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Un 11 novembre amputé et confisqué

Depuis quatre ans, commémorations, expositions, conférences, spectacles - et j’en passe - se sont multipliés à propos du centenaire de la Grande Guerre 1914-18. Au fil des années, tous ceux qui, sur le terrain, sont proches des Françaises et des Français ont pu mesurer l’intérêt général manifesté pour toutes ces formes d’expression de la mémoire. Ce 11 novembre 2018 devait être le point d’orgue de ce cette période mémorielle et donner tout son sens à cette expression du devoir de mémoire à tous les niveaux.
Coup de théâtre : l’Elysée ne l’entend pas de cette oreille, qui vient de décider à contre-courant : "Le sens de cette commémoration, ce n'est pas de célébrer la victoire de 1918. Il n'y aura pas de défilé ou de parade militaire".

Décision incompréhensible, quand on songe aux effectifs militaires - au nombre desquels comptent les gendarmes de la Garde républicaine - mobilisés pour des prises d’armes et des honneurs rendus quelquefois à des personnages peu ou pas méritantes. Par contre, les "Poilus", d’où qu’ils viennent, n’ont plus droit aux honneurs militaires. Décision inquiétante, car à la limite du révisionnisme : ne plus célébrer militairement la Victoire, c’est laisser entendre qu’on l’a toujours fait à tort ......... Et si cette victoire n’existait pas ?
Les éléments de langage des communicants appelés en renfort tentent de justifier l’injustifiable et de faire diversion avec des arguments comme celui de pas donner prise aux critiques concernant Pétain, vainqueur de Verdun, ou comme celui de ne pas vexer les Allemands en leur donnant l’impression de célébrer leur défaite.

En réalité, l’argument le plus plausible c’est, disent-ils encore, que "Le Président regarde l'histoire en face". Le problème, c’est qu’il ne regarde pas l’Histoire avec un H, mais qu’il regarde l’histoire réécrite par certains historiens que l’on néglige de qualifier d’idéologues. Cette histoire "recomposée" prend forme et se solidifie au fil des épisodes grâce à la pratique de la repentance.
Plusieurs fois intervenue sans pudeur pour d’autre faits historiques, la repentance se manifeste insidieusement aujourd’hui à propos du 11 novembre. Ne pas célébrer militairement la victoire, c’est bafouer la tradition des commémorations, c’est piétiner le respect de la Mémoire dûe aux Hommes qui justement ont fait l’Histoire, c’est aussi une manière d’exprimer le repentir d’avoir remporté une Victoire, pourtant méritée et chèrement payée. Lentement et hypocritement, la repentance s’installe à tous les étages !

Pire encore, la loi du 28 février 2012 ayant fait de cette journée du 11 novembre une journée nationale d’hommage à tous les morts pour la France, quel que soit le conflit, chacun pourra en tirer les conclusions qui s’imposent.
Nous référant à deux maréchaux de 14-18, gardons en mémoire, comme l’a écrit le Maréchal Lyautey, que "La tradition est la colonne vertébrale d'une société. Si elle se brise, c'est la paralysie d'abord, la mort ensuite" et, comme le Maréchal Foch l’a exprimé, que "Les peuples ne perdent la vie que lorsqu’ils perdent la mémoire". Les Français seront plus nombreux aux cérémonies afin de compenser l’absence de défilés militaires.

Si tous les adeptes du nihilisme voulaient regarder lucidement l’avenir au lieu d’utiliser la repentance pour gommer l’Histoire, ils nous rappelleraient que le jour où la guerre 1914-18 a été déclarée à la France, le Général Lyautey, futur Maréchal de France, s’est exclamé : "Ils sont fous, complètement fous. Une guerre entre Européens est une guerre civile"

Envoyé par l'auteur, 2 novembre 2018
GEOFFROY Pierre

Né le 3 décembre 1930
Marié - 2 enfants.
 
Conseil d'entreprise en retraite
Officier d'Infanterie, Colonel (er)
 
Faculté des sciences de Nancy.
 
Sous-lieutenant, se porte volontaire pour l’Indochine (1953-54)
Chef de section, puis commandant de compagnie en Algérie (1955-57)
Chef de Brigade à l'Ecole militaire de Strasbourg (1957-59)
Officier des Affaires algériennes (1959-62)
Capitaine commandant de compagnie commando au 26e Régiment d'infanterie (1964-66)
Chef de bataillon à l'EM e la 61e Division militaire territoriale à Nancy (1970-74)
Directeur de l'instruction au 26e R.I. (1974-76)
Chef de bureau à l'EM de la 4e Division blindée en 1976
Colonel, fait valoir ses droits à la retraite (1981)
 
Brevet militaire de langue arabe
Cours des officiers des Affaires algériennes de neuf mois à Alger,
Auditeur de l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN).
 
Créateur et dirigeant d'un cabinet conseil d'entreprise à Nancy (1982-2002),
 
Président du Comité consultatif de la Ville de Nancy (1977-1983).
Conseiller municipal de Thorey-Lyautey (3 mandats)
 
Président-fondateur de l'Association Nationale Maréchal Lyautey depuis 1980.
Président de la Fondation Lyautey.
Président-fondateur du Syndicat d'Initiative de Thorey-Lyautey depuis 1987.
Président du Groupe Blandan depuis 1985.
 
Animateur de divers clubs sportifs et culturels entre 1957 et 1970.
Président de l'Association des parents d'élèves de l'Institution Saint-Joseph de Nancy (1970-78).
Vice-président du club des créateurs d'entreprise de Meurthe et Moselle.
Président de Saintois Développement.
 
Ouvrages
Qui s'y frotte s'y pique (1967).
Articles sur le maréchal Lyautey.
 
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur,
Commandeur de l'Ordre National du Mérite
Croix de la Valeur militaire
Croix du Combattant volontaire
Chevalier des Palmes académiques
Médaille de la Jeunesse et des sports
Officier de l’Ordre marocain du Ouissam Alaouite.
 
Lauréat de l'Académie de Stanislas
Prix littéraire E. Hinzelin (1968)
Médaille d'Or de la Ville de Nancy (2000)

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