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Patron expatrié recrute salarié

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Des expatriés sont patrons de plus de 10 salariés
 
Près de 6 % des expatriés français sont patrons d’une entreprise de plus de 10 salariés. Ce ratio, issu d’une ­enquête de la Maison des Français de l’étranger, est dix fois plus élevé que pour les Français résidant en France. Rapporté au nombre d’expatriés - que l’on peut estimer à environ 2 millions -, cela signifie que 100 000 Français dirigent, hors de nos frontières, des ­entreprises de plus de 10 salariés. La comparaison avec les quelque 200 000 entreprises de cette catégorie que compte le territoire ­national nous montre l’étonnante réussite de nos compatriotes lorsqu’ils développent leurs activités sous d’autres cieux. Bien sûr, ces ­activités n’auraient pas pu être toutes créées sur le territoire national ; néanmoins, si l’on considère que ces sociétés n’ont que 10 salariés, 1 million d’emplois ont été créés par nos compatriotes à l’étranger.
Comment expliquer ce phénomène ? Notre économie s’affaiblit car notre fiscalité, qui détermine le comportement des entrepreneurs, des investisseurs et des compétences, contribue à nous vider lentement mais régulièrement de nos forces. En cause, une fiscalité du capital parmi les plus élevées au monde, des taxes, charges et contraintes sur les entreprises devenues insupportables. Ainsi, le cumul de l’ISF avec une fiscalité du capital alignée sur celle du travail, l’absence de prise en compte de l’inflation et du risque peuvent aboutir à des taux d’imposition réels supérieurs aux revenus ! Les investisseurs qui agissent rationnellement ne peuvent pas résider en France. Leur départ réduit logiquement la capacité de financement de nos entreprises et empêche le renouvellement de notre tissu de PME.
Il devient donc urgent de remettre à plat la fiscalité du capital, intégrant la suppression de l’ISF et la mise en place d’une "flat tax" sur le capital à 25 %, si l’on souhaite endiguer l’exil de nos capacités entrepreneuriales et voir le nombre de sociétés de plus de 10 salariés implantées sur notre territoire augmenter.

Paru dans Le Figaro Magazine, 12 février 2016
ROUSSEAU Michel




Economiste


Docteur en Économie et Administration des entreprises (La Sorbonne).
Ecole des ingénieurs de la ville de Paris
Institut d'administration des entreprises
 
Créateur de la
Fondation Concorde (1997)
     'think-tank' qui cherche à enrichir le débat politique en suggérant des propositions novatrices aux décideurs politiques.
     Rassemble plus de 2500 membres, elle joue également un rôle d’animation et de relais auprès de l’opinion publique sur différents sujets.  
     Sa particularité est de faire travailler ensemble hommes et femmes d’entreprise, universitaires et élus.
Directeur des publications "Nouvelles visions" de la Fondation Concorde :
     40 fascicules ont été publiés - consultables sur le site de la Fondation Concorde.
 
Nommé contrôleur général économique et financier
     au ministère de l'Economie et des Finances (2006)
S'est vu confier une mission sur les réseaux au service des PME
     par le Secrétaire d’Etat Hervé Novelli
     à la suite de la mission confiée à Edouard Balladur concernant les collectivités locales.
 
Recherche et enseignement à Paris-Dauphine (1982) puis professeur en 1987
Directeur du service des études de la Mairie de Paris
      mis à la disposition de la Commission du rapport et des études du Conseil d’État
 
 
Maire de Gallardon (3 500 habitants)
puis élu maire de Saint-Denis-des-Puits (Eure-et-Loir) en 1989
     commune rurale dont il est toujours le premier magistrat.
 
Ouvrages
A publié plusieurs ouvrages
dont le dernier sur
les réseaux et le management des économies locales (2006)
 
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur
Officier dans l'ordre national du mérite.

Adossée à des fondamentaux politiques avérés. Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique.

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