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Unir les droites

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Unir les droites
 
C’est un choix de société qui va être au cœur des 80 derniers jours. Or le brouhaha autour du "Penelopegate" interdit de percevoir l’enjeu du pile ou face. Les révélations qui s’accumulent, via Le Canard enchaîné, sur le rapport intéressé de Fillon à l’argent ont pour effet de faire taire un homme ayant eu, en tout cas, le courage de défendre la nation indivisible face à ceux qui voudraient sa libanisation. Le soupçon d’enrichissement qui l’accable, lui et sa famille, est aggravé par une défense qui relève de l’amateurisme. Reste que Fillon est surtout le bouc émissaire d’un système qui aura largement pratiqué le népotisme et l’utilisation privée de l’argent public. François Mitterrand employait ses fils à l’Élysée ; Jacques Chirac, sa fille. Le coiffeur de François Hollande est payé près de 10 000 euros par mois. Le procès médiatique qui est fait au "paria de la République" (1), avec un professionnalisme qui laisse deviner l’ombre du pouvoir ou de ses officines, tue le débat d’idées. Mais sans doute était-ce là l’objectif…
 
Les Français qui, majoritairement, ne veulent pas voir leur nation se laisser cannibaliser, ne peuvent se faire voler cette élection imperdable. La désislamisation de la France reste un objectif atteignable, à la condition que l’État cesse de reculer devant une contre-société agressive. François Fillon et Marine Le Pen revendiquent, avec Nicolas Dupont-Aignan, de mener ce combat existentiel, abandonné par la gauche soumise. Le bon sens commanderait que, dans l’incertitude qui menace l’identité française, leurs formations respectives oublient leurs querelles et leurs divergences économiques afin d’interdire à la gauche multiculturaliste de l’emporter. Plus que jamais, la question interdite de l’union des droites doit être posée publiquement par les électeurs, témoins éberlués de l’effondrement du vieux système politique. Si la tête de Fillon devait tomber à son tour, après celles de Sarkozy, Juppé, Hollande et Valls, le FN prendrait une position dominante.
(1) Maxime Tandonnet, Perrin

Paru dans Le Figaro, 3 février 2017
RIOUFOL Ivan

Né le 12 septembre 1952
Marié – 2 enfants
 

Journaliste


Université de Nantes
Diplôme d"études approfondies (DEA) de droit maritime et aérien
 
Au Figaro:
            Grand chroniqueur et Membre du comité éditorial (depuis 2000)
            Rédacteur en chef - informations générales (1995-2000)
Rédacteur en chef adjoint (1992-1994)
Chef de service (1990-1992)
Responsable de la rubrique Confidentiel (1988-1990)
Grand reporter (1985-1987)
Correspondant du Quotidien de Paris (1976-1984)
                        Du Journal du Dimanche
                        De Forum international
Journaliste à Presse-Océan
 
Ouvrages
La Tyrannie de l'impudeur (2000) - La République des faux gentils (2004) - Chroniques d'une résistance (2005) - La fracture identitaire (2007) - Où va la France ? (2008) - Chronique d’une année de crise (2009) - La démocratie d’apparence (ouvrage collectif) (2009) - Allez-y sans nous (ouvrage collectif) (2009) - De l'urgence d'être réactionnaire (2012) - A la recherche du peuple perdu (2011) -  Touche pas à ma France (2014) - Poings sur les i (2015) - La Guerre civile qui vient (2016) - La nouvelle révolution française (2016) -

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