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N-Y a sauvé le soldat Koons

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New York a sauvé le soldat Koons
 
Ce 16 mai 2019, la cote de Jeef Koons est passé de 58 à 91 millions de dollars. Le marteau vient de tomber lors d’une des prestigieuses ventes du soir d’art contemporain chez Christie’s. Rabbit devient l’œuvre la plus chère "in the world" d’un artiste vivant. Pourquoi une telle somme ?
Entre 2009 et 2017, l’Amérique n’est pas souvent en tête du marché de l’art contemporain. Elle est, le plus souvent, derrière la Chine, parfois à égalité ou très peu devant. Le fait est peu commenté par les grands médias : la domination de New York dans ce domaine ne se discute pas. Cependant, il n’échappe pas aux observateurs attentifs que, si le dynamisme de ce marché ne semble pas avoir faibli pendant les années 2010, une contestation de l’hégémonie américaine dans l’international est un fait qui relativise les diktats de New York en matière d’art. La raison principale est le doute né de l’effondrement financier planétaire, dont l’Amérique porte la responsabilité… on s’interroge : et si l’expertise occidentale n’était pas si fiable ?
Même si cette évolution est dissimulée par le jeu des illusions médiatiques internationales, domaine où l’Amérique domine sans concurrence depuis 1945, la possibilité d’une baisse de confiance est prise très au sérieux : la crédibilité envers la place de New York est à la fois l’effet et la condition des très hautes cotes. En réaction à cette mauvaise image qui s’installe, il était impérieux de profiter du fait qu’en 2018, New York passe largement en tête du marché, pour proclamer la suprématie enfin rétablie. Les bilans du marché, comme il est d’usage, sont publiés le 15 mars de l’année suivante. C’est le moment, pour les trompettes médiatiques, de sonner la victoire : n° 1 New York, n° 2 Londres, n° 3 Chine.
Pour affirmer que l’Amérique n’a jamais cessé d’être hégémonique, il faut cependant fournir quelques arguments. Ils sont exposés dans un livre, paru le 15 mars en même temps que les bilans : Géopolitique de l’art contemporain – Une remise en cause hégémonique ? Il explique : "L’Amérique est hégémonique parce qu’elle a pris en charge, avec l’art contemporain, les grandes causes de l’humanité.". La place de New York est légitime en raison de sa haute moralité.

Reste, alors, à illustrer cette affirmation par une cote hypermédiatisée. Ce sera chose faite aux ventes du printemps 2019 à New York. Koons, descendant de Warhol, ambassadeur de New York, leader du global-kitsch-pop-conceptuel, a battu d’un petit million de dollars David Hockney, anglais, peintre. Il reprend ainsi sa place au sommet du marché.
Restaurer l’image de New York était urgent et cela passe par la cote de Jeef Koons. Il connaît une grave remise en cause de sa cote et de son aura. À Paris, il est rejeté et ce, non seulement par les "populistes" – ce qui est bon pour la cote -, mais aussi par l’intelligentsia parisienne de gauche comme de droite – ce qui est plus grave. Elle est réputée pour son "arrogance". Les protestataires unanimes contre le Bouquet de Tulipes ont été néanmoins vaincus par le diktat des politiques et financiers.

Paru sur levadrouilleururbain.wordpress.com, 18 mai 2019
KERROS de  Aude

Née le 24 décembre 1947
Mariée – 2 enfants

Sculpteur, graveur
Essayiste


Nombreux voyages en Asie, Amérique du Sud, au Proche-Orient,
Séjour en Israël où elle séjourne plusieurs années (Père diplomate)
Sciences Po (IEP, Paris)  
Maîtrise de Droit

Fait le choix de la gravure avec la fréquentation des ateliers
     des graveurs Henri Goetz, S.W. Hayter et Johnny Friedlaender.
     Plus de 80 expositions en France et en Europe
     (Berlin, Munich, Mayence, Rome, Gênes, Londres et Varsovie)
Pensionnée par la Fondation Konrad Adenauer,
Lauréate de l’Institut de France (prix Paul-Louis Weiller, 1988)

Œuvres  
figurent dans les collections du
     National Museum of Women in the Arts de Washington.
Participation à l'exposition "De Bonnard à Baselitz"
     au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale de France à Paris.
Création d'une collection d’entretiens d’artistes pour l’Institut des Archives Sonores de Franklin Picard

Publications
Le non art : art officiel et international 1960-2000 (Conflits actuels, n°7, printemps 2001)
L’art en Révolutions(Les Cahiers de la Table Ronde, printemps 2005)
L’art caché (Commentaire, n°11, automne 2005)
Peut-on inculturer une contre culture ?("Kephas", novembre 2005)
La métamorphose postmoderne et les théoriciens de l’Art contemporain (Catholica, n°92, été 2006)
L’art contemporain : l’inéluctable schisme (Artension, n°28)
Marcel Duchamp détourné par la politique (Artension  n°36, 21 juillet 2007)
L’art sacré à la fin du millénaire (Liberté Politique, n° 16, 17, 18, 19 (feuilleton) 
Dialogue et transgression :
     La politique culturelle de la conférence des évêques de France (Liberté politique, n° 22)
Aliénations réciproques (Liberté politique, n°37)  

Divers articles
     sur les graveurs Jean Delpech, Albert Decaris, Sergio Birga, Pierre Yves Trémois, Jean Marie Granier, etc.

Ouvrages

L'art caché : les dissidents de l'art contemporain (2007)
Sacré Art contemporain : Evêques, Inspecteurs et Commissaires
(2012)

L’Art caché (2013)
L'Imposture de l'art contemporain (2015)

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