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Gloire à l'Armée d'Afrique

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Gloire à l'Armée d'Afrique
 
Chaque année le débarquement des troupes alliées, le 15 août 1944 en Provence, est célébré avec dignité, mais pas toujours avec un juste reflet de l’Histoire. Insensiblement, mais inexorablement, si nous n’y prenons garde, l’Armée d’Afrique est poussée dans le camp des oubliés de l’histoire par ceux qui la réécrivent en fonction de leur humeur, pour ne pas en dire davantage.
Dans le même ordre d’idées, il ne faut pas oublier que, dès le début du 2ème conflit mondial, le Sultan Mohammed dans une lettre du 3 septembre 1939 lue dans toutes les mosquées du Maroc, avait annoncé au peuple marocain, l’entrée en guerre de son pays aux côtés de la France.
"C'est aujourd'hui, que la France prend les armes pour défendre son sol, son honneur ; sa dignité, son avenir et le nôtre, que nous devons être, nous-mêmes, fidèles aux principes de l'honneur de notre race, de notre histoire et de notre religion......" 
 
Parlons donc de cette "Armée d’Afrique" si chère à Lyautey qui eut bon nombre de ses unités sous ses ordres. Inspirateur de l’idée des Goums marocains et des Goumiers, c’est lui qui leur a donné leur statut définitif. L’appellation "Armée d’Afrique" fut donnée au Corps expéditionnaire du Général de Bourmont débarqué en Algérie, le 14 juin 1830, ä Sidi-Ferruch. L’habitude fut prise de désigner ainsi, non seulement les unités venues de France, mais aussi celles formées en Afrique du Nord. Destinées à l'origine ä remplir leur mission sur place, ces troupes furent appelées au fil du temps à opérer sur d'autres territoires. La politique menée par la France devait conduire l’Armée d’Afrique à combattre dans toutes les parties du monde.
 
Cette Armée d’Afrique a pris une large part dans le débarquement commencé le 15 août 1944 en Provence. Français (métropolitains et pieds-noirs), Algériens, Marocains, Tunisiens, Subsahariens, Légionnaires ont - grâce à leur courage -  restauré dans l'esprit des Alliés l'honneur de la France, dont la défaite, en 1940 est davantage due aux erreurs de ses "politiques", et à la démoralisation de la Nation, qu'aux défaillances de son armée traditionnelle. 
L'Armée d'Afrique l’a prouvé. Sans parler de sa participation aux opérations de Sicile (juillet et août 1943), à la libération de la Corse, c’est la campagne d’Italie qui est la plus marquante à partir du 20 novembre 1943. Du 11 au 18 mai 1944, c'est la rude bataille pour la prise de Monte-Cassino qui a ouvert la route de Rome, Après la conquête de l’ile d'Elbe du 14 au 29 juin, l’Armée d’Afrique est engagée pour la libération du territoire français.
En sept mois de campagne en Italie, les pertes du Corps Expéditionnaire Français dont elle compose l’essentiel ont déjà été de 6.400 tués, de 20.900 blessés, de 4.200 disparus, soit plus de 15 % des 200.000 Français de souche européenne ou musulmane, selon le vocabulaire de l’époque.
A la seule 3e D.I.A. l'effectif quasi total de ses régiments d'infanterie, officiers et troupe, a été renouvelé, soit au total 8.000 hommes de pertes. La 2e D.I.M. entre décembre 1943 et juillet 1944, a laissé sur le terrain près de 12.000 hommes, la 4e D.M.M., 3.500 et les Goums marocains 3.000.
Elle a combattu jusqu’au Rhin pour libérer la France et a continué à combattre en Allemagne jusqu’à la victoire du 8 mai 1945. Ses unités marocaines ont mené de durs combats dans les Vosges au cours de l’hiver 44-45 particulièrement rude, tout comme pour la réduction de la "poche de Colmar" qui achevait la libération de l'Alsace, début février 1945.
 
Une ardeur patriotique exemplaire, un amalgame aisé, la fraternité d'armes, une volonté et un courage à toute épreuve, l'exemple et la bravoure des officiers et sous-officiers français, des jeunes engagés venus de Métropole, ont contribué à arracher la victoire à un ennemi entraîné, aguerri et même fanatisé.
Qu’on s’en souvienne.

Envoyé par l'auteur,17 août 2019
GEOFFROY Pierre

Né le 3 décembre 1930
Marié - 2 enfants.
 
Conseil d'entreprise en retraite
Officier d'Infanterie, Colonel (er)
 
Faculté des sciences de Nancy.
 
Sous-lieutenant, se porte volontaire pour l’Indochine (1953-54)
Chef de section, puis commandant de compagnie en Algérie (1955-57)
Chef de Brigade à l'Ecole militaire de Strasbourg (1957-59)
Officier des Affaires algériennes (1959-62)
Capitaine commandant de compagnie commando au 26e Régiment d'infanterie (1964-66)
Chef de bataillon à l'EM e la 61e Division militaire territoriale à Nancy (1970-74)
Directeur de l'instruction au 26e R.I. (1974-76)
Chef de bureau à l'EM de la 4e Division blindée en 1976
Colonel, fait valoir ses droits à la retraite (1981)
 
Brevet militaire de langue arabe
Cours des officiers des Affaires algériennes de neuf mois à Alger,
Auditeur de l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN).
 
Créateur et dirigeant d'un cabinet conseil d'entreprise à Nancy (1982-2002),
 
Président du Comité consultatif de la Ville de Nancy (1977-1983).
Conseiller municipal de Thorey-Lyautey (3 mandats)
 
Président-fondateur de l'Association Nationale Maréchal Lyautey depuis 1980.
Président de la Fondation Lyautey.
Président-fondateur du Syndicat d'Initiative de Thorey-Lyautey depuis 1987.
Président du Groupe Blandan depuis 1985.
 
Animateur de divers clubs sportifs et culturels entre 1957 et 1970.
Président de l'Association des parents d'élèves de l'Institution Saint-Joseph de Nancy (1970-78).
Vice-président du club des créateurs d'entreprise de Meurthe et Moselle.
Président de Saintois Développement.
 
Ouvrages
Qui s'y frotte s'y pique (1967).
Articles sur le maréchal Lyautey.
 
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur,
Commandeur de l'Ordre National du Mérite
Croix de la Valeur militaire
Croix du Combattant volontaire
Chevalier des Palmes académiques
Médaille de la Jeunesse et des sports
Officier de l’Ordre marocain du Ouissam Alaouite.
 
Lauréat de l'Académie de Stanislas
Prix littéraire E. Hinzelin (1968)
Médaille d'Or de la Ville de Nancy (2000)

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