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Ces violences impunies faites à la France
 
Ainsi va la France maltraitée : ceux qui défendent des frontières sont sanctionnés par la Justice et traînés dans la boue ; ceux qui les violent sont décorés et traités en héros.
Jeudi dernier, le tribunal correctionnel de Gap a condamné à six mois de prison ferme trois responsables du mouvement Génération identitaire. Au printemps 2018, leur organisation avait occupé symboliquement le col de l’Échelle, qui délimite les Alpes italiennes et françaises : un passage utilisé par des clandestins.
Pour sa part, en juillet dernier, la ville de Paris a offert sa médaille Grand Vermeil à Carola Rackete et Pia Klemp (qui l’a refusée), les "capitaines courage" du Sea Watch 3. Leur navire avait forcé les eaux territoriales italiennes pour débarquer des clandestins à Lampedusa.
Génération identitaire avait déjà été condamnée après une occupation momentanée, en 2012, du chantier de la grande mosquée de Poitiers.
En comparaison, les "sans papiers" qui ont, cet été, envahi le mausolée du Panthéon aux cris de "Debout les morts !" en sont ressortis libres et n’ont pas été inquiétés par la justice.
Ainsi va la France déboussolée…
 
Rien n’ébranle les certitudes du petit monde qui a décrété la France "pays ouvert". La générosité de façade des mélangistes suffit à leur donner raison, en dépit des drames humains nés de leur utopie.
L’autre jour, le maire (PCF) d’Avion (Pas-de-Calais) a choisi de reloger ailleurs les 41 locataires d’une tour tombée aux mains des caïds. La débandade est passée quasi inaperçue. Ces abandons sont monnaie courante, tant les territoires perdus s’étendent comme des flaques. La loi des couteaux et des armes à feu s’est banalisée, y compris dans des villes naguère paisibles.
À Villeurbanne, samedi, c’est un jeune Savoyard de 19 ans, Timothy, qui a été égorgé et éventré par un Afghan. Il a expliqué avoir reçu d’Allah l’ordre de tuer. L’assassin bénéficiait d’un droit d’asile en dépit de plusieurs identités usurpées.
Mais si l’État ne surveille plus ses frontières, s’il ne contrôle plus les demandeurs d’asile, s’il recule devant la canaille, à quoi sert-il ? Timothy serait en vie si les "élites" avaient accepté de prendre enfin leur distance avec l’idéologie diversitaire - le diversitisme - qui disloque le pays et l’ouvre à l’islam.
 
L’État est doublement coupable, quand il renonce à protéger son peuple et laisse punir ceux qui pallient ses insuffisances. Faudrait-il poursuivre les citoyens qui ont tenté d’arrêter l’Afghan au prétexte que ce rôle revenait d’abord à la police ? Absurde. Tous les docteurs Folamour, qui ont rejoint la macronie, devraient répondre de leurs trahisons : ils persistent à abîmer la nation au prétexte qu’elle devrait éviter le "repliement". Ce poncif fait baisser les bras devant les violences impunies faites à la France. Ses règles d’accueil sont si laxistes qu’elle est le pays d’Europe qui accepte le plus de demandeurs d’asile. Les fraudeurs sont quasi assurés d’y trouver les allocations et les hébergements qui leur sont refusés ailleurs, comme en Allemagne. Ils savent que les nombreux déboutés ont peu de chance d’être expulsés. Les clandestins peuvent même espérer décrocher, à terme, la nationalité française et sa carte Vitale…
 
Le plus odieux est d’entendre les gentils fossoyeurs accuser l’"extrême droite" d’instrumentaliser les drames qu’ils produisent. Ils sont imperméables à la critique. Ces gens triturent les faits et la morale jusqu’à l’indécence. Le gratin de Saint-Germain-des-Prés a vite passé l’éponge sur le passé antisémite et négationniste, dévoilé récemment, de l’écrivain Yann Moix. Il est vrai que Moix, converti au parti du Bien, n’en finit plus de se rédimer en louangeant Bernard-Henri Lévy, en dénonçant les "xénophobes", en soutenant les "migrants", en s’enthousiasmant à la perspective d’une France "qui pourra être musulmane". Il a tout bon. A contrario, Renaud Camus reste le pestiféré en dépit du faux procès en antisémitisme qui lui fut fait au début des années 2000. Il faut dire que le talentueux homme de lettres ne fait rien, lui, pour s’amender. Il ne cesse d’alerter sur l’immigration de remplacement et la déculturation…

Paru dans Le Figaro, 6 septembre 2019
RIOUFOL Ivan

Né le 12 septembre 1952
Marié – 2 enfants
 

Journaliste


Université de Nantes
Diplôme d"études approfondies (DEA) de droit maritime et aérien
 
Au Figaro:
            Grand chroniqueur et Membre du comité éditorial (depuis 2000)
            Rédacteur en chef - informations générales (1995-2000)
Rédacteur en chef adjoint (1992-1994)
Chef de service (1990-1992)
Responsable de la rubrique Confidentiel (1988-1990)
Grand reporter (1985-1987)
Correspondant du Quotidien de Paris (1976-1984)
                        Du Journal du Dimanche
                        De Forum international
Journaliste à Presse-Océan
 
Ouvrages
La Tyrannie de l'impudeur (2000) - La République des faux gentils (2004) - Chroniques d'une résistance (2005) - La fracture identitaire (2007) - Où va la France ? (2008) - Chronique d’une année de crise (2009) - La démocratie d’apparence (ouvrage collectif) (2009) - Allez-y sans nous (ouvrage collectif) (2009) - De l'urgence d'être réactionnaire (2012) - A la recherche du peuple perdu (2011) -  Touche pas à ma France (2014) - Poings sur les i (2015) - La Guerre civile qui vient (2016) - La nouvelle révolution française (2016) -

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