinal J. Ratzinger, San Paolo-Milano, 1994, p.375-381.
- "Dieu me jugera", Revue Catholique Internationale Communio, X, 1, 1985, p.62-75.
- ‘Democracja aristokraticzna a demokracja republikanska’, in Znak, (traduit en polonais par Maria Tarnowska), 4, 455, Krakow, 1993, p.128-138.
- ‘Pour une philosophie de l’argent’, L’amitié Charles Péguy, Bulletin d’information et de recherche, ‘Péguy écrivain’, 18ème année, n° 72, octobre-décembre 1995.  
- ‘Nuit de la foi et doute philosophique’ au Colloque international, Lisieux, 30septembre 4 octobre 1996, pour le centenaire de la mort de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ; publiée dans Une sainte pour le 3ème millénaire, Editions du Carmel, 1997, p.163-180.
- ‘Filosofia politica, mercado y solidariedad’, Congrès de l’Université Complutense de Madrid sur ‘Filosofia y solidariedad’ ; Revista Espanola de Pedagogia, n°205, Ano LIV, septiembre-diciembre 1996, p.395-407.  
- ‘La famille, fondement de la société’, in Anthropotès, 12/1, Istituto Giovanni Paolo di Studi su matrimonio e famiglia, Roma, juin 1996, p.21-50.
- ‘Paura di credere’, Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95.
- Morale per una societa libera’, dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997. 
- ‘Economie, société et politique familiale’, Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450.
- ‘En torno al respeto’, (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997.
- ‘Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme’, dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90. 
- ‘La politique de l’investissement familial’, in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149.
- “How to Defend Moral Values in a Free Society?”, Congrès international ‘Secolarismo e liberta religiosa’, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85.
- ‘Jean Guitton’, in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts, Verlag Styria, 1998, p.500-506.
- ‘101 thèses sur la liberté de l’éducation’, Liberté politique, n°5, été 1998, p.85-99.
- ‘Ci sara un bene comune nella nuova societa ?’ dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77.
- ‘Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense’, Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003.
- Article: ‘Ethique, défense et gestion’, (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82.
- ‘Trois définitions du terrorisme’, dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006, ‘Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?’, p.15-17.
- ‘La géopolitique actuelle et la nécessité de la philosophie’, dans Oasis, Année II, n° 4, septembre 2006, p.23-25. 
- ‘Integrazione politica e dialogo culturale’, au Congrès international ‘Cristianesimo, Ebraismo e Islam: Esperienze di Incontro’, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie.
- “Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers”, International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University, UK; published in Paul ROBINSON, Nigel DE LEE & Donald CARRICK (editors), Ethics Education in the Military, Ashgate, UK, Feb. 2008, p.109-118.   
- "Intuition et invention chez Bergson", dans Annales bergsoniennes, tome 4, PUF, sous la direction de Frédéric WORMS, Actes du Colloque sur ‘L’évolution créatrice de Bergson. 1907-2007’, tenu au Collège de France le 23/24 novembre 2007.
- ‘Ethique et vieillissement’, (“Ethics and Ageing”) colloquium of the « Institut de géopolitique des populations » and of the « Institut de recherches sur la géostratégie économique internationale » (IRGEI), held at the Assemblée nationale, 8 mars 2007, published in Yves-Marie LAULAN, Vieillissement mondial et conséquences géopolitiques, L’Harmattan, 2007, p.173-188.
- “A Few Reflections On the Critical Importance of Ethical Training Today for an Efficient Leadership Training in the Military”, in Military Studies and Technology : The Proceedings of the 14th Hwarangdae International Symposium, 2007.11.1/2, Korea Military Academy, p.23-43.
- ‘Guizot et le centrisme’, du livre d’Aurelian CRAIUTU, Le Centre introuvable. La pensée politique des doctrinaires sous la Restauration, traduit de l’anglais, Plon, 2006, dans Commentaire, Volume XXX, n°119, Automne 2007, p.856-858.
- ‘Bien commun, décision et intérêt général’.Aux éditions Marcianum Press, Venise, dansIl bene comune. La domanda antropologica, 3, acura di G. Richi Alberti, 2008.
- ‘Policier et soldat. Ressemblances et différences’; English translation, ‘“Of the Police and the Military”, une étude pour le Chef d’état-major des Armées, le Général Jean-Louis Georgelin, dans le cadre des travaux sur le Livre Blanc sur la Défense, 2008.
- "Benedicto XVI y Barak Obama en el Cercano Oriente", Humanitas, n° 55, Juillet-Septembre 2009, Santiago de Chile.
- “A Few Reflections On the Second Meeting ISODOMA”, Colloquium, Shrivenham, UK, on “Military Ethics & Education. Who Needs What, Where and When?” December 2009.
- "Sur l’identité de la France. Réflexions philosophiques", dans Liberté politique, Printemps 2010.
- "Le militaire : héros, victime et judiciarisé", Inflexions, automne 2010.
 
 
*  "Paura di credere", Nuntium, n°1, Rome, Laterano, mars 1997, p.88-95
*  "Morale per una societa libera", dans Nuntium, ‘Economia, diritti del unomo e cristianesimo’, Universita Lateranense, juin 1997
*  "Economie, société et politique familiale", Droit social, n°5, mai 1997, p.443-450
*  "En torno al respeto", (“Around Respect”), in Humanitas, Santiago de Chile, Enero-marzo, 1997
*  "Présupposés philosophiques propres au biocentrisme ou à l’anthropocentrisme", dans Anthropotès 13/1 (1997), Pontificio Istituto Givanni Paolo II per studi su matrimonio e familglia, pp. 69-90
*  "La politique de l’investissement familial", in Liberté politique, n°2, été 1997, p.139-149
*  "How to Defend Moral Values in a Free Society ?", Congrès international Secolarismo e libertareligiosa, Roma, 5-7 décembre 1995; published in dans Secolarismo e liberta religiosa. Secularism and
          Religious Liberty, Libreria editrice vaticana, Citta del Vaticano, 1998, p.78-85
*  "Jean Guitton", in Heinrich M. SCHMIDINGER, Christliche Philosophie im katholischen Denken des 19. und 20. Jahrhunderts, Band 3, Moderne Strömungen in 20. Jahrhunderts,
          Verlag Styria, 1998, p.500-506
*  "101 thèses sur la liberté de l’éducation", Liberté politique,n°5, été 1998, p.85-99
*  "Ci sara un bene comune nella nuova societa ?" dans Etica e politica nella società del duemila, dir. Robert GAHL Jr., Armando Editore, 2001, p.65-77
*  "Idées sur la relation entre les fondations spirituelles de l’Europe et une conscience européenne de défense", Colloque CIDAN, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 16 octobre 2003
*  "Ethique, défense et gestion", (“Ethics, Defense and Management”) dans Revue de gestion des ressources humaines, n° 56, Avril-Juin 2005, p.63-82
*  "‘Trois définitions du terrorisme", dans la revue Oasis, Venise, Année II, n° 3, Mars 2006  "Ennemis inconnus. Al-Qaïda et les autres : que savons-nous vraiment du nouveau terrorisme ?", p.15-17
*  "Integrazione politica e dialogo culturale", au Congrès international Cristianesimo, Ebraismo eIslam: Esperienze di Incontro, Bergame, Italie, 28-29 octobre 2006, La nuova Europa. Rivista internazionale
          di cultura, n°1, Gennaio 2007, La casa di Matriona, R.C. Edizioni, Seriate, (Bergame), Italie
*  "Reshaping Ethical Training for Future French Commissioned Officers", International colloquium on ‘Ethical education and Training in the Military’, Mai 2006, Institute of Applied Ethics, Hull University,

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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