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Les entrepreneurs manquent de visibilité

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Les entrepreneurs manquent cruellement de visibilité sur ce que sera la politique économique du gouvernement. Or, ils ont besoin de savoir quel sera le cap tenu. Ce n'est que dans un climat de confiance que l'on pourra faire redémarrer la croissance.
Après avoir stigmatisé les patrons, parfois à outrance comme dans le cas de PSA cet été, le gouvernement a changé son fusil d'épaule et il affiche désormais un soutien plus affirmé à l'égard des chefs d'entreprise. Lors du discours qu'il a prononcé à l'occasion de l'université d'été du Medef, la semaine dernière, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a ainsi ouvert quelques pistes évoquant notamment une possible remise à plat du mode de financement de la Sécurité sociale, essentiellement supporté, actuellement, par les entreprises. Mais pouvons-nous nous contenter de vagues promesses ? Du discours aux actes, il y a souvent, hélas, un grand pas !
Pour l'heure, je ne peux que regretter deux décisions très négatives prises par ce gouvernement : la suppression du "zéro charges" pour les petites entreprises et l'abandon du projet de TVA sociale qui aurait permis d'alléger le coût du travail et de créer un vrai choc de compétitivité.
L'annonce de la suppression du dispositif ISF PME est également une très mauvaise nouvelle pour les PME, de même qu'une éventuelle taxation de l'outil de travail à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Heureusement, ce dernier projet semble écarté.
En revanche, la taxation à 75 % des revenus supérieurs à 1 million d'euros a toutes les chances d'être mise en place, car c'est un engagement fort de la campagne de François Hollande. Seules quelques dizaines de patrons seront concernées, certes, et ce ne seront pas des patrons de PME, dont la rémunération est loin d'atteindre ces niveaux. Mais je reste profondément choqué par l'idée que certains, comme les footballeurs ou les chanteurs, soient exonérés de cette taxe … et pas les patrons. L'utilité sociale de ces derniers serait-elle perçue comme moins forte ?

Paru dans Le Figaro Magazine, 7 septembre 2012

ROUX de BEZIEUX Geoffroy

Né le 31 mai 1962
Marié – 4 enfants

Chef d'entreprise
Vice-président du MEDEF


École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC)

Président de l'UNEDIC (depuis 2008)
Membre de la Commission pour la libération de la croissance française
     (Commission Attali)
Président de l'Association Alternative Mobile
Administrateur
       d’International Metal Service,
      de PARROT,
      de PSA Peugeot-Citroën,
      de SELOGER.COM,
      de VIRGIN STORES.
Président de Croissance Plus (2005-2008)
Directeur général Europe de Carphone Warehouse (2000)
Président fondateur de The Phone House et d’OMERTélécom
     (Virgin mobile et Breizh mobile)

Chez L'Oréal (1986-1996)
     Directeur marketing en Angleterre
     Directeur du groupe en Pologne

Ouvrages
Salauds de patrons (2007)

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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