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Combler le vide

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Combler le vide
 
La Conférence des évêques, plutôt que de vouloir plaire à Mahomet, ferait mieux de s’occuper de ses ouailles. "Avignon n’est plus la Cité des papes mais celle des salafistes", s’indigne Philippe de Villiers, qui dénonce "trois générations d’hommes politiques (qui) ont livré le pays à l’islam" (3).
 
Le cardinal Robert Sarah est autrement plus convaincant que Mgr Pontier quand il déclare, cette semaine dans le Figaro Magazine : "Ce qui m’inquiète le plus, c’est que l’islam ne rencontre qu’un Occident décadent (…) qui n’offre aucune résistance spirituelle." C’est ce vide, créé par quarante ans de culpabilisations collectives et de fascinations craintives pour Allah, qu’il appartient aux Français de combler.
Dans ce combat, la famille tient un rôle aussi structurant que la nation. Une enquête auprès de milliers d’élèves révèle leur attachement au récit national et à ses héros, dont les Gaulois, si décriés par l’islamo-gauchisme qui prétend "revisiter" l’histoire en récusant l’ "injonction d’appartenance". L’étude note l’importance de la famille dans la transmission de cette mémoire ridiculisée par les pédagogues, sociologues et historiens, promoteurs de la haine de soi et de l’islam révolutionnaire.
 
Défendre l’école, la famille, la nation, ces piliers de la civilisation menacée par l’égalitarisme et le relativisme, est un combat exaltant. Il revient aux citoyens de le mener, sans attendre l’hypothétique réveil des partis qui courent après les trains. La Manif pour tous, qui a rassemblé des milliers de gens dimanche à Paris (24 000 selon la police, 200 000 selon les organisateurs), a démontré la permanente réactivité de la France indignée.
Reste aux organisateurs, ou à d’autres, à dépasser les thèmes récurrents du mariage homosexuel et des filiations fictives, même si 31 % seulement des électeurs de droite sont favorables au statu quo (sondage OpinionWay). Ceux qui ont su mettre, en 2013, 1 million de personnes dans les rues à plusieurs reprises peuvent théoriquement fédérer bien d’avantage de protestataires autour de la défense de la France blessée, livrée aux vautours islamistes et à leurs alliés défaitistes. La révolution conservatrice se mesurera aussi à sa capacité de mobiliser la rue, délaissée par la gauche crépusculaire.

Paru dans Le Figaro, 21 octobre 2016
RIOUFOL Ivan

Né le 12 septembre 1952
Marié – 2 enfants
 

Journaliste


Université de Nantes
Diplôme d"études approfondies (DEA) de droit maritime et aérien
 
Au Figaro:
            Grand chroniqueur et Membre du comité éditorial (depuis 2000)
            Rédacteur en chef - informations générales (1995-2000)
Rédacteur en chef adjoint (1992-1994)
Chef de service (1990-1992)
Responsable de la rubrique Confidentiel (1988-1990)
Grand reporter (1985-1987)
Correspondant du Quotidien de Paris (1976-1984)
                        Du Journal du Dimanche
                        De Forum international
Journaliste à Presse-Océan
 
Ouvrages
La Tyrannie de l'impudeur (2000) - La République des faux gentils (2004) - Chroniques d'une résistance (2005) - La fracture identitaire (2007) - Où va la France ? (2008) - Chronique d’une année de crise (2009) - La démocratie d’apparence (ouvrage collectif) (2009) - Allez-y sans nous (ouvrage collectif) (2009) - De l'urgence d'être réactionnaire (2012) - A la recherche du peuple perdu (2011) -  Touche pas à ma France (2014) - Poings sur les i (2015) - La Guerre civile qui vient (2016) - La nouvelle révolution française (2016) -

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